Trésors d'archives > Fonds Publics > Archives Municipales > Archives > Les Archives municipales de Saumur

Les Archives municipales de Saumur

En septembre 2013, Yves Cornet, collectionneur privé, fait le don de 886 vues stéréoscopiques aux Archives municipales de Saumur. Produites durant la Grande Guerre par Marcel Chatenay, grand-père de sa femme, ces plaques de verre représentent un précieux témoignage sur la vie des soldats à l’arrière des lignes de combat.

Lorsque la guerre éclate en août 1914, Marcel Chatenay gère l’épicerie familiale à Doué-la-Fontaine, près de Saumur. À 31 ans, il relève de la réserve de l’armée active et porte alors le grade d’officier d’administration du service de santé des armées. En octobre, il est affecté au groupe des brancardiers de la 18e division d’infanterie. Envoyé au front, cet officier n’est pas en première ligne, mais à 3 ou 4 km à l’arrière, où se trouvent les ambulances, mais également les dépôts d’artillerie et de matériels, les cuisines et autres services.

Marcel Chatenay connaît les bivouacs et les abris de fortune. Il parcourt la campagne et traverse les villes et les villages dévastés. Sur la route, il croise d’autres troupes dont les soldats coloniaux d’Afrique du nord et les cavaliers de l’Armée des Indes, ainsi que les prisonniers allemands. Tout en assurant sa mission d’organisation du transfert des blessés vers les hôpitaux, il devient un fidèle observateur de la vie quotidienne des soldats à l’arrière des lignes. Utilisant son appareil photographique seulement pendant les moments de répit, il capte une multitude de regards et témoigne des effets dévastateurs de cette guerre industrielle sur le paysage. L’appareil stéréoscopique, qu’il utilise, permet de reproduire l’effet de relief lors du visionnage des images, conférant à celles-ci encore plus de réalisme.

À noter : Pour le centenaire de la Grande Guerre, cent images, issues du fonds Marcel Chatenay, sont actuellement exposées à Saumur : l'exposition « Regard d’un Poilu » au Centre d’art contemporain Bouvet-Ladubay, Saint-Hilaire-Saint-Florent, Saumur, jusqu’au 9 octobre 2014 (Entrée libre et gratuite du mardi au dimanche, de 14h à 18h, deux salles sont réservées à la présentation de photographies en 3D).

Autoportrait dans un miroir réalisé dans la chambre à Ypres. Hiver 1914-1915

Autoportrait dans un miroir réalisé dans la chambre à Ypres. Hiver 1914-1915. En décembre 1914, les combats de la bataille des Flandres ont cessé. La 18e division d’infanterie passe l’hiver à Ypres. Marcel Chatenay, officier d’administration affecté au groupe des brancardiers divisionnaires (GBD 18e), photographie les ruines de la halle aux draps, les escouades portant la pelle à l’épaule et se dirigeant vers les décombres. Il fait également poser quelques camarades dans sa chambre, à Ypres, et crée un curieux autoportrait dans le miroir à cette occasion.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi678.

© Archives municipales de Saumur

Troupes en attente, ville non identifiée, 1914-1915.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi022.

© Archives municipales de Saumur

Troupe d’infanterie en Belgique. Hiver 1914-1915. Marcel Chatenay a réalisé, ici, une belle vue d’un groupe de fantassins en marche, tournant le dos au photographe et montrant ainsi leur imposant barda, dont le poids est estimé à 35 kg.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi063.

© Archives municipales de Saumur

Colonne de troupes coloniales. Lieu non identifié. Sans date. Selon l’historien Marc Michel, près de 500 000 Africains ont été mobilisés pour venir combattre dans les tranchées. Il estime les effectifs à 170 000 Noirs de l'Afrique-­Occidentale française et de l'Afrique-Équatoriale française, plus de 172 000 Algériens musulmans, près de 100 000 Tunisiens et Marocains, et 40 000 Malgaches. La plupart du temps, le recrutement se fait par la force.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi191.

© Archives municipales de Saumur

Soldats des colonies d’Afrique en corvée d’eau ou de vin. Lieu non identifié. Sans date.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi202.

