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Les Archives municipales d'Orléans

Les Archives municipales d'Orléans ont sélectionné ces documents dans leur fonds 14-18.

Rapport de police relatant la grève des ouvrières à l’usine d’obus de la rue des Beaumonts 6 juin 1917

Rapport de police relatant la grève des ouvrières à l’usine d’obus de la rue des Beaumonts 6 juin 1917. Durant la Première Guerre Mondiale, Orléans est loin du front, protégée de la fureur des combats. Pourtant, des témoins, patrouillant jour après jour au cœur de la population orléanaise, décrivent une ville en état d'alerte, plaque tournante des troupes en partance pour le front ou en revenant, des prisonniers, des blessés, des réfugiés. Ces témoins incontournables sont les policiers municipaux qui détaillent tous les faits marquants ou petites anicroches de la vie quotidienne dans leurs rapports journaliers. Ici, le rapport évoque l’usine de construction automobile Delaugère et Clayette, située dans le faubourg Madeleine à Orléans, transformée en usine de fabrication d’obus. En 1917, les ouvrières de l’usine réclament des indemnités de vie chère. C’est le cas également des ouvrières de la Manufacture des Tabacs.

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Fête de l'Indépendance des États-Unis, place de l'Étape, 4 juillet 1918. Carte-photo. Photo Joseph. La ville d’Orléans accueille un nombreux contingent américain à partir de 1917. L’ancien Evêché est utilisé par les services de santé américains. Le 4 juillet 1918, la ville organise une cérémonie pour la fête de l’Indépendance américaine. La municipalité demande aux habitants de pavoiser leurs maisons aux couleurs françaises et américaines. Un défilé de la musique militaire américaine a lieu dans Orléans.

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Ville d’Orléans : carte de denrées, affiche 1917. Dans un contexte de pénurie et de rationnement, la Préfecture du Loiret et la Ville d’Orléans organise la distribution des vivres et des matières premières. Les affiches administratives donnent un aperçu des mesures mises en place comme la taxation des produits mais également la mise en place de carte comme la carte de denrées ou encore celle de charbon.

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Préfecture du Loiret : avis aux Belges, affiche 1915. Dès le début de la Grande Guerre, le Loiret accueille de nombreux réfugiés, notamment des Belges. L’administration est chargée d’organiser l’accueil, l’enregistrement et également l’emploi.

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Adresse manuscrite de Fernand Rabier aux Orléanais, septembre 1914. Dans les premiers jours de septembre 1914, de nombreux parisiens arrivent à Orléans. Le Maire Fernand Rabier s’adresse aux Orléanais pour leur demander de ne pas s’inquiéter et éviter tout mouvement de panique ou d’exode massif. Le texte de cette adresse sera publié dans la presse locale.

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Lettre du soldat Anglade demandant une photographie de ses enfants au Maire d’Orléans 30 août 1916. Le maire est destinataire de nombreux courriers provenant des poilus orléanais ou de leurs familles. Toute sorte de demandes d’aide et services lui parvienne : surveillance de l’épouse, intercession auprès du bailleur, demande d’argent, de sursis, de nouvelles de proches, d’hébergement ou de photographies. Les correspondances adressées au Maire sont particulièrement intéressantes dans le domaine des relations familiales.

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Lettre dénonçant une publicité pour Suchard 14 janvier 1915. Dès les premiers jours de guerre, de nombreuses rumeurs courent à Orléans sur la présence d’espions ou de ressortissants allemands. Ces rumeurs perdurent pendant la guerre. Le maire est alors destinataire de lettres de dénonciation. Il diligente la police pour éclaircir les demandes avant de les transmettre éventuellement à l’autorité militaire. Ainsi, en 1915, une habitante s’insurge de la présence d’une publicité pour le chocolat Suchard, dénoncée comme étant une marque allemande. Le commissariat ira voir la commerçante incriminée qui proposera de cacher la publicité en question.

