Trésors d'archives > Fonds Publics > Bibliotheques > Archives > Dans les collections presse et périodiques de la BnF : la bataille de la Marne

Dans les collections presse et périodiques de la BnF : la bataille de la Marne

Outre son importance historique, la bataille de la Marne est entrée dans la mémoire collective comme une répétition de la bataille de Valmy et de l'esprit de 1793, où la nation se dressa contre le danger de l'invasion. Au-delà de l’épisode fameux des « taxis » pour acheminer des troupes au front (dont il est fort peu question dans la presse) elle fut en tout cas un point d'arrêt à la ruée allemande, et l'échec du plan qui prévoyait une offensive et une conquête rapide.

Elle intervient à un moment très difficile pour les armées anglaises et françaises : dans la deuxième quinzaine du mois d'août, celles-ci, submergées par les troupes allemandes très supérieures en nombre, sont battues à plusieurs reprises sur l'ensemble des fronts. Commence alors une retraite générale qui va durer près de 15 jours, et amènera les troupes françaises à hauteur de Paris. Le gouvernement par mesure de sécurité, quitte la capitale pour Bordeaux, charge le Général Gallieni de la défense de Paris, et autorise le Général Joffre à entreprendre une contre-offensive rendue possible par un fléchissement dans l'avancée des armées allemandes.

La bataille a lieu du 5 au 12 septembre, et permet aux troupes alliées une victoire rejetant les armées allemandes à plus de 60 kilomètres en arrière : c'est le « miracle de la Marne ». La presse n'a pas été épargnée par la censure, alors que les grands quotidiens avaient accepté de suivre à la lettre les communiqués lénifiants qui leur étaient délivrés. D'autre part, ils s'étaient abstenus de toute critique contre le gouvernement ou l'Etat-major, celui-ci ayant de plus une conception extensive des sujets pouvant affecter défavorablement l'opinion.

Qu'elle n'est donc pas la surprise et la colère de certaines rédactions de découvrir dans les premiers jours de septembre que le front est enfoncé depuis plusieurs semaines, que les allemands sont proches de Meaux et de Compiègne, et que gouvernement et parlement quittent Paris ... Presque tous les quotidiens, à des degrés divers s'empresseront de les suivre, certains se partageant entre Bordeaux et Paris, comme l’Humanité, mais seule cette dernière eut l’honnêteté d’expliquer les raisons de son choix. En fait, seuls l’Intransigeant et le Journal des débats refuseront catégoriquement de partir à Bordeaux. La plupart des quotidiens parisiens prendront d’autant plus de postures guerrières qu’ils firent preuve face au danger d’un courage tout à fait relatif. Il n’est pas surprenant de ce fait que si  peu d’entre eux  surent relater les conditions de vie réelles des parisiens face au risque du siège, si ce n’est par les tribunes des rares parlementaires restés à Paris. Les plus échaudés par la communication de l’Etat-major feront preuve d'une certaine prudence avant de proclamer entre les 13 et le 14 septembre une victoire qui se dessinait lentement au travers de la censure et des communiqués officiels. Passée la peur, les grands journaux purent enfin laisser libre cours à un patriotisme tonitruant tenue en lisière par les défaites successives depuis le début du conflit. Pour les journaux de Paris, avec la victoire de la Marne, la guerre qu’ils attendaient venait vraiment de commencer …

Voici une sélection commentée d'articles des journaux de l'époque consacrés à la bataille de la Marne qui proviennent des collections presse et périodiques de la BnF. Chaque légende renvoie vers le document complet sur Gallica >>

Une de L'Echo d'Alger du 31 août 1914. La Situation.

