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Compagnie Difé Kako : Noir de boue et d’obus

Noir de boue et d'obus.
© Patrick Berger
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

En imaginant une rencontre au cœur de la Première Guerre mondiale, la compagnie Difé Kako s’interroge sur les ressorts du rapport à l’Autre, dans une période où l’Autre est un parfait inconnu voire un étranger.

Chantal Loïal entremêle traditions musicales et chorégraphiques diverses (gwoka de la Guadeloupe, bèlè de la Martinique et danses d’Afrique de l’Ouest) et vocabulaire contemporain, avec la complicité de quatre interprètes issus d’univers chorégraphiques différents. Ni oeuvre de mémoire et encore moins célébration héroïque ou patriotique, cette nouvelle création tente, dans un contexte où l’intime est mis à nu par des circonstances extraordinaires, de dépasser l’image d’Epinal pour explorer la relation entre quatre êtres que tout oppose.

Chez ces individus, que la guerre a mués, au rythme des marches militaires de simples corps, et sous l’influence de la propagande militaire en archétypes, il s’agit d’essayer de retrouver une humanité commune. La pièce explorera donc cet espace de rencontre qui, à travers musique et danse, aboutit à une expression partagée, un syncrétisme d’aujourd’hui.

La compagnie Difé Kako se compose de danseuses possédant une formation de danse pluridisciplinaire (classique, moderne, jazz, danses traditionnelles de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique Centrale, du Mahgreb, de la Guadeloupe, de la Martinique) et de musiciens maîtrisant différentes percussions et instruments (djembé, dum-dum, les tambours ka, maracas, chacha, accordéon, basse, balafon, ti-bwa, steel pan).

Chorégraphie : Chantal Loïal
Assistante chorégraphique : Julie Sicher
Interprètes : Louise Crivellaro, Mariama Diedhiou,
Alseye N’Dao et Julie Sicher
Création sonore : Pierre Boscheron
Création lumière : Stéphane Bottard
Costumes : Michèle Sicher