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Les cérémonies du 11 novembre entre les deux guerres dans les collections de la BnF

Ce diaporama, réalisé à partir d'une sélection de photographies de presse conservées à la Bibliothèque nationale de France et consultables sur Gallica, revient sur les cérémonies nationales du 11 novembre entre le Première et la Deuxième Guerre mondiale.

Les Grands boulevards le jour de l'armistice, la foule en liesse à l'occasion du 11 novembre 1918 (photographie de presse / Agence Rol.

Les Grands boulevards le jour de l'armistice, la foule en liesse à l'occasion du 11 novembre 1918 (photographie de presse / Agence Rol).

Le 11 novembre 1918, à cinq heures, l'Armistice est signé à Rethondes, en forêt de Compiègne. Au front alternent des scènes d'émotion, de joie et de fraternisation à l'annonce du cessez-le-feu. La liesse déferle sur la France, tandis que retentissent les coups de canon que Clemenceau a ordonné de tirer. (source : Le 11 novembre, un jour mémoire, Collection « Mémoire et Citoyenneté », n°8, Ministère de la Défense, direction de la mémoire, du patrimoine et des archives)

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Fête de "L'Alsace-Lorraine" à la statue de Strasbourg, place de la Concorde à l'occasion du 11 novembre 1918 (photographie de presse / Agence Rol).

La statue de Strasbourg qui était jusque là drapée de deuil est décorées aux couleurs nationales, plusieurs délégations se pressent et défilent devant elles. Le 11 novembre 1918 la foule qui se presse sur la place de la Concorde navigue dans un espace entièrement mobilisé depuis quelques jours dans le cadre d’une exposition pour un nouvel emprunt national. A l’arrière plan on distingue les ailes des aéronefs qui sont exposés sur le parapet des du jardin des Tuileries. L’ensemble de la place de la Concorde est ainsi occupé par plusieurs dizaines de canons de différents calibres, et un Sturmpanzerwagen qui est installé entre l’obélisque et l’entrée principale du jardin. (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP)

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M. et Mme Poincaré reçus à Buckingham Palace par le prince Albert le 11 novembre 1919 (photographie de presse / Agence Rol).

Après avoir célébré la mémoire des Morts pour la France dans une cérémonie organisée au Panthéon par la Ville de Paris le 2 novembre 1919 (en application de la loi du 25 octobre 1919), Raymond Poincaré se rend en Grande Bretagne en visite d’État. Il est donc amené à vivre les minutes de silence et de pause demandé par le roi George V à l’ensemble de ses sujets. Bien qu’il présente sa présence à Londres en ce jour anniversaire comme une « heureuse coïncidence », le président de la République a fait déposer une couronne de fleurs devant le cénotaphe de Whitehall où se tenait le roi pendant la pause avec pour inscription : « To British heroes who died in battle ». L’annonce de cet événement dans la presse parisienne souligne l’absence de cérémonie publique. (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP) 

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Cérémonies du 11 novembre 1920, cinquantenaire de la création de la République, illuminations place du Palais Royal (photographie de presse / Agence Rol).

Le 11 novembre 1920 est la conclusion festive d’un long débat estival. Il s’agit pour le gouvernement, après la création de la fête nationale pour Jeanne d’Arc, de célébrer le cinquantième anniversaire de la Troisième République. Afin de conclure le débat parlementaire engagé sur la question de fêter le 4 septembre, le transfert de l’anniversaire au 11 novembre permet finalement de fêter la République victorieuse et d’accéder au consensus. Les décorations (ici de la place du Palais Royal) sont réalisées dans ce sens. Elles tranchent avec un élément symbolique fort imposé au dernier moment à André Honnorat, ministre des Beaux Arts et organisateur de cette journée : le Soldat inconnu. La puissance sensible de ce nouveau symbole fait que l’on est souvent amené à retenir à tort la date du 11 novembre 1920 comme le premier 11 Novembre. (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP)

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Au Panthéon, Paris, le 11 novembre 1920, passage du cercueil du soldat inconnu et du coeur de Gambetta (photographie de presse / Agence Rol).