© Archives municipales de Saumur

Brancardiers de la 18e division d’infanterie rentrant de Belgique, mars-avril 1915. Après les combats de la bataille des Flandres, la 18e division d’infanterie passe l’hiver à Ypres. En avril 1915, les troupes rentrent de Belgique. Elles cantonnent ensuite dans la Somme, à Bouquemaison, à Varennes et à Lucheux, près d’Amiens. On observe quelques adaptations personnelles aux uniformes.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi086.

© Archives municipales de Saumur

Troupes marocaines allant à la relève, mai 1915. En mai 1915, les troupes de la 18e division d’infanterie se dirigent vers le nord-ouest d’Arras, croisent la relève des soldats marocains, traversent les communes d’Aubigny-en-Artois, Camblain-l’Abbé et Villers-au-Bois.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi161.

© Archives municipales de Saumur

Abri sur le Mont-Saint-Eloi, près d’Arras, juin 1915. Marcel Chatenay semble fasciné par le paysage du Mont-Saint-Eloi, transformé par les bombardements et truffé d’abris. Sur plusieurs clichés, on aperçoit les vestiges des tours de l’ancienne église abbatiale, point d’observation stratégique des troupes françaises pour la défense d’Arras et cible des tirs allemands.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi150.

© Archives municipales de Saumur

Cavaliers de l’Armée des Indes britanniques, sans date. Débarquées à Marseille en octobre et novembre 1914, les troupes venant des Indes (un corps d’armée et un corps de cavalerie), rejoignent le corps expéditionnaire britannique dans le Nord. Ces soldats de métier interviennent sur tous les champs de bataille où l’armée britannique est engagée, en particulier dans les Flandres, où ils combattent également aux côtés des Canadiens et des Néo-Zélandais. En mars 1915, l’infanterie est envoyée en Egypte, seules les deux divisions de cavalerie restent en France jusqu’en mars 1918. Coiffés d’un turban kaki et portant la barbe, ces guerriers à fière allure semblent susciter un sentiment mêlé de curiosité et d’admiration chez ceux qui les croisent. Marcel Chatenay a reproduit ici la magnifique perspective visuelle formée par cette colonne de cavaliers.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi033.

© Archives municipales de Saumur

Prisonniers allemands, Flandres, hiver 1914-1915. Au moment de leur capture, les Allemands se dépouillent de leur casque et de leurs armes. Ils gardent juste leur calot à bordure rouge. Les pattes d’épaule sont arrachées par les Français qui s’en font des trophées. Certains paraissent heureux de s’en être sortis vivants. On compte jusqu’à 1 152 800 prisonniers allemands sur toute la période de la guerre. Ils sont envoyés dans les fermes, les mines, dans certaines usines, et dispersés dans les camps de travail et sur les chantiers. La plupart d’entre eux seront malmenés et très mal nourris.

 Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi122.

© Archives municipales de Saumur

Salon du barbier en plein air, Belgique, 1914-1915. Se tenir propre en campagne est difficile, car, souvent, l’eau, le savon et le temps manquent. Mais l’hygiène est nécessaire pour se protéger des maladies graves. Les recommandations sur le nettoyage des mains porteuses de germes sont nombreuses.Depuis l’apparition des gaz dans les combats en avril 1915, la barbe peut représenter un danger, celui de ne pas pouvoir ajuster correctement son masque à gaz.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi140.

© Archives municipales de Saumur

Distribution du linge, probablement en Artois, 1915. Les uniformes ressemblent à des loques au cours de l’hiver 1914-1915. Le soldat s’accommode en utilisant des effets provisoires et, parfois, des tricots bariolés. Les nouveaux uniformes de couleur bleu horizon seront distribués à partir de l’été 1915.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi433.

© Archives municipales de Saumur

La lessive des soldats des troupes coloniales en Argonne, 1916.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay cote 52Fi359.

© Archives municipales de Saumur

Distribution d’artichauts, de choux-vaches et de panais, 1915. Le service de l’intendance doit assurer chaque jour l’alimentation de plus de trois millions de soldats. Il faut quotidiennement acheter, transporter et préparer 3000 à 4000 tonnes de vivres.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi230.

