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Les productions pédagogiques du CNDP et de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public sur la Grande Guerre

Images de la Grande Guerre 1914-1918
© Canopé
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle se caractérisent par un contexte politique favorable aux innovations pédagogiques. En 1920, la Cinémathèque centrale de l’enseignement public est créée. Ses missions sont l’expédition et l’entretien de films pédagogiques dans les instances éducatives françaises. Le premier catalogue constitué de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public offrait dès sa création 1 000 titres en prêt gratuit1. Le 6 décembre 1936, le ministre de l’Education nationale Jean Zay donne naissance, par décret, à un Centre national de documentation pédagogique2. Les deux instances sont regroupées au sein du Musée pédagogique, lui-même créé en 1896. De nombreuses réformes modifient les appellations3, mais les missions des deux organismes restent identiques. Dans ce cadre, le CNDP finance la réalisation de films ou d’émissions télévisuelles pédagogiques. La Cinémathèque centrale de l’enseignement public, de son côté, diffuse les films dans les établissements scolaires jusqu’à l’arrivée de la VHS et la naissance des vidéothèques en 1986 qui entraînent, en 1996, la fermeture de son service d’expédition4. En 2010, le SCEREN-CNDP5 est délocalisé sur Chasseneuil du Poitou et le fonds de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public est cédé au Service commun de documentation de l’Université de la Sorbonne Nouvelle à Paris 3.

Mais comment, dès lors, utiliser un film pédagogique ? La réforme de 1956 pose comme principe fondateur que la documentation qui permet aux élèves d’être actifs doit être créée et mise à disposition des enseignants6. Le document devient un élément réflexif du cours et non un simple moyen illustratif7. La production des films du CNDP est donc fortement liée non seulement aux indications des circulaires ministérielles mais aussi aux programmes scolaires en vigueur à l’époque8.

Le fonds consacré à la Première Guerre mondiale se compose en l’occurrence de quatre films provenant du CNDP et de trois films issus de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public produits de 1957 à  1995. Suivant en cela le cours des diverses réformes scolaires, ces films ne peuvent plus aujourd’hui être utilisés comme support pédagogique (à une exception près). L’enseignement de l’histoire a évolué ; les approches pédagogiques également.

En cela, l’intérêt qu’ils peuvent susciter est aujourd’hui ailleurs. Comment ces films présentent-ils le premier conflit mondial ? En quoi la lecture de ces images contribue-t-elle à la connaissance épistémologique de l’histoire ? En quoi peut-on les considérer comme archive patrimoniale ?

Aborder la Grande Guerre : réforme ou tradition corporative ?

Le film Images de la Grande Guerre 1914-19189 d’Edouard Bruley date de 1957. A cette époque, la Société Nouvelle Pathé Cinéma10, productrice du film, mène au sein de son département court-métrage une politique d’ouverture11 et produit quelques films construits à partir d’images d’actualités dont fait partie Images de la Grande Guerre 1914-191812.

Son réalisateur, Edouard Bruley, président de la Société des professeurs d’histoire, a produit 9 films d’histoire pour le CNDP de 1954 à 196713. D’après Suzanne Citron « On sort de l'Occupation pour renouer, avec Bruley, dans le pur style des  grands ancêtres, le fil des craintes traditionnelles »14.

Effectivement, le choix des images, tout comme le discours de la voix off qui ponctue le documentaire, renvoie à une approche très conventionnelle de la Grande Guerre. N’apparait aucun commentaire abordant un sujet subversif comme  celui des mutineries dans les lignes françaises. Lénine, en revanche, est présenté comme « l’agitateur bolchévique qui prend le pouvoir et traite avec l’Allemagne » ; ce qui, dans le film, est annoncé comme un abandon heureusement compensé par l’arrivée des troupes américaines. Après l’aide américaine du Plan Marshall, la création par le congrès de Rome de la CEE et en  pleine guerre froide, l’ennemi déclaré n’est plus l’Allemagne.

Ici, le commentaire manque à tout le moins d’objectivité ; aucune source  filmique n’est créditée au générique ; pourtant l’insertion régulière de cartes animées fournit à ce documentaire une dimension pédagogique.

Images de la Grande Guerre 1914-1918 a connu une diffusion massive au sein des professeurs d’histoire15. Selon Patrick Mougenet, il « a contribué à fournir aux générations d’après-guerre, sous les habits d’un discours mi-scientifique mi-didactique, l’image de soldats et de mobilisés « salués par les acclamations de la foule, rivalisant d’entrain et d’optimisme »16 ; il a participé à la création du mythe du départ des combattants « la fleur au fusil », transmis par les enseignants d’histoire à des générations successives d’élèves. 