Le coeur de Léon Gambetta est transféré au Panthéon. Il est déposé dans l'escalier qui mène à la crypte.

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Cérémonies du 11 novembre 1920, le char décoré transportant le coeur de Gambetta et le canon transportant le cercueil du soldat inconnu sous l'Arc de triomphe (photographie de presse / Agence Rol).

Le 8 novembre 1920, le parlement vote la loi suivante : "Article 1er : les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d'un des soldats non identifiés morts au Champ d'Honneur au cours de la guerre 1914-1918. La translation des restes de ce soldat sera faite solennellement le 11 novembre 1920."

Le catafalque du soldat inconnu est déposé dans une salle de l'Arc de Triomphe en attendant son inhumation (le 28 janvier 1921).

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11 novembre 1921, anniversaire de l'armistice, élèves de l'école de guerre à l'Etoile, à la tombe du soldat inconnu (photographie de presse / Agence Rol).

« Vous voulez une leçon ? La voilà ! » aurait dit le général Debeney en désignant la dalle sacrée. Il s’adresse aux trois cents élèves des deux promotions de l’École de guerre qui l’ont suivi en cortège pour s’incliner un à un devant le Soldat inconnu le matin du 11 novembre 1921. Suivent notamment des enfants des écoles de Paris et une délégation britannique. L’absence de cérémonie publique s’explique par l’application de la loi créant la commémoration du 11 novembre votée le 9 novembre. En effet, la cérémonie publique doit se dérouler le dimanche suivant le jour anniversaire.(auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP)

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13 novembre 1921, anniversaire de l'armistice, M. Bourgeois et le sénat au tombeau du soldat inconnu (photographie de presse / Agence Rol).

La première cérémonie publique célébrant l’anniversaire de l’Armistice se tient le 13 novembre 1921 en application de la loi du 9 novembre 1921. Le président de la République a commémoré la mémoire de Morts pour la France le 1er novembre avec son épouse. Le 13 novembre, seules des délégations du Parlement (ici M. Bourgeois et la représentation du Sénat) et celle du gouvernement comprenant les ministres de l’Intérieur, de la Guerre, de la Marine et des Pensions, se présentent devant le Soldat inconnu. Cependant, le canevas de la matinée du 11 Novembre prend forme : un premier temps est accordé aux civils (principalement anciens combattants), un second est occupé par la cérémonie officielle avant que l’après-midi soit consacré à hommage des Parisiens (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP).

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Fête de l'Armistice du 11 novembre 1922 : les Maréchaux Franchet D'Esperay, Joffre, Foch et Fayolle (photographie de presse / Agence Meurisse).

Le 11 novembre 1922 tranche avec celui de l’année précédente. Une nouvelle loi votée sous la pression des anciens combattants impose le 11 novembre comme jour chômé et férié : le 11 novembre est désormais la « fête de la Victoire et de la Paix ». La trame générale de la cérémonie est rapidement arrêtée en concertation avec les représentants des anciens combattants. Elle doit associer les drapeaux des régiments dissous portés par des officiers de compléments, le Soldat inconnu –  donc les vivants et les morts de l’Armée – dans un moment de recueillement : la minute de silence. La foule est nombreuse autour de l’Arc de Triomphe, les maréchaux Franchet d’Esperay, Joffre, Foch et Fayolle (ici à l’image) participent à la cérémonie qui s’est fortement militarisée : une partie importante de la garnison de Paris est sur la place de l’Etoile. On note cependant que la première minute de silence est un échec : du bruit l’ayant troublée, Raymond Poincaré demande à ce qu’elle soit renouvelée et respectée : en 1922 il y eut donc deux minutes de silence (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP).

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Armistice, le chapeau des Saint-Cyriens salue les vieux drapeaux, 1923 (photographie de presse / Agence Meurisse).

