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Les Archives départementales du Val d'Oise

Les Archives départementales du Val d'Oise ont sélectionné ces documents dans leur fonds 14-18.

Dessin au crayon gras de Jules Raymond Koenig d’une tranchée du Camp retranché de Paris.

Dessin au crayon gras de Jules Raymond Koenig d’une tranchée du Camp retranché de Paris. Artillerie du CAP secteur 1, batterie 109 (Bessancourt, Val-d'Oise), 1915, cote 1Fi23_3. Le Camp retranché de Paris construit entre 1914 et 1915 sous le commandement du gouverneur de Paris, le Général Gallieni, ceinturait la capitale pour sa défense. Les forts, les batteries d’artillerie et les tranchées ont marqué le paysage et la vie locale durablement. Les massifs forestiers de Montmorency dans le Val-d’Oise et de Sénart en Seine-et-Marne principalement en conservent de nombreuses traces bien conservées en milieu boisé. L’Office national des forêts travaille en partenariat avec le Conseil général du Val-d’Oise sur le territoire valdoisien à partir des sources archéologiques et archivistiques.

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Dessin au crayon gras de Jules Raymond Koenig d’une tranchée du Camp retranché de Paris. Artillerie du CAP secteur 1, batterie 109 (Bessancourt, Val-d'Oise), 1915, cote 1Fi23_2. Le plan de défense autour de Paris prévoyait sur près de 200 km de circonférence trois zones : nord, est et sud-ouest séparées par des intervalles dont la vallée de la Basse-Seine à l’ouest et la région de Roissy. À Bessancourt (Val-d’Oise) par exemple, des batteries de 155 mm ont été installées tandis que les dépôts de munitions ont été placés dans les carrières des villes voisines comme Soisy, dans la forêt de Montmorency. Des voies de 0,6 mètres prévoyaient l’approvisionnement en munitions des routes aux sentiers. Les trains étaient tractés par chevaux, à bras d’hommes ou par les fameuses locomotives militaires Péchot.

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Lettre de Léon Lebon, concessionnaire des pompes funèbres, adressée au maire de Mériel (Val-d’Oise) le 6 août 1914, cote E-dépot9 H4. Léon Lebon a rédigé cette lettre sur le papier à en-tête de sa société quelques jours après la déclaration de guerre. Dès le début, tous les corps de métiers sont mobilisés, même celui de croque-mort. Comme beaucoup de Français, il ne pense pas que le conflit sera long. Aussi, il propose au maire de faire l’intérim par ses « propres moyens ». La présentation et le ton de ce courrier administratif, écrit selon les « ordres » de la préfecture de Seine-et-Oise, révèlent la formation scolaire du croque-mort.

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Carte postale, cote 30fi251_17. Au début du mois de septembre 1914, plusieurs ponts ont été détruits par le Génie français pour ralentir l’offensive allemande qui menaçait Paris. Des cartes postales sont alors éditées comme celle-ci, en français et en anglais, avec le pont sur l’Oise reliant L’Isle-Adam à Parmain.

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Lettre du Préfet de Seine-et-Oise aux maires du département, 16 septembre 1914, E-dépôt9 4H6. Le Préfet de Seine-et-Oise se fait le relais des « instructions de M. le Ministre de l’Intérieur » déjà mises en place un peu plus d’un mois après le début de la guerre. Ceux qui sont devenus les ennemis déclarés de la France font l’objet d’une enquête par les élus de la République. Les maires doivent identifier, classer et contrôler de simples civils de nationalité « austro-allemande » pour les « faire évacuer sur des îles… » 45 000 personnes seront ainsi internées dans des camps essentiellement en Normandie et en Bretagne. Les Allemands feront de même pour les ressortissants étrangers sur leur territoire.

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Télégramme de la sous-préfecture de Seine-et-Oise aux maires, 26 mai 1915, E-dépôt9 4H6. Ce télégramme du sous-préfet, envoyé aux maires deux jours après l’entrée en guerre de l’Italie au côté  de la Triple Entente, demande de pavoiser pour souligner le soutien de ce nouvel allié. Par la suite, les maires recevront l’autorisation de pavoiser « soit sur la voie publique, soit dans les édifices et emplacements librement ouverts au public » avec des « drapeaux aux couleurs nationales, sans l’addition d’aucun emblème et de drapeaux des nations alliées ou des nations neutres.» (circulaire n° 48, 19 juillet 1915).

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Carte postale, Eugène Turpin chimiste, cote 30Fi140_706. L’inventeur de la mélinite (1848-1927) habitait Pontoise. Ce chimiste utilisait déjà l’acide picrique pour colorer en jaune les jouets en caoutchouc qu’il fabriquait. Il inventa la manière d’en couler dans les obus et dans une « fusée » de sa création à la place de la poudre noire, augmentant ainsi les dégâts produits lors des explosions. Cet explosif a été très utilisé pendant la Première Guerre mondiale. Ses relations avec le Ministère de Guerre furent difficiles : celui-ci lui refusa de déposer un brevet mais lui acheta son invention en 1887 pour 250 000 francs et le décora de la Légion d’Honneur.