Ce film, est à mettre en parallèle avec celui de M. de Crémou de 1968, intitulé 14-18 Histoire d’une guerre17. Commandé par le Ministère de la Défense, il relate certes l’histoire de la Grande Guerre au travers d’images animées, mais présente surtout l’intérêt d’être commenté par Maurice Genevoix, blessé sur le champ de bataille des Eparges (Meuse) en 1915 et auteur de Ceux de 14. A aucun moment il ne mentionne le mythe de « la fleur au fusil ». Bien au contraire, en 1953 dans L’Almanach du Combattant, il dit : « Des cris ? Des chants ? Moins que ne le dit la légende. Les regards que nous échangions relevaient autre chose que l’enthousiasme guerrier : une angoisse virilement refoulée, une résolution grave et dure »18

Images de la Grande Guerre 1914-1918 ne s’inscrit pas véritablement dans l’esprit de réforme qui anime le gouvernement depuis l’après-guerre19 mais illustre, au contraire, le maintien d’un traditionalisme influencé par le corporatisme de certains  professeurs d’histoire. Une décennie plus tard, le discours est tout autre.

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Bannir la guerre

La guerre de 14-1820 datant de 1969,  intégré à la série Mieux voir, passe pour la première fois à la télévision scolaire le 29 mai 1970 et s’adresse à des CM1-CM2. Le catalogue de présentation du producteur OFRATEME le résume ainsi : « Cette émission de télévision n’est pas le récit des causes et du développement de la guerre 1914-1918. Elle veut davantage, dans l’optique de la série, fournir des éléments pour faire saisir un climat : ici appréhender en se déplaçant systématiquement du côté français, la vie pendant la période de la guerre. »

Son réalisateur, Patrice Gauthier a produit 39 films pédagogiques aux thématiques diversifiées de 1967 à 1991. L’émission qu’il présente ici se situe au début de sa carrière. L’approche est différente des documentaires pédagogiques classiques, car bien que le souhait soit d’apporter des informations aux élèves, une émotion à la fois patriotique et pacifiste émerge.

Sur un ton enjoué, la voix off présente l’état d’esprit en 1914, la recherche de financements, les premiers combats (bataille de la Marne, tranchées, gaz), la vie à l’arrière du front. Elle évoque également les mutineries et l’arrivée des Américains qui renforce la croyance en la victoire qui arrive enfin. Les images choisies, et  les affiches de propagande donnent à ce documentaire une coloration patriotique. Bien que le générique ne mentionne pas ses sources, le commentaire met en exergue la valeur patrimoniale de ces images ; de longs silences permettent de les observer telles qu’elles étaient diffusées durant ces années de conflits.

Des chansons comme La chanson de Craonne ou Le refrain du 20e Corps21 ponctuent l’ensemble et contextualisent le rôle de ces archives22. L’émotion ainsi créée permet de rappeler que cette guerre devait être la « der des ders ». Au moment de la réalisation de ce film, dans le contexte de l’enlisement de la guerre au Vietnam, il n’est pas impossible d’y voir un appel à une paix enfin durable. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’UNESCO préconise que l’histoire doit servir de vecteur à l’enseignement des droits de l’homme23. La façon d’aborder le premier conflit mondial en a forcément été radicalement modifiée.

> Voir la vidéo La guerre 14-18

L’apport du portrait

Pierre Carpentier de 1968 à 1990 a produit 51 films pédagogiques aux thématiques variées. Celui-ci, Portrait de Maurice Baud24, produit en 1971 par OFRATEME, est réalisé dans le cadre de la série Les hommes dans leur temps. Ce documentaire présente le témoignage de Maurice Baud, âgé alors, en 1971, de quatre-vingt-un ans. Il raconte différents épisodes de sa vie qui se croisent avec les évènements de l’histoire du XXe siècle. Maurice Baud présente, entre autre,  sa vision et son vécu de la Première Guerre mondiale comme aviateur. Il y mentionne par exemple le taux de mortalité important des pilotes dû en partie à leur inconscience. Son propos est souvent entrecoupé d’images d’archives dont l’origine n’est pas créditée au générique. Sa voix, accompagnée parfois des questions de l’intervieweur et de chansons, est utilisée comme unique narrateur ; il n’y a pas de voix off. Il en résulte pour l’ensemble une dynamique qui donne une vision certes réaliste mais aussi optimiste de la vie. C’est un document dont l’originalité et la rareté doivent être appréciées à leurs justes valeurs. Il s’inscrit pleinement dans les préoccupations des historiens des années 1960 à 1980. « Centrés sur la longue durée les historiens délaissent les temps forts, les changements, pour une histoire des petites gens au quotidien et pour une recherche des structures profondes qui régissent ce temps long »25. La Première Guerre mondiale n’est pas le sujet exclusif de ce témoignage mais son insertion dans une longue durée, celle d’une vie, montre en quoi cet évènement a non seulement été un déclencheur dans les choix professionnels mais a servi aussi de tremplin pour une philosophie de l’existence. Ce film se veut avant tout une leçon de vie et de courage.