Le 11 novembre 1923, comme l’année précédente les drapeaux des régiments dissous ont été confiés aux officiers de compléments qui se sont présentés aux Invalides où les cérémonies commencent désormais. Ces emblèmes sont ceux des unités qui ont été retirées de l’ordre de bataille des armées. Ils conservent leur importance symbolique dans la mesure où les unités peuvent être réveillées en cas de besoin. En février 1922, ce sont 390 drapeaux et étendards qui ont été déposés aux Invalides. Le 11 Novembre, une fois confiés aux officiers de compléments ils représentent l’armée de 1914-1918, à ce titre ils bénéficient d’une garde d’honneur conséquente. Dès 1922 la formation du cortège des drapeaux et de sa garde d’honneur ouvre la cérémonie publique. Pendant le trajet ils reçoivent le salut des hommes et des emblèmes devant lesquels ils passent (ici le commandant et le drapeau du détachement de Saint-Cyr). Leur arrivée sur la place de l’Étoile marque la fermeture de l’espace cérémoniel aux civils, ils doivent recevoir les honneurs de l’ensemble des troupes mobilisées pour l’occasion avant de prendre place autour de du Soldat inconnu. Cette année est marquée également par l’inauguration de la Flamme sous l’Arc de Triomphe. L’œuvre du ferronnier Brandt devient le centre d’un culte quotidien : le ravivage de la Flamme assurant la permanence et l’éternité du souvenir. Il ne sera associé que ponctuellement aux cérémonies du 11 Novembre, bien que le ravivage de la Flamme le soir du 11 novembre prenne une dimension particulière sans pour autant changer le rituel. (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP).

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Fêtes de l'Armistice, 1925. M. Doumergue, les Maréchaux et les membres du gouvernement (photographie de presse / Agence Meurisse).

Après l’observation de la minute de silence et être passé sur le front des drapeaux des régiments dissous, le président de la République se présente sur la bordure du terre plein et se retrouve entouré de l’ensemble des invités officiels. Ils doivent assister de cette position au défilé des troupes de la région militaire de Paris qui attendent depuis le matin dans l’avenue Hoche. Ce faisant, l’armée rend  hommage dans un même mouvement à la République (à travers ses représentants) et au Soldat inconnu. (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP).

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Fêtes de l'Armistice, Doumergue au Soldat Inconnu, 1926 (photographie de presse / Agence Meurisse).

Cérémonie solennelle en présence du Président de la République (Gaston Doumergue), du président du Sénat (Justin de Selves), du président de la Chambre (Raoul Péret), du président du Conseil (Raymond Poincaré), des ministres de la guerre et de la marine.

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Anniversaire de l'Armistice, défilé de drapeaux, 1927 (photographie de presse / Agence Meurisse).

La cérémonie de la place de l’Étoile se conclue traditionnellement par le retour des drapeaux des régiments dissous aux Invalides. Les emblèmes et leur escorte descendent les Champs-Élysées jusqu’au Rond-point pour rejoindre le musée de l’Armée où ils doivent reprendre leur place dans la salle Turenne. (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP).

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Fêtes de l'armistice, 1928. Arc de Triomphe (photographie de presse / Agence Meurisse).

Il s'agit du dixième anniversaire de l'armistice. Le matin, une délégation de la British Legion et une autre des Sokols avaient participé à la commémoration. Lors de l'hommage au soldat inconnu sont présents autour du président Gaston Doumergue, Paul Painlevé, Paul Doumer, Fernand Bouisson et Georges Leygue.

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Arc de Triomphe, fêtes de l'armistice, 1929 (photographie de presse / Agence Meurisse).

La cérémonie fut plutôt traditionnelle à l’image de celles des années précédentes. La seule innovation fut l’arbre de la liberté planté par des enfants avenue Foch.

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Fêtes de l'Armistice au Soldat Inconnu, 1930 (photographie de presse / Agence Meurisse).

Le douzième anniversaire de l'armistice s'est déroulé de façon traditionnelle (hommage aux drapeaux,  cérémonie avec les offciels politiques et militaires à l'Arc de Triomphe, défilé militaire).

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Fêtes de l'Armistice, M. Doumer et le gouvernement, 1931 (photographie de presse / Agence Meurisse).

Le déroulé de la cérémonie est traditionnel avec présence des militaires et des personnalités politiques. Une nouveauté fait néanmoins son apparition : la sonnerie aux morts, jouée pour la première fois un 11 novembre. L'Exposition coloniale est associée à cette commémoration avec l'organisation de deux offices religieux (protestant et catholique) puis par une présentation de pelotons de spahis, de chasseurs d'Afrique d'une compagnie de tirailleurs anamites et d'une compagnie de tirailleurs algériens et marocains.

