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Le Minutier central des notaires de Paris (département des Archives nationales)

Depuis janvier 2013, le Minutier central a repris la collecte des actes notariés produits par 122 études parisiennes pour la période 1900-1938 (conformément au délai de libre communication de 75 ans). Ces actes relatifs à la vie privée (testaments, notoriété, inventaire après décès) ou économique constituent autant de témoignages sur l’existence des Parisiens, mobilisés ou non, durant le conflit 14-18. La fonction du notaire, dépositaire des destins de millions de Français, n’en est alors que plus visible.

Voici une sélection d'archives du fonds 14-18 du Minutier central des notaires de Paris.

Testament olographe rédigé le 18 septembre 1915 d’un soldat mort au front à la Main de Massiges (Marne), le 25 septembre 1915.

Testament olographe rédigé le 18 septembre 1915 d’un soldat mort au front à la Main de Massiges (Marne), le 25 septembre 1915 (1/2).

L’acte a été déposé chez Me Albert Ploix, notaire à Paris, boulevard Beaumarchais, le 8 décembre 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/2342). Conscients du péril quotidien qu’ils courent et pour protéger leurs proches en cas d’issue fatale, de nombreux soldats rédigent leur dernières volontés au tout début de la guerre ou, plus rarement (comme c’est le cas ici) sur la ligne de front. Si une majorité d’entre eux se cantonne à des considérations matérielles, d’autres retranscrivent, par petites touches, l’atmosphère grave qui règne dans les zones de combats, notamment lorsqu’approchent les nouvelles offensives accompagnées de leurs inexorables cortèges d’hommes qui “ en resteront ”.

© Archives nationales

Testament olographe rédigé le 18 septembre 1915 d’un soldat mort au front à la Main de Massiges (Marne), le 25 septembre 1915 (2/2).

L’acte a été déposé chez Me Albert Ploix, notaire à Paris, boulevard Beaumarchais, le 8 décembre 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/2342). Conscients du péril quotidien qu’ils courent et pour protéger leurs proches en cas d’issue fatale, de nombreux soldats rédigent leur dernières volontés au tout début de la guerre ou, plus rarement (comme c’est le cas ici) sur la ligne de front. Si une majorité d’entre eux se cantonne à des considérations matérielles, d’autres retranscrivent, par petites touches, l’atmosphère grave qui règne dans les zones de combats, notamment lorsqu’approchent les nouvelles offensives accompagnées de leurs inexorables cortèges d’hommes qui “ en resteront ”.

© Archives nationales

Testament olographe rédigé le 14 août 1914 d’un soldat décédé à Bar-le-Duc (Meuse), le 10 février 1916 des suites de maladie contractée au front (1/3).

L’acte a été déposé chez Me Albert Ploix, notaire à Paris, boulevard Beaumarchais, le 2 février 1920 (cote MC/ET/LXXXIX/2390). Avant même les premiers combats et déjà durement éprouvé par la vie, ce soldat mobilisé est sans illusion sur la violence du conflit qui s’annonce. Il le désigne par ces paroles prophétiques comme une “ nouvelle calamité ” et une “ guerre terrible comme l’Histoire n’en a pas encore enregistré avec notre ennemi héréditaire : l’Allemagne ”. Ce testament, à la fois lettre d’adieu, constitue un témoignage poignant du déchirement des familles françaises engendré par la guerre, à l’origine de milliers d’orphelins.

© Archives nationales

Testament olographe rédigé le 14 août 1914 d’un soldat décédé à Bar-le-Duc (Meuse), le 10 février 1916 des suites de maladie contractée au front (2/3).

L’acte a été déposé chez Me Albert Ploix, notaire à Paris, boulevard Beaumarchais, le 2 février 1920 (cote MC/ET/LXXXIX/2390). Avant même les premiers combats et déjà durement éprouvé par la vie, ce soldat mobilisé est sans illusion sur la violence du conflit qui s’annonce. Il le désigne par ces paroles prophétiques comme une “ nouvelle calamité ” et une “ guerre terrible comme l’Histoire n’en a pas encore enregistré avec notre ennemi héréditaire : l’Allemagne ”. Ce testament, à la fois lettre d’adieu, constitue un témoignage poignant du déchirement des familles françaises engendré par la guerre, à l’origine de milliers d’orphelins.

