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La Grande Guerre au miroir de la bande dessinée

Jean-François Bruckner - Cicatrices de guerre(s)
© éditions de la Gouttière
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Nombreux sont aujourd’hui les récits dessinés qui évoquent le premier conflit mondial et certains critiques vont même jusqu’à parler d’une nouvelle écriture de la guerre en bande dessinée, voire d’un sujet à la mode. Pourquoi la Grande Guerre intéresse-t-elle autant les auteurs de bandes dessinées ? Qu’elle soit réaliste, humoristique, fantaisiste, et quelles que soient les époques (de Bécassine1 à la série Le Cœur de Bataille2 ), la bande dessinée se manifeste comme un véritable laboratoire d’imageries mémorielles de la Grande Guerre. Or loin des illustrés d’époque et depuis Tardi avec C’était la guerre des tranchées3, qui fait figure de classique fondateur - comment les dessinateurs se sont-ils emparés d’un tel sujet ? Peut-on aujourd’hui parler d’un renouveau de la Représentation de la Grande Guerre en bande dessinée ? Et si les artistes recréent et réinterprètent l’Histoire avec des référents et des approches qui leur appartiennent, est-il pertinent de parler d’une représentation de la Grande Guerre au singulier ?

L’attrait pour la Grande Guerre

L’engouement des dessinateurs de bande dessinée pour 14-18 s’explique selon un triple point de vue.

L’inspiration personnelle de certains dessinateurs, dans ce qu’elle a d’unique et de plus intime, prédispose d’abord à une mise en récit de souvenirs familiaux souvent traumatisants. En effet, l’intérêt de certains dessinateurs pour 14-18 repose sur le fait qu’ils ont dans leur cercle familial un grand-père, un grand oncle... qui a fait la guerre et dont les récits sur l’atroce réalité du conflit les ont marqués. C’est notamment le cas de Jacques Tardi, qui dans C’était la guerre des tranchées, met en scène les récits de son grand-père que lui racontait sa grand-mère. Dans Couma aco, Edmond Baudoin évoque en quelques vignettes l’histoire de  son grand père John Carney qui « tout jeune avait travaillé dans une boucherie. C’est ce qui avait dû le sauver en 14-18 »4 .De même, Gibrat dans Mattéo5 ou Appollo dans La grippe coloniale6 inscrivent leurs récits dans une histoire familiale intergénérationnelle et personnelle. Mattéo est le fils d’un anarchiste espagnol, réfugié à Collioure. De par ce statut d’immigré, il échappe à l’appel sous les drapeaux que la guerre de 14 lance à travers tous les villages de France… Il y échappe mais c’est sans compter l’amour qu’il porte pour l’insouciante Juliette qui ne parle que de Guillaume, lui qui s’est engagé comme aviateur… Par dépit amoureux, malgré les lettres de son ami Paulin, Mattéo va franchir le pas et connaître le sort que les tranchées réservent aux combattants… Jeune et idéaliste, Mattéo possède les mêmes traits que ceux de Jean-Pierre Gibrat à l'âge de 20 ans : « effectivement, à l'époque où j'avais 16 ans, je vivais dans une famille militante. J'assistais à des réunions de la Jeunesse communiste. Mais ma motivation n'était pas tout à fait d'ordre idéologique. En réalité, j'étais amoureux d'une jeune fille de mon âge qui y assistait aussi ».

Dans La grippe coloniale d’Appollo, l’histoire se situe en mars 1919, les derniers soldats de la Grande Guerre rentrent à la Réunion où ils sont accueillis en héros. Mais le retour dans la vieille colonie n'est pas aussi joyeux qu'on peut l'espérer : les soldats ont changé durant la guerre, ils sont infirmes, révoltés, désabusés, et portent un regard amer sur une île qui a évolué sans eux. Évariste Hoarau et quelques autres démobilisés essaient tant bien que mal de retrouver une place dans une société où les tensions sociales et raciales sont vives, tandis qu'un mal foudroyant frappe la colonie : la Grippe Espagnole emmenée par le navire des soldats... Ce récit qui reçoit en 2003 le grand prix de l’association des critiques de bande dessinée s’imbrique dans l’histoire personnelle de son auteur. Il faut dire qu’Appollo grandit en Afrique du Nord et à la Réunion où il fonde en 1986, le journal de bande dessinée : Le cri du margouillat.

