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Les archives de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris

Le service des Archives de l’AP-HP a sélectionné ces documents dans son fonds 14-18. Outre un rôle de conseil et d’expertise dans les sites hospitaliers, le service des Archives de l’AP-HP est chargé de collecter, conserver, communiquer et valoriser les archives historiques, administratives et médicales de l’AP-HP, anciennes et contemporaines, écrites et iconographiques. 106 231 soldats sont admis dans les services de l’Assistance publique pendant la Première Guerre mondiale.

Les documents présentés ici sont issus de l’exposition « La Guerre, l’A.P. L’Assistance publique de Paris dans la guerre de 1914-1918 » conçue par le service des Archives de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui circule pendant les quatre années de la commémoration dans les établissements de l’institution. L’action des hôpitaux, la vie des patients (parisiens ou blessés de guerre, français, des colonies ou étrangers) et des personnels hospitaliers, les avancées médicales sont quelques uns des thèmes abordés.

Hôpital de campagne, s.d.

Hôpital de campagne, s.d. Les militaires qui arrivent dans les hôpitaux civils sont évacués du front après être passés par de multiples filtres (ambulances, hôpitaux militaires organisés en plusieurs lignes). Cote 7Fi2-Maes-82, collection Joseph MAES.

© Archives AP-HP
Chirurgien à l’entrée d’un bloc opératoire de campagne, s.d. Cote 7Fi2-Maes-68, collection Joseph MAES.
© Archives AP-HP
Soldat soigné sur le front avant d’être évacué, s.d. Cote 7Fi2-Maes-48, collection Joseph MAES.
© Archives AP-HP

Salle commune aménagée pour l’hospitalisation des militaires, hôpital Saint-Louis, 1916. Un mois après le début de la guerre, face à l’urgence et au très grand nombre de blessés, les hôpitaux militaires et temporaires sont débordés. Le Service de santé des armées se voit alors obligé de réquisitionner les hôpitaux civils pour recevoir des soldats blessés. L’Assistance publique doit s’organiser pour rendre disponibles 2 000 puis 4 500 lits dans 23 de ses établissements. Cote 3Fi3-49 Guerre 14-18 Saint-Louis 1.

© Archives AP-HP

Blessés militaires à l'hôpital de Berck, 1916. Suivant l’évolution du front, les réquisitions militaires d’hôpitaux évoluent. Ainsi, à plusieurs reprises, l’hôpital de Berck-sur-Mer est affecté puis désaffecté. Cote 3Fi3-48-Guerre-14-18 Berck 1.

© Archives AP-HP

Groupe de militaires soignés à l'hôpital Cochin, s.d. Pour la première fois, les hôpitaux de l’Assistance publique reçoivent un fort contingent de jeunes adultes pour de longues périodes. Il ne s’agit plus d’accueillir et soigner des indigents mais de prendre en charge les héros ayant mérités la reconnaissance de la patrie. Cote 3Fi3-48-Guerre-14-18 Cochin 16.

© Archives AP-HP

Affiche de l'œuvre d'assistance aux blessés militaires "Le Foyer du blessé", 1914. Fondée le 28 octobre 1914, l’œuvre de bienfaisance le Foyer du blessé est une « une association ayant pour but de créer, dans chaque établissement hospitalier dépendant de l’Assistance publique, une salle qui sera aménagée spécialement et qui constituera pour les blessés une sorte de “ mess ” [...]. Cote 603FOSS124.

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Salle de lecture du foyer pour les soldats convalescents à l'hôpital Saint-Louis, s.d. Les principaux hôpitaux possèdent un foyer où les militaires trouvent des jeux, livres, journaux et autres distractions pour occuper leur convalescence. Cote 3Fi3-32 Saint-Louis 176.

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Promenade des blessés convalescents à la Salpêtrière, janvier 1916. Plus de 400 lits ont été réquisitionnés à La Salpêtrière. De nombreux soldats atteints de maladies nerveuses consécutives aux chocs y ont été soignés dans les services des docteurs Déjerine et Pierre Marie. Cote 3Fi3-35 Salpêtrière 179.

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Remise de décoration à l’hôpital Saint-Louis, s.d. Accueillis dans des hôpitaux civils, les soldats restent cependant sous l’autorité de l’armée. Cote 3Fi3-32 Saint-Louis 248.

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Salle de mécanothérapie à l’hôpital Saint-Louis, 1916. Conséquences des blessures traumatiques et des progrès chirurgicaux, de grandes avancées sont réalisées en matière de prothèses, d’appareillages et de rééducation. Cote 3Fi3-32 Saint-Louis 183.

