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Le Maghreb et l’Afrique Subsaharienne dans la Grande Guerre (1914-1918)

1er régiment de marche de zouaves dans la grande guerre 1914-1919 (détail).
© Gallica/BnF
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Ce colloque international a lieu aux Archives du Maroc à Rabat les 28 et 29 novembre 2014.

Un siècle vient de s’écouler depuis le déclenchement de la Grande Guerre (1914-1918) et qui a duré 52 mois, laissant son lot de millions de morts, de blessés et des pertes matérielles immenses qui hantent l’esprit du monde entier de peur de se répéter.Le monde aujourd’hui en 2014, traverse sans doute des périodes difficiles, pleines de menaces dans un climat qui prête au déclenchement d’hostilités ravageuses. En effet, avec la complexité et les ramifications de crises parfois insurmontables à l’exemple de l’Iran, de la Palestine, de la Syrie, de l’Ukraine et autres, de nombreux leaders du monde préviennent haut et fort de la nécessité de surmonter les difficultés qui obèrent les relations internationales.

Ce colloque international va tenter de mettre la lumière sur les rôles qu’avaient joué les pays d’Afrique du Nord et du Subsaharien et ce à un double niveau :

  • La participation effective et les lourds sacrifices consentis par ces pays dans l’effort de guerre français durant ce conflit sur le plan économique, humain et militaire ;
  • Les répercussions et les ramifications irréversibles causées par cette Guerre sur les populations de ces pays et sur leurs « mémoires collectives ».

Et c’est à ce titre que les parties organisatrices de ce colloque international vont consacrer trois phases pour ce colloque aussi bien au Maroc, en Tunisie et en France sous l’intitulé « Le Maghreb et l’Afrique Subsaharienne dans la Grande Guerre 1914-1918 ».

La première phase du colloque a lieu à Rabat les 28 et 29 novembre 2014 et s’articule autour des sources et des archives.

En dépit de l’importance et de la richesse des archives privées sur la Grande Guerre et la place importante qu’elles occupent en Europe et aux Etats-Unis, celles-ci ne trouvent pas le même engouement chez les chercheurs maghrébins et subsahariens. Nous ne pouvons qu’insister sur l’extrême utilité de consacrer de l’importance à l’étude des sources et des archives sur la Grande Guerre ; c’est le premier pas méthodologique pour toute préparation d’une recherche scientifique.

Il serait par ailleurs possible de dresser un dépouillement systématique des archives pour les pays participants : Maroc, Tunisie, Algérie, France et quelques pays africains autour de ce sujet. On ne se limitera certainement pas aux significations classiques et limitées du mot « Archives », car les sources qui se rapportent à la Grande Guerre sont riches et variées et intègrent nombre de dimensions qui peuvent éclairer à bien des égards l’impact de ce conflit. On se focalisera aussi sur les sources délaissées voire « occultées » par les chercheurs à l’exemple des archives-papiers, photos, sources audiovisuelles, journaux, livres et fetwa (s) et tout le legs culturel littéraire populaire et le patrimoine matériel et autres. Ainsi, nous suggérons les axes de réflexion suivants :

  • Les sources et archives du Maghreb concernant la Grande Guerre ;
  • Les sources et archives du Subsaharien qui se rapportent à la Guerre ;
  • Les Sources et archives européennes qui concernent les pays du Maghreb et du Subsaharien ;
  • Etudes de cas à travers des échantillons d’archives inhérentes à la Grande Guerre.

Programme

28 novembre

Séance inaugurale (modération : Jamaâ Baïda, Directeur des Archives du Maroc)

9h  - Allocutions d’ouverture et signature de conventions de partenariat

9h30 - Inauguration de l’exposition « Guerre 14/18 : Archives sous séquestre »

10h - Pause-café

10h30 - Première séance (modérateur : Jamaâ Baida, Directeur des Archives du Maroc)

Table ronde - Les archivistes : Quels rôle et quel statut ?