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L’Alhambra : programme illustré d’un Pierrot armé, 10 mai 1917. La salle de L’Alhambra située  boulevard Rocheplatte à Orléans est ouverte en 1912. Son architecture de style mauresque la distingue de toutes les autres salles de spectacles orléanaises. Durant la Grande Guerre, alors que le théâtre municipal est réquisitionné durant deux ans, L’Alhambra organise des spectacles de music-hall, des conférences, des séances de cinéma et des spectacles de bienfaisance.

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Fête nationale de la Belgique : programme, 21,23 et 26 juillet 1916. La Ville d’Orléans accueille de nombreux réfugiés belges. Dès 1914, en signe d’amitié, la ville débaptise la place de la gare pour la renommer Place Albert-Ier. Plusieurs manifestations sont organisées par les œuvres de guerre soutenant la population belge. En juillet 1916, la fête nationale de la Belgique est célébrée à Orléans.

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Hôpital-dépôt du quartier Louis-Rossat : programme 1915. La ville d’Orléans compte une quarantaine d’hôpitaux temporaires et auxiliaires. L’hôpital-dépôt de convalescents est situé dans la caserne Louis-Rossat, quartier du 8e Chasseurs. C’est là que Marie Chassot fonde en 1915 l’école de rééducation des mutilés. Des spectacles destinés à divertir les blessés et à lever des fonds sont régulièrement organisés dans les établissements de la ville.

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Alhambra d’Orléans : Grands Galas de Music-Hall, été 1917. La salle de L’Alhambra située boulevard Rocheplatte à Orléans est ouverte en 1912. Son architecture de style mauresque la distingue de toutes les autres salles de spectacles orléanaises. Durant la Grande Guerre, alors que le théâtre municipal est réquisitionné durant deux ans, L’Alhambra organise des spectacles de music-hall, des conférences, des séances de cinéma et des spectacles de bienfaisance. L’illustration du programme de l’été 1917 se veut joyeux tout en évoquant clairement le conflit et notamment l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique.

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Chiens sanitaires et chiens de guerre : causerie par M. de Massy, affiche 6 août 1916. Entre 1914 et 1918, différentes manifestations, telles que des conférences ou des débats, évoquent directement ou non le conflit et participent ainsi à la diffusion officielle ou non de l’information auprès des populations de l’arrière. Les Archives municipales conservent des tracts et affiches qui donnent un aperçu des thèmes abordés (alcoolisme, Alsaciens-Lorrains…). La causerie sur les chiens sanitaires et chiens de guerre contribuent à faire connaître le rôle des animaux sur le front dans un contexte où le prêt ou don de son chien à l’Armée est encouragé.

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Journée au profit des œuvres d’assistance de l’Armée d’Afrique et des troupes coloniales, affiche, 10 juin 1917. Rapidement diverses œuvres de guerre s’organisent. Les Archives municipales conservent la trace de certaines manifestations organisées par ces œuvres pour lever des fonds et organiser l’assistance aux poilus, aux blessés et aux familles. Parmi les manifestations, certaines journées sont organisées au profit de l’Armée d’Afrique et des troupes coloniales.  

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Ecole de rééducation des mutilés : infirmière portant un blessé dans ses bras, vers 1915-1919. Dès mars 1915, Marie Chassot, épouse du Colonel Chassot fonde une école de rééducation des mutilés à l’hôpital dépôt de convalescents du quartier Louis-Rossat. Durant la guerre, elle demande à de multiples reprises des locaux pour son œuvre qui ne cesse de s’étendre. L’école sera soutenue par la municipalité d’Orléans dès octobre 1915. L’ancienne école de la rue Chappon sera utilisée par l’œuvre de Marie Chassot. Le document représente une infirmière soutenant un blessé, probablement rue Chappon.

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Fonds Chassot Ecole de rééducation des mutilés : Marie Chassot et les blessés serbes, vers 1915-1919. Dès mars 1915, Marie Chassot, épouse du Colonel Chassot fonde une école de rééducation des mutilés à l’hôpital dépôt de convalescents du quartier Louis-Rossat. Durant la guerre, elle demande à de multiples reprises des locaux pour son œuvre qui ne cesse de s’étendre. L’école sera soutenue par la municipalité d’Orléans dès octobre 1915. L’école accueille notamment des serbes comme l’illustre cette photographie. Marie Chassot pose au centre du groupe.