> Voir la vidéo Portrait de Maurice Baud

Pour une utilisation pédagogique du documentaire-fiction

L’émission Génération 326 est diffusée sur FR3 chaque jour en matinale. Construite en partenariat avec le CNDP, elle affiche, dès sa création, en 1993 une vocation éducative. Sa construction est à chaque fois identique : en 28 minutes, une thématique est co-présentée par la journaliste Marie-Laure Augry et un invité reconnu pour ses compétences scientifiques et/ou pédagogiques. Puis, un court-métrage est diffusé, des élèves posent des questions auxquelles répond la personnalité invitée27. La 110ème émission porte sur la Première Guerre mondiale. La présentation qui en est faite est la suivante : « Magazine animé par Marie-Laure Augry avec pour invité Pierre Tison (historien) avec la participation de l'école Paul Langevin à Vitry, classe de CM1 - CM2 (instituteur : Gérard Gall). Sujet du magazine : la grande guerre (14-18). Le dossier : 1918, lettres du front. A travers la correspondance d'un "poilu" et de sa jeune sœur, une évocation des conditions de vie des Français pendant la Grande Guerre28 ».

Le documentaire-fiction29 intitulé 1918 : Lettres du front30, diffusé au cœur de l’émission est réalisé par  Bernard Losier, qui a produit 9 films aux thématiques diverses pour le CNDP de 1985 à 200131. Il mêle des images couleurs fictives reconstituant un récit, celui de la correspondance entre un frère au front et sa jeune sœur restée à l’arrière, des photographies illustrant la vie quotidienne des soldats au front et des extraits de films présentés comme des films d’actualités. La fiction permet d’avoir un côté attractif auprès du public scolaire et les images d’archives renforce l’aspect authentique du film présenté. Les archives citées à la fin du film sont à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), la Bibliothèque nationale de France (BnF), Roger-Viollet CNDP32.

Ce film est à rapprocher des Longues saisons33 (1973), de J.P Provence. Le catalogue de Média-Scérén mentionne à son égard : « Sur des photos et des gravures de l’époque, évocation à travers des lettres personnelles, des discours des généraux en chef, de Clemenceau, des extraits d’œuvres littéraires (les Croix de Bois, Kaputt, etc.) des souffrances des poilus de la guerre 14-18. C’est une tentative de "photographie" de la mentalité de l’époque ». Ponctuer des images d’archives de textes écrits par les soldats ancre le documentaire dans une réalité sans égale où est amplifiée l’émotion vécue.

Un documentaire-fiction qui mélange images reconstituées, lettres à la valeur patrimoniale et films d’actualités, offre aux élèves en un seul document des supports variés qui rendent compte d’une réalité la plus fidèle possible. Ce film est en cela assez novateur en 1987 et annonciateur d’une nouvelle prise en considération des sources dans les programmes scolaires.

