En France > Lorraine > Moselle > La Moselle dans la Grande Guerre - la bataille de Morhange

La Moselle dans la Grande Guerre - la bataille de Morhange

Le Panorama de la guerre de 1914 – À Morhange près de Nancy (tableau d’Eugène Chaperon)
© Musée national de l’Éducation / CNDP – Rouen
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Du 4 au 10 novembre 2018, le Président de la République  Emmanuel Macron effectue une itinérance mémorielle à travers plusieurs départements affectés, il y a 100 ans, par les combats de la Première Guerre mondiale. Lundi 5 novembre, il fait étape à Morhange, en Moselle.

L’une des batailles de la Première Guerre mondiale, avec celle de Sarrebourg qui a lieu en même temps, la bataille de Morhange s’inscrit dans la bataille des frontières. Elle témoigne également, avec celles de Charleroi et de Rossignol (Ardennes belges), des massacres de ce début de guerre. Le 22 août, ce sont 27 000 soldats français qui trouvent la mort en une journée : c’est le jour le plus sanglant de l’histoire militaire du pays.

La bataille de Morhange se déroule les 19 et 20 août 1914 sur un front qui s’étire sur près de 30 kilomètres et implique séparément les villes de Morhange et de Dieuze. Deux batailles séparées se développent alors : celle de Morhange à l’ouest avec le 20e corps d’armée commandé par le général Foch, et celle de Dieuze, à l’est, avec les 15e et 16e corps d’armée. Les deux villes – distantes de 14 kilomètres – étaient en effet séparées par les lignes fortifiées des hauteurs de la forêt de Bride, tenues par les unités allemandes.

Carte publiée dans l'Atlas de la Grande Guerre, le 14e hors-série de la revue 14-18 le Magazine de la Grande Guerre

Après la défaite, les troupes françaises se retirent sur les hauteurs du Grand-Couronné, à proximité de Nancy, où elles repoussent l’avancée allemande.

Deux sites rappellent encore la bataille de Morhange :

  • Le monument commémoratif de la bataille de Morhange, constitué d’un obélisque en granit gris des Vosges, en haut du promontoire d’où les Allemands pouvaient quadriller le champ de bataille avec l’artillerie lourde ;
  • Le cimetière allemand du Hellenwald abrite, dans un sous-bois, 4 754 soldats du Reich et les tombes de civils allemands morts pendant l’annexion, entre 1871 et 1914. Quelques centaines d’officiers et de soldats français y furent aussi inhumés après avoir été hospitalisés dans les dispensaires de la ville, puis leurs corps furent déplacés dans les autres nécropoles. La présence de tombes allemandes dans un paysage de forêt donne à ce cimetière une atmosphère funèbre et paisible toute particulière.