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Le Comité international de la Croix-Rouge

Cette sélection provient du fonds 14-18 du CICR. Le CICR a été créé en 1863. En 2013 et 2014 il célèbre ainsi 150 ans d'action humanitaire. Le CICR oeuvre dans le monde entier pour fournir une assistance humanitaire aux personnes frappées par un conflit ou une situation de violence armée et faire connaître les règles qui protègent les victimes de la guerre. Institution neutre et indépendante, son mandat découle essentiellement des Conventions de Genève de 1949. Basé à Genève, le CICR emploie quelque 13 000 personnes dans près de 90 pays. Il est financé principalement par des contributions des gouvernements signataires des Conventions de Genève et par d'autres sources financières, dont celles provenant des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Les archives historiques du CICR représentent 6700 mètres linéaires de documents textuels; les archives comprennent également une collection de photographies, de films et d'enregistrements sonores. Les archives relatives à la Première Guerre mondiale réunissent plusieurs catégories suivantes de documents, en particulier : registres de notification de détention, fichiers de prisonniers, rapports des visites aux prisoniers de guerre, cartes postales, documents généraux sur les démarches faites par le CICR auprès des belligérants. Au printemps 2014, le CICR mettra en ligne ces documents.

Collecte des listes de prisonniers et constitution de fichiers alphabétiques

Collecte des listes de prisonniers et constitution de fichiers alphabétiques. Pendant la Première Guerre mondiale, l’activité principale du CICR est le rétablissement des personnes séparées par la guerre, en particulier les prisonniers de guerre et leurs familles, séparés par la ligne de front. Dès août 1914, l’Agence Internationale des Prisonniers de Guerre créée par le CICR négocie avec les différents Etats belligérants (du front occidental, puis du front roumain) afin qu’ils acceptent de lui envoyer systématiquement les listes des militaires ennemis tombés en leurs mains, contre réciprocité. A partir de ces listes reçues, l’Agence établit une fiche pour chaque personne détenue et les classe par armée nationale, alphabétiquement, afin de pouvoir répondre aux milliers de demandes de recherche qui chaque jour lui arrivent des familles. A la fin de la guerre, l’AIPG a ainsi collecté 600 000 pages de listes et constitué des fichiers comprenant au total 6 millions de fiches. Cotes C G1 D 02-1.207 et C G1 D 15-1.0415.

© CICR

Agence Internationale des prisonniers de guerre : salle du fichier franco-belge. A la fin de la guerre, le fichier des militaires des armées français et belges contient plus de deux millions de fiches. Il occupait 40 personnes. Cote C G1 A 06-06.04.

© CICR

Rapport de visite du camp de Merseburg (Allemagne) par les délégués du CICR. Le CICR négocie avec tous les belligérants afin d’obtenir la permission pour ses délégués, de nationalité suisse, de visiter les camps où sont internés les prisonniers ennemis. Le CICR n’a à l’époque pas de délégation permanente dans les pays en guerre : ses délégués partent pour des missions itinérantes de quelques semaines. Après leur retour en Suisse, le rapport de leur visite est publié par le CICR. Cote C G1 A 19-01.03.

© CICR

Baraques du camp de Darmstadt (Allemagne). Au cours de la Première Guerre mondiale, 10 millions de personnes furent capturées, soit 8 millions de militaires et 2 millions de civils (civils se trouvant en territoire ennemi au début de la guerre ou civils dans les régions occupées). Les Puissances détentrices durent construire en urgence des « camps de concentration », ainsi qu’on les appelait à l’époque, ensembles de baraques de bois rassemblant plusieurs dizaines de milliers de prisonniers. Cote : C G1 A 06-04.

© CICR

Toilette matinale des prisonniers dans le camp d’Orléans. Cote C G1 A 06-04.

© CICR
Repas des prisonniers dans le camp de Romans (Drôme). Cote C G1 A 06-04.
© CICR
Camp de Montluçon : des prisonniers de guerre allemands pèlent les pommes de terre. Cote C G1 A 06-04.
© CICR
Camp de Saint-Nazaire : cuisine. Cote C G1 A 06-04.
© CICR
Camp de Feltham (Angleterre) : four à pain. Cote C G1 A 06-04.
© CICR
Camp de Castelluccio (Corse) : l’atelier de cordonnerie. Cote C G1 A 06-04.
© CICR

Rüsselheim (Allemagne) : prisonniers travaillant pour l’usine de camions Opel. La majorité des prisonniers travaille à l’extérieur des camps, dans des fermes, dans des usines, dans des mines ou sur des chantiers. Cote C G1 A 06-04.

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Camp d’officiers. Les officiers prisonniers sont internés dans des camps séparés des hommes de troupe, et disposent parfois d’ordonnances. En application de La Convention de La Haye de 1907, les officiers, à la différence des hommes de troupe, ne peuvent être employés comme travailleurs. Cote C G1 A 06-04.

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Rapport de visite du camp d’officiers de Château Chadrac (Le Puy). Cote C G1 A 19-01.01.
© CICR

Avis de décès d’un prisonnier de guerre français en captivité en Allemagne. Sur les 550 000 prisonniers de guerre français en mains allemandes, quelques dizaines de milliers sont morts en captivité, des suites de leurs blessures reçues au combat, d’épidémies, notamment de typhus, de maladie ou des suites d’un accident de travail. Cote C G1 E 01-2.10.

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Liste de prisonniers de guerre français internés en Suisse. Les négociations du CICR avec les Etats belligérants aboutissent en 1916 à l’évacuation en pays neutre (Suisse ou Pays-Bas), pour le restant de la guerre, des prisonniers dits « grands malades » et « grands blessés » : il s’agit des prisonniers trop faibles pour supporter la captivité mais pas assez atteints pour être rapatriés car leur blessure ou maladie (tuberculose, « psychose du fil de fer ») n’entraîne pas d’incapacité absolue au service militaire.  Cote C G1 F 10-1.1.

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  • Collecte des listes de prisonniers et constitution de fichiers alphabétiques
  • Agence Internationale des prisonniers de guerre : salle du fichier franco-belge
  • Rapport de visite du camp de Merseburg (Allemagne) par les délégués du CICR.
  • Baraques du camp de Darmstadt (Allemagne)
  • Toilette matinale des prisonniers dans le camp d’Orléans.
  • Repas des prisonniers dans le camp de Romans (Drôme). Cote C G1 A 06-04.
  • Camp de Montluçon : des prisonniers de guerre allemands pèlent les pommes de terre. Cote C G1 A 06-04.
  • Camp de Saint-Nazaire : cuisine. Cote C G1 A 06-04.
  • Camp de Feltham (Angleterre) : four à pain. Cote C G1 A 06-04.
  • Camp de Castelluccio (Corse) : l’atelier de cordonnerie. Cote C G1 A 06-04.
  • Rüsselheim (Allemagne) : prisonniers travaillant pour l’usine de camions Opel.
  • Camp d’officiers
  • Rapport de visite du camp d’officiers de Château Chadrac (Le Puy). Cote C G1 A 19-01.01.
  • Avis de décès d’un prisonnier de guerre français en captivité en Allemagne.
  • Liste de prisonniers de guerre français internés en Suisse.
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sources
Comité international de la Croix-Rouge
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