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Les Archives municipales de Nice

Les Archives municipales de Nice ont sélectionné ces documents dans leur fonds 14-18. Elles conservent notamment une belle collection de portraits réunis par une commission d’élus municipaux avec pour objectif la constitution d’un « livre d’or » des Niçois tombés pour la patrie qui vient compléter un fichier alphabétique des morts et disparus, sans doute constitué par les services en charge de l’état civil. L’ensemble des photographies de ces Niçois morts pour la France a été numérisé et le fichier est en cours de saisie afin d’enrichir le projet de monument aux morts numérique développé par la Ville. A côté de ce projet internet, les Archives se sont vues confier la réalisation de l’exposition Nice 1914 : le basculement à l’automne 2014, et d’une exposition commémorant l’entrée de l’Italie en guerre au printemps 2015.

Nice, Hôtel Royal, carte postale éd. V. Mouska, début XXe

Nice, Hôtel Royal, carte postale éd. V. Mouska, début XXe : ce grand hôtel de la Promenade des Anglais est réquisitionné dès le début de la guerre et transformé en hôpital auxiliaire (n° 155 bis des Alpes-Maritimes) pour accueillir la formation sanitaire municipale. Ici une vue de la promenade en temps de paix. Cote 3 Fi 65/323.

© Archives municipales de Nice

Transformé, comme une grosse trentaine de palaces et pensions du bord de mer ou de la colline de Cimiez, en hôpital auxiliaire, l’Hôtel Royal voit sa gestion confiée à la municipalité de Nice. La hiérarchie sociale et militaire est respectée, avec des étages réservés tantôt aux officiers, tantôt aux soldats. Le corps médical affecte les hommes, selon la gravité de leur cas, à l’étage des « soldats [ou officiers] pouvant se lever » ou à celui des « soldats [ou officiers] devant garder le lit ». Les malades, si leur état leur permet d’en profiter, ont une vue magnifique sur la promenade des Anglais et la baie des Anges. Les chambres sans vue servent de lingerie, d’ateliers de pansements ou de logement pour les sœurs hospitalières. Cote 3 H 20.

© Archives municipales de Nice

Formation sanitaire municipale de l’hôtel Royal, certificat de visite médicale du 6 septembre 1918 : originaire de Seine-et-Oise, le malheureux soldat Georges Bourdon a été amputé du bras gauche et doit être évacué vers un centre d’appareillage. Les archives de cet hôpital bénévole niçois sont extrêmement lacunaires. Cote 3 H 20.

© Archives municipales de Nice

Photographie de la Jetée-promenade jointe au projet de réouverture de l’édifice afin de permettre un accès abrité au casino, juin 1917. Cet établissement municipal affermé avait été réquisitionné lors de la mobilisation pour loger les troupes et son fonctionnement très perturbé par l’état de siège. On distingue au premier plan un soldat permissionnaire. Cote 1 I 3.

© Archives municipales de Nice

Télégramme adressé par le sous-intendant de Nice à tous les maires du département, 22 août 1916 : les maires doivent faire procéder à l’arrachage des pommes de terre, si besoin en utilisant la troupe, afin que les soldats au front ne manquent pas « complètement » de légumes. Cote 3 H 8.

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Nice – Soldats campés au château, carte postale éditée par ND, début XXe. Très exotique, cette carte postale représente le campement, au milieu des palmiers, d’un détachement de fantassins coloniaux, sur la colline du château qui surplombe la vieille ville de Nice. Les régiments méridionaux constituaient avant 1914 la 2e division d’infanterie coloniale, affectée notamment à la défense des ports de la Méditerranée. Cote 3 Fi 65/763.

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Né en 1890, célibataire, originaire de Cagnes, Pierre Icardo est tombé dès le 28 septembre 1914 dans la Meuse, en forêt de Jaulnay. Portrait en pied dans son uniforme du 8e régiment d’infanterie coloniale pris sans doute vers 1910 devant la toile peinte du photographe niçois H. Gall. Cote3 H 27/1.

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« Nos Alpins dans les Alpes », carte postale éditée par le photographe niçois Giletta, début XXe. Le chasseur alpin est une figure mythique du patriotisme niçois. Il s’agit peut-être ici de manœuvres du 6e BCA aux environs de Peïra-Cava, dans l’arrière pays. Cote 3 Fi 65/140.

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Beau portrait romantique du caporal niçois Maurice Antoine Pierre Decourcelle par C. Blanpied, photographe à Nice. Né en 1891, Decourcelle est tombé à vingt-quatre ans le 22 juillet 1915 en Alsace, lors des combats extrêmement meurtriers du Linge-Kopf sous l’uniforme du 115e bataillon des chasseurs alpins, bataillon constitué cette année là à partir des 6e, 7e , 12e, 23e et 27e BCA. Il arbore sa tenue des chasseurs alpins, avec béret et pèlerine. Cote 3 H 27/1.

