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Les Archives départementales du Jura

Les Archives départementales du Jura ont sélectionné ces documents dans leur fonds 14-18.

Dessins représentant des soldats français hors champ de bataille, exécutés par Jules Burgunder, 1916

Dessins représentant des soldats français hors champ de bataille, exécutés par Jules Burgunder, 1916. Jules Burgunder est né à Paris en 1884 mais possède des attaches familiales dans le Jura, notamment du côté de Champagnole. Mobilisé durant la guerre au 254e Régiment d’infanterie puis au 287e, il participe aux combats dans le secteur de Verdun. Il continue de se battre sur le champ de bataille dans l’Aisne avant d’être blessé en juillet 1916. Ses croquis de guerre sont destinés à sa sœur, avec laquelle il correspond régulièrement. Cote 10 Fi 5267. Avec l’aimable autorisation de M. Jean Cuenot et de M. Franz Burgunder. 1/2.
 

© Archives départementales du Jura

Dessins représentant des soldats français hors champ de bataille, exécutés par Jules Burgunder, 1916. Jules Burgunder est né à Paris en 1884 mais possède des attaches familiales dans le Jura, notamment du côté de Champagnole. Mobilisé durant la guerre au 254e Régiment d’infanterie puis au 287e, il participe aux combats dans le secteur de Verdun. Il continue de se battre sur le champ de bataille dans l’Aisne avant d’être blessé en juillet 1916. Ses croquis de guerre sont destinés à sa sœur, avec laquelle il correspond régulièrement. Cote 10 Fi 5260. Avec l’aimable autorisation de M. Jean Cuenot et de M. Franz Burgunder. 2/2.

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Page de couverture et poème intitulé « A un soldat inconnu » du soldat lédonien Aimé Jeanjacquot. Extrait de l’ouvrage, En avant pour la France ! , Lons-le-Saunier, Imprimerie et lithographie Lucien Declume, 1920 (Biblioth. hist. et adm., 8°F 0923. Montage). Le lédonien Aimé Jeanjacquot (1896-1916), tout juste diplômé de l’Ecole normale d’instituteurs de Lyon, obtient le grade d’aspirant après avoir été appelé sous les drapeaux au printemps 1915. Sa compagnie est envoyée aux 9° Bataillons de marche en Champagne et notamment à Connantray, où Aimé Jeanjacquot rédige ce poème. Il décide ensuite de rejoindre sur le front le 21°d’Infanterie. Il est tué le 10 octobre 1916 lors de la bataille de la Somme avant d’avoir pu fêter ses 20 ans. Une partie de ses lettres et quelques-uns de ses poèmes, qui traduisent à la fois son patriotisme et son idéalisme, sont édités dans cet ouvrage de 1920.
 

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Lettre de Charles Laplace, le 14 octobre 1916 (Fonds de l’Assistance sociale, X p 826). Charles Laplace, entré à l’Assistance publique dès son plus jeune âge et placé dans différentes fermes durant son enfance, est incorporé en mai 1915 au 14e chasseur à cheval à Dole. Il termine la guerre à l’hôpital militaire de Bayonne. Son témoignage démontre son profond patriotisme mais aussi sa lucidité sur la dureté de cette guerre.
 

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Souvenir de 1914-1916. Des soldats blessés et deux infirmières (Reprod. de carte postale, 10 Fi 5216). Bien que Lons-le-Saunier, ville de casernement, soit éloignée des champs de bataille, la présence militaire s’y renforce aux côtés d’une sous-intendance civile organisée sur place. Les recrues du 44° Régiment d’infanterie, prêtes à partir sur le front, sont hébergées dans la caserne Michel (dénomination officielle en mémoire du général comte d’Empire jurassien mort à Waterloo). L’établissement d’un hôpital militaire avec ses annexes, nécessite de la part de l’armée la réquisition en sus de l’Hôtel Dieu, des deux lycées, de l’Ecole normale de filles et du couvent des petites sœurs des pauvres. Avec l’aimable autorisation de M. Robert Landré.
 

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Copie de certificat pour l’admission d’un soldat russe à l’asile psychiatrique de Saint-Ylie, le 28 avril 1920. (X p 1106). Saint-Ylie, village rattaché à Dole de nos jours, s’est développé avec l’implantation de l’asile d’aliénés - autrefois dans l’ancien couvent des Carmes à Dole - sur le domaine du château du lieu. L’asile accueille ses premiers malades en 1895 ; ceux-ci viennent du Jura, du Doubs et du Territoire de Belfort, mais aussi du département de la Seine. Le rôle de l’établissement s’accroît au cours de la Première Guerre mondiale : il doit  accueillir des soldats de toute nationalité, marqués ou rendus fous par les combats. Outre les terribles séquelles psychologiques du front, s’ajoutent chez de nombreux soldats russes  un état dépressif, voire le mal du pays,  à la fin du conflit ;  la Révolution bolchévique, la paix séparée de la Russie avec l’Allemagne puis la guerre civile en Russie les ont souvent laissés désemparés et démunis sur le front occidental. C’est ainsi que Jacob Toulakine, soldat russe du 8° Régiment d’Infanterie, a été interné à l’asile de Saint-Ylie d’avril 1920 à juillet 1921 avant de rejoindre la base militaire russe de Marseille.
 