Une de L'Echo d'Alger du 31 juillet 1914. La Situation. Le 31 août, en pleine « grande retraite », l'Echo d'Alger, qui ajoute aux effets de la censure militaire les difficultés d'informer dues à l'éloignement, manifeste sa colère d'apprendre enfin l'effondrement du front dans le nord de la France et la réalité de l'invasion allemande. Le journal reproche à l'État major ses mensonges, son paternalisme envers l'opinion, et l'impréparation de celle-ci à la nouvelle situation.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de l'Echo d'Alger du 04 septembre 1914. La flèche allemande va se briser sur la cuirasse de Paris. Manifestement conscient du désarroi que l'annonce du départ du gouvernement hors de Paris pourrait susciter à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole, l'Echo d'Alger cherche à minimiser le danger couru par la capitale. Le journal en profite pour publier intégralement une tribune de Clemenceau éditée par un confrère, manière de marquer son opinion et son opposition aux communiqués lénifiants de l'État major.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Matin du 04 septembre 1914. Paris s'apprête à combattre. Sans minimiser la gravité de la situation, le Matin, toujours bien informé, prépare les parisiens à une défense militaire qui paraît alors probable. Le Matin n'épargne pas ses lecteurs, et dans l'attente de bombardements aériens, rappelle les buts expansionnistes d'un ennemi présenté comme impitoyable. Publiée comme une carte de visite, la déclaration de Gallieni sert ici d'antienne à un journal appelant les parisiens à une farouche détermination, en souvenir du siège de 1870.
Le journal : lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Matin du 04 septembre 1914. Fluctuat nec mergitur, de Paul Doumer. Paul Doumer est alors sénateur, et un des rares parlementaires à ne pas avoir quité Paris. Il propose alors ses services à Gallieni, qui lui fait jouer un rôle de liaison entre l'État major et le gouvernement replié à Bordeaux. La référence aux propos qu'il attribue à Gavroche n'en prend que plus de sel...
Le journal : lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Matin du 08 septembre 1914. La grande bataille. Le Matin déduit plus qu'il ne relate l'information de la bataille engagée au travers des communiqués de guerre. Ceux-ci lui permettent de deviner des changements sur le front que le journal, toujours à l'affut du « scoop », s'empresse d'annoncer en victoire.
Le journal : lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Matin du 13 septembre 1914. La bataille de la Marne. La déroute allemande s'accentue. Le 13 semptembre, la victoire a un nom, la bataille de la Marne. Si le journal n'est pas à l'origine de l'appellation, il est un des rares quotidiens à l'appeler ainsi dès les premiers jours de combat. Le Matin accentue l'impression de victoire en effectuant un parallèle avec le front de l'est de l'Europe où les autrichiens viennent d'être battus pas les russes.
Le journal : lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Matin du 15 septembre 1914. Victoire en France. La retraite allemande s'amplifie, et le Matin entonne un chant de victoire qui ferait presque oublier que l'armée adverse est toujours profondément enfoncée sur le territoire national. Le journal se sert des communiqués des autres pays et des agences de presse comme d'une polyphonie annonçant l'effondrement de l'Allemagne (cf. l'article L'Allemagne manque de pain.)
Le journal : lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Petit Parisien du 04 septembre 1914. Proclamation au pays. Le départ du gouvernement et l'annonce de Gallieni laisse le Petit Parisien subitement peu disert : à peine un quart de la « une » est consacré à la situation militaire, occupée pour l'essentiel par le communiqué officiel et quelques brèves mentionnant les mesures d'urgence. Le journal semble pris au dépourvu, et préfère parler de la situation internationale ou du nouveau pape ...
Le journal : créé en 1889, ce supplément, imprimé sur papier de luxe, se veut être une «lecture attrayante, saine et digne du foyer de tous». «Littéraire et illustré», il remporte une adhésion d’autant plus forte que le contenu éditorial est à dessein peu politisé. En 1912, il laisse place au magazine photographique Le Miroir.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Petit Parisien du 12 septembre 1914. La bataille de la Marne. Après cinq jours de lutte acharnée, la droite et le centre allemands sont en pleine retraite. Avec un jour de retard sur Le Matin, le Petit Parisien titre sur la "Bataille de la Marne" et parle de « succès », de « recul » et de « retraite allemande», de « pertes considérables », de « nette amélioration du front », mais n'utilise pas le terme de victoire, comme si celle-ci n'était pas encore assurée. S'en tenant aux faits délivrés par l'État major, la rédaction se refuse aux déductions auxquelles s'abandonnent d'autres journaux ...
