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Les archives de l'exposition « L'ivresse de la bataille » du Musée de la bière de Stenay

Le Musée de la Bière de Stenay a sélectionné ces documents dans le fonds 14-18 présenté dans le cadre de son exposition temporaire « L'ivresse de la bataille - la consommation d'alcool sur le front 14-18 » à découvrir jusqu'au 1er décembre 2016. En complément des collections du Musée de la Bière, l’exposition bénéficie de prêts exceptionnels de collections privées meusiennes. Des institutions publiques, comme le Département de la Meuse via la collection Diors, les Archives Municipales de la Ville de Stenay et le Musée français de la brasserie à Saint-Nicolas-de-Port ont également contribué à l’élaboration de ce projet. Ainsi, de nombreuses pièces présentées, sont montrées publiquement pour la première fois en Lorraine.

Gourde française d’un litre créée en 1870 et faisant partie du paquetage officiel du soldat français pendant la Première Guerre mondiale. Cette gourde servait notamment au transport de la ration quotidienne d’alcool (collection particulière).
Gourde française d’un litre créée en 1870 et faisant partie du paquetage officiel du soldat français pendant la Première Guerre mondiale. Cette gourde servait notamment au transport de la ration quotidienne d’alcool (collection particulière).
© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Gourde de 80 centilitres créée en 1907 pour les armées allemandes. L’usage du bouchon à vis en métal la rendait plus hermétique que la gourde française fermée par un bouchon en liège. Cette gourde servait notamment au transport de la ration quotidienne d’alcool. (collection particulière)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Carte postale intitulée « Eine Kantine in Feindesland » (traduction : une cantine en territoire ennemi). Cette carte postale intitulée représente une de ces coopératives militaires qui se généralisent sur le front à partir de 1916 et dans lesquelles les soldats peuvent trouver de nombreux alcools. (collection particulière) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Carte postale « Poilus que désires-tu ? ». Les familles envoient régulièrement des colis parmi lesquels il n’est pas rare de trouver des fioles d’alcool. A partir de février 1915, lorsque les tickets de rationnement font leur apparition et que la pénurie s’installe, les envois alimentaires deviennent moins conséquents. (collection particulière) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Bouteille d’alcool de Ricqlès - La marque « Ricqlès », un alcool réalisé à base d’huile essentielle de menthe poivrée, est réputée auprès des soldats pour effacer tous signes de fatigue après l’effort et assainir l’eau. Cet alcool a été inventé quelques décennies plus tôt, en 1838, par Samuel Heyman de Ricqlès qui réussit à isoler les actifs de la menthe poivrée. La petite bouteille en verre de Ricqlès devient rapidement un incontournable du paquetage du poilu français. (collection particulière) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Bouteille de Franzbranntwein  - Un des premiers usages de l’alcool sur le front est celui du médicament revigorant. Certains alcools médicamenteux, comme le Franzbranntwein à base de camphre, menthe et pin maritime ne sont pas consommés oralement mais frictionnés directement sur la peau pour apaiser les fièvres. (collection particulière) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Etiquette publicitaire représentant des soldats allemands trinquant avec un alcool de la maison Becher. Le quotidien des soldats est construit sur des valeurs et des pratiques communes constitutives d’un « esprit de corps » : le partage, la solidarité et la fraternisation tissent les liens entre les hommes. Cette convivialité est créée entre autres par la consommation partagée d’alcool. (collection particulière) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Publicité pour un « Deutscher cognac » ou « Weinbrand » de l’entreprise Aspach-Uralt (Revue Illustrirte Zeitung, n° 3741, 11 Mars 1915, p. 296). Le distillateur  Aspach-Uralt n’hésite pas à concevoir la totalité de sa promotion autour des vertus de son alcool sur les troupes armées. Dans une de ses publicités, il met même en scène l’archétype de l’alcoolisme outrancier des poilus et la manière dont les allemands arrivent à en tirer parti. Ces derniers attirent l’ennemi français dans un piège grâce à une bouteille de cognac d’Aspach-Uralt. De manière générale, les propagandes des deux belligérants rejettent systématiquement sur l’ennemi les ivresses excessives. (collection particulière) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Etiquettes publicitaires pour l’alcool de gentiane de l’entreprise Eberhardt - (Traduction : « Soldat / Et avec les radis [il faut] la rave / Avec les filles [il faut] les garçons / Avec les pommes [il faut] les vers / Avec les églises [il faut] les tours / Avec le roi [il faut] la grâce / Avec la charrette [il faut] la roue / Avec les crottins [il faut] des escarbots / Et il faut de l’alcool de gentiane pour aller à la manœuvre »). Pour tromper la soif et la faim et oublier les conditions de vie traumatisantes, les hommes boivent l’alcool qui leur est fourni. De cette manière, ils compensent la brutalité du conflit et l’expérience de la mort quotidienne. (collection particulière) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Etiquettes publicitaires pour l’alcool de gentiane de