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Le fonds Pierre Lafond de la bibliothèque de l’Université de Caen Basse-Normandie

Ces photographies font partie d’une collection de 1836 photographies de la Grande Guerre conservées à la bibliothèque de l’Université de Caen Basse-Normandie. La numérisation et la valorisation sont issues d’un partenariat entre la bibliothèque et le Centre régional des Lettres de Basse-Normandie et soutenues dans le cadre d’un appel à projet du Ministère de la Culture et de la Communication.

Le donateur, Pierre Lafond fut directeur administratif du Journal de Rouen jusqu'en 1944 et fondateur de l'Imprimerie Lafond à Caen. Après la Seconde Guerre mondiale, il lègue à la bibliothèque universitaire de Caen 1200 livres imprimés, 200 cartes postales, des affiches et des photographies sur la Grande Guerre. Toutes les photographies sont diffusées par domaines thématiques sur Normannia et décrites dans le SUDOC et dans le catalogue de la Bibliothèque Universitaire. Afin de respecter l'unité de la collection, elles ont été numérisées avec leur support d'origine, collées sur carte bristol avec une légende manuscrite identifiant les lieux et scènes. Leurs thématiques diverses permettent une approche de la Grande Guerre sous différents angles, se partageant entre la guerre (les belligérants, le front, les Dardanelles sur terre et sur mer, les monuments et la vie quotidienne à Paris, l'armement) et la vie politique, économique, sociale (portraits, visites, expositions, manifestations, conférences, mode et sport, etc.).

Type de dirigeable Zeppelin qui a atterri sur la grande place de Lunéville. Il était monté par 10 officiers.

Type de dirigeable Zeppelin qui a atterri sur la grande place de Lunéville. Il était monté par 10 officiers. Cote 283348XXXVI009

Le 3 avril 1913, un dirigeable allemand atterrit à Lunéville. Des officiers prussiens étaient en mission pour tester ce Zeppelin IV, qui venait de sortir des usines de Friedrichshafen le 14 mars précédent. C’était le plus gros dirigeable que l’homme ait jamais conçu, le seizième de la couvée des Zeppelin. Il avait décollé d’Allemagne aux aurores, mais fut vite confronté à des conditions météorologiques désastreuses. Le vent et le brouillard conduisaient le dirigeable au-delà de la frontière. L’accusation d’espionnage manqua de déclencher un incident diplomatique majeur mais l’engin repartit dès le lendemain, 4 avril.

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Dans le Nord, sur une route des Flandres, une auto canon et une auto mitrailleuse prêtes à partir pour effectuer une attaque. Cote 283348I001

Au mois d'octobre 1914, la guerre s’étend jusqu’à la Flandre. Les Allemands veulent rejoindre la mer. Ils envahissent une partie du territoire. Ce sont notamment des corps de cavalerie français qui sont chargés d'observer et de défendre le territoire en attendant le renfort des corps d'armées français et des troupes britanniques.

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Sur le front Mise en batterie d'un mortier de 220. Cote  283348I035

Sur le front de la Somme, l’artillerie se prépare aux prémices de la bataille de la Somme du 1er juillet au 18 novembre 1916.

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Front anglais de la Somme. Des cavaliers indiens mitrailleurs. Cote 283348V005

Durant la bataille de la Somme, les Anglais ont fait appel à leur empire. Les cavaliers indiens de la Quatrième Armée britannique sont mis en avant dans les attaques durant la seconde phase de la bataille le 14 juillet 1916.

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En Champagne. Devant l'église d'un village repris aux allemands, des munitions abandonnées par ces derniers. Cote 283348VII030

Un peu plus d’un an après le début de la guerre, le front s’est enlisé des Flandres aux Vosges, l’armée allemande s’est enterrée dans un réseau de tranchées défensives, organisées et fortement armées. D’offensives ponctuelles en contre-offensives, la guerre de position infligeait aux deux armées des pertes considérables. En septembre 1915, l’état-major du général Joffre décide de lancer une grande attaque dans la plaine de Champagne. L’assaut sera donné sur 25 km entre Aubérive, dans la vallée de la Suippe et Ville-sur-Tourbe, à environ 50 km à l’est de Reims. Ce village non identifié par le photographe semble avoir été bombardé lors des dernières offensives de la seconde Bataille de Champagne de la fin septembre et du début octobre 1915.