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Ecole de rééducation des mutilés : atelier des chaisiers, vers 1915-1919. Dès mars 1915, Marie Chassot, épouse du Colonel Chassot fonde une école de rééducation des mutilés à l’hôpital dépôt de convalescents du quartier Louis-Rossat. Durant la guerre, elle demande à de multiples reprises des locaux pour son œuvre qui ne cesse de s’étendre. L’école sera soutenue par la municipalité d’Orléans dès octobre 1915. Plusieurs ateliers sont organisés par Marie Chassot. L’objectif est que les mutilés puissent apprendre un nouveau métier et subvenir ainsi à leurs propres besoins. Des ateliers de menuiseries, de rempaillages de chaises, d’osier ou encore de cordonneries sont organisés. Les services sont proposés aux Orléanais.

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Poilus attablés dans une casemate, vers 1914-1919. L’Orléanais Gaston Malard est mobilisé dès le début de la Première Guerre mondiale. Tout d'abord affecté au 32e Régiment d'Artillerie, il passe, en 1917, au 225e Régiment d'Artillerie, puis finalement au 30e. Gaston Malard est ambulancier. Au fil de ses affectations, Gaston Malard a traversé l'Aisne, la Marne, la Meuse, le Pas-de-Calais, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, la Seine-et-Marne, la Somme et les Vosges. Les clichés montrent les champs de bataille, les sépultures, les armements, la vie des soldats au front ainsi que les ruines des villages traversés. Le fonds Gaston Malard est composé de 303 plaques de verre, 6 négatifs souples, 304 clichés argentiques, 8 cartes postales et quelques pièces d'archives. Ces documents, parfois légendés, ont pour la plupart tous été réalisés durant la Première Guerre. Certains clichés proviennent de pellicules prises sur des prisonniers allemands.

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Ambulanciers devant la redoute de Froideterre, vers 1916. L’Orléanais Gaston Malard est mobilisé dès le début de la Première Guerre mondiale. Tout d'abord affecté au 32e Régiment d'Artillerie, il passe, en 1917, au 225e Régiment d'Artillerie, puis finalement au 30e. Gaston Malard est ambulancier. Au fil de ses affectations, Gaston Malard a traversé l'Aisne, la Marne, la Meuse, le Pas-de-Calais, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, la Seine-et-Marne, la Somme et les Vosges. Les clichés montrent les champs de bataille, les sépultures, les armements, la vie des soldats au front ainsi que les ruines des villages traversés. Le fonds Gaston Malard est composé de 303 plaques de verre, 6 négatifs souples, 304 clichés argentiques, 8 cartes postales et quelques pièces d'archives. Ces documents, parfois légendés, ont pour la plupart tous été réalisés durant la Première Guerre. Certains clichés proviennent de pellicules prises sur des prisonniers allemands.

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Gonflage d’une saucisse, vers 1914. L’Orléanais Gaston Malard est mobilisé dès le début de la Première Guerre mondiale. Tout d'abord affecté au 32e Régiment d'Artillerie, il passe, en 1917, au 225e Régiment d'Artillerie, puis finalement au 30e. Gaston Malard est ambulancier. Au fil de ses affectations, Gaston Malard a traversé l'Aisne, la Marne, la Meuse, le Pas-de-Calais, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, la Seine-et-Marne, la Somme et les Vosges. Les clichés montrent les champs de bataille, les sépultures, les armements, la vie des soldats au front ainsi que les ruines des villages traversés. Le fonds Gaston Malard est composé de 303 plaques de verre, 6 négatifs souples, 304 clichés argentiques, 8 cartes postales et quelques pièces d'archives. Ces documents, parfois légendés, ont pour la plupart tous été réalisés durant la Première Guerre. Certains clichés proviennent de pellicules prises sur des prisonniers allemands.