l’entreprise Eberhardt - (Traduction : « Soldat / Et avec les radis [il faut] la rave / Avec les filles [il faut] les garçons / Avec les pommes [il faut] les vers / Avec les églises [il faut] les tours / Avec le roi [il faut] la grâce / Avec la charrette [il faut] la roue / Avec les crottins [il faut] des escarbots / Et il faut de l’alcool de gentiane pour aller à la manœuvre »). Pour tromper la soif et la faim et oublier les conditions de vie traumatisantes, les hommes boivent l’alcool qui leur est fourni. De cette manière, ils compensent la brutalité du conflit et l’expérience de la mort quotidienne. (collection particulière) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Carte postale des Brasseries de la Meuse - L’État français utilise la consommation de vin comme un élément constitutif du récit national fondé sur une rivalité centenaire avec l’Empire allemand. Le bon « vin naturel » devient le symbole de l’État français qui s’oppose à la civilisation germanique de l’orge fermenté et des alcools industriels. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Affiche de la Société française d’Action contre l’Alcoolisme (1918) - Avec les nombreuses situations d’ivresse attestées sur le front,  le travail des ligues antialcooliques nées au XIXème siècle s’intensifie pendant et après le conflit. Leur combat pour l’interdiction de l’absinthe en 1905 reste un des plus célèbres. (collection du Musée Raymond Poincaré de Sampigny – Département de la Meuse) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Carte postale - Les soldats allemands n’étaient pas que des consommateurs de bière. Sur cette carte postale, ils consomment probablement du vin d’Alsace, du Rhin ou de Moselle contenu dans ces bouteilles au profil allongé, caractéristiques de la production viticole allemande. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Carte postale - L’activité des brasseries en Belgique est très vite perturbée par le conflit. Pour pallier aux pénuries, l’armée belge qui vieille au moral de ses troupes, fait appel à des fournisseurs de bière anglais ou suisses. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Carte postale - La brasserie de Vermelles dans le nord de la France fut complètement détruite pendant le conflit. Elle est un des nombreux exemples de l’impact de la guerre sur la production brassicole française. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse) 

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Typologie des cruchons en grès utilisés sur le front - Peu coûteux, les cruchons en grès sont fabriqués en grande quantité au XIXème siècle. De tailles variées, ils sont récupérés par les fabricants d’alcool, notamment les fabricants d’alcool de grain, et acheminés sur le front. La marque du fabricant et la contenance sont gravées directement dans la terre cuite. Difficiles à nettoyer et trop lourds, ils sont progressivement abandonnées au profit des bouteilles en verre. (collection particulière)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

La chope de réserviste est une tradition allemande symbolisant la fin du service militaire. Leur décor et leur couvercle servent de support à des symboles militaires. Le nom du réserviste, son grade et le nom de ses camarades de régiments figurent sur chaque côté de l’anse. Certaines chopes datées de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle ont été retrouvées sur le front. Les soldats aimaient emporter avec eux des objets qui leur étaient chers dont la chope de réserviste fait manifestement partie. Depuis les années 1980, ces chopes ont fait l’objet de nombreuses reproductions. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Bouteille d’absinthe - La liqueur d’absinthe, produite par les entreprises Pernod dès 1805, est la plus emblématique des boissons à base de plantes du début du XXème siècle. Les militaires, les premiers à se montrer sensibles à cette boisson, sont pointés du doigt. Après l’interdiction de la vente d’absinthe le 15 Août 1914 pour toute la durée du conflit, le président Raymond Poincaré promulgue la loi du 16 Mars 1915 qui prohibe définitivement la fabrication et la vente d’absinthe en France. (collection particulière)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Cruchons de Glüwhein - Le Glühwein est une boisson composée de vin généralement rouge, d’épices et consommée chaude. Elle est largement distribuée aux troupes armées allemandes au moment de Noël. (collection particulière)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Bouteilles de « sekt » - terme générique pour un vin mousseux produit en Allemagne qui se veut très proche des Champagnes français. Il est très fréquent sur le front et se boit glacé ou parfois sabré. Il est produit à l'arrière dans des « Sektkellerei ». (collection particulière)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse

Cruchon d’Allasch de l’entreprise Kantorowicz – Cette entreprise, qui est un des fournisseurs le plus présent sur le front allemand, distribue cette cette eau-de-vie aromatisée au cumin dans des cruchons en grès vernissé. Le nom « Orlow » fait référence à un officier et amant de Catherine II de Russie(collection particulière)

© Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse
  • Gourde française d’un litre créée en 1870 et faisant partie du paquetage officiel du soldat français pendant la Première Guerre mondiale. Cette gourde servait notamment au transport de la ration quotidienne d’alcool (collection particulière).
