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Dans les collections presse et périodiques de la BnF : les victoires de l'été 1918

Le 12 juillet, le général Foch déclare la nécessité de prendre l'offensive sur le flanc ouest de la poche de Château-Thierry. Alors que l'effectif de l'armée allemande est devenu insuffisant, l'armée française renforcée de jour en jour par les troupes britanniques, américaines et italiennes prépare la contre-offensive tant attendue depuis plusieurs semaines. Depuis fin juin, l'artillerie, la cavalerie et les fantassins qui sont déployés dans d'excellentes positions stratégiques, sont renforcés par l'arrivée de centaines de chars d'assaut. Douze divisions allemandes sont réparties entre l'Aisne et la Marne face à vingt-et-une divisions françaises, américaines et écossaises. Le 18 juillet à 4h30 du matin, l'infanterie avance sur une ligne de quarante-cinq kilomètres de long, précédée des chars d'assaut mettant les troupes allemandes en position de faiblesse. Le 19 juillet au soir, ce sont 17 000 soldats allemands qui sont faits prisonniers et 360 canons qui sont pris à l'ennemi. Ce 18 juillet marque le début d'une victoire qui, jusqu'à la capitulation est faite d'avancées puis de reprises de terrain par les forces alliées. Face à une armée allemande qui fait preuve d'une résistance considérable par des contre-attaques répétées, les alliés avancent jusqu'au nord de la Vesle sur toute la longueur de la rive. Le 6 août, le Général Foch devient maréchal et Pétain reçoit la médaille militaire. Jusqu'à la signature de l'armistice, le 11 novembre 1918 vers 5 heures du matin dans le train d'Etat-Major du Maréchal Foch, les offensives et contre-offensives seront extrêmement violentes, entraînant de nombreux morts de part et d'autre.

Voici une sélection commentée d'articles des journaux de l'époque consacrés à l'été 1918 qui proviennent des collections presse et périodiques de la BnF. Chaque légende renvoie vers le document complet sur Gallica >>

Une du Siècle du 18 juillet 1918

Une du Siècle du 18 juillet 1918. La nouvelle offensive allemande : l'effort ennemi a été brisé. Le Siècle consacre sa Une à l'avancée des forces alliées contre l'ennemi. Espoir, confiance et progression sont les maîtres-mots des articles : « Les Etats-Unis ont confiance », « la déception de l'ennemi », « Les progrès des français », « La contre attaque franco-américaine », « Pertes allemandes terribles », « La magnifique attitude des américains », etc.
Le journal : En 1836, Armand Dutacq lance Le Siècle. Anticlérical, le titre émet des critiques vis-à-vis du régime monarchique. Sous le Second Empire, il fait figure de « Moniteur de l'opposition » et soutient Thiers. De 1874 à 1876, il est animé par Jules Simon ce qui n'empêche pas son net déclin. A partir de 1930, sa parution devient irrégulière. Il cesse de paraître en 1932.
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Une de L'Écho de Paris du 18 juillet 1918. La bataille a continué avec acharnement. Le communiqué français du 17 juillet à 14h ainsi que les communiqués américains de 21h puis de 1h30 du matin listent les points stratégiques, les villages, bois et forêts de part et d'autre de la Marne où les allemands tentent des offensives, les gagnent, ou à l'inverse, sont repoussés ; mais les forces alliées semblent gagner du terrain. Marcel Hutin, rédacteur en chef du quotidien, informe de la venue de Georges Clemenceau deux jours de suite sur le front.
Le journal : lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
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Une de L'Echo d'Alger du 18 juillet 1918. La deuxième journée de bataille confirme la bonne impression de la première (Note Havas). Confiance des américains et des anglais. La Une est optimiste sur le déroulé des évènements, « Nulle part notre système de défense ne fut entamé, aucun effet de recul ne fut obtenu par l'adversaire... ».
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Une de La Justice du 18 juillet 1918. La bataille de Champagne. L'offensive est dès à présent brisée. Nous maintenons nos lignes et contre-attaquons. Les 40 divisions allemandes réparties entre Reims, Château-Thierry et Massiges, représentant l'élite de l'armée allemande ont été malgré tout fortement éprouvées lors de la « Friedensturm » qui devait permettre à l'ennemi d'atteindre Condée-en-Brie puis Montmirail.
Le journal : fondé en 1880 par Georges Clemenceau et Camille Pelletan, le journal sert de tribune aux idées de ses créateurs. Il est ainsi hostile à Gambetta et anticolonialiste. S'il ne déclenche pas de grandes campagnes, les polémiques qu'il suscite sont quotidiennes ce qui lui vaut une grande influence malgré un tirage limité.
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Une de La Lanterne du 08 août 1918. 1465e jour de la guerre. Nous passons la Vesle à l'est de Braine. En ce 1465ème jour de guerre, les communiqués officiels français et anglais font part des avancées des troupes françaises, 400 mètres au nord de Reims ainsi que des replis et abandons de l'armée allemande dans les régions de Montdidier, Framicourt, Braine, Rethel, Laon etc. Les 400 chars et 800 avions des alliés britaniques, canadiens et australiens marquent une avancée importante dans la région d'Amiens. Le général Foch est élevé à la dignité de Maréchal de France sur proposition de Clemenceau tandis que le général Pétain rend hommage aux ingénieurs qui ont conçu les tanks et aux ouvriers, sur le front, qui les ont entretenus.