De ces points de vue, dessiner sur 14-18 devient sous les pinceaux des artistes une aventure où l’intime côtoie la Grande Histoire.

La bande dessinée apparaît ensuite comme un puissant vecteur idéologique et évoquer la Grande Guerre en bande dessinée n’est jamais neutre. Si la plupart albums qui paraissent aujourd’hui consignent une démarche pacifiste et antimilitariste, celle-ci s’inscrit en contrepoint du discours patriotique des illustrés d’époque comme Les pieds Nickelés7 ou Bécassine. Du point de vue franco-belge l’évolution de l’image de l’ennemi ou du soldat apparaît ici comme exemplaire. En effet, si dans les illustrés d’époque les faits héroïques sont largement mis en relief et les « Boches » tournés en dérision à grand coup de stéréotypes, en revanche dans la plupart des bandes dessinées d’aujourd’hui le poilu est une victime et il s’agit davantage de « faire la guerre à la guerre plutôt que la guerre aux boches » selon l’expression de Bruno Denéchère et Luc Révillon8. Dans les trois vignettes des Pieds Nickelés s’en vont en guerre, Forton mêle subtilement acte héroïque (les trois compères s’emparent d’un drapeau ennemi) et haine de l’ennemi (brocardée par l’expression « Mort aux Boches ! » sur le vieux pan de chemise suspendu entre des fusils disposés en faisceaux et que laissent derrière eux les trois protagonistes).

Enfin, il semble exister aussi certaines affinités particulières entre les matériaux que la Première Guerre mondiale - guerre moderne et totale - propose à l’imagination et les codes spécifiques de la bande dessinée. Et dans cette perspective, le neuvième art de favoriser l’invention narrative et graphique. Les auteurs peuvent alors puiser dans tous les thèmes et les genres littéraires pour construire un récit qui n’est pas une simple historiette. Dans l’album La tranchée de Adam et Marchetti, le lieutenant Sauveur de la police militaire enquête : « un homme est mort ! Un parmi des milliers d’autres, certes… Mais cette fois ce n’est pas la guerre qui l’a tué… et je compte bien que son meurtrier soit arrêté ! »9. Les scénaristes se plaisent ainsi à construire une structure narrative plus ou moins élaborée où la Grande Guerre n’est qu’un prétexte, une toile de fond pour illustrer une intrigue plus complexe.

Dans de nombreux récits les conséquences de la guerre et de la démobilisation sont souvent mises en relief. L’utilisation de flash back permet alors au lecteur de voyager rétrospectivement au cœur des tranchées : c’est le cas dans Une après-midi d’été10 de Bruno Le Floc’h où après la guerre la vie a repris son cours dans un petit port de pêche breton. Mais le souvenir de la der des ders reste présent. Trop présent même. Pour Perdix et Nonna, les jours heureux sont loin : elle attend que son bien aimé la demande en mariage, mais lui n’est que silence, mutisme et solitude. Il ressasse sans fin son expérience dans les tranchées.

Dans Les Caméléons de Le Henanf et Fabuel, Théo lieutenant d’une unité spéciale de peintre-soldat, a refait sa vie après la guerre. Il vit avec Elsa, la riche femme d’un de ses anciens compagnons d’armes disparu dans les tranchées. Tout semble réussir au jeune homme, lorsque son passé refait surface… De la même façon, Rabaté dans Ex Voto – Monsieur Verbum11 procède par un subtil va et vient entre les évènements de la Grande Guerre et l’après. Avec la démobilisation de Verbun ancien poilu c’est toute la problématique du souvenir, du traumatisme lié à la guerre et du devoir de mémoire confrontés à l’Histoire qui se trouve posé.