Le journal : créé en 1889, ce supplément, imprimé sur papier de luxe, se veut être une «lecture attrayante, saine et digne du foyer de tous». «Littéraire et illustré», il remporte une adhésion d’autant plus forte que le contenu éditorial est à dessein peu politisé. En 1912, il laisse place au magazine photographique Le Miroir.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Petit Parisien du 13 septembre 1914. La victoire... Enfin le terme « La victoire » apparait le 13 septembre, chapeautant un éditorial qui exprime bien les angoisses et les espoirs de la semaine de bataille. Sur la première des deux pages du numéro (format adopté par certains journaux par souci patriotique en période de restriction de papier), plusieurs généraux sont mis en exergue et au milieu d'eux, Foch, encore  général, et qui vient d'être décoré à la demande de Joffre.
Le journal : créé en 1889, ce supplément, imprimé sur papier de luxe, se veut être une «lecture attrayante, saine et digne du foyer de tous». «Littéraire et illustré», il remporte une adhésion d’autant plus forte que le contenu éditorial est à dessein peu politisé. En 1912, il laisse place au magazine photographique Le Miroir.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Petit Journal du 04 septembre 1914. Le général Gallieni aux habitants de Paris. Le Petit Journal n'est pas en mesure d'annoncer ce jour des nouvelles rassurantes venant du front. En revanche, contrairement à beaucoup de ses concurrents, il consacre une grande partie de sa une à expliquer aux parisiens comment leur vie va pouvoir continuer après le départ du gouvernement : multiples informations pratiques, décrets du Journal officiel et avis du gouverneur militaire, tout est fait pour rassurer les parisiens. Sa préoccupation envers le public de la capitale est plus forte que celle de beaucoup de ses collègues, et dans l'adversité,  le Petit Journal réafirme son caractère « parisien » avant d'être un quotidien « national ».
Le journal : lancé par Moïse Millaud en 1863, le titre remporte un rapide succès grâce à son coût modique et son petit format. Plus que sur l'analyse de la vie politique, le journal mise sur le fait divers traité de manière sensationnelle. Son supplément hebdomadaire renforce sa popularité par l'emploi de couvertures illustrées. En 1937, il devient l'organe du Parti social français. Replié à Clermont-Ferrand en 1940, il est supprimé en 1944.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Petit Journal illustré du 20 septembre 1914. Sus au monstre ! Difficile de couvrir une bataille d'à peine une semaine pour un hebdomadaire. Le choix de la « une » s'avère donc primordial pour marquer l'opinion et rattraper l'information des quotidiens. L'Image saisissante de ce dessin  ornant la « une » du numéro du supplément illustré du Petit Journal suivant la victoire de la Marne est une réussite : sur fonds de villes en feu rappelant les atrocités commises par l'armée allemande en Belgique et dans le nord, les alliés français, anglais, russes, belges et serbes repoussent un Guillaume II monstrueusement animalisé en dragon prédateur pateaugeant dans le sang de ses victimes. La poursuite de la guerre après cette première victoire se mue en croisade spirituelle et morale contre un pays, et un souverain incarnant maintenant le mal absolu. Par cette caricature, le Petit Journal répond à la presse pangermaniste, qui paraît l'engagement militaire de l'Allemagne de vertus civilisatrices, et par cette inversion de posture, la repousse comme figure moderne de barbarie.