© Archives municipales de Saumur

Distribution de soupe à la cuisine roulante de la GBD 18e, lieu non identifié, 1915. Au front, la traditionnelle cuisine d’escouade, réalisée sur place par un petit groupe d’hommes, est peu à peu remplacée par les cuisines roulantes qui permettent de préparer, à l’arrière des lignes, des repas chauds en quantité. Ceux-ci sont ensuite livrés, à pied, aux soldats des premières lignes.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi235.

© Archives municipales de Saumur

Boucher en action à l’arrière du front, Belgique, 1914-1915.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi661.

© Archives municipales de Saumur

Ballon captif d’observation appelé « saucisse ». Lieu non identifié. Sans date. L’armée française délaisse les ballons sphériques, instables et fragiles dans les rafales de vent, et adopte rapidement les ballons de même forme que les Drachen allemands surnommés « saucisses ». En 1916, l’ingénieur Albert Caquot conçoit le ballon type M pouvant être treuillé à des altitudes supérieures à celles du Drachen et résistant à des vents très forts.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi404.

© Archives municipales de Saumur

Pièces d’un Nieuport attirant les badauds à Breteuil, dans l’Oise, 1915. A la mobilisation, l’aéronautique militaire dispose de 138 appareils répartis en 23 escadrilles (nombre équivalent en attente dans la Réserve d’aviation). Utilisé dès le début du conflit, l’avion est cantonné aux missions de reconnaissance, les missions de bombardement étant confiées aux dirigeables des compagnies d’aérostiers. L’avion devient une arme décisive seulement à partir de 1916, lors de la bataille de Verdun.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi210. © Archives municipales de Saumur

© Archives municipales de Saumur

Fusilier marin à bord d’un biplan Voisin LAS canon de l’escadrille VC 111 sur le terrain d’Esquennoy, près de Breteuil, décembre 1915 – janvier 1916. L’utilisation de la mitrailleuse ou du canon, perfectionnée par un système de synchronisation du tir, transformera l’avion en arme décisive, notamment à partir de 1916, lors de la bataille de Verdun. Les missions de l’aviateur seront alors partagées entre l’observation, la photographie aérienne, le réglage de l’artillerie, le bombardement stratégique et la chasse des avions ennemis.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi371.

© Archives municipales de Saumur

Ambulance alpine 306 installée à Gaschney, près de Gérardmer. Essai de masques à gaz au poste de réconfort des blessés. Hiver 1917-1918. Sur le front des Vosges, au massif du Gaschney, entre Gérardmer et Munster, fut construit l’hôpital complémentaire de la 1ère armée, appelé ambulance alpine 2/75e, désignant ainsi la 2e ambulance de la 75e division de réserve. La 2/75e deviendra ensuite l’ambulance 306. Le bâtiment principal de l’ambulance, long de plus de 45 mètres, comprend une dizaine de salles de soins et d’opérations chirurgicales. L’ensemble est construit en granit. Un réservoir d’eau en béton est placé sous le bâtiment. Faisant partie du camp français le plus important de la région, l’ambulance a accueilli plusieurs milliers de soldats, qui y trouvaient les soins et le repos dans un calme relatif. Elle fut une référence au sein des formations sanitaires françaises. Relevant de l’armée territoriale depuis novembre 1917, Marcel Chatenay, est envoyé au camp du Gaschney, où il est affecté à l’ambulance 306. En novembre 1918, celle-ci se déplace à Gérardmer. Ce sera la dernière étape des quatre années de guerre pour cet officier. Les clichés de cette période vosgienne nous font découvrir, entre autres, un système de camouflage de la route, l’utilisation d’un side-car porte-civière et les exercices de port de masque à gaz devant les bâtiments de l’hôpital complémentaire.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi596.

© Archives municipales de Saumur

Ambulance alpine 306 installée à Gaschney, près de Gérardmer. Abri en construction, 1918. En infatigable reporter-photographe amateur, il fixe, dans son appareil stéréoscopique, les scènes de construction des différents abris, ceux en tôle ondulée et les maisonnettes en rondins de bois et en pierres.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi452.