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Lettre de Joseph de Maistre à son oncle, 27 décembre 1915, cote 6J 126. Joseph de Maistre, militaire, écrit un courrier à son oncle député. Il lui demande un article sur l’aviation, sans doute rédigé dans L’Homme enchaîné, journal censuré de Clemenceau que celui-ci diffuse dans l’hémicycle. Alors à Chalais [Direction du matériel aéronautique militaire de Chalais-Meudon, aujourd’hui Meudon dans les Hauts-de-Seine] où il assure de la formation, il connaît la réalité militaire française. Ajouté à la douleur du deuil de sa femme –  d’où le papier encadré de noir – il déprime car il sait comme d’autres que ce conflit devenu une guerre de position va durer. 1/2

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Lettre de Joseph de Maistre à son oncle, 27 décembre 1915, cote 6J 126. Joseph de Maistre, militaire, écrit un courrier à son oncle député. Il lui demande un article sur l’aviation, sans doute rédigé dans L’Homme enchaîné, journal censuré de Clemenceau que celui-ci diffuse dans l’hémicycle. Alors à Chalais [Direction du matériel aéronautique militaire de Chalais-Meudon, aujourd’hui Meudon dans les Hauts-de-Seine] où il assure de la formation, il connaît la réalité militaire française. Ajouté à la douleur du deuil de sa femme –  d’où le papier encadré de noir – il déprime car il sait comme d’autres que ce conflit devenu une guerre de position va durer. 2/2

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Hôpital auxiliaire n° 295 de Soisy-sous-Montmorency, cote 1Fi163_1. L’Ile-de-France accueille plus d’un million de soldats blessés pendant le conflit. 42 hôpitaux auxiliaires sont installés dans le département actuel du Val-d’Oise où personnels soignants professionnels et bénévoles travaillent. Des civils proposent leurs maisons, des religieux leurs établissements et le Gouvernement militaire de Paris réquisitionne aussi des bâtiments publics. Ici, les blessés et leurs soignants sont logés à la Maison des sœurs, rue des Ecoles.

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Circulaire du sous-préfet de Seine-et-Oise, 14 juin 1916. E-dépôt9 4H6. La vie des  exploitants agricoles  est très perturbée par ce conflit qui dure : les tranchées du camp retranché de Paris, actuellement situé dans les départements de la grande couronne de l’Ile-de-France, ont abîmé les sols et certains agriculteurs souhaitant remettre leurs terres en culture se permettent de les combler sans autorisation ; les hommes mobilisés et les femmes travaillant dans les usines, le recours à de la main-d’œuvre agricole kabyle est proposé ; des permissions agricoles sont données aux soldats pour pouvoir aider aux travaux des champs en période estivale.

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Carte postale de la société de secours aux prisonniers de guerre du canton de Pontoise, cote 30Fi140_708. Des sociétés de ce type sont créées avec l’accord du ministère de l’Intérieur par la volonté des civils pendant la Première Guerre mondiale. Elles sont encadrées par la loi du 30 mai 1916 et son décret du 18 septembre de la même année. Par la générosité et disponibilité des donateurs, elles apportent une aide morale et/ou financière aux familles dont l’un des leurs est prisonnier au front dans l’attente de son retour.

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Affiche, Arrêté contre l'alcool dans l'enceinte du camp retranché de Paris, 3 juillet 1915, cote 17Fi43. La France produisait plusieurs dizaines de millions d’hectolitres de vin et autres alcools par an. Il n’est donc pas étonnant de voir l’alcool consommé par les soldats pendant la guerre, même s’il était officiellement interdit dans l’armée. Chacun reçoit alors un quart de « pinard » par jour avec sa ration. L’alcool permettait sans doute de supporter un peu mieux les conditions extrêmes de la vie quotidienne et des combats. C’est pourquoi le « pinard » sera un des symboles de la résistance à l’occupant.

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  • Dessin au crayon gras de Jules Raymond Koenig d’une tranchée du Camp retranché de Paris.
  • Dessin au crayon gras de Jules Raymond Koenig d’une tranchée du Camp retranché de Paris.
  • Lettre de Léon Lebon, concessionnaire des pompes funèbres, adressée au maire de Mériel (Val-d’Oise) le 6 août 1914.
  • Carte postale.
  • Lettre du Préfet de Seine-et-Oise aux maires du département, 16 septembre 1914.
  • Télégramme de la sous-préfecture de Seine-et-Oise aux maires, 1915.
  • Carte postale, Eugène Turpin chimiste.
  • Lettre  de Joseph de Maistre à son oncle, 27 décembre 1915, Archives départementales du Val-d’Oise. 1/2
  • Lettre  de Joseph de Maistre à son oncle, 27 décembre 1915, Archives départementales du Val-d’Oise. 2/2
  • Hôpital auxiliaire n° 295 de Soisy-sous-Montmorency.
  • Circulaire du sous-préfet de Seine-et-Oise, 14 juin 1916.
  • Carte postale de la société de secours aux prisonniers de guerre du canton de Pontoise.
  • Affiche, Arrêté contre l'alcool dans l'enceinte du camp retranché de Paris, 3 juillet 1915.
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sources
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