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La Croix-Rouge française

La Croix-Rouge française durant la Grande Guerre

La Croix-Rouge française est l’une des premières sociétés nationales créées au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Elle est fondée par Henry Dunant le 25 mai 1864 sous le nom de Société de secours aux blessés militaires (SSBM). Reconnue établissement d’utilité publique en 1866, elle est active auprès des soldats blessés lors de la guerre de 1870. En 1878, par décret, elle devient auxiliaire du Service de santé de l’armée en cas de guerre. Son rôle : préparer des hôpitaux auxiliaires à l’arrière, des stocks de matériel sanitaire et former des infirmières. Les deux autres sociétés de la Croix-Rouge française créées en 1879 (Association des dames françaises – ADF) et en 1881 (Union des femmes de France-UFF) reçoivent également cette mission, toutes les trois cordonnent leurs actions. En outre, la SSBM est chargée de mettre en place des infirmeries de gares.
Dès les premiers jours d’août 1914, les hôpitaux auxiliaires sont actifs, on en comptera près de 1500 créés par les comités des trois sociétés, répartis sur l’ensemble du territoire, ainsi que 89 infirmeries de gare. La Croix-Rouge française développe d’autres actions : foyers du soldat, cantines de gare, recherche des disparus en collaboration avec le CICR… Entre 1914 et 1918, 68 000 infirmières de la Croix-Rouge seront mobilisées dans ses structures et dans les hôpitaux militaires, à l’arrière comme au front.

Par ailleurs, l’action en faveur des civils en temps de guerre se fait jour avec l’aide aux rapatriés, aux évacués des régions envahies et, dès 1917, avec l’installation de permanences pour le rétablissement des populations dans les régions dévastées du nord et de l’est. Cette dernière mission perdurera bien au-delà de la fin du conflit.

En 1919, l’article 25 du pacte de la Société des Nations donne aux sociétés nationales de la Croix-Rouge une voie nouvelle : le soutien sanitaire et social des populations civiles. La Croix-Rouge française s’y attache, les fondements de son action actuelle sont ainsi complétés. En août 1940, SSBM, ADF et UFF fusionnent pour créer l’actuelle Croix-Rouge française.

En 2014, la Croix-Rouge française, association loi 1901 reconnue d’utilité publique, compte 56 0000 bénévoles et 18 000 salariés. Elle articule ses actions autour de cinq métiers : l’urgence et le secourisme, l’action sociale, la santé et l’aide à l’autonomie, l’action internationale et la formation.

L’emblème : l’association Croix-Rouge française ou le Service de santé de l’armée ?

L’emblème de la Croix-Rouge est la propriété de l’Etat, signataire des conventions de Genève pour la protection des soldats blessés. Il est donc utilisé par le personnel et les structures du Service de santé de l’armée. La Croix-Rouge française, association auxiliaire des pouvoirs publics, est autorisée à l’utiliser. De fait, deux institutions l’arborent, exclusivement, en temps de guerre comme en temps de paix : le Service de santé de l’armée et la Croix-Rouge française, composée de ses trois sociétés jusqu’en 1940.

Les archives de la Croix-Rouge française et la Grande Guerre

Les archives de la Croix-Rouge française représentent 4 000 mètres linéaires de documents. Les archives de la Première Guerre mondiale ont malheureusement disparu. Les bulletins des trois anciennes sociétés et de l’Association mutuelle des infirmières de la Croix-Rouge, ainsi qu’une collection de près de 400 photographies et cartes postales permettent de retracer cette histoire.

Hôpital auxiliaire n°201, Saint-Brieuc, Côtes-d'Armor : opération, 1914-1918.

Hôpital auxiliaire n°201, Saint-Brieuc, Côtes-d'Armor : opération, 1914-1918. Le comité de l’Association des dames de France de Saint-Brieuc ouvre dès la mobilisation son hôpital auxiliaire de 50 lits dans les locaux de la fabrique de brosses Pitet aîné et Cie, 04 boulevard Laënnec. Administratrice : Mme Pierre Pitet, médecin : Dr Pierre le Branchu. Cote : CRF_FI_D_001_012

© Croix-Rouge française

Hôpital auxiliaire n°237, Saint-Germain-en-Laye, Yvelines : remise de décoration à un soldat blessé, 1914-1918. Le comité de l’Association des dames de France de Saint-Germain-en-Laye, créé en 1891 et présidé par Mme Charles Fauqueux, installe son hôpital auxiliaire de 100 lits dans les locaux du collège municipal, 72 rue de Pologne. Il est administré par Mmes Seure et Desoyer. Dans la même ville, la Société de secours aux blessés militaires ouvre elle aussi un hôpital auxiliaire, n°20, au pensionnat de jeunes filles, 42 rue Voltaire. Cote : CRF_FI_D_001_072