> Voir la vidéo 1918 : Lettres du front

Identité, mémoire et patrimoine

1919 Le monde se reconstruit34, réalisé par François Caré en 1996, est construit comme un documentaire classique abordant les thématiques qui permettent de comprendre l’immédiat après-guerre : bilans démographique, économique et social, bouleversements politiques et sociaux, conférence de Versailles et réactions internationales, avenir menaçant. Une voix off introduit et explique ces thèmes illustrés par des images nombreuses et variées. Les images animées proviennent entre autres35 des films d’actualités Pathé et du fonds d’archives conservé à l’ECPAD36 encore dénommé ECPA37 en 1995. En 1919, ce sont les Sections Photographiques et Cinématographiques des Armées (SPCA) qui sont chargées de filmer. Certains événements sont ponctués d’articles de journaux provenant de l’hebdomadaire L’illustration ou encore de cartes animées. L’ensemble offre une diversité de supports ancrés dans des documents patrimoniaux. De 1995 à 2008, les programmes insistent  sur les aspects fédérateurs de l’histoire de France afin de créer une identité, une mémoire collective, une reconnaissance d’histoires singulières, passant par l’attachement à des valeurs patrimoniales38. « Cette valorisation du patrimoine devrait fournir une matrice identitaire au sein de laquelle chacun pourrait trouver place. Ce qui prévaut est donc bien d’assumer la convergence des mémoires multiples vers une mémoire nationale porteuse d’une identité commune »39. La richesse de ce documentaire utilisant des documents d’époque aujourd’hui reconnus comme sources patrimoniales accentue le fait que son intérêt pédagogique n’est  plus à démontrer. C’est sans doute pourquoi le Service éducatif de vidéos à la demande proposé par France 5 et le Scérén-CNDP le propose toujours aux enseignants dans la collection Le monde en ses États40.

> Voir la vidéo 1919 Le monde se reconstruit

La présentation de ces quelques films pédagogiques consacrés à la Première Guerre  mondiale provenant du CNDP et de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public permet d’appréhender l’évolution des procédés dans la façon d’aborder cette thématique en lien avec le contexte politique, les orientations et les programmes scolaires. Après-guerre, le film pédagogique oriente les enseignements vers une seule interprétation des faits ; puis rend davantage compte des représentations du vécu des soldats à travers des images ou des interviews ayant valeur de témoignages. Enfin, la recherche de l’outil pédagogique le plus performant passant par la reconstitution et l’utilisation d’archives multiples souvent inédites, confère à ces sources une valeur patrimoniale certaine. La caractéristique majeure des médias comme le cinéma est de fournir une reproduction de la réalité. Ces films, autrefois pédagogiques, constituent  aujourd’hui une source irremplaçable pour la compréhension des faits dans leur rapport avec l’histoire et une illustration directe de l’évolution de la pensée historique : le passage d’une histoire-récit à une histoire-problème. Le film pédagogique change dès lors  de statut et devient objet d’étude.

Pour Pierre Nora la « mémoire collective » d‘un groupe social se focalise  autour de certains lieux. Ils ont une valeur symbolique et servent à  constituer une identité. Ils sont ancrés dans l‘histoire et la mémoire. Selon lui, « un lieu de mémoire, dans tous les sens du mot, va de l‘objet le plus matériel et concret, éventuellement géographiquement situé, à l‘objet le plus abstrait et intellectuellement construit »41. Dans l’acceptation d’une telle définition, ces films conçus à l’origine dans un but pédagogique, de par leur valeur patrimoniale et épistémologique, peuvent être considérés comme d’authentiques objets de mémoire.

Bibliographie

Suzanne Citron, Positivisme, corporatisme et pouvoir dans la Société des professeurs d'histoire. In Revue française de science politique, 27e année, n°4-5, 1977. pp. 691-716.

Laurence De Cock, « L’Aggiornamento » et les nouveaux programmes : bilan critique et perspectives, In : Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique n° 122, 2014, pp 109-118.

René Guillemoteau, Du Musée pédagogique à l'Institut pédagogique national : 1879-1956. Paris, CNDP, 1979.

Jacques Kermabon (dir.), Pathé, premier empire du cinéma, Centre Georges Pompidou, Paris, 1994. 

Alexandre Labarussiat, Cinéaste militant, 30 novembre 2010, (en ligne), disponible sur http://www.critikat.com , (consulté le 26 mars 2014).

Yannick Mével, Histoire et historiens : Les paradigmes historiques et leurs mutations au cours des XXe et XXIe siècles, (en ligne), 2013, disponible sur http://yannick.mevel.free.fr/spip.php?rubrique66, (consulté le 29 mars 2014), p 9.

Patrick Mougenet « Ils sont partis la fleur au fusil ». Petite fabrique médiatique de la mémoire d’un mythe contemporain, in Médias et mémoire à l’école de la République : constructions, instrumentalisations, pouvoirs, Editions Le manuscrit, 2010, p 207.

Pierre Nora (dir.), Les lieux de mémoire,  trois tomes : La République - La Nation - Les France, Gallimard, 1997.

Stéphane Pirot, Les courts-métrages de la Nouvelle Vague (1956-1965), Mémoire de Master 1, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, 2006, p 28.