© Archives municipales de Saumur

Brancardier au milieu des ruines d’un corps d’habitation, sans date. Jamais auparavant la guerre n’avait fait de ravages si importants sur le paysage. Les combattants sont surpris et choqués par l’ampleur des ruines et la dévastation de la nature qui témoignent ainsi de la violence extrême de cette guerre devenue industrielle.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi172.

© Archives municipales de Saumur

Secteur de Maisnil-les-Ruitz, 1916. Au début de l’année 1916, la 18e division d’infanterie revient dans le Pas-de-Calais, plus précisément à Barlin, Maisnil-lès-Ruitz et Aix-Noulette, villages situés entre Béthune et Arras. Les soldats découvrent, là encore, les ravages de la guerre. Impressionné et, peut-être, désireux d’apporter le témoignage de cette réalité incroyable d’un environnement dévasté, Marcel photographie en quantité les ruines des maisons et des églises, les trous d’obus, les arbres arrachés…

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi387.

© Archives municipales de Saumur

Officier à l’intérieur d’une église non identifiée, sans date.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi324.

© Archives municipales de Saumur

Maisons en ruines situées sur le quai de Londres, à Verdun, 1916. En avril-mai 1916, le groupe des brancardiers de la 18e division d’infanterie se trouve en Argonne. Marcel y réalisera quelques clichés des ruines désertes de la ville de Verdun. Ces images évoquent, sans les montrer, les populations abandonnant leur habitation et rejoignant le flot des réfugiés.

Extrait de vue stéréoscopique sur verre, procédé gélatino-argentique, fonds Marcel Chatenay, cote 52Fi492.

© Archives municipales de Saumur
  • Autoportrait dans un miroir réalisé dans la chambre à Ypres. Hiver 1914-1915
  • Troupes en attente, ville non identifiée, 1914-1915.
  • Troupe d’infanterie en Belgique. Hiver 1914-1915.
  • Colonne de troupes coloniales. Lieu non identifié. Sans date.
  • Soldats des colonies d’Afrique en corvée d’eau ou de vin. Lieu non identifié. Sans date.
  • Brancardiers de la 18e division d’infanterie rentrant de Belgique, mars-avril 1915.
  • Troupes marocaines allant à la relève, mai 1915.
  • Abri sur le Mont-Saint-Eloi, près d’Arras, juin 1915.
  • Cavaliers de l’Armée des Indes britanniques, sans date
  • Prisonniers allemands, Flandres, hiver 1914-1915.
  • Salon du barbier en plein air, Belgique, 1914-1915.
  • Distribution du linge, probablement en Artois, 1915
  • La lessive des soldats des troupes coloniales en Argonne, 1916
  • Distribution d’artichauts, de choux-vaches et de panais, 1915.
  • Distribution de soupe à la cuisine roulante de la GBD 18e, lieu non identifié, 1915.
  • Boucher en action à l’arrière du front, Belgique, 1914-1915.
  • Ballon captif d’observation appelé « saucisse ». Lieu non identifié. Sans date
  • Pièces d’un Nieuport attirant les badauds à Breteuil, dans l’Oise, 1915.
  • Fusilier marin à bord d’un biplan Voisin LAS canon de l’escadrille VC 111 sur le terrain d’Esquennoy, près de Breteuil, décembre 1915 – janvier 1916.
  • Ambulance alpine 306 installée à Gaschney, près de Gérardmer.  Essai de masques à gaz au poste de réconfort des blessés. Hiver 1917-1918
  • Ambulance alpine 306 installée à Gaschney, près de Gérardmer. Abri en construction, 1918.
  • Brancardier au milieu des ruines d’un corps d’habitation, sans date
  • Secteur de Maisnil-les-Ruitz, 1916.
  • Officier à l’intérieur d’une église non identifiée, sans date
  • Maisons en ruines situées sur le quai de Londres, à Verdun, 1916.
informations
sources
Archives municipales de Saumur
Diaporama (série d'images thématique)