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A New York. A l'arsenal naval de Brooklyn, mise à l'eau d'un sous-marin pour la défense des côtes américaines. Cote 283348X016

La « guerre sous-marine » décidée par les Allemands qui torpillent les navires commerciaux neutres et leurs intrigues au Mexique ont précipité les Américains dans la Première Guerre mondiale. Le 6 avril 1917, ils entrent en guerre aux côtés de l’Entente – France, Royaume-Uni, Russie – et de ses alliés – Belgique, Serbie, Japon, puis Italie, Roumanie, Portugal, Grèce et Chine. A cet instant, l’armée des États-Unis prépare son offensive maritime par la mise à l’eau des sous-marins.

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La préparation des États-Unis à la guerre. Les marins américains mobilisés rejoignent leurs bâtiments. Cote 283348X024

La « guerre sous-marine » décidée par les Allemands qui torpillent les navires commerciaux neutres et leurs intrigues au Mexique ont précipité les Américains dans la Première Guerre mondiale. Le 6 avril 1917, ils entrent en guerre aux côtés de l’Entente – France, Royaume-Uni, Russie – et de ses alliés – Belgique, Serbie, Japon, puis Italie, Roumanie, Portugal, Grèce et Chine. Les marins rejoignent leur navire à quai se préparant au départ.

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En Angleterre. La cuisson du pain destiné aux troupes du front. Cote 283348XII008

Durant le conflit, le ravitaillement des troupes sur le front en armes et en nourriture est vital, non seulement pour les Hommes, mais aussi pour la défense du pays. Dans les tranchées, il faut que les soldats puissent survivre aux conditions extrêmes, au froid et aux attaques de l’ennemi. Ainsi, les femmes à l’arrière participaient largement à l’économie de guerre tant dans l’industrie militaire que pour la fabrication des vivres du ravitaillement. Dès août 1914, elles sont appelées à suppléer la main-d’œuvre masculine mobilisée.

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Front du Nord. Derrière les premières lignes, des soldats anglais élèvent des poules. Cote 283348XII029

Après les déboires de l’année 1914, l’administration met en place une logistique adaptée aux besoins du soldat. Des popotes (cuisines roulantes) sont mises à la disposition des unités courant 1915. A défaut, chacun adopte des solutions diverses pour sa survie sur le front, c’est la débrouille et toutes les solutions sont bonnes.

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Utilisation des canaux de la Somme pour mettre à l'abri matériel et vivres. Cote 283348XII051

La bataille de la Somme fut l’une des principales confrontations de la Première Guerre mondiale de juillet 1916 à février 1917. Les forces britanniques et françaises tentèrent de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km proche de la Somme, au nord de la France, dans un triangle entre les villes d’Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume.

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Fêtes du 25 ème anniversaire du règne du prince de Monaco. Le cortège historique. Cote 283348XIX005

La célébration du 25ème anniversaire du règne d’Albert Ier de Monaco fut organisée avec faste en septembre 1914 dans la principauté.

 

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Paris. Les magasins garnis de bandes de papier pour les garantir contre les déflagrations produites lors de l'éclatement des obus. Cote 283348XLII006

Paris n’a pas été occupée par les Allemands durant la Première Guerre mondiale. Elle est restée une ville de l’arrière. Pourtant, les Parisiens ont dû faire face à des bombardements allemands dès 1914. Des bombardements d’abord aériens puis par canons. Si le bilan humain et matériel est resté relativement limité, il a tout de même fallu se protéger et se défendre. La plupart des monuments sont protégés par des sacs de sable comme le bas-relief de la colonne Vendôme, le groupe de la danse de Carpeaux à l'Opéra ou la statue de la République de la place de la Nation. Commerces et magasins sont calfeutrés au mieux par du papier.