 

Notes

1 René Guillemoteau, Du Musée pédagogique à l'Institut pédagogique national : 1879-1956. Paris, CNDP, 1979.
2 René Guillemoteau, ibid.
3 Le CNDP change d’appellation et devient en 1956, l’IPN (Institut pédagogique national), lui-même divisé entre OFRATEME (Office français des techniques modernes d’éducation) et INRDP (Institut national de recherche et de documentation pédagogique) jusqu’en 1976, pour ensuite s’appeler respectivement à nouveau CNDP et INRP (Institut national de recherche pédagogique).
4 Entretiens avec Bruno Veyret, responsable de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public à l’Université de la Sorbonne Nouvelle de Paris 3.
5 Le SCEREN-CNDP a changé de nom en février 2014 et s’appelle désormais CANOPÉ, le réseau de création et d’accompagnement pédagogique.
6 René Guillemoteau, ibid.
7 Circulaire du 13 octobre 1952.
8 http://centenaire.org/fr/enseignement/la-place-de-la-premiere-guerre-mondiale-dans-les-programmes-scolaires
9 Film conservé dans le fonds de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public, Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris 3. Durée : 19 minutes ; réalisateur : Bruley Edouard ; producteur : Société Nouvelle Pathé Cinéma ; année de production : 1957 ; pays de production : France ; procédés : noir et blanc, sonore. Résumé : « La situation en 1914 : la triple alliance. Poincaré. Voyage en Russie. Les luttes dans les Balkans. Assassinat de Sarajevo. Déclaration de guerre. L'invasion de la France et la bataille de la Marne. L'évolution de l'armement. La guerre s'étend. La Russie se retire après la révolution de 1917. Les Etats-Unis entrent en guerre. Les offensives allemandes et alliées de 1918. L'Armistice. Le traité de paix de Versailles. La nouvelle carte d'Europe ». Catalogue des ressources audiovisuelles du CNDP.
10 Le 17 juin 1944, absorption de l’ancienne société Pathé Cinéma, qui devient la Société Nouvelle Pathé Cinéma.
11 Jacques Kermabon (dir.), Pathé, premier empire du cinéma, Centre Georges Pompidou, Paris, 1994. 
12 Stéphane Pirot, Les courts-métrages de la Nouvelle Vague (1956-1965), Mémoire de Master 1, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, 2006, p 28.
13 Informations recueillies à partir du site Média-Scérén.
14 Suzanne Citron, Positivisme, corporatisme et pouvoir dans la Société des professeurs d'histoire. In Revue française de science politique, 27e année, n°4-5, 1977,  pp. 691-716.
15 Patrick Mougenet « Ils sont partis la fleur au fusil ». Petite fabrique médiatique de la mémoire d’un mythe contemporain, in Médias et mémoire à l’école de la République : constructions, instrumentalisations, pouvoirs, Editions Le manuscrit, 2010, p 207.
16 Ibid.
17 Film conservé dans le fonds de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public, Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris 3.
18 Patrick Mougenet, ibid.
19 La réforme de 1956 est l’œuvre de Louis Cros. De 1956 à 1958, il dirige le cabinet du ministre de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports et rédige un projet de loi portant réforme de l’enseignement. En 1964, Il est président du Comité de liaison pour l’éducation nouvelle (CLEN) et jusqu’en 1984 des Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA).
20 Série : Mieux voir ; durée : 16 minutes ; réalisateur : Gauthier Patrice ; auteur : Berger  Paule ; producteur : OFRATEME ; année de production : 1969 ; pays de production : France ; procédés : noir et blanc, sonore. Résumé : « Reprise historique de la guerre 14-18 sur fond d'archives animées et d'affiches de propagande ». Catalogue des ressources audiovisuelles du CNDP.