D’autres œuvres vont même jusqu’à jouer avec les codes esthétiques du neuvième art. Nicolas Junker dans Le Front12 propose toute une série de courts récits séquentiels sans paroles et en noir et blanc jouant aussi avec l’espace entre les cases.

L’imagination graphique s’exerce aussi sous la plume d’un David B. : chaque homme tué au combat renaît-il dans le ciel sous la forme d'une étoile ? Voir en rêve un autobus est-il vraiment un signe de mort prochaine ? En 1917, Jan Van Meer, agent des services secrets alliés et folkloriste distingué, parcourt l'Europe à la recherche de l'ingénieur Hellequin, inventeur du canon à rêves et du barbelé végétal, passé maître dans La lecture des ruines13.

Au final, si ces démarches d’auteurs engendrent des œuvres originales et étonnantes, l’objectif des artiste demeure identique : il s’agit de mettre à distance la guerre. Et à cette fin, ils puisent dans les ressources de l’imaginaire et les potentialités infinies du neuvième art.

Les couleurs de l’imaginaire d’une Grande Guerre de papier

Au regard des bandes dessinées sur 14-18 parues à ce jour, on constate que plusieurs approches : documentaire et réaliste ; satirique et humoristique ; fantastique et merveilleuse permettent d’aborder la Première Guerre mondiale comme le symbole intemporel d’une guerre moderne dans l’imaginaire collectif.

L’approche réaliste et documentaire se caractérise par la volonté de produire l’effet du réel le plus puissant possible, de prendre le lecteur au piège de l’illusion réaliste pour accréditer d’autant mieux la fiction que propose le récit. Si dans ce registre, la bande dessinée didactique se veut être le reflet de la chronologie des évènements liés à la Première Guerre mondiale, la bande dessinée réaliste trouve dans la « docu-fiction » un terrain d’exercice particulièrement intéressant avec Jacques Tardi notamment. En effet, l’auteur de Putain de guerre14 s’appuie sur la solide documentation historique que lui fournit son fidèle collaborateur Jean-Pierre Verney pour recréer une atmosphère historique réaliste à ses récits. L’objectif de Tardi est alors d’exposer des micro-histoires de combattants dans les tranchées. Il ne s’agit pas de mettre en relief des faits héroïques mais de raconter des faits quotidiens comme la relève d’un camarade aux avants postes, la pluie, la boue… Et c’est la somme de ces histoires individuelles qui contribuent à forger selon lui la grande Histoire. D’autres auteurs choisissent le mode du portrait pour étudier en toile de fond le premier conflit mondial. David Vandermeulen dresse dans deux volumes magnifiques le portrait de Fritz Haber15, l’inventeur du gaz moutarde. Mais apporter une coloration historiquerigoureuse au récit est-elle indispensable pour peindre la Grande Guerre comme une guerre moderne dans l’esprit des lecteurs ?

L’approche fantastique, merveilleuse et de science fiction permet de donner une forme immédiate aux divagations de notre imaginaire, lesquelles procèdent souvent par amalgame, croisement ou détournement des matériaux du réel. Cette déviation du regard, cette façon de tordre les apparences se décline alors dans la bande dessinée, avec une facilité que n’ont pas les autres médias (photographie, cinéma). Sur le mode de l’onirisme Comes avec L’ombre du Corbeau16 ou Manu Larcenet avec les aventures rocambolesques de Vincent van Gogh dans La ligne de front17 ou du soldat inconnu dans Crevaisons18 réinterprètent dans un style qui leur est propre l’univers de 14-18.

