Témoignages

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Retrouvez dans ce diaporama les livres de témoignages parus depuis septembre 2012.

À noter : ce diaporama n'est pas exhaustif et sera régulièrement mis à jour.

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Journal de guerre, 1914-1918, Maurice Bedel, préf. de Philippe Claudel. Octobre 2013, Taillandier.

Journal de guerre, 1914-1918, Maurice Bedel, préf. de Philippe Claudel. Octobre 2013, Taillandier.

Résumé de l'éditeur : « Les temps sont noirs. L’horizon est barré. Il ne faudra pas que l’on croie dans cent ans que c’était gai, la Victoire. Il faudra montrer à nos arrière-petits-enfants les routes de Lorraine détrempées par les inondations où allait la théorie des soldats fatigués, des chevaux fatigués, des voitures fatiguées, des camions fatigués ; où marchaient en bandes loqueteuses, misérables, déshumanisées, Russes, Roumains, Italiens, Français, Anglais, poussés hors d’Allemagne, harcelés par la grippe et redoutés des populations. Il faudra leur montrer le champ de désolation de la Champagne et de la Meuse, de la Picardie et des Flandres, où se lamente sans vivres et sans abris sous les pluies exécrables d’un hiver pourri tout un peuple accouru des exils de Gascogne, de Touraine, de Poitou dès les premières heures de l’armistice. Il faudra leur montrer Nancy, carrefour des misères où la grippe terrasse les rapatriés au seuil de la Terre Promise, les démobilisés échappés aux obus, aux gaz et aux balles ; Reims qui n’est plus, Lille où l’on est affamé… Il faudra leur montrer Paris insouciant et fol, vieille coquette ayant retrouvé sa poudre, son rouge et ses mouches et tenant salon au boulevard des Italiens à l’heure où tout un monde s’écroule. »
M. B., 31 décembre 1918

Journal de guerre d’un juif patriote, André Kahn, présenté par Jean-François Kahn et Axel Kahn. Janvier 2014, Taillandier.

Résumé de l'éditeur : André Kahn a vingt-cinq ans quand il est mobilisé en 1914. Comme des millions de ses camarades, il participera à toutes les phases du conflit, de la Marne au Chemin des Dames en passant par Verdun. Tour à tour simple fantassin, brancardier et infirmier, il assiste aussi au conseil de guerre qui juge les déserteurs. Jeune avocat, issu de la bourgeoisie juive de l’Est de la France, intellectuel en révolte contre sa famille et contre les traditions qu’elle incarne, il envoie chaque jour à Jeanne, qui deviendra son épouse, une lettre relatant les événements de la journée. Rampant sous la mitraille et relevant les cadavres après des batailles plus meurtrières les unes que les autres, il va vivre la Grande Guerre et l’observer sous tous les angles.

Mémoires de la grande guerre, 1911-1915, Winston Churchill. Février 2014, Taillandier.

Résumé de l'éditeur : Lorsque paraissent les deux premiers volumes des Mémoires de la Grande Guerre en 1923, l’écrivain Winston Churchill est bien plus populaire en Grande-Bretagne que le politicien. Le succès est immédiat : la Première Guerre mondiale est encore dans tous les esprits – elle n’est achevée que depuis cinq ans – et ces Mémoires traitent d’une période pendant laquelle Churchill était ministre. Premier lord de l’Amirauté, il se trouve alors au cœur des affaires internationales, au plus près des leaders politiques et militaires du temps. Et ses écrits livrent donc un aperçu sans précédent des coulisses du conflit. Pendant près de cinq ans, il œuvre aux préparatifs de la guerre, rencontre les différents responsables, tente d’imposer ses vues, est confronté aux différentes crises gouvernementales, attaqué à la fois par les conservateurs et les membres de son parti. Jamais inactif, il se rend en octobre 1914 à Anvers où l’armée belge est encerclée. Favorable à l’opération dans les Dardanelles, Churchill passe pour l’initiateur du projet ; son échec lui est alors imputé et il démissionne en novembre 1915. S’ensuit alors une douloureuse traversée du désert.

Nuit d’évasion – Souvenir d’un prisonnier allemand qui s’est fait la belle (1916-1919), Alexander Langsdorff. Mars 2014, Pierre de Taillac.