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Hôpital auxiliaire n°37, Avrillé, Maine-et-Loire : soin à un soldat blessé, Mlle Caihol et le Dr Texier. Carte postale, 1914-1918. Hôpital auxiliaire de la Société de secours aux blessés militaires. Cote : CRF_FI_D_001_096

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Hôpital auxiliaire n°202, Libourne, Gironde : repas au réfectoire, 1914-1918. Le comité de l’Association des dames de France de Libourne, créé en 1893 et présidé par Mme Monsenergue, installe son hôpital auxiliaire dans les locaux du collège de garçons, rue Carrère. Prévu pour 20 lits à l’origine, sa capacité d’accueil sera étendue à plus de 70. A Libourne également, l’hôpital auxiliaire de la Société de secours aux blessés militaires occupe l’Hospice des vieillards au 38, rue Etienne Sabatié. Cote : CRF_FI_D_001_140

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Hôpital auxiliaire n°203, Villefranche-sur-Saône, Rhône : lingerie, 1914-1918. Le comité de l’Association des dames de France de Libourne, créé en 1897 et présidé par Mme Mandy, installe son hôpital auxiliaire, prévu pour 25 lits, dans les locaux de l’Ecole supérieure de filles, place Faubert. Prévu pour 25 lits avant la guerre, il en accueillera 100. Dans la même ville, le comité de la Société de secours aux blessés militaires monte son hôpital auxiliaire n°07 dans les locaux de l’ancien collège des Jésuites de Mongré. Cote : CRF_FI_D_001_145

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Hôpital auxiliaire n°81, dispensaire des sœurs de Saint Vincent de Paul, 8 rue du cloître Saint-Merri, Paris : séance de jardinage, 1914-1918. Le terrain vague attenant au bâtiment est concédé par la ville. Transformé en jardin, il devient un lieu de distraction pour les soldats valides hospitalisés dans cet hôpital auxiliaire organisé par le comité du 4ème arrondissement de la Société de secours aux blessés militaires. Cote : CRF_FI_D_001_224

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Hôpital auxiliaire n°12, hôpital-école de la Société de secours aux blessés militaires, place des Peupliers, Paris, 1914-1918. L’hôpital-école de la SSBM, sous la direction de Mlle Génin est créé en 1908 pour remplacer le premier dispensaire-école de l’association situé à Plaisance dans le 14ème arrondissement depuis 1899. En août 1914, il est transformé en hôpital auxiliaire pour recevoir les soldats blessés. Cote : CRF_FI_D_001_198

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Hôpital auxiliaire n°52 de la Société de secours aux blessés militaires, hôtel Wagram, Paris : salle commune, 1914-1919. Parmi les lieux investis par la Croix-Rouge française pour monter ses hôpitaux auxiliaires en cas de guerre, on trouve, mis gracieusement à disposition par leurs propriétaires, châteaux et hôtels particuliers, comme ici l’hôtel du prince de Wagram, avenue de l’Alma. Les 70 lits sont en partie financés par l’épouse de Gaston Thomson, qui fut notamment ministre de la Marine du gouvernement Clémenceau. Cote : CRF_FI_D_001_201

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Hôpital auxiliaire n°17, Héricy, Seine-et-Marne : salle d'électrothérapie, 1914-1919 Dans certains hôpitaux auxiliaires, outre le simple soin aux blessés, la Croix-Rouge française organise des structures de rééducation, intégrant des disciplines récentes comme la physiothérapie. Ainsi, à Héricy, la générale Cornille prend l’initiative de la mise en place d’un tel centre au sein de l’hôpital de 140 lits qui dépend du comité de Melun. Ce comité de la Société de secours aux blessés militaires a été fondé lors de la guerre de 1870. Des services de physiothérapie sont également créés par les comités à Berk sur Mer et à Troyes. Cote : CRF_FI_D_001_204

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Hôpital auxiliaire n°202, Bois-Colombes, Hauts-de-Seine : infirmières transportant un blessé, 1914-1919. Le comité de l’Association des dames de France de Libourne, créé en 1893 et présidé par Mme Bernard, installe son hôpital auxiliaire, prévu pour 100 lits, dans les locaux de l’Ecole communale, rue des Carbonnets. L’Association des dames françaises ouvre également en 1914 l’hôpital auxiliaire n°236 dans les murs de la clinique chirurgicale  des docteurs Binde, Bonin et Pouvreau, 25 rue de la Côte Saint-Thibaut. Cote : CRF_FI_D_001_221