De leur côté, Toppi dans Myetzko19, Dumontheuil dans Le roi cassé20 ou Luc Brunschwig et Sylvain Runberg dans Les nouvelles aventures de Mic Mac Adam21 emportent le lecteur sur les sentiers du fantastique et du merveilleux. Avec ces marchands de rêve, la Grande Guerre se manifeste dans le contexte de séries où elle ne paraît pas attendu, ou alors au prix d’anachronismes et de nombreuses invraisemblances. Par ailleurs, dans le domaine de la science-fiction une série comme Valérian22 agent spatio-temporel trouve dans 14-18 une source d’inspiration parfois étonnante. Dans la même perspective, La mandiguerre23 de Morvan et Tamiazzo propose d’illustrer la première guerre spatiale où le capitaine d’Argonne conduit un vaisseau sidéral et où les Gaspards s’engagent dans une lutte contre les terribles Mandis, belliqueuse race extra-terrestre. Plus récemment encore, Les sentinelles24 revisitent le genre proposant un super poilu dans la veine des héros de comics anglo-saxon.

L’approche humoristique quant à elle imprègne peu le corpus de bandes dessinées sur la Grande Guerre.  Il faut dire que traiter de 14-18 n’est pas un sujet comique et joyeux. Toutefois, les seules bandes dessinées qui évoquent le conflit le font sur un mode satirique. Humour en tranch(é)es25 de Armant et Carpentier s’appuie par exemple sur une multitude de scénettes sarcastiques et ironiques pour décrire la vie des soldats au front. Par ailleurs, Goscinny, considéré comme le maître du comique dans l’univers du neuvième art se risque seulement le temps de quelques planches sur les sentiers de 14-18. Dans Iznogoud enfin calife !26, le fameux vizir et son fidèle serviteur Dilat Larath se retrouvent en effet propulsés dans les tourments de la Grande Guerre...

La répartition sérieux ; humour ; fantastique/merveilleux des œuvres de bandes dessinées sur 14-18 semble correspondre à ce que Gilbert Durand appelle les « structures anthropologiques de l’imaginaire ». Dans les bandes dessinées se dessine alors une sorte de mythologie de la Grande Guerre qu’il convient de décrypter.

(Re)présenter la Grande Guerre en bande dessinée

Dans leur(s) (re)présentation(s) de la Grande Guerre en bandes dessinées, les dessinateurs utilisent des éléments signifiants permettant aux lecteurs d’authentifier le contexte historique dans lequel se déroule les aventures qui lui sont proposées.

La dimension spatio-temporelle permet d’abord de dresser le cadre d’une Grande Guerre qui se résume dans les planches à une guerre d’usure et à quelques moments clés. L’épisode des taxis de la Marne, le naufrage du Lusitania, la signature de l’armistice sont autant de séquences qui ont la faveur des dessinateurs et qui ont marqué les imaginaires.

Dans cette perspective, l’histoire-bataille trouve un terrain d’exercice privilégié dans la mise en scène des grandes offensives de la Marne à Verdun. L’affrontement, moment paroxystique de la guerre se trouve réduit, le temps de quelques planches, à une séquence d’assaut présentée comme des bribes de souvenirs d’un ancien combattant. De même, les mutineries ne sont pas représentées en tant que telle et les dessinateurs préfèrent s’appesantir sur leurs conséquences : conseils de guerre, exécutions et fusillés pour l’exemple. Très vite se dessine alors une géographie de papier de la Première Guerre mondiale qui s’organise selon le triptyque : tranchée, no man’s land et arrière. Et c’est le front du Nord de la France qui obtient la faveur des dessinateurs offrant ainsi l’image d’une guerre essentiellement terrestre. Peu de bandes dessinées évoquent l’arrière. Parfois quelques auteurs privilégient l’esprit chevaleresque d’une guerre dans les airs (Le baron Rouge27) ou sur mer (U 2928) et certains se risquent à changer la convention géographique adoptée par la majorité des auteurs mais ces récits restent marginaux (Quintett29; La mort Blanche30).