Le journal : journal radical fondé en 1877 par Eugène Mayer, La Lanterne rencontre le succès grâce à ces campagnes de presse sensationnelle et soutient Boulanger. Racheté en 1895, le journal est successivement dirigé par Aristide Briand, Millerand et Viviani. Fortement anticlérical, le journal voit son influence s’éroder dans l’Entre-deux-guerres.
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Une de L'Écho de Paris du 06 septembre 1918. La chambre rend hommage aux troupes victorieuses et vote l'affichage des discours de MM Deschanel et Clémenceau. « Nos soldats, nos grands soldats, les soldats de la civilisation sont en train de refouler, de bousculer victorieusement les hordes de la barbarie. Cette tâche sera continuée jusqu'au complet achévement ». Georges Clemenceau à la Chambre.
Le journal : lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.
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Une de La Croix du 13 septembre 1918. La journée. Le 12 septembre, offensive américaine à Saint-Mihiel. Les allemands ont été repoussés à six reprises à Laffaux et les forces alliées ont progressé le long du canal de la Bassée.
Le journal : mensuel fondé en 1880 par les Assomptionnistes, quotidien dès 1883, La Croix adopte le style et le contenu de la presse populaire. Titre conservateur, le journal est anti-dreyfusard mais aussi antisémite puis modère peu à peu ses positions. Réfugié en zone Sud, le titre refuse de se saborder.
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Une de L'Humanité du 18 septembre 1918. Discours de M. Clemenceau au Sénat. Le 17 septembre, Georges Clemenceau prononce un discours au Sénat. S'adressant aux soldats, Clemenceau leur demande d'achever de libérer la France : « Allez donc enfants de la Patrie, allez achever de libérer les peuples des dernières fureurs de la force immonde : allez à la victoire sans tache ! toute la France, toute l'humanité pensante est avec vous ! ».
Le journal : fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.
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Une du Gaulois du 10 octobre 1918. Prise de Cambrai. La prise de Cambrai et le nombre de soldats faits prisonniers lors de cet assaut laissent espérer une évolution positive des combats menés par les troupes de l'Entente, jusqu'à la débâcle allemande.
Le journal : créé en 1868 par Edmond Tarbé des Sablons et Henri de Pène, le titre est repris en 1882 par le monarchiste Arthur Meyer. Il devient alors un journal mondain influent parmi la noblesse et la haute bourgeoise. Boulangiste et antidreyfusard, le titre voit son influence s'amoindrir malgré quelques nouveautés comme une chronique sur le cinéma. Il disparaît en 1929, un an après son rachat par François Coty.
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Une de L'Intransigeant du 10 octobre 1918. Rien ne va plus, dessin de Bénic. « Le dos au mur ! A dit Hindenburg…Si le mur était entre les alliés et moi ce serait encore plus sûr... ».
Le journal : lancé en 1880, le journal suit les évolutions politiques de son directeur, Henri Rochefort. Successivement socialiste, boulangiste et nationaliste, le journal est anti-dreyfusard. Passé progressivement sous la direction de Léon Bailby, il maintient sa position jusqu'en 1930 avant de décliner puis de se saborder en 1940.
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Une de La Justice du 10 octobre 1918. Dans les ruines des villes martyres : ce que pensent nos poilus de la proposition d'armistice des allemands, par Gratien Candace. Gratien Candace, homme politique et écrivain parcourt en automobile près de 600 kilomètres en compagnie du député de Château-Thierry, Amédée Couesnon. À Paris, Saint-Quentin, Noyon, Compiègne, Villers-Cotterets, Soissons, Coeuvres etc., où il constate la désolation, les soldats enterrant leurs camarades, les arbres déchiquetés, les villages détruits, les champs ravagés, partout la misère. La vision du désastre ne permet pas de croire en une « paix de compromis ». « Il faut vaincre complètement pour que ensuite en justicier nous jugions le gouvernement et le militarisme allemands ».
Le journal : fondé en 1880 par Georges Clemenceau et Camille Pelletan, le journal sert de tribune aux idées de ses créateurs. Il est ainsi hostile à Gambetta et anticolonialiste. S'il ne déclenche pas de grandes campagnes, les polémiques qu'il suscite sont quotidiennes ce qui lui vaut une grande influence malgré un tirage limité.
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Une de La Lanterne du 18 octobre 1918. Lille, Douai, Ostende délivrées. Après la libération de Douai par les troupes alliées puis de Courtrai, les troupes françaises, belges et britanniques continuent leurs avancées dans les Flandres. Lille vient d'être libérée par l'armée anglaise après quatre années d'occupation allemande. Le 17 octobre à 15h les troupes françaises font une entrée solennelle dans la ville en présence d'états majors alliés.
