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Trésors de la Grande Guerre dans les archives de Paris

Les Archives de Paris ont sélectionné une série de documents dans leurs fonds relatifs à la Première Guerre mondiale.

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Carte postale envoyée par Pierre-Henri Klein (1883-1939) - Cote : D57J 2 - Fonds Achile-Dumont.
© Archives de Paris

Carte postale envoyée par Pierre-Henri Klein (1883-1939) - Cote : D57J 2 - Fonds Achile-Dumont.

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Carte postale envoyée par Pierre-Henri Klein (1883-1939) - Cote : D57J 2 - Fonds Achile-Dumont.

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Carte postale envoyée par Pierre-Henri Klein (1883-1939) - Cote : D57J 2 - Fonds Achile-Dumont.

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Carte postale envoyée par Pierre-Henri Klein (1883-1939) - Cote : D57J 2 - Fonds Achile-Dumont.

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Carte postale envoyée par Pierre-Henri Klein (1883-1939) - Cote : D57J 2 - Fonds Achile-Dumont.

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Carnet personnel d’Auguste Chevallier (1880-1935), portant la mention « à faire remettre [à son épouse] par les bons soins de la personne qui retrouvera ce carnet sur mon cadavre ».

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Carnet personnel d’Auguste Chevallier (blessé le 6 septembre 1914), comprenant une lettre de 3 pages à son épouse (7 septembre 1914).

Transcription : « Le 7 7bre : Ma chère femme, avant que de mourir seul, abandonné sur un champ de bataille où je suis tombé hier dimanche depuis 24 heures, frappé d’une balle dans la cuisse droite qui m’a cassé le fémur. Je tiens à t’adresser ma dernière pensée ainsi qu’à ma fille Geneviève. C’est encore dans le fracas de la mitraille qui m’environne que je trouve moyen de tracer ces quelques lignes. Les prussiens m’auraient bien pris dans leur ambulance, [mais ils ne peuvent admettre des blessés avec fracture des membres. Il me faut donc me sentir mourir petit à petit. J’envisage la mort avec sérénité, je trouve une consolation dans ce que j’ai tout fait pour te rendre heureuse et te donner les meilleurs soins. La guerre est une chose bien cruelle et je sais combien j’en ai souffert depuis que j’ai quitté Ivry. Il est pénible néanmoins de constater qu’étant blessé ou resté seul abandonné sur un champ de bataille, beaucoup de mes camarades sont morts ou blessés à mes côtés. Nous étions livrés à une véritable boucherie. Les prussiens m’ont donnée de l’eau à différentes reprises et l’un d’eux m’a lui-même soigné. Encore une fois je te répète que ton image est devant mes yeux, ainsi que celle de ma fille et que je finis mes jours en vous embrassant toutes les deux ainsi que grand-père et grand-mère et toute la famille. Ton mari qui t’adorais, mort pour son pays. Bon souvenir à tous les amis ».] (non reproduit)

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Lettre d’Auguste Chevallier à ses parents et à sa femme (Vitry-le-François, 13/09/1914)

Transcription : « le 13 septembre 1914 à l’ambulance de la Croix rouge. Chers parents et chère femme, Mon cauchemar commence à se dissiper et comme le printemps il me semble renaître à la vie. Songez que pendant 48 heures après être tombé la jambe droite traversée d’une balle, je suis resté étendu de tout mon long, dans un sillon mon sac devant la tête pour me protéger des balles françaises et allemandes qui sifflaient dans tous les sens comme un bourdonnement d’abeilles cependant que les obus et schrapnells éclataient de tous côtés. Je me tâte encore pour voir si véritablement je suis encore bien moi. (…) Cependant la nuit vint mais pas d’ambulances françaises. De leur côté les brancardiers allemands relevaient leurs blessés et même certains des nôtres. L’on entendait dans la plaine que des plaintes et des appels (…) A un moment donné une chouette vint même hulluler au dessus de ma tête, flairant un cadavre. Je la chassai à coups de mottes de terre. Cette scène m’impressionnat fortement (…). Néanmoins je voulu espérer et au petit jour pointant en compagnie de deux camarades, nous réfléchissions sur notre situation quand soudain une sentinelle ennemie s’écria « Wer da ? » aussitôt nous nous fîmes connaître-et la patrouille nous donna à boire et à manger et sur deux fusils je fus transporté dans un avant poste prussien. J’étais sauvé. Les allemands dont l’un était lorrain de Metz nous entourèrent de soins et nous versèrent de nombreuses rasades de gouttes et de café-puis il nous fallut encore passer la journée entière avec eux, près des tranchées, car la bataille continuait toujours-et les batteries ennemies étaient au dessus de nos têtes. Nous étions là, neuf français et toujours nous avions la crainte qu’un obus français ne vint nous éclater la tête. Enfin vers 5 heures du soir, nous fumes remis à la Croix rouge allemande et transportés en ambulances à Vitry le François qu’occupait à ce moment l’ennemi. Pêle-mêle avec les allemands nous fûmes soignés par leurs majors, d’une façon très élogieuse en leur faveur et l’un d’eux me réduisit la fracture de ma cuisse mercredi soir. (…) Vendredi à minuit la bataille qui durait depuis 6 jours ayant tourné à notre avantage, ils ont abandonné rapidement Vitry le François pour battre en retraite devant nos troupes et nous ont laissé entre les mains de la Croix rouge française et de quelques infirmiers allemands pour soigner les leurs. Nous nous sommes quittés comme de bons camarades et au moment où je termine cette lettre je suis dans une ambulance française installée dans un lycée de jeunes filles ce qui fait que demain ou après demain je serai expédié dans un hôpital en France et ne serai pas prisonnier de guerre. Nous sommes là blessés français et allemands ensemble nous entraidant fraternellement.(…) J’ignore si définitivement nous serons vainqueurs, mais ce que je sais, c’est que nous avons comme adversaires des gaillards disciplinés et organisés méthodiquement et qui s’y entendent pour combattre. J’en aurai à vous dire là-dessus. J’apprends à l’instant que les prussiens reçoivent une formidable brossée et vont être pris entre deux armées ». [signé] A. Chevallier

