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Les caricatures du Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

Le Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück a sélectionné ces caricatures dans son fonds 1914-1918.

Caricature de Jean Gabriel Domergue

Jean Gabriel Domergue (Bordeaux 1889 – 1962 Paris). « Le Professeur de ‚Kultur‘ – Kultur‘ s’ecrit avec un ‚K‘ / se fait avec deux K K / Le ‚Bouillon de Kultur‘ est le / Produit réservé à l’exportation / Exigez le ‚K‘ évitez le co[...] / M.. de in Germany ». Décembre 1914. Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». Un professeur allemand enseigne à un jeune élève avec casque à pointe les aspects de la « Kultur » allemande, mot également inscrit sur le pot de chambre de l’élève... Le terme est toujours écrit à l’allemande, signifiant ainsi que la culture allemande n’est pas équivalente, ni même comparable à celle des peuples civilisés.

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

Jean Gabriel Domergue (Bordeaux 1889 – 1962 Paris). « Le Paon Germanique – „Ils ont leur Roi Soleil, moi, je suis comme la lune!!! » Décembre 1914. Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». Evoquant le célèbre portrait de Louis XIV peint par Hyacinthe Rigaud en 1701-1702, une caricature parmi les innombrables qui existent du Kaiser Guillaume II, fustigeant ici sa pathétique vanité et sa volonté puérile de ressembler au « Roi-Soleil ».

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

René Georges Hermann-Paul (Paris 1874 – 1940 Ste. Marie/dlMer). « Laisse-moi pleurer ... je suis fière quand même! ». Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». La famille des « héros de guerre », entre peine et fierté inutile.

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

René Georges Hermann-Paul (Paris 1874 – 1940 Ste. Marie/dlMer). « La Bague  – Envoie le doigt avec ... ce sera plus délicat ... ». Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». Deux soldats allemands présentés comme des Huns sauvages, une représentation courante dans la caricature, permettant à la propagande de présenter les combattants comme des criminels de guerre.

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

Francisque Poulbot (St. Denis 1879 – 1946 Paris). « Attendez! François Joseph a encore mal au ventre ... ». Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». La Première Guerre mondiale vu comme un jeu d’enfants. Poulbot se moque ici de l’empereur d’Autriche-Hongrie François-Joseph Ier (1830-1916) en le représentant comme un enfant perpétuellement malade, une critique courante à l’égard du vieux souverain.

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

Théophile Alexandre Steinlen (Lausanne 1859 – 1923 Paris). « Sous la botte », 1915. Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». Un soldat allemand triomphant. Sous sa botte se trouvent une femme et un enfant morts. La symbolique de la « botte allemande » sous laquelle les peuples sont asservis prend ici tout son sens.

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

Théophile-Alexandre Steinlen (Lausanne 1859 – 1923 Paris). « Classe 17 – 8 […] ». Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». Un groupe de jeunes hommes en civil suit un policier. Il s’agit d’élèves qui sont incorporés. La représentation sombre souligne le sérieux de la situation et le lourd tribut payé par la jeunesse pendant la Première Guerre mondiale.

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

Tancrède Synave (Paris 1870 – 1936). « aux petits réfugiés – Là fut notre maison ... », 1915. Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ».Les enfants, par définition faibles et victimes de la guerre, sont une importante source de propagande de guerre émotionnelle.

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

Abel Truchet (Versailles 1857 – 1918 Auxerre). « En Champagne – Si, au moins, ils avaient planté tout ça en pommes de terre! ...  ». Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». La naïveté de l’officier allemand qui regarde un vignoble de Champagne et ne peut comprendre la valeur de ces précieuses vignes. Il ne pense qu’aux pommes de terre, seul moyen de combler la faim énorme d’un peuple allemand sans raffinement.

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück

Abel Truchet (Versailles 1857 – 1918 Auxerre). Les Champs de bataille – des cimetières. Prêt de la fondation « Ernst von Siemens Kunststiftung ». Une vieille femme courbée s’avance sur un champ de tombes : la tristesse au-dessus des champs de bataille que l’on doit à l’armée allemande, de la guerre de 1870 (Sedan) à celle de 1914, en passant par la conquête coloniale (Zululand, allusion à la conquête de l’Afrique orientale allemande à partir de 1885).

© Musée d’histoire culturelle d’Osnabrück
  • Caricature de Jean Gabriel Domergue
  • Caricature de Jean Gabriel Domergue
  • Caricature de René Georges Hermann-Paul.
  • Caricature de René Georges Hermann-Paul.
  • Caricature de Francisque Poulbot.
  • Caricature de Théophile Alexandre Steinlen.
  • Caricature de Théophile Alexandre Steinlen.
  • Caricature de Tancrède Synave.
  • Caricature d'Abel Truchet.
  • Caricature d'Abel Truchet.
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