Résumé de l'éditeur : Soldat allemand de 17 ans engagé sur le front occidental, Alexander Langsdorff est fait prisonnier en 1916. Ce sont alors trois années de captivité en France qui commencent pour le jeune homme, période durant laquelle il n’aura de cesse de tenter de s’évader. Il multipliera les tentatives mais sera toujours repris. Condamné, il échappera de peu à la peine de mort pour avoir voulu se faire la belle… Le dernier essai sera le bon : en 1919, il réussira à fausser compagnie à ses geôliers et après un périple de plusieurs semaines, il rejoindra enfin l’Allemagne. Témoignage inédit, Nuit d’évasion fait découvrir la Première Guerre mondiale sous un angle nouveau, à travers les yeux d’un jeune prisonnier allemand en France.

Lieutenant à 19 ans dans les tranchées, Henri Senthiles. Editions point de vues – Société historique et archéologique du Maine, septembre 2013.

Résumé de l'éditeur : Deux cents lettres écrites des tranchées par Henri Sentilhes, tout jeune officier de 19 ans, à peine admis à Saint-Cyr et envoyé sur le front. De février 1915 à avril 1916, il adresse des lettres presque chaque jour à ses parents, un témoignage fort de l'expression du quotidien, de l'expérience du combat, de la réalité de la guerre qu'enduraient ces jeunes acteurs de la Grande Guerre. Cet ouvrage est tout à fait exceptionnel car ce corpus de lettres écrites au jour le jour est accompagné de 250 photos prises avec un Kodak et commentées une à une dans sa correspondance. Elles sont complétées par celles de deux de ses camarades de la même compagnie qu'il a été possible par chance de retrouver. Ce qui s'apparente à un véritable reportage de guerre. C'est un témoignage rare par la diversité des informations particulièrement précises qu'il donne et parce que ne se souciant pas de la censure, il ne cache pas les questions qu'il se pose sur le déroulement des combats.

Journal de guerre, Hans Carossa. Mars 2014 (réédition), Grasset.

Résumé de l'éditeur : Son Journal de guerre, paru en 1924, participe de l’irrésistible besoin de Carrossa de témoigner. Il consigne, d’octobre à décembre 1916, parfois heure par heure, l’expérience de l’auteur, alors médecin dans l’armée allemande, parti de la baie de Somme pour rejoindre le front roumain avec son régiment. Aux soldats fantômes, aux chairs à canon anonymes, Carossa rend leur humanité. D’une sobriété impressionnante, il sait arracher à l’horreur la beauté d’un geste, l’éclair d’un visage, la couleur d’un ciel. La découverte dans la cave d’un cantonnement d’un « véritable filon de fromages de Hollande », l’espoir des mères accueillant les soldats à l’entrée des villages, les loups hurlant dans les montagnes roumaines, le soldat ressuscitant dans ses excréments auquel son frère montre la croix qu’il lui avait taillée pour sa sépulture, prennent ici toute leur dimension de morceaux de bravoure. « Ces heures angoissantes où la vie et la mort s’unissent étroitement, cela raffermit et rend plus lumineux l’être de chacun et, comme une mauvaise cloche trempée dans un acide pur rend le son d’une cloche d’argent, ainsi chacun se met à parler sa propre parole. »

Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918. Octobre 2013 (réédition), La Découverte/Poche.

Résumé de l'éditeur : En 1914, Louis Barthas a trente-cinq ans. Tonnelier dans son village de l'Aude - Peyriac-Minervois -, il est mobilisé au 280e d'infanterie basé à Narbonne. Il fera toute la guerre comme caporal. Il connaîtra le secteur sinistre de Lorette, Verdun, la Somme, l'offensive du Chemin des Dames ; la boue, les rats et les poux ; les attaques au-devant des mitrailleuses et les bombardements écrasants ; les absurdités du commandement, les mutineries de 1917, les tentatives de fraternisation. Au front, Barthas note tout ce qu'il voit, tout ce qu'il ressent. De retour chez lui, survivant, il va rédiger au propre son journal de guerre, à l'encre violette, sur dix-neuf cahiers d'écolier. Sens de l'observation précise, lucidité, émotion et humour mêlés révèlent chez le caporal tonnelier un talent d'écrivain qui n'est gâté par aucune recherche d'effets littéraires.