  • Gourde de 80 centilitres créée en 1907 pour les armées allemandes. L’usage du bouchon à vis en métal la rendait plus hermétique que la gourde française fermée par un bouchon en liège. Cette gourde servait notamment au transport de la ration quotidienne d’alcool. (collection particulière)
  • Carte postale intitulée « Eine Kantine in Feindesland » (traduction : une cantine en territoire ennemi). Cette carte postale intitulée représente une de ces coopératives militaires qui se généralisent sur le front à partir de 1916 et dans lesquelles les soldats peuvent trouver de nombreux alcools. (collection particulière)
  • Carte postale « Poilus que désires-tu ? ». Les familles envoient régulièrement des colis parmi lesquels il n’est pas rare de trouver des fioles d’alcool. A partir de février 1915, lorsque les tickets de rationnement font leur apparition et que la pénurie s’installe, les envois alimentaires deviennent moins conséquents. (collection particulière)
  • Bouteille d’alcool de Ricqlès - La marque « Ricqlès », un alcool réalisé à base d’huile essentielle de menthe poivrée, est réputée auprès des soldats pour effacer tous signes de fatigue après l’effort et assainir l’eau. Cet alcool a été inventé quelques décennies plus tôt, en 1838, par Samuel Heyman de Ricqlès qui réussit à isoler les actifs de la menthe poivrée. La petite bouteille en verre de Ricqlès devient rapidement un incontournable du paquetage du poilu français. (collection particulière)
  • Bouteille de Franzbranntwein  - Un des premiers usages de l’alcool sur le front est celui du médicament revigorant. Certains alcools médicamenteux, comme le Franzbranntwein à base de camphre, menthe et pin maritime ne sont pas consommés oralement mais frictionnés directement sur la peau pour apaiser les fièvres. (collection particulière)
  • Etiquette publicitaire représentant des soldats allemands trinquant avec un alcool de la maison Becher. Le quotidien des soldats est construit sur des valeurs et des pratiques communes constitutives d’un « esprit de corps » : le partage, la solidarité et la fraternisation tissent les liens entre les hommes. Cette convivialité est créée entre autres par la consommation partagée d’alcool. (collection particulière)
  • Publicité pour un « Deutscher cognac » ou « Weinbrand » de l’entreprise Aspach-Uralt (Revue Illustrirte Zeitung, n° 3741, 11 Mars 1915, p. 296). Le distillateur  Aspach-Uralt n’hésite pas à concevoir la totalité de sa promotion autour des vertus de son alcool sur les troupes armées. Dans une de ses publicités, il met même en scène l’archétype de l’alcoolisme outrancier des poilus et la manière dont les allemands arrivent à en tirer parti.
  • Etiquettes publicitaires pour l’alcool de gentiane de l’entreprise Eberhardt - (Traduction : « Soldat / Et avec les radis [il faut] la rave / Avec les filles [il faut] les garçons / Avec les pommes [il faut] les vers / Avec les églises [il faut] les tours / Avec le roi [il faut] la grâce / Avec la charrette [il faut] la roue / Avec les crottins [il faut] des escarbots / Et il faut de l’alcool de gentiane pour aller à la manœuvre »).