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Commémoration de l'armistice à Paris, 1932. M. Lebrun au milieu des drapeaux des régiments dissous, rend hommage au Soldat inconnu (photographie de presse / Agence Mondial).

L’inclinaison des drapeaux des régiments dissous est un indicateur visuel du déroulement de la minute de silence. La composition d’une Sonnerie aux morts pour clairons et tambours, à la demande du général Gouraud, achève d’ancrer le cérémonial dans l’économie du deuil avec des notes qui « couvriront les trompettes de la victoire » pour reprendre les mots de René Rémond. La première interprétation correspond à l’arrivée du son au cinéma ; les opérateurs de la société Pathé n’ayant pas consciences de l’importance symbolique de cette musique n’en diffusent que les dernières notes. (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP).

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Fêtes de l'armistice, le cénotaphe sous l'Arc de Triomphe, 1934 (photographie de presse / Agence Meurisse).

Ce 11 novembre est particulier. Sur le cénotaphe dressé sous l’Arc de Triomphe, se distingue nettement, en arrière-plan, un immense blason au milieu de l’arche : l’aigle bicéphale de la dynastie des Karađorđević [Karageorgévic], qui reprend l’aigle traditionnel de l’ancienne dynastie serbe des Nemanjic. À travers ce symbole, la France apporte son soutien au royaume de Yougoslavie, après l’assassinat du roi Alexandre Ier (1888-1934) par des terroristes croates à Marseille, au cours d’une visite officielle en France. L’attentat a aussi coûté la vie au ministre français des Affaires étrangères, Louis Barthou, venu accueillir le souverain yougoslave à son arrivée dans la cité phocéenne. (Source : Aux sources de la Grande Guerre)

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Le 18ème anniversaire de l'Armistice, le défilé des chars d'assaut, 1936 (photographie de presse / Agence Meurisse).

Le 11 Novembre de 1936 est un tournant dans l’histoire du 11 Novembre. Le gouvernement du Front populaire a d’abord décidé d’en structurer l’organisation. Le comité ainsi formé a cette année-là décidé de souligner l’importance de la problématique de la transmission du souvenir de la Grande Guerre aux jeunes générations. Pour cela il mobilise plusieurs milliers d’élèves parisiens qui doivent remonter en cortège l’avenue de la Grande Armée pour venir retrouver sur la place de l’Etoile les anciens combattants qui viennent quant à eux de l’avenue des Champs-Élysées. La présence du mat et du drapeau tricolore géant (60 m) devant l’Arc de Triomphe, les faisceaux que l’on devine ou les 12 stèles frappées du nom des grandes batailles disposées sur le terre-plein soulignent l’importance donnée au décor et de la gestion de l’espace cérémoniel cette année là. En outre, celui-ci doit évoluer dans la journée pour transformer la place de l’Etoile en cimetière du Front à la nuit tombée. En outre, 1936 est marquée par l’importance du défilé militaire, on peut observer ici la mobilisation d’unités motorisées dotées d’un matériel moderne. (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP).