Guerre à Mende. Albert Jurquet, Jean Guiloineau. Février 2014, Privat.

Résumé de l'éditeur : Lorsque éclate la Première Guerre mondiale, Albert Jurquet est chef de division à la préfecture de Mende, en Lozère. Dès le 26 juillet 1914, il tient un journal, auquel il mettra un point final quatre ans et demi plus tard, le 31 décembre 1918. Ce journal de l’arrière, tenu secret, ne sera redécouvert que dans les années 2000. Il s’agit d’une sorte de défouloir, un témoignage inédit sur la guerre et une vraie réflexion, dans lequel, à l’abri de la censure militaire très stricte à l’époque, Albert Jurquet nous fait partager ses opinions politiques, religieuses, morales en fonction des événements locaux, nationaux et internationaux.

Lettres d’un pacifiste depuis les tranchées. Charles Patard, Isabelle Jeger. Février 2014, Privat.

Résumé de l'éditeur : En août 1914, le choc de la guerre est terrible. Charles Patard rejoint le 304e régiment d’infanterie. Issu d’un milieu rural modeste, il s’est cultivé par lui-même et s’est forgé des convictions religieuses et politiques personnelles.
Dans ses écrits, il exprime sa révolte contre la droite – qui a réclamé la revanche – et contre la gauche – qui laisse les soldats livrés à leur sort. Ses lectures et les réflexions philosophiques qu’il en tire lui permettent de surmonter le quotidien dans les tranchées. Partisan de Jean Jaurès, il est convaincu de la nécessité d’un idéal fraternel et rejette tout sentiment de haine pour l’ennemi. Empreint d’humanité, son témoignage nous livre l’opinion d’un poilu opposé dès les premiers jours à la guerre. En rendant publiques les pensées de cet homme, il s’agit de transmettre un document à valeur historique, de donner connaissance de l’opinion d’un « poilu » opposé à la guerre dès les premiers jours mais également de nous faire découvrir une réflexion philosophique sur l’existence humaine, une leçon de vie.

Une guerre d'hommes et de machines, Désiré Sic. Alexandre Lafon, Colin Miège. Février 2014, Privat.

Résumé de l'éditeur : Cent ans après la Grande Guerre, le témoignage de Désiré Sic, officier du génie, n’a rien perdu de sa force. Militaire de carrière en poste au Maroc en août 1914, il rejoint la métropole au moment de l’entrée en guerre. Photographe amateur, il s’applique à fixer ce qu’il voit et vit tout au long de ses pérégrinations. Plus d’un millier de clichés et d’autres documents divers ont été conservés par la famille. Une partie en est publiée ici ; elle nous dit aujourd’hui ce qu’a pu être l’expérience singulière d’un combattant du génie : sa perception de la guerre, de la vie quotidienne des soldats dans l'univers des tranchées, des camarades et des hommes qu’il rencontre, de la bataille et enfin des armes si meurtrières. La qualité esthétique des photographies participe d’une transmission poignante de l’expérience de cet « homme de guerre ».

Femmes sur le pied de guerre, chronique d'une famille bourgeoise 1914-1918, Jacques Résal et Pierre Allorant. Avril 2014, presses universitaires du Septentrion.

Résumé de l'éditeur : Alors que les hommes mobilisés sont loin des leurs demeurés à l'arrière, le lien de la correspondance devient essentiel pour ces Femmes sur le pied de guerre de la famille Resal. Leurs lettres maintiennent le contact, pendant toute la Grande Guerre, entre les membres de cette famille d'ingénieurs proche de certains généraux et de l'entourage immédiat de Clemenceau. La correspondance polyphonique de ces quatre femmes circule, en un flux continu, vers les champs de bataille, de Charleroi au Chemin des Dames en passant par Verdun : Berthe, la grand-mère, est menacée de revivre en Seine-et-Marne l'occupation de 1870. Sa fille Julie organise un ouvroir et participe aux actions de la Croix-Rouge, quand son mari, directeur des tramways de Bordeaux, emploie des « femmes cochères ». Tout comme leurs deux filles - l’une infirmière, l’autre professeur de piano - elles adressent chaque jour à leur petit-fils, fils et frère des lettres qui, par l'ensemble qu'elles forment, présentent plusieurs angles de vue sur l’épreuve de la séparation, de l’angoisse et du deuil. Leurs écrits intimes, qui livrent la chronique quotidienne de la vie d'une famille de la bourgeoisie républicaine et l'écho de la vie nationale, révèlent aussi le patriotisme de leur milieu. Ces Femmes sur le pied de guerre offrent un condensé, sur trois générations, de leurs parcours entre 1914 et 1918, et présentent un tableau très éloigné du lieu commun de femmes qui seraient par nature éplorées et pacifistes.