Le journal : créé en 1884 pour concurrencer L'Illustration, le supplément du dimanche du Petit Journal fait la part belle aux faits divers, aux têtes couronnées et aux scandales qui font la Une. Deux illustrations pleine page en couleur ouvrent et ferment chaque numéro. Toutefois, le titre ne rencontre pas le succès espéré. En 1920, il reste pourtant le seul supplément du Petit Journal et change de nom pour devenir Le Petit Journal illustré.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Petit Journal du 12 septembre 1914. La bataille de la Marne du 6 au 10 septembre. Communiqué officiel. Le Petit Journal, très proche également des milieux officiels, reprend sans difficulté l'ensemble des communiqués officiels de l'Etat majour. D’où le fait qu'il utilise lui aussi très tôt l'expression de « bataille de la Marne » qui apparait bien comme un élément de langage de l'état major. À noter quedans l'article « Un grand Match » le Petit Journal file une métaphore sportive surprenante entre la victoire militaire et un match de boxe, comparant Joffre à Georges Carpentier, alors champion d'Europe de boxe. Le Petit Journal enfin, n'affiche pas de triomphalisme, mais une confiance prudente dans le succès de l'armée française.
Le journal : lancé par Moïse Millaud en 1863, le titre remporte un rapide succès grâce à son coût modique et son petit format. Plus que sur l'analyse de la vie politique, le journal mise sur le fait divers traité de manière sensationnelle. Son supplément hebdomadaire renforce sa popularité par l'emploi de couvertures illustrées. En 1937, il devient l'organe du Parti social français. Replié à Clermont-Ferrand en 1940, il est supprimé en 1944.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Petit Journal du 15 septembre 1914. Taiaut ! Taiaut ! Deux jours plus tard, le péril clairement écarté, le Petit Journal retrouve tout son courage, et est à l'unisson de ses confrères parisiens dans la glorification héroïque et cocardière. Chaque grand quotidien disposant d'au moins un académicien au service de ses colonnes, c'est ici Jean Richepin qui appelle à la curée, allant jusqu'à écrire en « une »  « Taiaut! Taiaut… ».
Le journal : lancé par Moïse Millaud en 1863, le titre remporte un rapide succès grâce à son coût modique et son petit format. Plus que sur l'analyse de la vie politique, le journal mise sur le fait divers traité de manière sensationnelle. Son supplément hebdomadaire renforce sa popularité par l'emploi de couvertures illustrées. En 1937, il devient l'organe du Parti social français. Replié à Clermont-Ferrand en 1940, il est supprimé en 1944.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de L'Ouest-Éclair du 04 septembre 1914. Le siège du gouvernement est transféré à Bordeaux. Si Ouest-Éclair dispose de bureaux à Paris, pour alimenter sa rubrique internationale, il est déjà le grand quotidien du grand ouest, et aborde la situation vu de la région. Aussi, l'annonce du départ de gouvernement vers Bordeaux n'est pas vécu comme une catastrophe, et tient tout autant de place en « une » que l'éléction du nouveau pape : celle-ci  est bien la nouvelle du jour pour ce quotidien catholique. L'éloignement du centre politique permet une expression moins tendue de la situation militaire, et aussi moins pariso-centrée.
Le journal : créé par l'abbé Trochu et Emmanuel Desgrées du Lou, le journal se veut une alternative aux titres conservateurs ou anti-cléricaux. Proche du catholicisme social, le titre privilégie les faits régionaux. Le succès permet de multiplier les éditions locales. Sous l'Occupation, le journal adopte un ton maréchaliste. Il est remplacé par Ouest-France à la Libération.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de L'Ouest-Éclair du 12 septembre 1914. La grande bataille. Le journal manifeste une empathie évidente pour les soldats bretons, et par une suite d'articles les 10 et 12 septembre, cherche à témoigner de leurs conditions de vie supposées et de leur héroïsme au front. Peu ou mal informé, Ouest-Éclair fait preuve d'une certaine candeur quand au sort des soldats bretons souvent en première ligne. Le journal cherche à  répondre manifestement au souci de l'opinion de suivre « ses » soldats, et pas seulement l'armée de la nation. Par la régionalisation des régiments d'infanterie, la rédaction tente ainsi d'informer les familles, au delà de la situation militaire, sur les conditions de vie de leurs proches aux armées.