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Sur l'esplanade des Invalides. Remise de décorations aux soldats blessés sur le front. Le général Cousin. Cote 283348XLIII004

En 1915, à Paris aux Invalides, le Général Cousin remet la Croix de la Légion d'Honneur à plusieurs officiers de marine. Diverses décorations militaires sont remises aux blessés de guerre revenus du front.

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A propos de l'intervention du Japon en Sibérie. Le général Rami(r), gouverneur militaire de Tokyo, passant une inspection au collège militaire. Cote 283348XVII002

Le 12 janvier 1918, deux navires de guerre japonais arrivèrent dans le port de Vladivostok en Sibérie pour protéger les stocks des Alliés de la menace des Allemands et des Soviets. Le 5 avril, ce furent des fusiliers-marins japonais qui débarquèrent à Vladivostok. Le Japon, après avoir hésité à intervenir, vit une occasion d’étendre sa domination territoriale en Sibérie. Les effectifs japonais à Vladivostok, qui devaient initialement se limiter à 8 000 hommes, atteignirent rapidement 70 000 hommes au mois d’août 1918. Les troupes japonaises finirent par occuper toute la Sibérie orientale jusqu’au lac Baïkal.

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Débarquement à Brest des troupes portugaises. Contingent d'infanterie se rendant à la gare. Cote 283348XX007

Le 7 août 1916, à l'invitation du gouvernement britannique, le Portugal entre en guerre. L'effort de guerre portugais devait atteindre 55 000 soldats, plus 1000 artilleurs, envoyés en France, 4 000 soldats par mois, pour tenir 12 km de front. Du 2 février au 28 octobre 1917, quelques soixante mille hommes embarquent pour la France. Trois longues journées en mer avec la crainte des attaques sous-marines avant d’arriver à Brest.

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Sur le front de Champagne. Des troupes en réserve dans un boyau de tranchée. Cote 283348XXI031

Un peu plus d’un an après le début de la guerre, le front s’est enlisé des Flandres aux Vosges, l’armée allemande s’est enterrée dans un réseau de tranchées défensives, organisées et fortement armées. D’offensives ponctuelles en contre-offensives, la guerre de position inflige aux deux armées des pertes considérables. En septembre 1915, l’état-major du général Joffre décide de lancer une grande attaque dans la plaine de Champagne. L’assaut sera donné sur 25 km entre Aubérive, dans la vallée de la Suippe, et Ville-sur-Tourbe, à environ 50 km à l’est de Reims.

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Près de Verdun. Au cantonnement, les zouaves nettoient leurs fusils. Cote 283348XXI046

Les zouaves, unités françaises d’infanterie légère appartenant à l’Armée d’Afrique, combattent aux cotés de la France lors de la bataille de Verdun du 21 février au 19 décembre 1916. Ils portent la tenue adoptée en 1915, de drap kaki - dite « moutarde » - si caractéristique de l’armée d’Afrique et des troupes coloniales d’alors. Seules la chéchia et la ceinture de laine bleue permettent alors de discerner les zouaves des autres combattants français, et de très près, les pattes de collet de fond kaki à soutaches et numéros garance.

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Pendant les vacances, les élèves des lycées s'initient aux travaux des campagnes. Jeunes filles faisant l'élevage des lapins. La vie civile continue pendant la guerre. Cote 283348XXX023

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Paris. Bœufs limousins employés pour les transports dans Paris par l'autorité militaire. Cote 283348XXX041

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, l’animal occupe une place importante dans la société européenne. Il est à la fois une ressource et une force de travail. Il est un moyen de transport courant comme monture ou pour la traction. Pendant la Première Guerre mondiale, à l’instar de l’homme, l’animal est mobilisé. 

