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Les archives de l'exposition « Les banques dans la Grande Guerre »

Cette sélection d'archives provient de l'exposition itinérante « Les banques dans la Grande Guerre », réalisée par le groupe de travail Banques 14-18 au sein de l’Association des archivistes français, à partir des fonds d’archives de cinq établissements bancaires et du Centre des archives économiques et financières.

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« Ohé ! les braves gens… Versez votre or nous versons bien notre sang… », s.d.

« Ohé ! les braves gens… Versez votre or nous versons bien notre sang… », s.d.

Les Français sont vivement incités à verser leur or contre des billets pour reconstituer les réserves de la Banque de France : c’est l’acte patriotique par excellence.

© HSBC France, service des Archives historiques, fonds Crédit commercial de France

Chavannaz, « Vous aussi faites votre devoir : avec toutes vos ressources souscrivez à l’emprunt », 1917.

Un poilu en permission laboure son champ sous le regard de son épouse qui tient d’une main leur enfant et de l’autre l’arme du soldat.

© HSBC France, service des Archives historiques, fonds Crédit commercial de France

Camille Aurisse, « Pour en finir une bonne fois ! », 4e emprunt de la Défense nationale, Banque Alleaume, 1918.

Avec l’épée qui cloue au sol l’aigle allemand, cette affiche d’une banque parisienne aujourd’hui disparue traduit de façon spectaculaire l’esprit de l’emprunt de la Libération de 1918.

© Ministères économiques et financiers, service des Archives économiques et financières

Registre de délibération de la Caisse d’Epargne de  Rouen, 8 octobre 1914.

L’annonce de la déclaration de guerre déclenche la panique des déposants qui se ruent aux guichets des Caisses d’Epargne pour effectuer des retraits. Pour endiguer ce mouvement hémorragique, une clause de sauvegarde, limitant les remboursements à 50 francs par quinzaine, est instituée par décret le 30 juillet 1914. Ces évènements, qui ont bouleversé le travail des guichets, sont consignés dans de nombreux registres de délibérations de Caisses d’Epargne, comme ici à Rouen.

© Archives historiques de la Caisse d’Epargne de Normandie
Lettre de Victor Duthoit, directeur de l’agence de Tourcoing du Crédit commercial de France, sur la situation des villes du Nord face à l’avancée allemande, 26 août 1914.
© HSBC France, service des Archives historiques, fonds Crédit commercial de France

Billet de nécessité émis par la Caisse d'Epargne de Maubeuge, 1915.

Dès 1914, afin de remédier à la pénurie de monnaie, le gouvernement autorise, en dérogation du privilège d'émission de la Banque de France, des "émissions de nécessité" par des organismes, publics ou privés, notamment par les Caisses d'Epargne. Ces billets seront progressivement échangés contre des pièces de monnaie de valeur équivalente dans l'après-guerre, avant  d'être définitivement retirés de la circulation en 1926.

© Archives historiques de la Caisse d’Epargne Nord France Europe

Louis Tardy, directeur d’un hôpital militaire à Bordeaux, 1914-1916.

Directeur de la Caisse régionale de crédit agricole d’Île-de-France (1901-1904) puis inspecteur des caisses régionales de crédit agricole au ministère de l’Agriculture (1904-1914), Louis Tardy dirige un hôpital militaire à Bordeaux de 1914 à 1916. Il retourne ensuite au ministère de l’Agriculture. En 1921, il est nommé directeur du nouvel Office national du crédit agricole.

© Crédit Agricole SA, département des Archives historiques, fonds Crédit Agricole

Médaille à la mémoire de Louis Quinton tombé pour la France le 21 octobre 1915.

La Banque de Paris et des Pays-Bas honore ses employés morts lors des combats, en remettant à leur famille cette médaille personnalisée avec leur nom et leurs dates d’entrée à la banque et de décès.

© BNP Paribas, Archives historiques, fonds Paribas.
Contribution aux œuvres de guerre par la Caisse d’Epargne de Vendôme, 1914-1918
© Archives historique de la Caisse d’Epargne Loire-Centre

Etat des agences du Crédit lyonnais après la guerre, 1918.

Album de photographies réalisé par le Crédit lyonnais pour témoigner des dégâts subis par ses agences. Ici, celle de Cambrai, dans laquelle l’occupant allemand avait installé un service de laissez-passer.