© Croix-Rouge française

Infirmerie de gare, Folligny, Manche, 1914-1918. Les 89 infirmeries de gares gérées par la SSBM, situées environ à six heures de train les unes des autres, ont pour mission première le ravitaillement des trains de soldats malades et blessés et leur soin. Très vite cette action s’étend aux civils qui fuient l’avancée des troupes allemandes. Cote : CRF_FI_D_001_181

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Infirmerie de gare, Châlons-sur-Marne, bombardement du 3 août 1915. L'infirmière major se trouvait au point "X" quand la bombe est tombée au point "O". L’infirmière en question, Mme Françoise Balsan (1883-1942), survit au bombardement. Elle est l’épouse de l’industriel Jean Balsan. La famille Balsan, à la tête des manufactures qui produisent le drap bleu horizon des uniformes des soldats, est très présente au sein de la Société de secours aux blessés militaires. En 1904, Françoise a succédé à sa mère, Mme de Ternaux-Compans, présidente du comité de Mesmont (Ardennes) depuis 1888. En 1923, elle devient présidente du comité de 1er arrondissement de Paris jusqu’à son décès en 1942. Sa belle-mère et la sœur de celle-ci, Mmes Charles et Auguste Balsan, président le comité des Dames de Châteauroux (Indre), berceau de la famille, de 1891 à 1929. Cote : CRF_FI_D_001_180

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Cantine de la gare Saint-Lazare, Paris, 1914-1918. Afin de ravitailler les soldats de passage et les permissionnaires, la Croix-Rouge française met en place des cantines gare. Celle de la gare Saint-Lazare, l’une des plus importantes, comprend aussi un dortoir et un vestiaire pour fournir des vêtements aux soldats. Cote : CRF_FI_D_001_177

 

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Foyer du soldat, jeu de cartes, 1915-1918. Afin d'offrir un lieu de repos aux soldats isolés en permission, la Croix-Rouge française organise des cercles et foyers d'accueil. Sur le front, dans les cantonnements de repos, les Cercles du soldat sont, eux, organisés par la Société de secours aux blessés militaires en 1917. Cote : CRF_FI_D_001_175

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Hôpital complémentaire n°4, Grands magasins du Louvre, Paris, 1914-1915. Très tôt, les infirmières de la Croix-Rouge française sont requises dans les hôpitaux du Service de santé de l’armée (hôpitaux militaires, temporaires puis complémentaires) de l’intérieur puis au front. A la suite de l'incendie du magasin du Bon Marché le 22 novembre 1914, les autorités décident en mai 1915 d'évacuer tous les hôpitaux installés dans les grands magasins. Cote : CRF_FI_D_001_188

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Cave à charbon aménagée par les infirmières en abri contre les bombardements, hôpital complémentaire n°4, Châlons-sur-Marne, quartier Corbineau, septembre 1918. Cote : CRF_FI_D_001_190

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Funérailles de Mme de l’Espinois, Isle-en-Rigault Meuse, 12 septembre 1917. Victime du bombardement de l’HOE (hôpital origine d’étape, ou hôpital d’évacuation) de Vadelaincourt du 4 septembre 1917, l’infirmière de la Société de secours aux blessés militaires est évacuée vers l’ambulance du château de Jeand’heur (Meuse) où elle décède, après avoir été décorée de la Légion d’honneur. Au cours de la guerre, 105 infirmières de la Croix-Rouge meurent sous les bombardements, 246 de maladies contractées auprès des soldats, 2500 sont blessées. Cote : CRF_FI_D_001_194

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Ambulance de Conty, Somme. La comtesse de Piennes, en arrière-plan une ambulance chirurgicale automobile ou « autochir », août 1918. La comtesse de Piennes, infirmière et membre du comité de la SSBM de Commercy, comme de nombreuses dames de la Croix-Rouge, s’est portée volontaire pour servir sur le front. Les infirmières de la Croix-Rouge sont actives au sein des autochirs dès 1915. Cote : CRF_FI_D_001_196

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A bord du navire-hôpital Charles-Roux : l'épouillage, 1915-1916. En 1915, les infirmières de la Croix-Rouge suivent les troupes françaises et alliés envoyées en Orient, au sein des ambulances et hôpitaux militaires et de ses propres hôpitaux auxiliaires. En outre, les infirmières sont actives à bord les navires-hôpitaux qui évacuent les soldats blessés de Salonique à Toulon : le Charles-Roux, aménagé par la Société de secours aux blessés militaires, le France IV, le Divona... Cote : CRF_FI_D_001_208