Le journal : créé par l'abbé Trochu et Emmanuel Desgrées du Lou, le journal se veut une alternative aux titres conservateurs ou anti-cléricaux. Proche du catholicisme social, le titre privilégie les faits régionaux. Le succès permet de multiplier les éditions locales. Sous l'Occupation, le journal adopte un ton maréchaliste. Il est remplacé par Ouest-France à la Libération.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de L'Ouest-Éclair du 15 septembre 1914. Il n'y a plus d'allemands en France ! Cette remarquable « une »  indique bien le niveau de désorganisation du pays, et le filtrage de l'information par l'État-Major : ainsi un quotidien aussi sérieux que Ouest-Éclair arrive à se laisser emporter par ses émotions sans recouper une information qui ne sera réelle que ... quatre ans après.
Le journal : créé par l'abbé Trochu et Emmanuel Desgrées du Lou, le journal se veut une alternative aux titres conservateurs ou anti-cléricaux. Proche du catholicisme social, le titre privilégie les faits régionaux. Le succès permet de multiplier les éditions locales. Sous l'Occupation, le journal adopte un ton maréchaliste. Il est remplacé par Ouest-France à la Libération.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de l'Écho de Paris du 04 septembre 1914. Unanimes, unis par le cœur. Éditorial de Maurice Barrès. Chantre d'un nationalisme cocardier,"immortel" (il est académicien depuis 1906) Maurice Barrès se représente dans l'Écho de Paris comme l'âme de la nation française , appelant un Paris déserté par le gouvernement à une résistance héroïque. Il s'impose alors comme la figure majeure du courant nationaliste, Péguy étant mort au combat quelques jourq auparavant, le 5 septembre 1914. On relèvera que l'Écho de Paris, accorde lui aussi presque autant de place à l'éléction du nouveau pape.
Le journal : lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de l'Écho de Paris du 08 septembre 1914. La confiance de Paris. Éditorial de Maurice Barrès. Dans son article, Barrès déploie les communiqués du jour, faisant de la contre-offensive de Joffre une oeuvre épique s'inscrivant dans l'histoire glorieuse d'une France éternelle. On sait aujourd'hui que Barrès se fit le porte voix de l'état major dans la presse via ses tribunes dans L'Echo, appelant chaque jour ses contemporains à une confiance qu'il ne partageait en fait guère. Quoique sceptique et inquiet, ses appels cocardiers à une lutte acharnée lui valurent les surnoms de « chef de la tribu des bourreurs de crâne » pour le Canard enchaïné, et de « rossignol des carnages » par Romain Rolland.
Le journal : lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de l'Écho de Paris du 12 septembre 1914. Notre succès s'accentue. Il faut attendre le 12 septembre pour que l'Écho de Paris accorde enfin toute la place de la une à la situation militaire concrète. La « bataille de la Marne » ainsi nommée  y est vue comme un succès qu'on n'ose encore, malgré la publication de communiqués militaires nombreux et précis, appeler encore victoire. À défaut d'un article signé Barrès, un « billet de Junius » bien dans le style de l'immortel auteur de « La terre et les morts » stigmatise François-Joseph empereur d'Autriche Hongrie dont l'armée vient d'être battue à Lemberg. L'auteur y annonce, dans un style de démiurge, qu'il sera le dernier souverain de la dynastie des habsbourgs : Barrès a souvent écrit derrière cette signature collective de Junius... L'Écho annoncera la victoire le 14 septembre, publiant des propos du Général Joffre, et aura la particularité de consacrer en une un long article sur le Te deum chanté à Notre Dame pour fêter la victoire.