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"Aux blessés", affiche, 1917. L’armée se soucie non seulement de la prise en charge médicale des blessés mais aussi de leur état d’esprit. A la demande des autorités militaires, cette affiche est apposée en août 1917 dans tous les établissements hospitaliers recevant des militaires. Cote 603FOSS118.

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État nominatif des soldats belges soignés à l'hôpital militaire du roi Albert 1er, 1er janvier 1915. En 1914, la Ville de Paris décide la création d’un hôpital réservé aux soldats et aux réfugiés belges. Baptisé « hôpital militaire Albert 1er », il est installé dans les pavillons de la maternité de l’Hôtel-Dieu où il reçoit près de 5000 patients pendant le conflit. Il fonctionne jusqu’en juillet 1919. Cote 603FOSS116.

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Soldat du 121e régiment d'infanterie, plaie de la face, plaque de verre autochrome, collection du Dr. Gosset, s.d. Dans les tranchées, les soldats sont victimes de blessures d’un genre nouveau qui touchent principalement la tête et les membres mais aussi leur état mental. A l’Assistance publique, les blessés de la face (gueules cassées) sont soignés dans les hôpitaux Lariboisière et Saint-Louis. Cote 622W14.

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Soldat amputé du bras gauche, plaque de verre autochrome, collection du Dr Gosset, s.d. Après la guerre, les statistiques des blessures indiquent que 15% des blessés ont été touchés à la tête, 32% aux membres supérieurs, 36% aux membres inférieurs. On compte alors plus de 40 000 amputés et 50 000 mutilés pourvus d’appareillages et de prothèses. Cote 622W14.

© Archives AP-HP

Groupe de soldats "indigènes" posant devant l'hôpital des troupes d'Afrique à l'hôpital Cochin, s.d. Avec la mobilisation de l’empire colonial de la France, de nombreux « indigènes » - soldats mobilisés dans ses colonies – sont blessés. Des lieux d’hospitalisation leur sont alors réservés. Ainsi est créé fin novembre 1914 un service spécial pour l’accueil des blessés des troupes indigènes à l’hôpital Cochin. Cote 3Fi3-48-Guerre-14-18 Cochin 3.

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Visite du pacha de Casablanca aux soldats hospitalisés à l’hôpital Cochin, la salle de repos ou "café Maure", 18 juillet 1915. Les soldats indigènes soignés à l’hôpital Cochin reçoivent plusieurs visites officielles : le chérif Brahim El Hadj Mohamed, chef religieux (le 20 janvier 1915), le chérif et grand vizir marocain Mohamed El Mokri (le 21 février 1915), El Hadj Omar Tazi, pacha de Casablanca (le 18 juillet 1915), le général Lyautey, résident général de France au Maroc (le 21 juillet 1915). Cote 3Fi3-48-Guerre-14-18 Cochin 17.

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Infirmières et personnel hospitalier dans une salle de malades de l’hospice des Ménages réquisitionné, 1916. Une grande partie du personnel médical, hospitalier, administratif et ouvrier de l’Assistance publique est mobilisée (notamment 1 200 hospitaliers et 530 ouvriers). Dés les premiers jours de la mobilisation de nombreux volontaires se présentent pour remplacer les hommes mobilisés. Malgré le manque de personnel et les difficultés économiques, l’administration parvient à s’adapter pour assurer ses missions. Cote 3Fi3-49-Guerre-14-18 Les Ménages 1.

© Archives AP-HP

Le Docteur Louis Ombredanne (au centre) à l’hôpital de Verdun, 1914. Chirurgien pédiatrique à l’hôpital Bretonneau, Louis Ombredanne est mobilisé à Verdun (1914-1915) et à Tours (1916). De son expérience et ses observations, au front il rédige un ouvrage intitulé "Localisation et extractions des projectiles" paru en 1918. Cote 1015W8.

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Internes morts pour la France, livre d'or de l'internat des hôpitaux de Paris 1914-1919. La mobilisation des jeunes hommes entraine un manque d’élèves particulièrement important dans les établissements hospitaliers. Fin 1917, il ne reste que 270 élèves (34 internes, 220 externes, 24 internes en pharmacie) pour 1479 dans le cadre normal. 480 élèves en médecine, femmes ou étrangers, complètent l’effectif. Cote B11095.