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Plan parcellaire de construction d’une voie de garage en gare de La Joux pour la Mission forestière britannique, juillet 1917 (Fonds de l’administration des Eaux-et-Forêts (7 M), cantonnement de Salins, classement en cours). Pour couvrir les besoins en bois de l’ensemble des armées alliés, les forêts domaniales (La Joux, Les Moydons, la forêt de Chaux…) du Jura sont largement mises à contribution. Dès janvier 1917, l’exploitation des coupes par l’armée anglaise débute en forêt domaniale de La Joux, avec l’aide de bûcherons canadiens et russes. Le 6 juillet 1917, un état des lieux est réalisé pour l’établissement temporaire d’une voie de garage en gare de La Joux à l’usage de la Mission forestière Britannique afin de faciliter l’expédition des bois. Les terrains pressentis pour accueillir cette voie sont situés sur le territoire de la commune de Supt et représentent 6,71 ha ; leur occupation temporaire avait été autorisée par le Directeur général des Eaux-et-Forêts le 5 mai 1917.
 

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Les militaires canadiens en forêt domaniale de La Joux. Note de service sur les irrégularités sur les coupes canadiennes, le 1er septembre 1918 (Fonds de l’administration des Eaux-et-Forêts (7 M), cantonnement de Salins, classement en cours). Les canadiens s’installent, à partir de janvier 1917, dans des camps en forêts domaniales de la Joux et de la Fresse. Leur quartier général est établi à la maison forestière de Montrainçon en forêt de la Joux. Une petite scierie se trouve à proximité sur les cinq que compte la forêt de la Joux. Le bois de chauffage ainsi que la sciure que produisent les exploitations canadiennes, suscitent des convoitises en ces temps de pénurie. L’administration des Eaux-et-Forêts souhaite mettre fin à ces délivrances illégales qui sont parfois conduites par les Canadiens eux-mêmes.
 

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Acte de décès de l’ouvrier chinois Tchon-Min-Louen à Salins, le 18 février 1918 (3 E 9604). 250 ouvriers chinois arrivent probablement en novembre 1918 à Salins et sont employés dans les nombreuses industries du bois de la région. Les rapports avec la population locale sont d’abord cordiaux avant de se détériorer le 18 février 1918 à l’occasion d’une manifestation de travailleurs chinois en réaction à leurs faibles salaires. L’ouvrier Tchon-Min-Louen est décédé ce jour-là, rue de la Liberté, probablement tué par la troupe cantonnée à Salins, tout comme les 4 autres travailleurs chinois morts dans les mois suivants, sans doute des suites de leurs blessures.
 

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Des femmes à la menuiserie Boilly à Champagnole, octobre 1917 (Reprod. de carte postale, 31 Fi 591). Comme partout en France, les femmes jurassiennes sont appelées à prendre la place des hommes partis au combat sur leurs lieux de travail. Elles prennent en charge aussi bien les travaux agricoles, artisanaux qu’industriels et se retrouvent parfois chefs d’entreprises. A la fin de la guerre, 120 hommes originaires de Champagnole ne reviendront pas des champs de bataille. Avec l’aimable autorisation de Mme Martine Bellague.
 

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Carte d’alimentation, 1918 (Photographie couleur du document conservé dans le fonds des Amis du Vieux Saint-Claude, Archives municipales de Saint-Claude, 40 Fi 150-4). La vie quotidienne des populations est ponctuée de pénuries plus ou moins importantes (chauffage, alimentation…) qui sont liées à la priorité donnée au ravitaillement des soldats sur le front et à la nécessité d’organiser et de payer des importations massives de matières de première nécessité, tel le blé. Les difficultés de ravitaillement s’aggravent en 1917 et culminent en 1918 suite à l’effondrement de la production de blé. Dans le Jura, les pénuries alimentaires sont particulièrement ressenties dans les régions industrielles du Haut-Jura, dépourvues de terres arables comme celles de Morez et de Saint-Claude. La fin du conflit voit s’instaurer partout en France le contingentement des denrées et la distribution de cartes d’alimentation dans toute la population civile. Avec l’aimable autorisation des AM de Saint-Claude.
 

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Appel aux populations du Jura, le 30 octobre 1918. Extrait du journal intitulé l’Union républicaine du Jura (Pr 212). La mobilisation des populations passe aussi par la souscription aux emprunts patriotiques destinés à financer la guerre. La presse participe largement à cette campagne auprès des habitants en multipliant les articles dans ses colonnes. En 1918, le préfet et les notables jurassiens se mobilisent au travers d’un appel aux populations du Jura publié dans le journal « L’Union républicaine du Jura ».
 