Hommes sans visage, Stéphane Garcia (Postface), Henriette Remi. Slatkine, mars 2014.

Résumé de l'éditeur : Publié en 1942, Hommes sans visage d'Henriette Rémi (La Chaux-de-Fonds 1885 - Genève 1978) raconte le travail qu'elle a effectué, jeune femme, dans un dispensaire pour grands blessés de guerre. Ce témoignage, réédité alors que nous commémorons le centenaire du conflit de 1914-1918, touche encore aujourd'hui le lecteur par sa présentation pleine d'humanité, poignante mais sans pathos ni voyeurisme, et son écriture élégante, facilement lisible. Cette réédition prend aussi toute sa valeur grâce à la postface de l'historien genevois Stéphane Garcia, remarquable dans sa recherche historique minutieuse et sa mise en contexte : à l'instar d'Henry Dunant, Genevois bouleversé à Solférino par sa rencontre avec la réalité de la guerre, cette Neuchâteloise établie à Genève dans la seconde partie de sa vie nous montre comment un destin individuel finit par s'insérer dans un contexte politique, comment également la rencontre avec des personnalités remarquables a eu son impact sur l'engagement idéaliste et militant d'une femme sensible et courageuse.
 

Trois frères en guerre, Martin-Laval, Une famille de Marseille en 1914-1918, Serge Truphémus. Privat, mars 2014.

Résumé de l'éditeur : Plus qu'un simple témoignage de poilus, Trois frères en guerre nous ouvre la correspondance familiale, croisée, de trois frères marseillais au front : Antoine, Fernand et André Martin-Laval. Rare dans la forme, cet ouvrage l'est aussi dans le fond, car les frères Martin-Laval n'édulcorent que peu leurs récits de guerre dans leurs carnets ou leurs échanges épistolaires. Antoine, caporal infirmier, accepte sa mobilisation avec un enthousiasme patriotique, puis réaffirme : «Si c'était à refaire, je le referais.» André, engagé volontaire, confronté à la réalité d'une guerre de tranchées qu'il juge «assommante», observe l'exaltation des premiers temps retomber progressivement. «On en a marre, surtout ceux qui y sont depuis le début», écrit pour sa part Fernand. Carnets de route, mémoires, lettres et cartes postales, dessins, photographies inédites permettent de suivre le parcours d'André et des membres de sa famille au jour le jour. Et, fait assez rare, les frères Martin-Laval traversent tous trois sains et saufs l'enfer de 1914-1918.

Carnets de route d'un officier d'Alpins, Georges Bertrand-Vigne. Éditions Ampelos, mai 2014.

Résumé de l'éditeur : Dieuze, Lorraine ; le 20 Août 1914 les troupes allemandes très supérieures en nombre forcent les troupes françaises du XXème, XVème et XVIème Corps d'Armée au repli. Le 24 Août, le sénateur Gervais accuse les « soldats du Midi » (qui composaient le XVème corps), de lâcheté : « Les troupes de l'aimable Provence ont été prises d'un subit affolement. » Le lendemain, Clemenceau écrit « On connaît la nature impressionnable des Méridionaux »... Malgré les protestations immédiates des élus méridionaux, l'opinion publique blâmera longtemps les soldats occitans pour ce qui s'avéra être en fait une erreur stratégique de l'Etat-Major.  Georges Bertrand~Vigne est au front à Dieuze ; dans ses Carnets il décrit heure par heure sa bataille, comme il nous raconte le reste de sa campagne de Lorraine, puis de la Marne. Son récit inspirera son frère, Adrien Bertrand, pour son roman l'Appel du sol qui obtiendra le prix Goncourt 1914. Georges Bertrand-Vigne, officier d'Alpins dans le XVème Corps fût blessé, cité, décoré et promu pour ses actes de bravoure au combat. Durant la guerre, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur ; il fut instructeur militaire aux Etats Unis, puis attaché militaire à Washington durant la seconde guerre mondiale.