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Remise de la Croix de guerre à Mlles Osmonde de Langourian, Flavie de Saint-Quentin, Camille et Laurence Bourdillon, infirmières de l'Association des dames de France à l’hôpital militaire des Pantières, Metz, place d'Armes, le 1er février 1919. Plus de 10 000 infirmières de la Croix-Rouge française seront décorées pour leur action durant la Grande guerre, dont 373 de la Légion d’honneur, 950 de la Croix de guerre, 4615 de la Médaille des épidémies. Cote : CRF_FI_D_003_002

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Le Bon Accueil, centre installé dans la salle de la douane de la gare de Lyon, Paris, pour le soin, l’accompagnement, l’accueil et l’aide alimentaire des rapatriés des régions envahies en transit, 25 janvier 1917. D’autres structures identiques sont créées à Lyon, Annemasse ou à Evian, ainsi qu’un service d’accompagnement dans les trains. Cote : CRF_FI_D_001_212

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Trains d'évacués, distribution de linge aux évacués du Nord, 1918. En 1918, les populations de communes du Nord sont évacuées vers les régions du Centre et le Midi de la France. Dans chaque train, deux infirmières distribuent du lait aux enfants et soignent les malades. Dans les gares de passage, d’autres distribuent linge et vêtements. Cote : CRF_FI_D_001_214

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Assistance aux régions dévastées, distribution de matelas à Baboeuf, Oise, 1919. Dès 1917, des infirmières sont envoyées principalement dans l’Oise et l’Aisne pour mettre en place les secours matériel et moral aux populations. Après l’offensive allemande de mars 1918, l’action s’étend aux dix départements dévastés. 49 permanences de la Société de secours aux blessés militaires viennent en aide aux habitants de 590 villages : distributions de vêtement, linge, mobilier et instruments agricoles, aide aux démarches administratives, aux réparations. Cote : CRF_FI_D_004_007

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  • Hôpital auxiliaire n°201, Saint-Brieuc, Côtes-d'Armor : opération, 1914-1918.
  • Hôpital auxiliaire n°237, Saint-Germain-en-Laye, Yvelines : remise de décoration à un soldat blessé, 1914-1918.
  • Hôpital auxiliaire n°37, Avrillé, Maine-et-Loire : soin à un soldat blessé, Mlle Caihol et le Dr Texier. Carte postale, 1914-1918.
  • Hôpital auxiliaire n°202, Libourne, Gironde : repas au réfectoire, 1914-1918.
  • Hôpital auxiliaire n°203, Villefranche-sur-Saône, Rhône : lingerie, 1914-1918.
  • Hôpital auxiliaire n°81, dispensaire des sœurs de Saint Vincent de Paul, 8 rue du cloître Saint-Merri, Paris : séance de jardinage, 1914-1918.
  • Hôpital auxiliaire n°12, hôpital-école de la Société de secours aux blessés militaires, place des Peupliers, Paris, 1914-1918.
  • Hôpital auxiliaire n°52 de la Société de secours aux blessés militaires, hôtel Wagram, Paris : salle commune, 1914-1919.
  • Hôpital auxiliaire n°17, Héricy, Seine-et-Marne : salle d'électrothérapie, 1914-1919.
  • Hôpital auxiliaire n°202, Bois-Colombes, Hauts-de-Seine : infirmières transportant un blessé, 1914-1919.
  • Infirmerie de gare, Folligny, Manche, 1914-1918.
  • Infirmerie de gare, Châlons-sur-Marne, bombardement du 3 août 1915. L'infirmière major se trouvait au point "X" quand la bombe est tombée au point "O".
  • Cantine de la gare Saint-Lazare, Paris, 1914-1918.
  • Foyer du soldat, jeu de cartes, 1915-1918.
  • Hôpital complémentaire n°4, Grands magasins du Louvre, Paris, 1914-1915.
  • Cave à charbon aménagée par les infirmières en abri contre les bombardements, hôpital complémentaire n°4, Châlons-sur-Marne, quartier Corbineau, septembre 1918.
  • Funérailles de Mme de l’Espinois, Isle-en-Rigault Meuse, 12 septembre 1917.
  • Ambulance de Conty, Somme. La comtesse de Piennes, en arrière-plan une ambulance chirurgicale automobile ou « autochir », août 1918.
  • A bord du navire-hôpital Charles-Roux : l'épouillage, 1915-1916.
  • Remise de la Croix de guerre à Mlles Osmonde de Langourian
  • Le Bon Accueil, centre installé dans la salle de la douane de la gare de Lyon, Paris
  • Trains d'évacués, distribution de linge aux évacués du Nord, 1918.
  • Assistance aux régions dévastées, distribution de matelas à Baboeuf, Oise, 1919.
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