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Dans les collections presse et périodiques de la BnF : Georges Clemenceau

Figure politique majeure de la IIIe République, Georges Clemenceau a déjà un long passé d'homme d'État derrière lui lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale. Maire, député, sénateur, ministre de l'Intérieur puis Président du Conseil de 1906 à 1909, c'est un homme rompu à l'exercice du pouvoir qui va traverser les années de conflit, tout d'abord dans l'opposition puis à la tête du gouvernement à partir de novembre 1917. Faisant preuve d'une volonté inflexible, il devient dans l'opinion publique française le symbole de la résistance de la nation, y gagnant le surnom de « Père la Victoire ». Parallèlement à sa carrière politique, Clemenceau mène une carrière journalistique des plus actives. Fondateur du journal La Justice en 1880, collaborateur entre autre à L'Aurore, il prend position dans les grands débats de son temps, notamment contre la politique coloniale ou pour soutenir le capitaine Dreyfus. Il fonde L'Homme libre en 1913 dans lequel sa plume acérée s'exprimera quotidiennement pour défendre, malgré la censure, ses idées et ses convictions profondes quant à l'action politique à mener durant les années de guerre1.

Voici une sélection commentée d'articles des journaux de l'époque consacrés à Georges Clemenceau qui proviennent des collections presse et périodiques de la BnF. Chaque légende renvoie vers le document complet sur Gallica >>

1 Source : Georges Clemenceau, articles et discours de guerre, 1914-1918 présentés par Jean-Jacques Becker, Ministère de la Défense, 2012

Une de L'Homme Libre du 06 mai 1913. Une heure difficile.