© Archives nationales

Testament olographe rédigé le 14 août 1914 d’un soldat décédé à Bar-le-Duc (Meuse), le 10 février 1916 des suites de maladie contractée au front (3/3).

L’acte a été déposé chez Me Albert Ploix, notaire à Paris, boulevard Beaumarchais, le 2 février 1920 (cote MC/ET/LXXXIX/2390). Avant même les premiers combats et déjà durement éprouvé par la vie, ce soldat mobilisé est sans illusion sur la violence du conflit qui s’annonce. Il le désigne par ces paroles prophétiques comme une “ nouvelle calamité ” et une “ guerre terrible comme l’Histoire n’en a pas encore enregistré avec notre ennemi héréditaire : l’Allemagne ”. Ce testament, à la fois lettre d’adieu, constitue un témoignage poignant du déchirement des familles françaises engendré par la guerre, à l’origine de milliers d’orphelins.

© Archives nationales

Dépôt d’un certificat de nationalité daté du 28 février 1915 (1/3).

L’acte a été reçu par Me Albert Ploix, notaire à Paris, boulevard Beaumarchais, le 5 mars 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/2339). Les ressortissants des pays germaniques, perçus comme des ennemis potentiels de la France, sont l’objet de suspicions pendant tout le conflit. Ce phénomène contraint les personnes dont les noms ont des consonances allemandes ou ayant des rapports avec des pays germanophones à clarifier leur situation. Cette société de transport qui a son siège à Bâle (Suisse) choisit ainsi de déposer chez le notaire un certificat obtenu auprès du consulat de France. Celui-ci atteste que ses associés “ ne sont ni Allemands, ni Austro-hongrois ”, document qui permet à la société de continuer à exercer son activité.

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Dépôt d’un certificat de nationalité daté du 28 février 1915 (2/3).

L’acte a été reçu par Me Albert Ploix, notaire à Paris, boulevard Beaumarchais, le 5 mars 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/2339). Les ressortissants des pays germaniques, perçus comme des ennemis potentiels de la France, sont l’objet de suspicions pendant tout le conflit. Ce phénomène contraint les personnes dont les noms ont des consonances allemandes ou ayant des rapports avec des pays germanophones à clarifier leur situation. Cette société de transport qui a son siège à Bâle (Suisse) choisit ainsi de déposer chez le notaire un certificat obtenu auprès du consulat de France. Celui-ci atteste que ses associés “ ne sont ni Allemands, ni Austro-hongrois ”, document qui permet à la société de continuer à exercer son activité.

© Archives nationales

Dépôt d’un certificat de nationalité daté du 28 février 1915 (3/3).

L’acte a été reçu par Me Albert Ploix, notaire à Paris, boulevard Beaumarchais, le 5 mars 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/2339). Les ressortissants des pays germaniques, perçus comme des ennemis potentiels de la France, sont l’objet de suspicions pendant tout le conflit. Ce phénomène contraint les personnes dont les noms ont des consonances allemandes ou ayant des rapports avec des pays germanophones à clarifier leur situation. Cette société de transport qui a son siège à Bâle (Suisse) choisit ainsi de déposer chez le notaire un certificat obtenu auprès du consulat de France. Celui-ci atteste que ses associés “ ne sont ni Allemands, ni Austro-hongrois ”, document qui permet à la société de continuer à exercer son activité.

© Archives nationales

Cahier de charges pour la vente d’un fonds de commerce situé rue du Caire à Paris (1/4).