La guerre ne tardera pas, un attaché militaire à Berlin aux prémices de la Grande Guerre, Jean-Noël Grandhomme, Isabelle Sandiford-Pellé. Armand Colin/Recherche, mai 2014.

Résumé de l'éditeur : Le général Maurice Pellé, attaché militaire de France à Berlin de 1909 à 1912, a très tôt pressenti les prémices de la Grande Guerre. Sa correspondance permet de recueillir son analyse pertinente et subtile sur les forces en présence. Elle offre un témoignage inédit : 400 feuillets manuscrits mis au jour récemment et auxquels le recul donne une dimension exceptionnelle. Les destinataires seront aux postes les plus importants durant la Grande Guerre.

Sur la guerre 1914-1919, Rudyard Kipling. Pocket/Revue des Deux Mondes, coll. Agora, mars 2014.

Résumé de l'éditeur : Cet ouvrage rassemble neuf lettres de guerre adressées par Rudyard Kipling à son ami l'écrivain André Chevrillon, étonnant voyageur et fin connaisseur de la civilisation anglaise. Kipling lui confie ses interrogations sur la psychologie nationales du Royaume-Uni et analyse la foi qui galvanise son armée, composée de volontaires. La dernière missive est une sorte d'autobiographie imprévue où il dresse un bilan de son existence. Sont également réunis un reportage de Kipling sur le front italo-autrichien, "La Guerre en montagne", qui met au jour la dimension ethnographique de sa description du conflit mondial, ainsi qu'une étude de l'angliciste Thérèse Bentzon sur "L'Armée anglaise peinte par Kipling" parue également dans la Revue des Deux Mondes. Elle offre une synthèse sur la vie militaire et la place de la soldatesque dans la société telles que les perçoit Kipling. Rergroupés pour la première fois, tous ces textes soulignent les célèbres talents d'observateur de celui dont l'écrivain Henry James disait: "Kipling me touche personnellement, comme l'omme de génie le plus complet que j'aie jamais connu".

La guerre mondiale 1914-1918, Philippe Pétain, Toulouse, Privat, 2014.

Résumé de l'éditeur : À l'heure où l'on commémore le centenaire de la Première Guerre mondiale, un événement exceptionnel traverse le monde de la réflexion historique et celui de la mémoire collective des Français. Un passionné, Jean Jacques Dumur, ancien militaire de carrière et chercheur opiniâtre, dévoile un manuscrit inédit de Pétain sur la Première Guerre mondiale. Le livre, sobrement intitulé La Guerre mondiale 1914-1918, écrit de la main du maréchal Pétain entre 1920 et 1929, constitue une pierre essentielle pour l'édification de notre mémoire collective. Le livre que nous vous proposons donne une transcription intégrale de ce manuscrit historique.
L'historien Marc Ferro, spécialiste unanimement reconnu du maréchal Pétain, introduit le volume par un long avant-propos qui resitue le texte inédit de Pétain dans son contexte. Un récit de Jean-Jacques Dumur raconte de manière précise et parfois rocambolesque les mille péripéties qu’il a vécues pour que ce manuscrit, trouvé dans une valise poussiéreuse, finisse par être publié. Le récit chronologique que le maréchal Pétain fait de la guerre 1914-1918, dont il est l'un des acteurs essentiels, est précis, concis, sans jamais laisser transparaître la moindre émotion. C’est l'œuvre d'un officier supérieur peu enclin à livrer ses états d’âme.

Une femme dans la Grande Guerre, Franck Belloir (annotation) et Madeleine Blocher-Saillens, Ampelos Editions, 2014.