Une de L'Homme Libre du 6 mai 1913. Une heure difficile, de Georges Clemenceau. Premier numéro de L'Homme Libre qui sera, à travers son éditorial quotidien, la tribune des opinions et des batailles de Clemenceau jusqu'à son accession, pour la deuxième fois, au poste de président du Conseil en novembre 1917.
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Une de L'Homme Libre du 23 juillet 1913. Après le vote, Georges Clemenceau. Votée le 19 juillet 1913, la loi des trois ans augmente la durée du service militaire. Voulue par la droite nationaliste et une partie de la gauche républicaine qui jugeaient de plus en plus inévitable le conflit avec l'Allemagne, elle est également défendue par Clemenceau qui se réjouit, dans les colonnes de son journal, de son vote par les deux assemblées.
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Une de L'Homme Libre du 15 juillet 1914. Ni défendus ni gouvernés, Geroges Clemenceau. Clemenceau dénonce le manque de volonté politique et de moyens mis en œuvre par le gouvernement pour mettre en place une armée moderne et efficace, susceptible de résister à la menace allemande.
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Une de L'Homme Libre du 5 août 1914. Il faut vaincre, Georges Clemenceau. Après la parution de l'ordre de mobilisation générale, Clemenceau en appelle à la résistance en des termes guerriers, jugeant l'Allemagne responsable du déclenchement du conflit. « Mourir n'est rien. Il faut vaincre. Et pour cela nous avons besoin de bras. Le plus faible aura sa part de gloire. »
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La Une de L'Homme enchaîné du 30 septembre 1914. Un article de Clemenceau paru dans L'Homme libre du 17 septembre 1914 dénonçant les négligences du service de santé dont sont victimes « les soldats blessés au service de la patrie » provoque la suspension du journal jusqu'au 8 octobre 1914. Pour protester contre la censure, Clemenceau modifie le titre de son journal qui devient L'Homme enchaîné le 30 septembre 1914.
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Une de L'Homme Libre du 21 octobre 1914. Au froid! Au froid! Malgré sa reparution, L'Homme libre demeure soumis à la censure, comme le montre les nombreuses coupures à l'intérieur de l'éditorial. Clemenceau y pourfend toujours, à son sens, les insuffisances du gouvernement dans la gestion de la guerre.
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Une du Petit Parisien du 5 octobre 1915. M. Clemenceau élu président de la commission sénatoriale de l'armée. L' élection de Clemenceau à la présidence de la commission sénatoriale de l'armée est peu traitée dans la presse. "Le Petit Journal" relaie toutefois l'info dans sa une, mais en termes laconiques.
Le journal : fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.
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Une de L'Action Française du 6 novembre 1915. Le successeur de M. de Freycinet, de Charles Maurras. Charles Maurras est beaucoup plus disert dans son article, même s'il s'agit de critiquer dûrement son action en tant que ministre de l'Intérieur : « Pauvre chat-tigre ! Il aura du mal à revenir sur toutes ses erreurs de 1906-1909, mais nous ne jugeons ni irrationnel ni immoral qu'on l'ait mis ainsi en demeure de réparer tout ou partie de ce qu'il a détruit. »
Le journal : fondé par Charles Maurras et Léon Daudet, le journal s'affirme rapidement comme le fleuron de la presse nationaliste et anti-républicaine. Son ton provocateur asseoit son succès. Violemment antisémite et antimaçonnique, il fédère l'ensemble de la droite conservatrice jusqu'en 1926, date à laquelle il est mis à l'index par le pape. Le soutien qu'il apporte à Vichy lui vaut d'être interdit en 1944.
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Une de L'Homme Enchaîné du 8 décembre 1916. Toute la vérité, de Georges Clemenceau. L'éditorial signé Clemenceau est entièrement censuré. Les années et les gouvernements passent, la censure demeure.
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Une de l'Action Française du 23 juillet 1917. M. Clemenceau contre M. Malvy. Le 22 juillet 1917 Clemenceau parle pendant plusieurs heures en séance publique à la tribune du Sénat. Il met en cause Louis Malvy, ministre de l'Intérieur depuis juin 1914, qu'il accuse de ne rien faire contre les menées pacifistes et défaitistes qui minent le pays. L'Action françaisE rend largement compte de la séance. Le discours est immédiatement diffusé en brochures intitulées L'Antipatriotisme et constitue, même s'il s'en défend, une véritable candidature au pouvoir. Malvy démissionne le 31 août, le gouvernement Ribot le 7 septembre.
Le journal : fondé par Charles Maurras et Léon Daudet, le journal s'affirme rapidement comme le fleuron de la presse nationaliste et anti-républicaine. Son ton provocateur asseoit son succès. Violemment antisémite et antimaçonnique, il fédère l'ensemble de la droite conservatrice jusqu'en 1926, date à laquelle il est mis à l'index par le pape. Le soutien qu'il apporte à Vichy lui vaut d'être interdit en 1944.
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Une du Petit Parisien du 16 novembre 1917. M. Clemenceau accepte la mission de former le cabinet. Le président Raymond Poincaré se résoud à faire appel à Georges Clemenenceau pour occuper le poste de président du Conseil. Le Petit Parisen commence à avancer quelques noms quant aux portefeuilles ministériels.
Le journal : fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.
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Une du Rappel du 17 novembre 1917. Le ministère Clemenceau est constitué. Le lendemain le ministère Clemenceau est constitué. Il est tourné vers l'action immédiate afin de répondre aux exigences qu'impose le conflit.
Le journal : fondé en 1869 par l’entourage de Victor Hugo, Le Rappel rencontre rapidement un grand succès parmi un public d’étudiants, d’ouvriers et d’artisans. Républicain et fortement anticlérical, le journal se caractérise par son radicalisme et son ton tranché. Dans les années 1880, la concurrence de La Lanterne, La Marseillaise ou La Justice diminue son influence.
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Une de L'Echo de Paris du 21 novembre 1917. M. Clemenceau et la chambre. L'Echo de Paris reproduit l'intégralité de la déclaration de Clemenceau devant la Chambre des députés. Il y assène à nouveau l'idée de se plier aux impératifs de la guerre, aussi durs soient-ils à supporter pour les soldats et la nation toute entière. Il ne faut céder à aucun prix et toujours espérer en la victoire future qui finira par se dessiner au-delà des souffrances présentes.
Le journal : lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
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Une du Figaro du 12 janvier 1918. La conduite diplomatique de la guerre. Le gouvernement Clemenceau obtient la confiance du Parlement par 395 voix contre 145 sur la conduite diplomatique de la guerre.
Le journal : apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.
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Une de L'Echo de Paris du 5 juin 1918. Clemenceau à la tribune, de Maurice Barrès. Maurice Barrès rend compte de la séance mouvementée du 4 juin 1918 à la Chambre des députés. Clemenceau a du mal à faire entendre sa voix pour défendre les généraux Foch et Pétain qui s'étaient laissé surprendre par l'offensive allemande au Chemin des Dames. Pour Barrès « Ce serait un crime, à cette heure, de diminuer Clemenceau. Il est une force de confiance nationale. »
Le journal : lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
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Une du Petit Parisien du 12 novembre 1918. L'apothéose : triomphal hommage du Parlement à M. Clemenceau, à Foch, à tous les chefs, à tous les soldats. Dans Le Petit Parisien, Le libérateur Clemenceau est définitivement représenté, aux côtés de Foch, comme l'un des artisans majeurs de la victoire finale. Le journal revient largement sur l'hommage appuyé du parlement français à la personne de Clemenceau et à l'importance de son action politique durant le conflit.
Le journal : fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.
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Le Rire rouge du 16 février 1918. Charles Léandre. Le rire rouge est l'édition de guerre de la revue Le rire à laquelle participent de grands dessinateurs de l'époque, dont Charles Léandre qui illustre avec ironie la volonté inébranlable du Père la Victoire à combattre toute velléité d'abandon du conflit. Émergeant du Boyau des défaitistes, Clemenceau, baptisé « poilu de l'arrière », essuie un poignard sanglant (Source BDIC).
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La Baïonette, 3 mars 1919. Sem. Hebdomadaire satirique apparu en 1915, À la baïonnette rebaptisé très vite La baïonnette traite de la guerre en ouvrant largement ses colonnes aux illustrateurs de l'époque. Georges Goursat dit Sem caricature Clemenceau en tigre tenant dans ses griffes l'aigle allemand vaincu, illustrant ainsi l'un des célèbres surnoms qui lui fut donné au cours de sa carrière politique (Source Ville de Paris).
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  • Une de L'Homme Libre du 06 mai 1913. Une heure difficile.
  • Une de L'Homme Libre du 23 juillet 1913. Après le vote.
  • Une de L'Homme Libre du 15 juillet 1914. Ni défendus ni gouvernés.
  • Une de L'Homme Libre du 5 août 1914. Il faut vaincre.
  • La Une de L'Homme enchaîné du 30 septembre 1914.
  • Une de L'Homme Libre du 21 octobre 1914.
  • Une du Petit Parisien du 5 octobre 1915.
  • Une de L'Action Française du 6 novembre 1915. Le successeur de M. de Freycinet.
  • Une de L'Homme Enchaîne du 8 décembre 1916.
  • Une de l'Action Française du 23 juillet 1917.
  • Une du Petit Parisien du 16 novembre 1917.
  • Une du Rappel du 17 novembre 1917.
  • Une de L'Echo de Paris du 21 novembre 1917.
  • Une du Figaro du 12 janvier 1918.
  • Une de L'Echo de Paris du 5 juin 1918.
  • Une du Petit Parisien du 12 novembre 1918.
  • Une du Rire rouge du 16 février 1918.
  • La Baïonette, 3 mars 1919.
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Auteur
  • Laurent Arzel
    BnF
sources
Bibliothèque nationale de France
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