Le journal : lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de l'Intransigeant du 05 septembre 1914. La Situation ; la résistance de Paris. Éditorial. À la veille d'un siège qui s'annonce alors probable, L'Intransigeant, fidèle à sa réputation et à son style, est un des rares journaux à s'autoriser le luxe de l'impertinence et de l'irrévérence envers le gouvernement qui a quitté Paris (gouvernement certes plus persiflé dans l'éditorial que vraiment critiqué). Ce n'est pas le ton débonnaire de son directeur, Léon Bailby, qui provoque l'intervention de la censure en page une, mais l'évocation de l'avancée des troupes allemandes dans l'Oise.Les souvenirs de 1870 sont convoqués pour exiger une défense exemplaire  voulue par les parisiens. Refusant un autre destin que celui des habitants de la capitale, le journal revendique, goguenard et sur un ton de matamore, que les journalistes soient traités comme des prisonniers de guerre en cas de défaite, en conformité avec  la convention de la Haye.
Le journal : lancé en 1880, le journal suit les évolutions politiques de son directeur, Henri Rochefort. Successivement socialiste, boulangiste et nationaliste, le journal est anti-dreyfusard. Passé progressivement sous la direction de Léon Bailby, il maintient sa position jusqu'en 1930 avant de décliner puis de se saborder en 1940.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de l'Intransigeant du 09 septembre 1914. Les troupes françaises repoussent l'envahisseur. Victoires russes et victoire belge. Nationaliste et conservateur, l'Intransigeant dirigé par Léon Bailby est pourtant lors de la bataille de la Marne le journal de Paris le plus censuré : le 9 septembre, c'est  l'éditorial entier qui passe sous les ciseaux d'Anastasie.Cherchant d'autres sources que les communiqués officiels, souvent très bien renseigné, « L'Intran » tente ici une analyse de la situation assez particulière qui l'amène à considérer que le but de l'Etat major français, qui vient de stopper l'avance allemande, n'est pas d'engager une grande bataille sur la Marne. En voulant se démarquer de l'information officielle, le journal se trompe donc assez lourdement, et devra les jours suivants rattraper l'avance de ses confrères.
Le journal : lancé en 1880, le journal suit les évolutions politiques de son directeur, Henri Rochefort. Successivement socialiste, boulangiste et nationaliste, le journal est anti-dreyfusard. Passé progressivement sous la direction de Léon Bailby, il maintient sa position jusqu'en 1930 avant de décliner puis de se saborder en 1940.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Figaro du 08 septembre 1914. Paris, Paul Strauss. Le Figaro ne commente pas vraiment la situation militaire, se contentant de présenter des extraits de communiqués de guerre afin de préparer les parisiens à un éventuel siège. Figure de la municipalité parisienne, le sénateur radical Paul Strass, ancien journaliste, ancien engagé volontaire de 1870, tient à assurer que si le gouvernement est parti, la municipalité est restée fidèle à son poste. À noter son coup de chapeau prononcé au courage des femmes de Paris.
Le journal : apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Figaro du 12 septembre 1914. Vers la victoire. Polybe (Joseph Reinach). Le 12 septembre, le Figaro pourtant peu emphatique, conclut à la victoire, d'après les communiqués militaires du jour que le journal publie. Soucieux d'exactitude, il reprend sans sourciller l'analyse de l'Etat major, mais se faisant, paraît plus précis et factuel que certains de ses concurrents emportés par leurs spécculations. Le souffle épique et patriotique du jour revient à la plume de Joseph Reinach, qui sous le pseudonyme collectif de Polybe, inscrit la bataillede la Marne dans la continuité de l'histoire révolutionnaire : comme sa prédecesseuse de 1793, Reinach fait de la république la championne universelle qui doit débarasser l'Europe de la tyrannie.
Le journal : apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de l'Humanité du 04 septembre 1914. Sur les champs de bataille. Plus honnête que ses confrères, l'Humanité annonce à ses lecteurs qu'une partie de sa rédaction se rendra à Bordeaux, et qu'une autre restera aux côtés « du prolétariat parisien ». De plus, il explique les difficultés de diffusion du journal, et comment les lecteurs pourront continuer à le recevoir. Le journal du Parti socialise retrouve des accents de 1793 pour rappeler que « la patrie est en danger ». Mais c'est clairement aux fantômes du siège de 1870 et à la répression de la Commune que fait allusion l'article « Non ce n'est pas l'heure » de Pierre Renaudel, qui s'en prend vivement à l'Action Française et au Gaulois.