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Cahiers d’Henri Soudé : extrait du cahier n°2, 1914. L’Orléanais Henri Soudé rédige 24 cahiers durant la Grande Guerre. Il y note quasiment au jour le jour les faits qui retiennent son attention à Orléans ainsi que ceux qui retiennent son attention dans la presse. Il parle ainsi du passage des troupes indiennes, des troupes américaines ou encore des restrictions. Il évoque également les nombreuses correspondances qu’il entretient avec ses fils, sur le front, et les camarades de son second fils, porté disparu fin août 1914. Les cahiers d’Henri Soudé font l’objet d’une transcription, d’une numérisation et d’une mise en ligne intégrale.

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Dernière lettre d’Ambroise Soudé adressée à ses parents avant sa disparition vers le 31 août 1914, 28 août 1914. En 1912, Ambroise Soudé soutient Le Patriotisme sacerdotal au Grand Séminaire d'Orléans. Il y affirme que les prêtres doivent s'engager pour la défense de leur pays. Devenu dominicain sous le nomde frère Ignace, il étudie au Saulchoir en Belgique. Appelé en 1913, il choisit de revenir en France pour accomplir son service militaire à Lille puis Avesnes. En août 1914, il part avec le 84e R.I. vers Charleroi puis Guise. En septembre, sans nouvelles, Henri, son père, démarre une véritable enquête auprès de ses camarades pour savoir ce qu’il est advenu. Fin octobre, après des annonces contradictoires, le maire d’Orléans lui notifie le décès. Henri poursuit néanmoins inlassablement ses investigations pour connaître les circonstances de la disparition. En 1919, il va sur les lieux du combat pour retrouver en vain la dépouille de son enfant. En 1920, la Médaille Militaire est attribuée au caporal Soudé, Mort pour la France. Le décès est officialisé à la date du 30 août 1914 lors du combat de Le Hérie-La-Viéville. En 1915, Maurice Barrès le cite dans l’article Les Héros privés de gloire. Il utilise Le Patriotisme sacerdotal pour illustrer l’engagement nationaliste mais censure l’idée catholique d’une vie et mort offertes pour la rédemption de la France « oublieuse de ses traditions ».

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  • Rapport de police relatant la grève des ouvrières à l’usine d’obus de la rue des Beaumonts 6 juin 1917
  • Fête de l'Indépendance des États-Unis, place de l'Étape, 4 juillet 1918, carte-photo
  • Ville d’Orléans : carte de denrées Affiche 1917
  • Préfecture du Loiret : avis aux Belges, Affiche 1915
  • Adresse manuscrite de Fernand Rabier aux Orléanais, septembre 1914
  • Lettre du soldat Anglade demandant une photographie de ses enfants au Maire d’Orléans 30 août 1916
  • Lettre dénonçant une publicité pour Suchard 14 janvier 1915
  • L’Alhambra : programme illustré d’un Pierrot armé 10 mai 1917
  • Fête nationale de la Belgique : programme 21,23 et 26 juillet 1916
  • Hôpital-dépôt du quartier Louis-Rossat : programme 1915
  • Alhambra d’Orléans : Grands Galas de Music-Hall Eté 1917
  • Chiens sanitaires et chiens de guerre : causerie par M. de Massy Affiche 6 août 1916
  • Journée au profit des œuvres d’assistance de l’Armée d’Afrique et des troupes coloniales, affiche, 10 juin 1917
  • Fonds Chassot Ecole de rééducation des mutilés : infirmière portant un blessé dans ses bras Vers 1915-1919
  • Fonds Chassot Ecole de rééducation des mutilés : Marie Chassot et les blessés serbes, vers 1915-1919
  • Ecole de rééducation des mutilés : atelier des chaisiers, vers 1915-1919
  • Fonds Gaston Malard Poilus attablés dans une casemate, vers 1914-1919
  • Ambulanciers devant la redoute de Froideterre, vers 1916
  • Gonflage d’une saucisse, vers 1914
  • Cahiers d’Henri Soudé : extrait du cahier n°2 1914
  • Dernière lettre d’Ambroise Soudé adressée à ses parents avant sa disparition vers le 31 août 1914, 28 août 1914
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