L’acte a été déposé chez Me Jean Lindet, notaire à Paris, boulevard Saint-Michel, le 4 octobre 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/non coté). Le conflit ne se déroule pas exclusivement sur les champs de bataille mais est aussi économique. Dès les premiers mois de guerre, de nombreuses mesures de rétorsion à l’encontre des pays “ ennemis ” sont prises par le pouvoir politique. Elles concernent notamment les ressortissants étrangers faisant du commerce en France. Cette société de pelleterie et fourrure est proposée à la vente, après mise sous séquestre des biens, du seul fait de la nationalité de son ancien propriétaire, “ sujet autrichien ”.

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Cahier de charges pour la vente d’un fonds de commerce situé rue du Caire à Paris (2/4).

L’acte a été déposé chez Me Jean Lindet, notaire à Paris, boulevard Saint-Michel, le 4 octobre 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/non coté). Le conflit ne se déroule pas exclusivement sur les champs de bataille mais est aussi économique. Dès les premiers mois de guerre, de nombreuses mesures de rétorsion à l’encontre des pays “ ennemis ” sont prises par le pouvoir politique. Elles concernent notamment les ressortissants étrangers faisant du commerce en France. Cette société de pelleterie et fourrure est proposée à la vente, après mise sous séquestre des biens, du seul fait de la nationalité de son ancien propriétaire, “ sujet autrichien ”.

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Cahier de charges pour la vente d’un fonds de commerce situé rue du Caire à Paris (3/4).

L’acte a été déposé chez Me Jean Lindet, notaire à Paris, boulevard Saint-Michel, le 4 octobre 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/non coté). Le conflit ne se déroule pas exclusivement sur les champs de bataille mais est aussi économique. Dès les premiers mois de guerre, de nombreuses mesures de rétorsion à l’encontre des pays “ ennemis ” sont prises par le pouvoir politique. Elles concernent notamment les ressortissants étrangers faisant du commerce en France. Cette société de pelleterie et fourrure est proposée à la vente, après mise sous séquestre des biens, du seul fait de la nationalité de son ancien propriétaire, “ sujet autrichien ”.

© Archives nationales

Cahier de charges pour la vente d’un fonds de commerce situé rue du Caire à Paris (4/4).

L’acte a été déposé chez Me Jean Lindet, notaire à Paris, boulevard Saint-Michel, le 4 octobre 1915 (cote MC/ET/LXXXIX/non coté). Le conflit ne se déroule pas exclusivement sur les champs de bataille mais est aussi économique. Dès les premiers mois de guerre, de nombreuses mesures de rétorsion à l’encontre des pays “ ennemis ” sont prises par le pouvoir politique. Elles concernent notamment les ressortissants étrangers faisant du commerce en France. Cette société de pelleterie et fourrure est proposée à la vente, après mise sous séquestre des biens, du seul fait de la nationalité de son ancien propriétaire, “ sujet autrichien ”.

© Archives nationales
  • Testament olographe rédigé le 18 septembre 1915 d’un soldat mort au front à la Main de Massiges (Marne), le 25 septembre 1915.
  • Testament olographe rédigé le 18 septembre 1915 d’un soldat mort au front à la Main de Massiges (Marne), le 25 septembre 1915.
  • Testament olographe rédigé le 14 août 1914 d’un soldat décédé à Bar-le-Duc (Meuse), le 10 février 1916 des suites de maladie contractée au front.
  • Testament olographe rédigé le 14 août 1914 d’un soldat décédé à Bar-le-Duc (Meuse), le 10 février 1916 des suites de maladie contractée au front.
  • Testament olographe rédigé le 14 août 1914 d’un soldat décédé à Bar-le-Duc (Meuse), le 10 février 1916 des suites de maladie contractée au front.
  • Dépôt d’un certificat de nationalité daté du 28 février 1915.
  • Dépôt d’un certificat de nationalité daté du 28 février 1915.
  • Dépôt d’un certificat de nationalité daté du 28 février 1915.
  • Cahier de charges pour la vente d’un fonds de commerce situé rue du Caire à Paris
  • Cahier de charges pour la vente d’un fonds de commerce situé rue du Caire à Paris
  • Cahier de charges pour la vente d’un fonds de commerce situé rue du Caire à Paris
  • Cahier de charges pour la vente d’un fonds de commerce situé rue du Caire à Paris.
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