Le journal : fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de l'Humanité du 08 septembre 1914. Tout l'effort. Organe de la SFIO, ralliée à l'Union sacrée, l'Humanité par la voix de son directeur Pierre Renaudel fait partie des rares journaux plus critiques à l'égard d'un gouvernement auquel on reproche son manque de décision et de poigne dans la conduite de la guerre. À noter que comme beaucoup de socialistes ralliés à l'Union sacrée, Renaudel, un des témoins de l'assassinat de Jaurès quelques semaines auparavant, était alors pacifiste comme son mentor.
Le journal : fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Gaulois du 04 septembre 1914. Le pape est élu ; l'offensive allemande se ralentit, d'Arthur Meyer. Dans une brève, le Gaulois signale discrètement rester à Paris, critiquant au passage la décision du gouvernement républicain de partir à Bordeaux. Le quotidien, alors monarchiste comme son patron Arthur Meyer, fait de l'élection du nouveau pape la véritable nouvelle du jour. Peu d'éléments en revanche sur la situation d'une capitale que journal affirme n'avoir pas quitté ... Le journal semble presque hors du temps, comme si les difficultés de la situation militaire n'avaient que peu de prises sur le réel. Ainsi le lendemain, Arthur meyer revient sur une demi-page sur le 4 septembre 1870  et la fin de l'Empire ... Le 8 septembre le début couronné de succès de l'offensive n'aura droit qu'à une demi colonne, là ou tous les autres quotidiens, à des degrés divers, perçurent un tournant. Au soir de la victoire, le 12 septembrel la grande affaire du Gaulois sera une interpellation virulente du gouvernement accusé plus ou moins de fuite, et d'en profiter pour continuer un combat contre ... les congrégations religieuses !
Le journal : Créé en 1868 par Edmond Tarbé des Sablons et Henri de Pène, le titre est repris en 1882 par le monarchiste Arthur Meyer. Il devient alors un journal mondain influent parmi la noblesse et la haute bourgeoise. Boulangiste et antidreyfusard, le titre voit son influence s'amoindrir malgré quelques nouveautés comme une chronique sur le cinéma. Il disparaît en 1929, un an après son rachat par François Coty.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une du Gaulois du 13 septembre 1914. Après 6 jours de succès, la victoire… Te Deum. Après la bataille, le Gaulois fait part de plus de précisions sur ses conséquences que sur son déroulement, en reprenant les communiqués militaires. L'exaltation du moment amène Arthur Meyer à acclamer l'unité spirituelle de la nation française (jusqu'à féliciter le gouvernement et appeler à l'unité Barrès et l'ancien socialiste Gustave Hervé, l'ancien communard Vaillant et le général de Catelnau) qu'il s'empresse de voir comme une marque de la providence divine ...
Le journal : Créé en 1868 par Edmond Tarbé des Sablons et Henri de Pène, le titre est repris en 1882 par le monarchiste Arthur Meyer. Il devient alors un journal mondain influent parmi la noblesse et la haute bourgeoise. Boulangiste et antidreyfusard, le titre voit son influence s'amoindrir malgré quelques nouveautés comme une chronique sur le cinéma. Il disparaît en 1929, un an après son rachat par François Coty.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF

Une de La Croix du 04 septembre 1914. Deo Gratias ! Assez surprenante avec le recul historique (mais peu étonnante si l'on connaît l'histoire de ce grand quotidien), la « une » du 4 septembre 1914 de la Croix est intégralement consacrée à l'élection du nouveau pape. Le temps semble suspendu, et la guerre, qui la veille, était annoncée au portes de Paris, disparaît de la « une » pour passer en page 3. À compter du 9 septembre, la Croix déserte le terrain spirituel pour relater les évènements vécus par ses lecteurs. La situation militaire est jugée chaque jour plus satisfaisante (« Pour le Christ et pour la France », le 5 septembre), la victoire souhaitée (« La formidable bataille » le 10 septembre) puis revendiquée (« La grande bataille de la Marne, le 14 septembre ») mais toujours avec l'aide de Dieu (« C'est dur, mais c'est Dieu qui le dit » le 10 septembre). À noter que la Croix n'hésite pas à prier pour la victoire, alors que le nouveau pape Benöit XV lance un message d'appel à la paix ...