Résumé de l'éditeur : Quel triste dimanche ! dès le 2 Août 1914, lendemain de la déclaration de guerre, Madeleine Blocher Saillens comprends que la période qui commence ne sera pas une joyeuse marche victorieuse mais une longue épreuve meurtrière. Qui mieux qu'une femme, croyante et féministe engagée qui deviendra la première pasteure baptiste française dans les années 30, pouvait avoir l'intuition de la folie des hommes et la décrire dans sa progression quotidienne telle qu'elle était ressentie à l'arrière ? Madeleine Blocher Saillens, femme de pasteur et fille du célèbre évangéliste Ruben Saillens analyse les nouvelles et l'impact de la guerre sur le quotidien des français avec l'intelligence d'une jeune femme cultivée à la fibre sociale et la compassion d'une sœur de soldat et d'une mère de jeunes enfants. Malgré un patriotisme fervent nous sommes loin du bellicisme fanfaron que la presse répandait à l'arrière, et sans douter de la victoire, elle se rend compte qu'« elle sera durement achetée ! ce sera la banqueroute pour toutes les nations d'Europe. »

L’enfer de Verdun, Félicien Champsaur, Le Vampire actif éditions, 2014.

Résumé de l'éditeur : Novembre 1916, Félicien Champsaur, écrivain, poète, dramaturge et journaliste se rend sur le champ de bataille de Verdun. Il livrera de cette expérience, peu de temps après, “L’Assassin innombrable”, un ouvrage initialement paru en 1917, dans lequel il produira une incroyable préface intitulée “L’Enfer de Verdun”, dont le ton et la forme ne ressemblent en rien à ce qui a pu s’écrire à l’époque au sujet de cet épisode traumatique de la Grande Guerre. La republication de ce texte par Le Vampire Actif est accompagnée d’un avant-propos qui recontextualise les conditions de rédaction de cet étonnant écrit.

Carnets d'un officier des Dragons Août-Septembre 1914 - Centenaire 14-18, Adrien Bertrand, Ampelos Editions, 2014.

Résumé de l'éditeur : Jeune socialiste pacifiste provençal « monté » à Paris, Adrien Bertrand est avant-guerre un fougueux journaliste politique et un poète reconnu. Ami de Clémenceau qui fut son témoin de mariage, il participe à de nombreux journaux politiques et fonde même une revue littéraire éphémère. Mais la Grande Guerre va tout changer ; affecté à un régiment de dragons, son premier contact avec le front est la retraite que les troupes françaises effectuent en Lorraine après l'offensive allemande victorieuse. Par un extraordinaire hasard, il retrouve à ce moment son jeune frère, Georges Bertrand-Vigne qui est officier de Chasseurs alpins et les deux frères seront profondément marqués par l'horreur de cette retraite, ses causes réelles et la misère infligée aux populations civiles. Adrien Bertrand jure de ne pas démériter de la France et sera décoré pour bravoure quelques mois plus tard. Mais il doit être rapatrié à l'arrière pour raisons de santé et continuera son combat en écrivant un roman, l'Appel du sol, qui obtiendra, en 1916, le Prix Goncourt 1914. La Victoire de Lorraine est son carnet de guerre, une vision personnelle et engagée de ces premiers mois d'enfer et de l'évolution des mentalités françaises dans ces moments éprouvants. Sa mort en 1917 fut, d'après Jean Norton Cru « une des pertes les plus cruelles que la littérature ait subies du fait de la guerre »

Lettres aux deux amies, Alain, Les Belles Lettres, 2014.

Résumé de l'éditeur : Alain a quarante-six ans quand il s'engage, en août 1914, pour une guerre dont il est dispensé et contre laquelle il s’est toujours battu. Du champ de bataille où il sert comme artilleur, il écrit beaucoup et surtout à ses deux complices, Marie Salomon et Marie-Monique Morre-Lambelin, textes patiemment rassemblés, pour la première fois, dans ces Lettres aux deux amies par Emmanuel Blondel, spécialiste de l’œuvre du philosophe. La guerre qu’y décrit l’écrivain, de son vrai nom Émile Chartier, professeur de philosophie au lycée Henri-IV et au collège Sévigné, cofondateur de la Revue de métaphysique et de morale, s’oppose à tous ces récits voués à l’héroïsme, à cette littérature des tranchées qu’il juge « laide » et bourrée de mensonges. Dans ces lettres écrites « au galop » sous les volées d’obus, il y a d’abord la grâce du style, mais aussi une profonde humanité, une clairvoyance absolue sur le cataclysme du premier conflit mondial et des sentences sans appel contre « les crétins et les calotins qui se partagent le pouvoir. »
Préférant le front à l’insupportable vie civile, Alain le pacifiste a donc choisi d’être aux côtés des « meilleurs ». Ceux qu’on envoie au massacre, ces spectres qu’il voit revenir des assauts, hagards, dans la boue des chemins. Parmi tous ces morts, ses anciens élèves – « mes braves petits, presque tous tués » – dont les noms s’égrènent au fil des mois de carnage. Mais il faut se tenir droit et c’est pendant ces années de combat que se construit la future œuvre, foisonnante, de celui qui deviendra le premier intellectuel.