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Portrait de Joseph Mandrille, soldat du 311e régiment d’infanterie tué à l’ennemi au Mort-Homme devant Verdun le 20 juin 1916, à l’âge de trente-et-un ans. Caserné à Antibes en 1914, le 311e RI appartenait au XVe Corps. Sur ce portrait, peut-être daté de sa période de service militaire, Mandrille pose devant une toile peinte évoquant le casino de la Jetée-promenade à Nice, en uniforme de clairon. Cote 3 H 27/1.

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Portrait du soldat Baptistin Maurandi, du 162e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi le 25 septembre 1916 à Rancourt (Somme), à l’âge de vingt-quatre ans. Sur ce portrait datable de son service militaire, il pose en uniforme du 163e régiment d’infanterie, le régiment niçois, devant une toile peinte évoquant un campement sylvestre. Il s’agit d’un portrait en pied, fort rare, où le soldat porte son équipement complet (fusil, paquetage, bâton de marche, etc.). Après Verdun, au printemps 1916, son régiment avait été affecté en Lorraine à l’été puis dans la Somme, où Maurandi a perdu la vie. Cote 3 H 27/1.

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Portrait de Joseph Emilien Gastaud, mort des suites de ses blessures à Montzéville (Meuse) le 9 septembre 1917, sous uniforme du 106e régiment d’infanterie territoriale, à l’âge de quarante-trois ans. Ce père de famille laisse une veuve de trente-six ans et deux enfants, de treize et onze ans. Rare photographie d’extérieur où l’on voit le soldat lisant une lettre dans un environnement familier (maison de campagne ?) qui contraste avec les portraits posés traditionnels en studio ou les photographies du front. La famille a ainsi gardé le souvenir d’un proche, heureux. Cote 3 H 27/1.

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Le portefeuille du soldat italien Angelo Signorini et son contenu. Ces objets ont été renvoyés au maire de Nice pour être remis aux proches du disparu. Ils n’ont pu être restitués. Signorini, faisait partie des « Garibaldiens de 14 », qui ont combattu en Argonne. Il est tombé le 9 janvier 1915 au ravin des Meurissons à Courtechausse (Marne), sous l’uniforme de la légion étrangère. Son portefeuille contenait plusieurs cartes postales et de nombreux portraits dont, sans doute, celui de ses parents ou grands-parents. Cote 3 H 36/1.

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Le portefeuille du soldat italien Florenzi et son contenu. Ces objets ont été envoyés par le ministère de la Guerre italien au maire de Nice pour être remis aux proches du disparu. Ils n’ont pu être restitués par les services municipaux après guerre et ce soldat n’a pu être identifié ni dans les listes de morts pour la France, ni dans celle des caduti italiens. Dans ce portefeuille, des lires italiennes, des images pieuses, des cartes postales militaires, seule correspondance autorisée au front, et plusieurs photographies dont un portrait d’avant guerre en civil dans le studio d’un photographe niçois : en arrière plan, la Jetée-promenade et la baie des Anges.  Cote 3 H 36/1.

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Une des photographies qui se trouvaient dans le portefeuille du soldat italien Gerbaudo, avec d’autres photographies du front, des portraits, une mèche de cheveux et une correspondance amoureuse échangée avec la bonne amie de l’officier. Cet ensemble a été envoyé par l’hôpital militaire de Padoue au maire de Nice pour être remis aux proches du disparu et constitue un bel ensemble documentaire. On assiste ici à l’enterrement d’un militaire italien, entouré de ses camarades de combat et d’un prêtre. Ce type de photographies, fréquent chez les gradés de tous les camps, permettait souvent aux familles, loin  du front, de faire leur deuil.  Caporal maggiore à la 4e compagnie automobile, Antonio Gerbaudo, né en 1891 à Borgo San Dalmazzo, dans le district militaire de Cuneo (Piémont), est mort le 21 novembre 1918 de maladie (la grippe espagnole ?) à l’hôpital militaire de Padoue.  Cote 3 H 36/2.

© Archives municipales de Nice

Entrée de la « voie sacrée » au carré militaire du cimetière de Caucade. Projet dessiné par les architectes F. Fratacci, H. Malgaud, E. et J.  Bessirard, avril 1927. On leur doit la construction de plusieurs « palais » à Nice dans l’entre-deux-guerres, d’inspiration Art-Déco. Cote 1 W 347, fonds des bâtiments communaux.