 

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La première sirène fixe à modulations installée sur une des tours de Notre-Dame. Cote 283348XXX060

Paris n’a pas été occupée par les Allemands durant la Première Guerre mondiale. Elle est restée une ville de l’arrière. Pourtant, les Parisiens ont dû faire face à des bombardements allemands dès 1914. Des bombardements d’abord aériens puis par canons. Si le bilan humain et matériel est resté relativement limité, il a tout de même fallu se protéger et se défendre. Paris, comme d’autres villes, s’adapte alors avec la mise en place de systèmes de défense, des postes d'écoute, de détection et de garde aérienne. Des sirènes s’installent pour prévenir la population. Les autorités civiles de leur côté aménagent des abris d'urgence.

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Les femmes dans les usines de munitions. Une parisienne tourne de gros obus de 155 mm. Cote 283348XXX064

Durant le conflit, le ravitaillement des troupes sur le front en armes et en nourriture est vital, non seulement pour les hommes, mais aussi pour la défense du pays. Dans les tranchées, il faut que les soldats puissent survivre aux conditions extrêmes, au froid et aux attaques de l’ennemi. Ainsi, les femmes à l’arrière participent largement à l’économie de guerre tant dans l’industrie militaire que pour la fabrication des vivres du ravitaillement. Dès août 1914, elles sont appelées à suppléer la main-d’œuvre masculine mobilisée.

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La grève des midinettes. Manifestation des grévistes devant la chambre des députés. Cote 283348XXXI011

En 1917, les « midinettes », surnom donné aux couturières, défilent dans Paris afin d’obtenir la « semaine anglaise » (qui se termine le samedi midi) et des augmentations de salaire. Elles sont à l’origine d’un mouvement de contestation féminine de grande ampleur étendu à d’autres secteurs. Les salaires des femmes sont augmentés mais restent inférieurs à ceux des hommes et l’encadrement demeure essentiellement masculin.

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  • Type de dirigeable Zeppelin qui a atterri sur la grande place de Lunéville. Il était monté par 10 officiers.
  • Dans le Nord, sur une route des Flandres, une auto canon et une auto mitrailleuse prêtes à partir pour effectuer une attaque.
  • Sur le front, mise en batterie d'un mortier de 220
  • Front anglais de la Somme. Des cavaliers indiens mitrailleurs.
  • En Champagne. Devant l'église d'un village repris aux allemands, des munitions abandonnées par ces derniers.
  • A New York. A l'arsenal naval de Brooklyn, mise à l'eau d'un sous-marin pour la défense des côtes américaines.
  • La préparation des États-Unis à la guerre. Les marins américains mobilisés rejoignent leurs bâtiments.
  • En Angleterre. La cuisson du pain destiné aux troupes du front.
  • Front du Nord. Derrière les premières lignes, des soldats anglais élèvent des poules.
  • Utilisation des canaux de la Somme pour mettre à l'abri matériel et vivres.
  • Fêtes du 25 ème anniversaire du règne du prince de Monaco. Le cortège historique.
  • Paris. Les magasins garnis de bandes de papier pour les garantir contre les déflagrations produites lors de l'éclatement des obus.
  • Sur l'esplanade des Invalides. Remise de décorations aux soldats blessés sur le front. Le général Cousin.
  • A propos de l'intervention du Japon en Sibérie. Le général Rami(r), gouverneur militaire de Tokyo, passant une inspection au collège militaire.
  • Débarquement à Brest des troupes portugaises. Contingent d'infanterie se rendant à la gare.
  • Sur le front de Champagne. Des troupes en réserve dans un boyau de tranchée.
  • Près de Verdun. Au cantonnement, les zouaves nettoient leurs fusils.
  • Pendant les vacances, les élèves des lycées s'initient aux travaux des campagnes. Jeunes filles faisant l'élevage des lapins.
  • Paris. Bœufs limousins employés pour les transports dans Paris par l'autorité militaire.
  • La première sirène fixe à modulations installée sur une des tours de Notre-Dame.
  • Les femmes dans les usines de munitions. Une parisienne tourne de gros obus de 155 mm.
  • La grève des midinettes. Manifestation des grévistes devant la chambre des députés.
informations
sources
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