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Vœux du nouvel an de Raoul Chevassus, 7 ans, envoyés à sa marraine, le 28 décembre 1915. (Fonds privé de l’abbé Albert Chevassus, 99 J 36). Ce courrier, écrit par Raoul Chevassus (1908-1985), est adressé à sa tante Marie, sœur d’Albert Chevassus prêtre à Lons-le-Saunier. Cet enfant apporte un regard de la jeunesse sur le conflit et sur l’inquiétude de ne pas voir revenir un jour leurs proches. Le fonds d’archives de l’abbé Albert Chevassus renferme toute une correspondance de sa famille et notamment celle de son frère Stéphane, sergent pendant la guerre 1914-1918, qui restitue sa vie de soldat sur le front, et ses soucis pour sa famille, cultivateurs à Boutavant.
 

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Cahier de Georgette Grenier Boley, Février 1917 (T p 2221. Montage). Cet extrait de composition française, rédigée par une écolière de Prémanon, témoigne du souci de la République de fournir dans toutes ses écoles une éducation patriotique aux enfants. Le poids de la guerre se retrouve aussi dans l’enseignement de la morale et en instruction civique.
 

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Croquis du monument aux morts de la commune de Foncine-le-Bas, 1922 (R 561). S’appuyant sur la loi du 25 octobre 1919 qui accorde des subventions aux communes désireuses à rendre hommage à leurs morts pour la France, Foncine-le-Bas décide de construire, en 1922, un monument en hommage à ses 31 soldats morts au combat. Placé sur une petite place à l’entrée du cimetière, le monument est surmonté d’une statue du « Poilu victorieux » en pierre blanche de Lavoux à grains posant le pied sur un casque à pointe, emblème de l’ennemi atterré. Un ancien combattant réussi à sauver le monument au cours de la Seconde Guerre mondiale en proposant de bucher le casque à pointe pour le rendre semblable à un simple bloc de pierre. Finalement, l’opération est réalisée par un soldat allemand, tailleur de pierre de profession.
 

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Plaque commémorative 1914-1918 sur la façade des mairies de Chemilla et de Saint-Hymetière (cl. J-L Vauchez). Cette plaque commémorative, réalisée par l’Emaillerie Françoise à Lyon, répond à la particularité propre à ces deux communes. En effet, le bâtiment communal abritant chacune de ces mairies appartient aux deux communes. La mairie de Chemilla se trouve au rez-de-chaussée alors que celle de Saint-Hymetière se situe au premier étage. Le projet de fusion de ces communes est vieux de plusieurs décennies et n’a pas pu aboutir à ce jour en raison de querelles de clocher. Pour le nombre de soldats morts pendant la guerre, pas de conflit possible le chiffre est hélas identique dans les deux communes.
 

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Les cloches de la Victoire à Champagnole, 11 novembre 1918 (Reprod. de carte postale, 40 Fi 171-5). La guerre terminée, l’hommage aux morts est un devoir patriotique qui entraîne la mobilisation de tous, y compris, des catholiques, réconciliés avec la République sous le feu de l’ennemi dans l’Union sacrée de la Patrie. Dans les églises sont posées des plaques recensant les paroissiens morts au combat. La paroisse de Champagnole associe la bénédiction du monument aux morts à celle des cloches de la Victoire. Fruit d’une souscription paroissiale, les cloches portent des dénominations symboliques, à savoir Victoire Marie du Sacré-Cœur, Jeanne de Lorraine et Odile d’Alsace et la présentation s’accompagne des costumes traditionnels propres aux régions concernées. Avec l’aimable autorisation de M. Rémy Gaudillier.
 

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  • Dessins représentant des soldats français hors champ de bataille, exécutés par Jules Burgunder, 1916
  • Dessins représentant des soldats français hors champ de bataille, exécutés par Jules Burgunder, 1916
  • Page de couverture et poème intitulé « A un soldat inconnu » du soldat lédonien Aimé Jeanjacquot.
  • Lettre de Charles Laplace, le 14 octobre 1916
  • Souvenir de 1914-1916. Des soldats blessés et deux infirmières
  • Copie de certificat pour l’admission d’un soldat russe à l’asile psychiatrique de Saint-Ylie, le 28 avril 1920.
  • Plan parcellaire de construction d’une voie de garage en gare de La Joux pour la Mission forestière britannique, juillet 1917
  • Les militaires canadiens en forêt domaniale de La Joux. Note de service sur les irrégularités sur les coupes canadiennes, le 1er septembre 1918
  • Acte de décès de l’ouvrier chinois Tchon-Min-Louen à Salins, le 18 février 1918
  • Des femmes à la menuiserie Boilly à Champagnole, octobre 1917
  • Carte d’alimentation, 1918
  • Appel aux populations du Jura, le 30 octobre 1918.
  • Vœux du nouvel an de Raoul Chevassus, 7 ans, envoyés à sa marraine, le 28 décembre 1915
  • Cahier de Georgette Grenier Boley, Février 1917
  • Croquis du monument aux morts de la commune de Foncine-le-Bas, 1922
  • Plaque commémorative 1914-1918 sur la façade des mairies de Chemilla et de Saint-Hymetière
  • Les cloches de la Victoire à Champagnole, 11 novembre 1918
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