Avec la participation de :

  • Hedi Jellab, Directeur des Archives Nationales de Tunisie
  • Hassan Lemallem, Directeur de l’Ecole des Sciences de l’Information, Rabat.
  • Mohammed Id Salah (expert en archivistique, Rabat)
  • Ibtissam Hammoumi (archiviste, Ministère des Habous et des affaires islamiques, Rabat)
  • Damien Heurtebise (archiviste, Archives Diplomatiques de Nantes, France)

12h - Débat

Deuxième séance (modérateur : Pierre Vermeren, Paris1, Panthéon Sorbonne)

15h -  « L’historiographie de la Grande Guerre à l’épreuve des sources » par Jean-Pierre Bat, Agrégé et docteur en histoire (Institut des mondes africains), Chargé d’études documentaires au pôle Archives des Chefs de l’Etat aux Archives nationales (France)

15h20 - « L’Afrique du nord et subsaharienne dans la Grande Guerre : les sources du ministère de la défense » par Capitaine Eric Warnant (Archives du Service historique de la Défense, Vincennes)

15h40 - « Les Protectorats dans la Grande Guerre : présentation des sources diplomatiques » par Damien Heurtebise (Archives Diplomatiques, Nantes)

16h « Sources en ligne des Archives nationales autour du Maroc et de la Grande Guerre : inventaires dématérialisés, archives numérisées » par Isabelle Chave (Conservateur en chef du département de l’Exécutif et du Législatif aux Archives nationales (France) ; Commissaire scientifique de l’exposition Août 14. Tous en guerre !

16h20 - « La guerre, une autre vision du monde ? D’après les archives de Nantes (série : Dossiers de la 1ére Guerre mondiale) » par Mme Rachida Tlili Sellaouti, (Historienne, directrice du CREDIF, Tunis)

16h40 - Débat

17h – Pause-café

Troisième séance (modération : Karima Dirèche, Directrice de l’IRMC, Tunis)

17h20 - « Présentation des fonds conservés aux Archives Nationales Tunisiennes » par  Hédi Jellab, Directeur des Archives Nationales de Tunisie

17h40 - « Les archives photographiques et audiovisuelles de la Grande Guerre état des lieux et perspectives de recherche l’exemple d’un documentaire « Le tirage au sort des Arabes (Tunisie 1913) » par Fayçal Cherif, l’Institut Supérieur de l’Histoire de la Tunisie Contemporaine (ISHTC)

18h - «  Contribution de l’Armée d’Afrique pendant la Première Guerre mondiale à travers des lieux de mémoire et des nécropoles militaires » par Paul Nicolas

18h20 - « Le Royaume-Uni et le mouvement de la Senoussiya en Libye pendant la Grande Guerre à travers les archives britanniques et françaises » par Abdelmajid Jmel (Université de Sfax, Tunisie)

18h40 - Débat

Samedi 29 novembre

Quatrième séance (modération : Otmane Mansouri, Président de l’Association Marocaine Pour la Recherche Historique)

9h - « Présentation du fonds « Séquestres de Guerre » conservé aux Archives du Maroc » par Jamaâ Baida

9h20 - « La Première Guerre mondiale: Ce que nous révèlent les archives allemandes sur la Première Guerre Mondiale en Afrique du Nord et en Afrique Subsaharienne » par Jonas Billy (Berlin)

9h40 – « La participation marocaine à la grande guerre à travers les fonds conservés aux Archives du Maroc » par Mohammed El Bekraoui (Université de Fès)

10h – « Présentation d’un corpus de Fetwas relatives à la participation des Marocains musulmans à la Grande Guerre » par Driss Bensaïd- Université Mohammed V- Rabat

10h20- Débat

Cinquième séance (modération : Moussa El Ajlaoui, Institut des Etudes Africaines, Rabat)

11h - « Prisonniers de guerre tunisiens et maghrébins d’après des archives françaises (en arabe) » par Ali Aït Mihoub (Tunisie, chercheur à l’ISHTC)

11h20 - « Alphonse Juin, un lieutenant chez les Tirailleurs marocains durant la Grande Guerre. Éloge du loyalisme indigène, et construction du mythe Lyautéen : aux sources de la renommée des combattants marocains en France » par Guillaume Denglos (doctorant de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

11h40 - « La Guerre 14/18 dans les faits divers de la presse tunisienne : informations, réalités, limites » par  Nessim Znaien, doctorant IRMC, Tunis

12h - « Europeana 1914-18 – exposition en ligne, bibliothèque, archives et lieux de mémoire virtuels » par Meliné Pehlivanian (directrice adjointe du Département oriental de la Bibliothèque d’État, responsable de la sous-section « Région africaine, l’Arménie et la Turquie moderne », Stuttgart, Allemagne)

12h20 – Débat