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Correspondance relative à la mort de Pierre-René Louis Taffet (1883-1915), d'abord porté disparu, puis déclaré mort pour la France à Beaumanoir, secteur F, le 30 juin 1915. Lettre du Dr Firpi au médecin chef Lantheaume de l’hôpital d’évacuation de Sainte-Menehould [1915].

Transcription : « J’ai tardé à vous écrire au sujet des renseignements sur le soldat Taffet du 155e d’Infanterie demandés par votre officier gestionnaire. Ce militaire a été tué le 30 juin matin à Beaumanoir, secteur F (derrière Bagatelle), le cadavre est resté sur les lignes dans les mains de l’ennemi. Je suis à La Haraze en pleine activité. Nous avons de 30 à 40 blessés graves toutes les nuits. Il pleut des « gros noirs » devant le poste de secours. Mon bataillon occupe un secteur très dangereux avec barrages de sacs en plusieurs points. Je serai certainement plus à mon aise auprès de vous. Veuillez agréer l’assurance de mes sentiments respectueux ». Dr Firpi

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Lettre du soldat Léon Vergne à un lieutenant (10/07/1915)

Transcription : Le 10/7/1915. « Mon Lieutenant, j’ai l’honneur de venir compléter les renseignements que j’ai put vous donner lors de mon cours entretien que j’ai eu avec vous. Malheureusement tout permet de suposer que mon camarade Louis Taffet est gravement blessé et prisonnier sinon mort : voici la version de son camarade de combat qui l’a vu tomber (ce soldat se nomme Baudry) Moi et Taffet on battait en retraite lorsque on appercut le Lieutenant de Lanny commandant la 2e cie blessé alors on essayat de le dégager ; mais au même instant une mitrailleuse boche pris le boyau dans lequel nous étions en enfilade : on essaye de se sauver et c’est à ce moment que Taffet tomba en poussant un cri sourd et fit un geste de porter la main à son cœur. Je l’appelait mais ne put obtenir aucune réponse. Voici mon Lieutenant sans aucun commentaire tout ce que j’ai put apprendre de notre vaillant camarade Taffet. Veuillez agréer mon Lieutenant mes salutations ». [Signé]VERGNE Léon

« PS : Sachez mon Lieutenant que sitot Taffet atteint par les balles ennemies que le terrain sur lequel il était tombé a était également occupé par eux ce qui ne permet pas de préciser sa mort ».

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Carte postale du soldat G. Lebègue à l’officier d’administration Lachenaude, hôpital d’évacuation n°37 de Sainte-Menehould (juillet 1915).

Transcription : « Mon Lieutenant, deux mots pour vous annoncer la triste nouvelle au sujet de Taffet. Le pauvre garçon a été tué, je me suis renseigner à sa compagnie ».

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Carte postale photographique d’Henri-Louis Dagorno (1892-1918) à sa sœur (s.d.).

« Chère sœur, je t’envoie ma photographie ainsi que celle de mes camarades et quelques unes de mes infirmières. En ce moment tout va bien et le temps est admirable. J’espère que cette photographie vous trouveras tous en bonne santer et t’embrasse bien fort. Bien le bonjour à Dominique et à André. Ton frère Henri »

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Documents appartenant à Georges, Antoine, Alexandre Moreau (1897-1984) affecté en 1919 comme interprète au tribunal du cercle d’Aix-la-Chapelle avant d’être démobilisé le 28 septembre 1919. Carte postale photographique (s.d.), représentant un champ de bataille, annotée « au front "Paysage lunaire" par temps sec ! - à l'arrière "Champs d'Honneur" ». [Signé au dos] « un Ex-Biffin ».

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Lettre manuscrite en allemand de Georges Moreau à une dénommée Martha [après le 13 février1919].

Transcription : « Liebe Martha, Ihren liebenswürdigen Brief vom 13.2.1919 mit Freuden erhalten, ich verzeihe Ihnen von Herzen für ihr Ausbleiben des 13sten Abends. Ich möchte Ihnen an’s Herz legen dass ich Sonnatg nicht kommen kann, erstens weil meine Arbeit es mir nicht erlaubt aber der ernstere Grund ist dieser : nach langem Nachdenken bin ich zum folgendem Entschluss gekommen, Sie nicht in irgendwelche Verlegenheit zu führen, denn eine ernsthafte Bekanntschaft für den Moment ist nicht möglich was Sie auch selbst in ihrem Brief hören lassen. Also liebe Martha nehmmen Sie mir nicht für Übel diese kurzen Worten Ihnen zu senden. Nochmal gute Gesundheit». [signé] George

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