Une pression fiscale trop lourde dans l'Empire allemand en 1914

Une pression fiscale trop lourde dans l'Empire allemand en 1914

Un employé de la Banque centrale du Reich compte des sous à l'aide d'un compteur de monnaie.
© Ullstein Bild / Roger-Viollet
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Ça grogne en Allemagne

En Allemagne, la colère gronde chez les contribuables à cause de l’accumulation des taxes. Le système fiscal superpose en effet les impôts indirects pour le Reich et les impôts directs pour les États qui le composent, sous forme d’un impôt progressif sur le revenu. Les finances du Reich viennent principalement des droits de douane et des taxes sur la consommation. La contribution exceptionnelle à la défense a été instaurée en 1913 sur les hauts revenus et les grandes fortunes. Elle va rapporter environ 1 milliard de marks et servira à financer les infrastructures nécessaires au développement de l'armée.

Et ça râle en France

En France, la fronde se cristallise sur le projet d’impôt sur le revenu. Jusque-là, les impôts directs sont assez bas, attachés aux signes extérieurs de richesse et pèsent surtout sur le capital foncier. Les taxes indirectes fournissent la majorité des ressources de l'État, les revenus bas sont donc les plus touchés. Le projet de Caillaux n'est finalement voté que le 3 juillet 1914, après avoir été largement allégé par la majorité conservatrice qui représente les agriculteurs et les classes moyennes de l'industrie et du commerce, résolument hostiles à toute forme d'impôt sur le revenu.