Le journal : journal radical fondé en 1877 par Eugène Mayer, La Lanterne rencontre le succès grâce à ces campagnes de presse sensationnelle et soutient Boulanger. Racheté en 1895, le journal est successivement dirigé par Aristide Briand, Millerand et Viviani. Fortement anticlérical, le journal voit son influence s’éroder dans l’entre-deux-guerres.
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Une de La Justice du 27 octobre 1918. La résistance désespérée de l'ennemi entre Guise et Rethel. Alors que les troupes britanniques continuent d'avancer le long de la rive est de l'Escaut au sud de Valenciennes, les soldats américains, belges, italiens et français poursuivent leurs combats pour la libération des territoires de l'emprise allemande.  On lit dans la Gazette de Francfort « ...l'Entente a réussi à obtenir des succès considérables au centre, entre l'Escaut et la Sambre, par un formidable essai de percée... ». En ce 27 octobre, le Kaiser accepte la demande de retraite du Général d'infanterie Ludendorff, devenu très impopulaire en Allemagne. La presse allemande souhaite l'abdication de l'Empereur, Guillaume II.
Le journal : fondé en 1880 par Georges Clemenceau et Camille Pelletan, le journal sert de tribune aux idées de ses créateurs. Il est ainsi hostile à Gambetta et anticolonialiste. S'il ne déclenche pas de grandes campagnes, les polémiques qu'il suscite sont quotidiennes ce qui lui vaut une grande influence malgré un tirage limité.
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Une du Matin du 29 octobre 1918. Enfin seul, dessin de Bering. Acceptant les conditions annoncées le 18 octobre par le Président Wilson sur des négociations de paix, le gouvernement austro-hongrois est prêt à entrer en discussion pour conclure la paix entre l'Autriche Hongrie et les états adverses ainsi qu'un armistice immédiat sur tous les fronts d'Autriche-Hongie. « Guillaume II. Ces fauteuils vides, cette porte entr'ouverte. Tout cela me rend malade. Je vais faire chauffer le yacht Hohenzollern... ». Le Kaiser avait l'habitude de faire des croisières nordiques à bord du yacht impérial le « SMY Hohenzollern ».
Le journal : lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.
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Une de La Croix du 12 novembre 1918. Lundi matin à 11 heures, le canon a annoncé à Paris la cessation du feu. La censure ne permet pas encore de donner d'information précise sur la signature de l'armistice qui a eu lieu la veille dans le train d'état major de maréchal Foch mais la Une de La Croix décrit la situation catastrophique dans laquelle se retrouve l'Allemagne : Guillaume II de Hohenzollern en fuite, le Kronprinz disparu, le roi de Saxe déposé, Bertha Krupp et son mari arrêté, l'écroulement, la fin des Hohenzollern.
Le journal : mensuel fondé en 1880 par les Assomptionnistes, quotidien dès 1883, La Croix adopte le style et le contenu de la presse populaire. Titre conservateur, le journal est anti-dreyfusard mais aussi antisémite puis modère peu à peu ses positions. Réfugié en zone Sud, le titre refuse de se saborder.
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Une de L'Echo d'Alger du 12 novembre 1918. La Capitulation de l'Allemagne. L'Echo d'Alger du 12 novembre rapporte que dans la cour du Ministère de la guerre, une colonne de 500 écoliers acclame les noms de Clemenceau, de Foch ainsi que ceux des nombreux députés apparaissant aux fenêtres du Ministère. Georges Clemenceau en recevant les journalistes, correspondants de guerre reportera les mérites de la victoire aux armées alliées et à leurs chefs.
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Une du Figaro du 11 novembre 1918. La Guerre, 1561e jour de guerre, la poursuite. Si Le Figaro du 11 novembre fait part des conditions dans lesquelles la foule attend à Paris dans la certitude de la victoire, l'annonce officielle de l'armistice, le quotidien liste encore les territoires où les troupes alliées repoussent l'ennemi, capturant canons, véhicules de toutes sortes ainsi que des trains entiers.
Le journal : apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.
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Une de L'Humanité du 11 novembre 1918. C'est une Révolution pacifique qui a triomphé à Berlin. La première proclamation du Chancelier Ebert. En Allemagne, alors qu'on annonce la fuite de Guillaume II en Hollande, le Chancelier Ebert lance son premier appel au peuple « Citoyen, je vous demande instamment de quitter la rue et de veiller à l'ordre et au calme ». La veille, une grève générale est déclarée à Berlin. Le travail cesse dans les ateliers et les troupes de soldats sont « passées au peuple ». À Munich, la République est déclarée.
Le journal : fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.
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  • Une du Siècle du 18 juillet 1918
  • Une de l'Echo de Paris du 18 juillet 1918
  • Une de l'Echo d'Alger du 18 juillet 1918
  • Une de La Justice du 18 juillet 1918
  • Une de La Lanterne du 08 août 1918
  • Une de L'Echo de Paris du 05 septembre 1918
  • Une de La Croix du 13 septembre 1918
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  • Une de L'Echo d'Alger du 12 novembre 1918
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Auteur
  • Catherine Aurérin
    BnF
sources
Bibliothèque nationale de France
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