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Cette photographie publiée à la une de l’Intransigeant (journal nationaliste) du 12 novembre 1939 permet d’aborder cette commémoration à plusieurs niveaux. Ce que nous dit cette image c’est qu’une cérémonie eut bien lien. À cette date la France est en état de guerre. Ceci induisant la limitation voire l’interdiction des réunions publiques, l’incertitude quant à la tenue d’une commémoration est longtemps maintenue. Finalement, c’est le président du Conseil qui impose une cérémonie publique précisant qu’il entend qu’elle se tienne dans la plus grande simplicité. Ainsi, voit-on le président de la République entouré du président du Conseil et des principaux ministres se présenter pour s’incliner devant le Soldat inconnu dans l’observation des rituels mis en place depuis 1922. Ce que ne nous dit pas cette photographie, c’est qu’il s’agit là d’une cérémonie qui sort de l’économie générale des 11 Novembre. En effet, les modifications imposées par le contexte guerrier ne sont pas sans conséquence sur la signification même de la cérémonie. La présence militaire est limitée à deux compagnies en tenue de combat : une compagnie française venant du front, et une compagnie britannique montant au front. Naturellement la mobilisation ayant réveillé un nombre important de régiments dissous, seuls vingt drapeaux portés par des officiers d’active entourent le Soldat inconnu. Ce 11 Novembre est aussi le théâtre d’une entreprise d’héroïsation des troupes engagées. Ainsi, le capitaine May et l’adjudant Neufchâtel sont-ils décorés pour avoir conduit leurs hommes en territoire ennemi. Enfin, c’est une révolution importante qui est en jeu dans l’explication de la signification de cette cérémonie délivrée par le président de la République. Celui-ci introduit dans le discours radiophonique diffusé immédiatement à la suite de la commémoration l’idée d’une  commémoration commune des morts des deux guerres : « Dans l’émouvante minute de silence qui a suivi la sonnerie aux morts, notre pensée n’est plus allée seulement vers ce passé déjà lointain où s’estompent les souffrances, les horreurs et les gloires de l’autre guerre, elle s’est inclinée aussi devant les victimes du nouveau conflit et a interrogé l’avenir » (extrait diffusé dans le Pathé journal du 15 novembre 1939) (auteur de la notice : Vincent Auzas, CNRS-IHTP).

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  • Les Grands boulevards le jour de l'armistice, la foule en liesse à l'occasion du 11 novembre 1918 (photographie de presse / Agence Rol.
  • Fête de "L'Alsace-Lorraine" à la statue de Stasbourg,place de la Concorde à l'occasion du 11 novembre 1918 (photographie de presse / Agence Rol).
  • M. et Mme Poincaré reçus à Buckingham Palace par le prince Albert le 11 novembre 1919 (photographie de presse / Agence Rol).
  • Cérémonies du 11 novembre 1920, cinquantenaire de la création de la République, illuminations place du Palais Royal (photographie de presse / Agence Rol).
  • Au Panthéon, Paris, le 11 novembre 1920, passage du cercueil du soldat inconnu et du coeur de Gambetta (photographie de presse / Agence Rol).
  • Cérémonies du 11 novembre 1920, le char décoré transportant le coeur de Gambetta et le canon transportant le cercueil du soldat inconnu sous l'Arc de triomphe (photographie de presse / Agence Rol).
  • 11 novembre 1921, anniversaire de l'armistice, élèves de l'école de guerre à l'Etoile, à la tombe du soldat inconnu (photographie de presse / Agence Rol).
  • 13 novembre 1921, anniversaire de l'armistice, M. Bourgeois et le sénat au tombeau du soldat inconnu (photographie de presse / Agence Rol).
  • Fête de l'Armistice du 11 novembre 1922 : les Maréchaux Tranchet D'Esperay, Joffre, Foch et Fayolle (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Armistice, le chapeau des Saint-Cyriens salue les vieux drapeaux, 1923 (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Fêtes de l'Armistice, 1925. M. Doumergue, les Maréchaux et les membres du gouvernement (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Fêtes de l'Armistice, Doumergue au Soldat Inconnu, 1926 (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Anniversaire de l'Armistice, défilé de drapeaux, 1927 (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Fêtes de l'armistice, 1928. Arc de Triomphe (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Arc de Triomphe, fêtes de l'armistice, 1929 (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Fêtes de l'Armistice au Soldat Inconnu, 1930 (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Fêtes de l'Armistice, M. Doumer et le gouvernement, 1931 (photographie de presse / Agence Meurisse)
  • Commémoration de l'armistice à Paris, 1932. M. Lebrun au milieu des drapeaux des régiments dissous, rend hommage au Soldat inconnu (photographie de presse / Agence Mondial).
  • Fêtes de l'armistice, le cénotaphe sous l'Arc de Triomphe, 1934 (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Le 18ème anniversaire de l'Armistice, le défilé des chars d'assaut, 1936 (photographie de presse / Agence Meurisse).
  • Photographie publiée à la une de l’Intransigeant du 12 novembre 1939.
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