© Crédit Agricole SA, département des Archives historiques, fonds Crédit Lyonnais
L’agence du Comptoir national d’escompte de Paris à Dunkerque, détruite à la suite d’un bombardement aérien, 1918.
© BNP Paribas, Archives historiques, collection de cartes postales

Caisse régionale de crédit agricole mutuel de Nyons, 1919.

Cet avis indique que la Caisse régionale de crédit agricole de Nyons fonctionne comme avant la guerre. Il rappelle également sa vocation de « prêter à des cultivateurs afin qu’ils puissent se procurer ce qui leur est utile pour produire » et l’intérêt d’y placer son argent.

© Crédit Agricole SA, département des Archives historiques, fonds Crédit Agricole

Affiche de la Banque nationale de crédit, réalisée pour le 4e emprunt de la Défense nationale en 1918.

Alors que la victoire des Alliés est quasi certaine, le cortège des armées des guerres passées défilant sous l'Arc de Triomphe à Paris, accompagne les poilus, encouragés par la statue de la Marseillaise de Rude.

© BNP Paribas, Archives historiques, collection d’affiches

Le guichet du Crédit du Nord à la statue de Lille, place de la Concorde à Paris, octobre 1918.

Lors de la campagne de souscription à l’emprunt de la Libération, le Crédit du Nord installe un guichet dans la guérite de Gabriel, sous la statue de Lille. Le ministère de la guerre s’associe à l’événement en présentant des du matériel pris à l’ennemi.

© Société Générale, service des Archives historiques, fonds Crédit du Nord

Georges Redon, « Pour que vos enfants ne connaissent plus les horreurs de la guerre », 3e emprunt de la Défense nationale, Société générale, 1917.

Une veuve étreint son enfant sous le portrait du père tombé au front. La poupée évoque l’Alsace-Lorraine à reconquérir.

© Société Générale, service des Archives historiques

Bruno Chavannaz, « Emprunt national. Pour nous rendre entière la douce terre de France », 4e emprunt de la Défense nationale, Société générale, 1918.

Une paysanne accompagnée de sa fille travaille au champ. Alors que dans le ciel, l'allégorie de la France guide les poilus vers le sacrifice ultime.

© Société Générale, service des Archives historiques

Couverture d’un tract de propagande officielle pour le 4e emprunt de la Défense nationale, 1918.

L’administration des Finances s’est particulièrement impliquée dans la publicité du dernier emprunt du conflit, nommé « de la Libération » par le ministre. Elle a diffusé d’autres tracts semblables, parfois illustrés et mettant en scène des enfants.

© Ministères économiques et financiers, service des Archives économiques et financières
  • « Ohé ! les braves gens… Versez votre or nous versons bien notre sang… », s.d.
  • Chavannaz, « Vous aussi faites votre devoir : avec toutes vos ressources souscrivez à l’emprunt », 1917.
  • Camille Aurisse, « Pour en finir une bonne fois ! », 4e  emprunt de la Défense nationale, Banque Alleaume, 1918.
  • Registre de délibération de la Caisse d’Epargne de  Rouen, 8 octobre 1914
  • Lettre de Victor Duthoit, directeur de l’agence de Tourcoing du Crédit commercial de France, sur la situation des villes du Nord face à l’avancée allemande, 26 août 1914.
  • Billet de nécessité émis par la Caisse d'Epargne de Maubeuge, 1915
  • Louis Tardy, directeur d’un hôpital militaire à Bordeaux, 1914-1916.
  • Médaille à la mémoire de Louis Quinton tombé pour la France le 21 octobre 1915.
  • Contribution aux œuvres de guerre par la Caisse d’Epargne de Vendôme, 1914-1918
  • Etat des agences du Crédit lyonnais après la guerre, 1918.
  • L’agence du Comptoir national d’escompte de Paris à Dunkerque, détruite à la suite d’un bombardement aérien, 1918.
  • Caisse régionale de crédit agricole mutuel de Nyons, 1919.
  • Affiche de la Banque nationale de crédit, réalisée pour le 4e emprunt de la Défense nationale en 1918.
  • Le guichet du Crédit du Nord à la statue de Lille, place de la Concorde à Paris, octobre 1918.
  • Georges Redon, « Pour que vos enfants ne connaissent plus les horreurs de la guerre », 3e emprunt de la Défense nationale, Société générale, 1917.
  • Bruno Chavannaz, « Emprunt national. Pour nous rendre entière la douce terre de France », 4e emprunt de la Défense nationale, Société générale, 1918.
  • Couverture d’un tract de propagande officielle pour le 4e emprunt de la Défense nationale, 1918.
informations
sources
Groupe de travail Banques 14-18
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