Ensuite, les artistes utilisent un certain nombre d’éléments iconiques et/ou verbaux signifiants pour permettre au lecteur de se repérer dans l’univers de 14-18. Quelques icônes sont alors révélateurs et associés directement dans les mentalités collectives à la Grande Guerre. L’Allemand est symbolisé par un accent, un uniforme. Ainsi, dans une séquence de la série Zoo31 de Bonifay et Frank le casque à pointe suffit à représenter le soldat allemand. Ces tentatives d’« iconisation » relèvent dans le neuvième art d’un regard stéréotypé en construction. L’image de la femme évoluant dans le contexte de la Grande Guerre se résume à une étiquette fonctionnelle : elles sont présentées comme des marraines de guerre, des infirmières (les anges blancs), des veuves éplorées ou des munitionnettes. Peu nombreuse sont les Mata Hari ou les femmes héroïques ! Pour autant ce sont les corps de trois femmes assassinées qui  sont l’objet de l’attention de l’état major dans la série Notre mère la guerre32 de Maël et Kris. Le lieutenant Vialatte mène l’enquête entre deux slaves ennemis. De la même façon, l’image de l’autre et notamment du tirailleur sénégalais répond à un schéma sans cesse répété où l’on discerne tout le poids des stéréotypes hérités d’une longue tradition iconographique. Le tirailleur c’est non seulement l’ami Y’a bon de la publicité Banania mais aussi un sauvage, un guerrier terrifiant, portrait que nous en dressait la propagande allemande. Dans les bandes, cette double vision demeure : ce soldat africain déraciné fascine et fait peur à la fois !

Des attitudes, enfin permettent de dresser et de codifier la geste de 14-18 dans le neuvième art. De l’épopée héroïque avec les illustrés d’époque à la grammaire de la souffrance illustrée dans les bandes dessinées d’obédience pacifiste et antimilitariste d’aujourd’hui, la Grande Guerre demeure un terrain d’exercice idéologique. Depuis Tardi, l’industrialisation de la mort est ainsi associée à une allégorisation de la guerre : le marmitage, le feu de la mitraille, les gaz… illustrent l’idée de guerre totale et moderne. Et tout récemment la représentation du génocide arménien33 évoque l’indicible à travers la notion de mort de masse. Est-ce dire si la bande dessinée est un média qui peut se risquer à tout montrer, tout représenter ?

De ce rapide parcours, se dessine dans le miroir de la bande dessinée un reflet déformé de la Grande Guerre. De fait un certain nombre de stéréotypes, invariants de l’imaginaire émerge de l’étude d’un large corpus34 structurant ainsi le cadre d’une mythologie iconographique de la Première Guerre mondiale. Cette déformation du regard, ce travestissement de la mémoire intéresse au plus haut point l’historien car les images sur 14-18 qui peuplent notre imagination, et notamment celles des dessinateurs, ne naissent pas ex-nihilo mais sont le fait d’un long cheminement historique. Cependant, la Grande Guerre a aussi été abordée sous des angles de vue divers, cherchant aux limites du temps, de l’espace et des thèmes à concilier l’horreur de masse et l’individualisme propre au héros classique, la soumission hébétée au contexte et la notion de libre arbitre. De nouvelles voies plutôt étroites, tout en en oubliant d’autres (les bandes dessinées traitant de l’arrière demeurent encore trop peu nombreuses !) cherchent à renouveler la représentation de la Grande Guerre ce qui contribue à « rendre vivant » l’imaginaire de 14-18 dans la bande dessinée.

1  Quatre aventures de Bécassine  ayant trait à la Grande Guerre furent publiées en album. Elles sont signées Caumery-Pinchon. Mais, alors que J-P Pinchon était mobilisé, Bécassine chez les Alliés et Bécassine mobilisée furent dessinés par E. Zier.
- Bécassine pendant la Guerre, éd. Gautier, 1916.
- Bécassine chez les Alliés, éd. Gautier-Languereau, 1917.
- Bécassine mobilisée, éd. Gautier-Languereau, 1918.
- Bécassine chez les Turcs, éd Gautier-Languereau, 1919.