21 Quotidien L’impartial, numéro 5, 11 octobre 1915. Le refrain est : Ohé les Alboches, ces sales têtes de pioches, c’est nous les costauds, à Curières de Castelnau !
22 Au générique il est noté que ces archives proviennent du Musée de la guerre et des services cinématographiques de l’armée.
23 Laurence De Cock, « L’Aggiornamento » et les nouveaux programmes : bilan critique et perspectives », In Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique n° 122, 2014, pp 109-118.
24 Série : Les hommes dans leur temps ; durée : 19 minutes ; réalisateur : Carpentier Pierre ; auteurs : Lesieur Liliane ; Elkaïm-Bollinger Renée ; producteur : OFRATEME ; année de production : 1971 ; pays de production : France ; procédés : noir et blanc, sonore. Résumé : « Maurice Baud, un vieil homme de quatre-vingt-un ans nous raconte soixante ans de sa vie, ses rencontres, ses rêves, la guerre, ses métiers et maintenant son attente de la mort. Aventurier, il devint aviateur, connu la célébrité en participant au raid Paris-Le Cap, devint chef pilote chez Roland Garros; ses copains s'appelaient Mermoz, Guillaumet, Saint-Exupéry ». Catalogue des ressources audiovisuelles du CNDP.
25 Yannick Mével, Histoire et historiens : Les paradigmes historiques et leurs mutations au cours des XXe et XXIe siècles, (en ligne), 2013, disponible sur http://yannick.mevel.free.fr/spip.php?rubrique66 , (consulté le 29/03/2014), p 9.
26 Génération 3 : Emission 110 (La Grande Guerre), durée : 28 minutes, réalisateur : Zerwetz  Agnès, auteur : Zerwetz  Agnès, producteurs : CNDP ; FR3, année de production : 1993, pays de production : France, procédés : couleur, sonore. Catalogue des ressources audiovisuelles du CNDP.
27 Informations recueillies à partir du site Média-Scérén.
28 Résumé issu du catalogue des ressources audiovisuelles du CNDP.
29 « Peter Watkins est l’inventeur d’un genre cinématographique, le docu-fiction, qui emploie dans des films de fiction, des formes habituellement associées au style documentaire (caméra portée à l’épaule, interviews, voix-off...) » Alexandre Labarussiat, Cinéaste militant, 30 novembre 2010, (en ligne), disponible sur http://www.critikat.com (consulté le 26 mars 2014).
30 Série : Les sentiers de l'histoire ; durée : 14 minutes ; auteur : Roland Cros ; réalisation : Bernard Losier ; année de production : 1987 ; pays de production : France ; procédés : couleur, sonore. Catalogue des ressources audiovisuelles du CNDP.
31 Informations recueillies à partir du site Média-Scérén.
32 Henri Roger-Viollet est un célèbre photographe parisien qui œuvra de 1886 à 1946.
33 Film conservé dans le fonds de la Cinémathèque centrale de l’enseignement public, Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris 3.
34 Série : Le monde en ses Etats ; durée : 12 minutes ; réalisateur : Caré François, producteur : Paris : CNDP, 1995; Issy-les-Moulineaux : La Cinquième, 1995 ; année de production : 1996 ; pays de production : France ; procédés : noir et blanc, sonore. Résumé : « Composé pour l’essentiel d’images tournées à l’époque, le film présente un panorama de la situation du monde au lendemain de la Première Guerre mondiale. Il permet de se faire une idée du bilan du conflit et des problèmes qui se posent aux divers pays engagés dans l'affrontement, qu’ils soient du côté des vainqueurs ou de celui des vaincus. Cette synthèse, centrée sur l’année 1919, amène à comprendre la rupture qu’a représentée la Grande Guerre, ainsi que les menaces qui, très vite, pèsent sur la paix du monde. La Première Guerre mondiale laisse des milliers de morts et de blessés, des villes à reconstruire dans les nombreux pays qui se sont battus. Elle va changer l'ordre du monde, par les traités qui sont signés (traité de Versailles), par les changements politique (congrès de l'Internationale communiste), par un nouvel ordre social (place des femmes) et par le changement de l'équilibre économique (Etats-Unis et Japon prennent leur essor). Ce film, illustré d'images d'archives, fait le point sur la situation géopolitique du monde au début de l'entre-deux guerres ». Catalogue lesite.tv Service éducatif de vidéos à la demande proposé par France 5 et le Scérén-CNDP.
35 Le générique fait mention de Pathé ; ECPAD ; H. Coty ; Communications AV  et Keystone (célèbres studios américains).
36 Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense.
37 Etablissement cinématographique et photographique des armées.
38 Laurence De Cock, ibid.
39 Ibid.
40 « La collection Le monde en ses Etats est consacrée aux grandes pages de l'histoire mondiale. Chaque module, s'attache à expliquer un phénomène (croisade, indépendance), un traité ou encore une crise. A l'aide d'archives sonores et visuelles, d'illustrations et de cartes, les différents réalisateurs de la collection expliquent les origines structurelles et conjoncturelles de ces points d'histoire, leurs aspects événementiels et leurs répercussions sur les moyen et long termes ». Lesite.tv.
41 Pierre Nora (dir.), Les lieux de mémoire, trois tomes : La République - La Nation - Les France, Gallimard, 1997.