  • Etiquettes publicitaires pour l’alcool de gentiane de l’entreprise Eberhardt - (Traduction : « Soldat / Et avec les radis [il faut] la rave / Avec les filles [il faut] les garçons / Avec les pommes [il faut] les vers / Avec les églises [il faut] les tours / Avec le roi [il faut] la grâce / Avec la charrette [il faut] la roue / Avec les crottins [il faut] des escarbots / Et il faut de l’alcool de gentiane pour aller à la manœuvre »).
  • Carte postale des Brasseries de la Meuse - L’État français utilise la consommation de vin comme un élément constitutif du récit national fondé sur une rivalité centenaire avec l’Empire allemand. Le bon « vin naturel » devient le symbole de l’État français qui s’oppose à la civilisation germanique de l’orge fermenté et des alcools industriels. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse)
  • Affiche de la Société française d’Action contre l’Alcoolisme (1918) - Avec les nombreuses situations d’ivresse attestées sur le front,  le travail des ligues antialcooliques nées au XIXème siècle s’intensifie pendant et après le conflit. Leur combat pour l’interdiction de l’absinthe en 1905 reste un des plus célèbres. (collection du Musée Raymond Poincaré de Sampigny – Département de la Meuse)
  • Carte postale - Les soldats allemands n’étaient pas que des consommateurs de bière. Sur cette carte postale, ils consomment probablement du vin d’Alsace, du Rhin ou de Moselle contenu dans ces bouteilles au profil allongé, caractéristiques de la production viticole allemande. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse)
  • Carte postale - L’activité des brasseries en Belgique est très vite perturbée par le conflit. Pour pallier aux pénuries, l’armée belge qui vieille au moral de ses troupes, fait appel à des fournisseurs de bière anglais ou suisses. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse)
  • Carte postale - La brasserie de Vermelles dans le nord de la France fut complètement détruite pendant le conflit. Elle est un des nombreux exemples de l’impact de la guerre sur la production brassicole française. (collection du Musée de la Bière de Stenay – Département de la Meuse)
  • Typologie des cruchons en grès utilisés sur le front - Peu coûteux, les cruchons en grès sont fabriqués en grande quantité au XIXème siècle. De tailles variées, ils sont récupérés par les fabricants d’alcool, notamment les fabricants d’alcool de grain, et acheminés sur le front. La marque du fabricant et la contenance sont gravées directement dans la terre cuite. Difficiles à nettoyer et trop lourds, ils sont progressivement abandonnées au profit des bouteilles en verre. (collection particulière)
  • La chope de réserviste est une tradition allemande symbolisant la fin du service militaire. Leur décor et leur couvercle servent de support à des symboles militaires. Le nom du réserviste, son grade et le nom de ses camarades de régiments figurent sur chaque côté de l’anse. Certaines chopes datées de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle ont été retrouvées sur le front.
  • Bouteille d’absinthe - La liqueur d’absinthe, produite par les entreprises Pernod dès 1805, est la plus emblématique des boissons à base de plantes du début du XXème siècle. Les militaires, les premiers à se montrer sensibles à cette boisson, sont pointés du doigt. Après l’interdiction de la vente d’absinthe le 15 Août 1914 pour toute la durée du conflit, le président Raymond Poincaré promulgue la loi du 16 Mars 1915 qui prohibe définitivement la fabrication et la vente d’absinthe en France.
  • Cruchons de Glüwhein - Le Glühwein est une boisson composée de vin généralement rouge, d’épices et consommée chaude. Elle est largement distribuée aux troupes armées allemandes au moment de Noël. (collection particulière)
  • Bouteilles de « sekt » - terme générique pour un vin mousseux produit en Allemagne qui se veut très proche des Champagnes français. Il est très fréquent sur le front et se boit glacé ou parfois sabré. Il est produit à l'arrière dans des « Sektkellerei ». (collection particulière)
  • Cruchon d’Allasch de l’entreprise Kantorowicz – Cette entreprise, qui est un des fournisseurs le plus présent sur le front allemand, distribue cette cette eau-de-vie aromatisée au cumin dans des cruchons en grès vernissé. Le nom « Orlow » fait référence à un officier et amant de Catherine II de Russie(collection particulière)
informations
sources
Musée de la Bière de Stenay
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