2 Morvan J-D., Kordey I., Le cœur des Batailles, t.1-2, Delcourt, 2007-2009.

3 Tardi Jacques, C’était la guerre des tranchées, Casterman, 1993.

4 Baudoin Edmond, Couma Aco, Futuropolis, 1991.

5 Gibra Jean-Pierre, Mattéo première époque (1914-1915), Futuropolis, 2008.

6 Appolo, Huo-Chao-Si, La grippe coloniale, I- Le retour d’Ulysse, Vents d’Ouest, 2003.

7 L’Épatant, n°1 au n°1517, 9/04/1908 - 16/1937, date à laquelle il devient L’Épatant nouvelle série. La bande dessinée de L. Forton, Les Pieds Nickelés fut publiée en six fascicules brochés, Offenstadt, 1915 - 1917.

8 Denechère Bruno et Révillon Luc, 14-18 dans la bande dessinée, images de la Grande Guerre de Forton à Tardi, La Bulle au carré, Cheminements, 2008.

9 Adam et Marcetti, La tranchée, 1-Sauveur, Vent d’Ouest, 2006, p.9.

10 Le Floc'h B., Une après midi d’été, Delcourt, 2006.

11 Rabate et Zamparutti, Ex voto- Monsieur Verbun, Editions Vents d’ouest, 1994.

12 Junker N., Le front, Treize Etrange, 2003.

13 David B., La lecture des ruines, Dupuis, 2001.

14Tardi J., Verney J-P., Putain de guerre ! 1914, 1915, 1916, Casterman, 2008.

15 Vandermulen D., Fritz Haber, t.1 et t.2, Delcourt, 2005-2007.

16 Comes D., L’ombre du corbeau, Le Lombard, 1981.

17 Larcenet  M., Une aventure rocambolesque de Vincent Van Gogh : La ligne de Front, Dargaud, 2004.

18 Larcenet  M., Une aventure rocambolesque Du soldat inconnu : Crevaisons, Dargaud, 2009.

19 Toppi S., Myetzko, Mosquito, 2001.

20 Dumontheuil N., Le roi cassé, Casterman, 2005.

21 Brunschwig L., Runberg S., Benn A., Les nouvelles aventures de Mic Mac Adam, t.1-5, Dargaud, 2001-2007.

22 Christin P., Mezieres J-C., Valérian, Sur les terres truquées, Dargaud, 1977.

23 Morvan J.-D., Tamiazzo S., La Mandiguerre, t.1-4, Delcourt, 2001-2007.

24 Dorison X. Breccia E., Les Sentinelles, chapitre premier : juillet-août 1914, Les moissons d’acier, Robert Laffont, 2008.

25 Armant C., Carpentier L-M., Humour en tranch(é)es, Les Archers, 1986.

26 Goscinny R., Tabary J., Iznogoud, Iznogoud enfin Calife !, éd. Tabary, 1989.

27 Kanigher R., Kubert J., Enemy Ace 1 (Le Baron rouge), DC Comics, 2008.

28 Rotomago, Calvez F., U-29, Akileos, 2005.

29 Giroud F., Bonin C., Gillon P., Cuzor S., Kraehn J-C., Quintett, t.1-5, Dupuis, 2005-2007.

30 Morisson R., Adlard C., La mort blanche, Les Cartoonists Dangereux, 1998.

31 Bonifay P., Frank Pé, Zoo, t.1-3, Dupuis, 1994-2007.

32 Kris Et Mael, Notre mère la guerre, 4 volumes, Futuropolis, 2009-2012.

33 Cossi Paolo, Medz Yeghern – Le grand mal, Dargaud, 2009.

34 Voir Le catalogue d’exposition La Grande Guerre dans la bande dessinée de 1914 à aujourd’hui sous la direction de Vincent MARIE et de l’Historial de Péronne, Edition Cinq Continent, 2009.