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Les élèves infirmières de la Salpêtrière entourant Gustave Mesureur, directeur de l’Assistance publique, 1916. Durant la guerre, l’administration centrale de l’Assistance publique n’a cessé de souligner dans ses rapports « la plus touchante sollicitude et le plus admirable dévouement » des infirmières vis-à-vis des militaires admis dans les hôpitaux, reconnaissant ainsi l’excellence de la formation des infirmières de l’école de la Salpêtrière. Cote 3Fi3-49-Guerre-14-18 Ecole d'infirmière 2.

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Le personnel de l'Assistance publique à Paris au champ d'honneur. Affiche, s.d. L'Assistance publique paye un lourd tribut à la guerre : 604 morts ou disparus. Dés 1916, le personnel de l’Assistance publique présent et mort au champ d’honneur a été célébré par l’intermédiaire de brochures puis par voie d’affiches et de plaques commémoratives. Cote 603FOSS92.

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Salle de La Maternité détruite le 11 avril 1918. En 1918, la guerre de mouvement se rappelle à Paris. La capitale et sa banlieue sont touchées par de nombreux bombardements de février à août 1918. Plusieurs établissements de l’Assistance publique sont atteints au cours de l’année : 30/31 janvier Ricord (2 blessés), Broca, Saint-Antoine ; 11 mars Claude-Bernard (6 morts, 10 blessés) ; 30 mars hospice des Enfants-Assistés ; 6 avril Clinique Tarnier ; 11 avril la Maternité (6 morts, 14 blessés) ; 29 mai annexe de Chatillon ; 6 juin la Salpêtrière ; 15/16 juillet Enfants-Malades ; 6 août Boucicaut. Cote 3Fi3-49-Guerre-14-18 Maternité 2.

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L'hôpital Broca touché lors d'un bombardement dans la nuit du 30 au 31 janvier 1918. Dans les établissements de l’Assistance publique, les mesures sont prises pour mettre à l’abri les patients en cas de raids aériens ou de tirs d'obus des canons à longue portée - aménagement d’abris, éclairage nocturne limité au maximum, constitution d’équipes de lutte contre les incendies - et pour les soins à donner aux victimes (permanence chirurgicale, salles d’opérations souterraines). Cote 3Fi3-48-Guerre-14-18 Broca 001.

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  • Hôpital de campagne, s.d.
  • Chirurgien à l’entrée d’un bloc opératoire de campagne, s.d. Cote 7Fi2-Maes-68, collection Joseph MAES.
  • Soldat soigné sur le front avant d’être évacué, s.d. Cote 7Fi2-Maes-48, collection Joseph MAES.
  • Salle commune aménagée pour l’hospitalisation des militaires, hôpital Saint-Louis, 1916.
  • Blessés militaires à l'hôpital de Berck, 1916.
  • Groupe de militaires soignés à l'hôpital Cochin, s.d.
  • Affiche de l'œuvre d'assistance aux blessés militaires "Le Foyer du blessé", 1914.
  • Salle de lecture du foyer pour les soldats convalescents à l'hôpital Saint-Louis, s.d.
  • Promenade des blessés convalescents à la Salpêtrière, janvier 1916.
  • Remise de décoration à l’hôpital Saint-Louis, s.d.
  • Salle de mécanothérapie à l’hôpital Saint-Louis, 1916.
  • "Aux blessés", affiche, 1917
  • État nominatif des soldats belges soignés à l'hôpital militaire du roi Albert 1er, 1er janvier 1915.
  • Soldat du 121e régiment d'infanterie, plaie de la face, plaque de verre autochrome, collection du Dr. Gosset, s.d.
  • Soldat amputé du bras gauche, plaque de verre autochrome, collection du Dr Gosset, s.d
  • Groupe de soldats "indigènes" posant devant l'hôpital des troupes d'Afrique à l'hôpital Cochin, s.d.
  • Visite du pacha de Casablanca aux soldats hospitalisés à l’hôpital Cochin, la salle de repos ou "café Maure", 18 juillet 1915.
  • Infirmières et personnel hospitalier dans une salle de malades de l’hospice des Ménages réquisitionné, 1916.
  • Le Docteur Louis Ombredanne (au centre) à l’hôpital de Verdun, 1914.
  • Internes morts pour la France, livre d'or de l'internat des hôpitaux de Paris 1914-1919.
  • Les élèves infirmières de la Salpêtrière entourant Gustave Mesureur, directeur de l’Assistance publique, 1916.
  • Le personnel de l'Assistance publique à Paris au champ d'honneur. Affiche, s.d.
  • Salle de La Maternité détruite le 11 avril 1918.
  • L'hôpital Broca touché lors d'un bombardement dans la nuit du 30 au 31 janvier 1918.
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