Le journal : mensuel fondé en 1880 par les Assomptionnistes, quotidien dès 1883, La Croix adopte le style et le contenu de la presse populaire. Titre conservateur, le journal est anti-dreyfusard mais aussi antisémite puis modère peu à peu ses positions. Réfugié en zone Sud, le titre refuse de se saborder.
Voir le document complet sur Gallica.

© Gallica/BnF
  • Une de L'Echo d'Alger du 31 août 1914. La Situation.
  • Une de L'Echo d'Alger du 04 septembre 1914. La flèche allemande va se briser sur la cuirasse de Paris.
  • Une du Matin du 04 septembre 1914. Paris s'apprête à combattre.
  • Une du Matin du 04 septembre 1914. Fluctuat nec mergitur, de Paul Doumer.
  • Une du Matin du 08 septembre 1914. La grande bataille.
  • Une du Matin du 13 septembre 1914. La bataille de la Marne. La déroute allemande s'accentue.
  • Une du Matin du 15 septembre 1914. Victoire en France.
  • Une du Petit Parisien du 04 septembre 1914. Proclamation au pays.
  • Une du Petit Parisien du 12 septembre 1914. La bataille de la Marne ; après cinq jours de lutte acharnée, la droite et le centre allemands sont en pleine retraite.
  • Une du Petit Parisien du 13 septembre 1914. La victoire...
  • Une du Petit Journal du 04 septembre 1914. Le général Gallieni aux habitants de Paris.
  • Une du Petit Journal illustré du 20 septembre 1914. Sus au monstre !
  • Une du Petit Journal du 12 septembre 1914. La bataille de la Marne du 6 au 10 septembre. Communiqué officiel.
  • Une du Petit Journal du 15 septembre 1914. Taiaut ! Taiaut !
  • Une de L'Ouest-Eclair du 04 septembre 1914. Le siège du gouvernement est transféré à Bordeaux.
  • Une de L'Ouest-Eclair du 12 septembre 1914. La grande bataille.
  • Une de L'Ouest-Eclair du 15 septembre 1914. Il n'y a plus d'allemands en France !
  • Une de l'Echo de Paris du 04 septembre 1914. Unanimes, unis par le cœur.
  • Une de l'Echo de Paris du 08 septembre 1914. La confiance de Paris. Editorial de Maurice Barrès.
  • Une de l'Echo de Paris du 12 septembre 1914. Notre succès s'accentue.
  • Une de l'Intransigeant du 05 septembre 1914. La Situation ; la résistance de Paris.
  • Une de l'Intransigeant du 09 septembre 1914. Les troupes françaises repoussent l'envahisseur. Victoires russes et victoire belge.
  • Une du Figaro du 08 septembre 1914. Paris, Paul Strauss.
  • Une du Figaro du 12 septembre 1914. Vers la victoire. Polybe (Joseph Reinach).
  • Une de l'Humanité du 04 septembre 1914. Sur les champs de bataille.
  • Une de l'Humanité du 08 septembre 1914. Tout l'effort.
  • Une du Gaulois du 04 septembre 1914. Le pape est élu ; l'offensive allemande se ralentit, d'Arthur Meyer.
  • Une du Gaulois du 13 septembre 1914. Après 6 jours de succès, la victoire… Te Deum.
  • Une de La Croix du 04 septembre 1914. Deo Gratias !
informations
Auteur
  • Philippe Mezzasalma
    BnF
sources
Bibliothèque nationale de France
Diaporama (série d'images thématique)