Reconversion dans l’immobilier : un secteur qui attire et qui recrute en 2023

Reconversion dans l’immobilier : un secteur qui attire et qui recrute en 2023
Reconversion dans l’immobilier : un secteur qui attire et qui recrute en 2023

Reconversion dans l’immobilier : un secteur qui attire et qui recrute en 2023

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Le secteur de l’immobilier ne cesse d’attirer les professionnels en quête d’une reconversion. Même si le marché de l’immobilier se trouve actuellement en pleine tension, nombreux sont ceux qui souhaitent pourtant tenter leur chance et y faire carrière. Cap sur les métiers de l’immobilier qui recrutent en masse différents profils.

L’immobilier : un secteur attrayant pour les professionnels en reconversion

Depuis la pandémie liée au Covid 19, le secteur de l’immobilier séduit de plus en plus les professionnels souhaitant changer de vie. Un engouement qui ne date pourtant pas d’hier mais qui semble s’intensifier au cours des derniers mois. Néanmoins, les métiers liés à la transaction immobilière sont plus sollicités que ceux de la copropriété, de l’administration de biens ou encore de la gestion immobilière.

Des professionnels en quête d’une carrière plus prometteuse

Ainsi, les personnes en reconversion professionnelle et s’orientant vers l’immobilier se divisent en deux profils. D’une part, les jeunes diplômés, aux alentours de la vingtaine, qui ont mal été orientés et qui décident de se lancer dans le secteur de l’immobilier en changeant de métier. D’autre part, les professionnels de plus de 30 ans qui ont envie de découvrir une nouvelle profession, suite à la pandémie qui a fortement touché leur secteur d’activité.

Des avantages à travailler dans l’immobilier

Plusieurs raisons font que ce secteur connaît un tel essor pour ceux qui souhaitent se réorienter professionnellement. Tout d’abord, l’immobilier jouit d’une bonne image, comme le souligne Brice Bonato, cofondateur de Sextant. En outre, les offres d’emploi sont nombreuses car, près de 160 000 emplois sont à pourvoir chaque année, dont plus de 31 000 sont disponibles sur le site de Pôle Emploi. En effet, les professionnels de l’immobilier recrutent entre 1 et 5 professionnels par an et affirment pourtant ne pas trouver assez de candidats disponibles et qualifiés. Or, une reconversion en tant qu’agent immobilier est très répandue, notamment en région Parisienne, puisque ce métier offre de nombreux avantages. Le fait de travailler en tant qu’indépendant permet de trouver le juste équilibre entre vie de famille et vie professionnelle. Néanmoins, le métier de mandataire immobilier n’est pas reste, comme l’explique Antoine Mesnard, fondateur de Recrutimmo : « Les mandataires apportent une grande forme de souplesse et permettent une reconversion tout en continuant son ancien travail. Vous êtes très autonome voire pour certains livré à vous-même. Le réseau d’agences intéresse davantage les personnes qui recherchent un accompagnement fort ».

Enfin, la motivation et l’investissement sont privilégiés par rapport aux diplômes, ouvrant ainsi des opportunités plus larges aux candidats. Selon le site Recrutimmo, seulement 7% des employeurs dans l’immobilier affirment ne recruter que des professionnels diplômés.

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Une formation professionnelle exigée par les recruteurs

Même si les diplômes ne sont pas une priorité pour la plupart des recruteurs, la formation professionnelle, quant à elle, est indispensable. Que cela soit pour un emploi de mandataire ou d’agent immobilier, les personnes en reconversion professionnelle bénéficient généralement d’une formation en interne, comme le détaille Brice Bonato : « Nos formations sont certifiées Qualiopi. Quand les personnes en reconversion arrivent chez nous, elles ont une semaine de formation d’une trentaine d’heures toutes les 3 semaines durant lesquelles on aborde les fondamentaux. Nous avons des modules juridiques à distance, d’autres autour de l’entrepreneuriat. Une prise en charge pendant 4 mois par un coach en visio puis le futur mandataire est affecté à un parrain pendant 10 semaines afin d’acquérir des compétences plus pratiques ».

Des taux d’échec élevés, notamment chez les mandataires débutants

Différents outils sont d’ailleurs disponibles en ligne pour permettre aux futurs professionnels de se former. MeilleursBiens.com propose ainsi une formation des métiers l’immobilier se déroulant sur 150 heures et offrant de nombreux outils digitaux d’aide à la vente et aux transactions immobilières. Celle-ci coûte 800 euros et est devenue très utile aux recruteurs. « Cette plateforme digitale nous permet de rémunérer les agents à 100 % de leur commission, grâce à un abonnement annuel auquel ils souscrivent, d’une valeur de 179 à 289 €. Contrairement à la plupart de nos concurrents, nous ne recrutons que 10 % de personnes en reconversion sur l’ensemble de nos effectifs. Des profils motivés, avec de vraies compétences commerciales ou juridiques. Car beaucoup s’imaginent que l’immobilier est un métier facile, or, la première année est difficile et le taux d’échec est très élevé » a néanmoins prévenu Michael Benchabat, CEO de MeilleursBiens.com.

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Toujours selon Recrutimmo, près de la moitié des professionnels souhaitant devenir mandataires échoueraient dès la première année contre un tiers seulement des agents immobiliers. Un échec lié à un manque d’anticipation, d’après Vincent Pavanello, président de la maison des mandataires : « Les personnes en reconversion sont attirées par le haut niveau de liberté et les bonnes rémunérations promises, notamment au sein des réseaux de mandataires qui séduisent de plus en plus. Ces deux promesses sont largement tenues même s’il faut veiller, quand on se lance, à disposer d’une trésorerie suffisante pour vivre durant les 6 mois qui séparent généralement le début de l’activité et la signature de la première vente. Cette raison explique qu’environ 1 mandataire sur 4 abandonne au bout de 12 mois, mais il faut aussi dire qu’après 2 ans d’exercice, les départs sont quasiment nuls dans les réseaux de mandataires car la rémunération est à la hauteur des espérances ».

Des aides pour accéder à l’emploi

Pour les personnes ayant très peu de moyens, des aides sont cependant possibles pour leur permettre d’accéder à un emploi dans le secteur de l’immobilier. « La majorité de nos formations sont éligibles au CPF. De plus, pour les métiers en tension comme ceux de la copropriété, nous proposons une formation ciblée de chargé de copro en 4 mois, destinée à une vingtaine d’adultes. Non seulement les gens qui viennent apprennent un métier, mais cela débouche directement sur un emploi » souligne Marie Debens, directrice de l’IMSI (Institut de management des services immobiliers).

L’ESI (Ecole Supérieure de l’Immobilier) tient également le même discours, en proposant aux personnes en reconversion professionnelle des solutions pour financer leur formation. Ainsi, elles n’ont pas à piocher dans leur épargne puisque une licence en ligne est accessible sans distinction d’âge et tout en ayant la possibilité de travailler en parallèle. « Les besoins sont importants en immobilier. C’est un secteur pérenne, qui crée de l’emploi non délocalisable », a précisé Thierry Cheminant, directeur de l’ESI.

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Marine
Marine

Passionnée par l'entreprenariat depuis plus de 10 ans, je suis à la tête d'une société française visant à favoriser la communication des entreprises. Également attiré par la finance, je partage mes conseils et expériences au travers mes articles de blog.

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