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Plan d’ensemble du carré militaire du cimetière de Cascade ou « cimetière de gloire ». Les tombes sont réparties entre un carré de Champagne, un carré de Verdun, un carré de la Marne, un carré de la Somme, un carré d’Artois et un carré d’Orient, symbolisant les lieux où sont tombés le plus grand nombre de morts niçois. Le cimetière est orné d’une « veilleuse symbolique » et d’un monument aux prisonniers de guerre en activité. Projet dessiné par les architectes F. Fratacci, H. Malgaud, E. et J.  Bessirard, avril 1927. Cote 1 W 347, fonds des bâtiments communaux.

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Façade du monument aux morts de Nice, quai Rauba-Capeù, 8 mai 1923 : détail de la partie centrale. Le projet monumental présenté lors du concours de 1923 par l’architecte niçois Roger Séassal, premier grand prix de Rome en 1913, comporte deux hauts-reliefs sculptés par Alfred Janniot : à gauche, la guerre et à droite, la paix. Une urne est aménagée dans une niche cintrée.  Cote 1 W 366, fonds des bâtiments communaux.

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Photographie du chantier du monument aux morts du quai de Rauba Capeù, vers 1925-1927 : la première pierre a été posée le 11 novembre 1924. Creusé dans une ancienne carrière de calcaire au flanc de la colline du château de Nice, ce chantier a une ampleur quasi pharaonique qui attire les curieux. Cote 3 Fi 14/1.

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Vue du monument aux morts de Rauba Capeù prise depuis le port de Nice dans les années 1930 : le monument, conçu par Roger Séassal, a été inauguré par le maréchal Foch le 28 janvier 1928. Un des plus grands de France, classé monument historique, il mesure trente-deux mètres de hauteur et sa couleur blanche, en fait un signal dans le paysage de l’est niçois. Cependant, l’urne apparaît comme digérée par la roche, à l’abri de l’agitation urbaine à laquelle elle tourne le dos. Cote 3 Fi 14/3.

© Archives municipales de Nice
  • Nice, Hôtel Royal, carte postale éd. V. Mouska, début XXe
  • Transformé, comme une grosse trentaine de palaces et pensions du bord de mer ou de la colline de Cimiez, en hôpital auxiliaire, l’Hôtel Royal voit sa gestion confiée à la municipalité de Nice.
  • Formation sanitaire municipale de l’hôtel Royal, certificat de visite médicale du 6 septembre 1918
  • Photographie de la Jetée-promenade jointe au projet de réouverture de l’édifice afin de permettre un accès abrité au casino, juin 1917.
  • Télégramme adressé par le sous-intendant de Nice à tous les maires du département, 22 août 1916
  • Nice – Soldats campés au château, carte postale éditée par ND, début XXe.
  • Né en 1890, célibataire, originaire de Cagnes, Pierre Icardo est tombé dès le 28 septembre 1914 dans la Meuse, en forêt de Jaulnay.
  • « Nos Alpins dans les Alpes », carte postale éditée par le photographe niçois Giletta, début XXe.
  • Beau portrait romantique du caporal niçois Maurice Antoine Pierre Decourcelle par C. Blanpied, photographe à Nice.
  • Portrait de Joseph Mandrille, soldat du 311e régiment d’infanterie tué à l’ennemi au Mort-Homme devant Verdun le 20 juin 1916, à l’âge de trente-et-un ans.
  • Portrait du soldat Baptistin Maurandi, du 162e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi le 25 septembre 1916 à Rancourt (Somme), à l’âge de vingt-quatre ans.
  • Portrait de Joseph Emilien Gastaud, mort des suites de ses blessures à Montzéville (Meuse) le 9 septembre 1917, sous uniforme du 106e régiment d’infanterie territoriale, à l’âge de quarante-trois ans.
  • Le portefeuille du soldat italien Angelo Signorini et son contenu.
  • Le portefeuille du soldat italien Florenzi et son contenu.
  • Une des photographies qui se trouvaient dans le portefeuille du soldat italien Gerbaudo.
  • Entrée de la « voie sacrée » au carré militaire du cimetière de Caucade.
  • Plan d’ensemble du carré militaire du cimetière de Cascade ou « cimetière de gloire ».
  • Plan d’ensemble du carré militaire du cimetière de Cascade ou « cimetière de gloire ».
  • Façade du monument aux morts de Nice, quai Rauba-Capeù, 8 mai 1923 : détail de la partie centrale.
  • Vue du monument aux morts de Rauba Capeù prise depuis le port de Nice dans les années 1930.
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