Écrits pacifistes, Jean Giono, Folio, 2013.

Résumé de l'éditeur : « Ce qui me dégoûte dans la guerre, c’est son imbécillité. J’aime la vie. Je n’aime même que la vie. C’est beaucoup, mais je comprends qu’on la sacrifie à une cause juste et belle. J’ai soigné des maladies contagieuses et mortelles sans jamais ménager mon don total. À la guerre j’ai peur, j’ai toujours peur, je tremble, je fais dans ma culotte. Parce que c’est bête, parce que c’est inutile. Inutile pour moi. Inutile pour le camarade qui est avec moi sur la ligne de tirailleurs. Inutile pour le camarade en face. Inutile pour le camarade qui est à côté du camarade en face dans la ligne de tirailleurs qui s’avance vers moi. »

Ce volume réunit «Refus d'obéissance», «Précisions» et «Recherche de la pureté», trois textes pacifistes d’un homme qui n’oublia jamais l’horreur de la Première Guerre mondiale.

« Mon cher petit Lou ». Lettres à Lou, Guillaume Apollinaire, Folio, 2014 (réédition).

« Au revoir ma chérie, je t’embrasse de tout mon cœur, de toute ma force, de toute ma virilité sur tout ce que je désire, sur tes seins roses et merveilleux. Tes lettres sentent bon les parfums de Grasse. Ce matin à l’écurie j’ai trouvé un pinson mort de froid, mais encore tiède. Je voulais lui masser le cœur pour essayer de le faire revivre, mais le vieil adjudant de ma batterie, me l’a demandé pour le porter au mess, et le manger. »

Hymne à l’amour vibrant et sensuel en temps de guerre, ces lettres d’Apollinaire sont aussi un précieux témoignage sur la vie quotidienne des poilus.

L'indicible guerre : Pierre Mac Orlan, Evelyne Baron, Vincent Eblé, Lionel Walker, Françoise Ploye, Bernard Baritaud, Liénart 2014.

Résumé de l'éditeur : 23 août 1914, Pierre Dumarchey, dit Mac Orlan, reçoit son ordre de mobilisation. Sa jeune carrière littéraire est brutalement interrompue. Il rejoint le 269e régiment d'infanterie. Le front. Les combats se succèdent, en Lorraine, en Artois, à Verdun et enfin dans la Somme où il est blessé. Réformé en décembre 1917, il termine la guerre, comme correspondant aux armées. Mais la réalité de ces années d'horreurs, de souffrances et d'éloignement le marque de manière indélébile. En témoigne la correspondance simple et émouvante entretenue avec sa jeune épouse Marguerite. Elle constitue le premier fil rouge de ce récit et restitue la guerre vécue par Mac Orlan, son histoire intime, son sentiment intérieur qui fonda son style littéraire, qualifié de " fantastique social». Après-guerre, Mac Orlan regroupe dans un album une centaine de photographies. Agencées, collées, parfois légendées, elles disent la valeur affective que l'écrivain leur accordait, son expérience personnelle et touchante de la Grande Guerre. Avec d'autres documents pour beaucoup inédits et tous conservés au musée départemental de la Seine-et-Marne, à Saint -Cyr-sur-Morin, cet album, nouvellement restauré, donne sa forme à cet ouvrage biographique et lyrique : L'indicible guerre.

Une Parisienne pendant la Grande Guerre, Colette, Herne, 2014.

Résumé de l'éditeur : Je n'ai jamais rencontré autant de jolies femmes, me disait un maréchal des logis, venu de l'Est en mission pour quarante-huit heures.
Je crois qu'il a raison, et que cette parole n'exprimait pas seulement le plaisir ébloui d'un frelon jeté soudain dans la ruche. Il n'y a pas plus de jolies femmes, mais les femmes ont embelli. Elles ont enfin l'air de penser à quelque chose. Elles regardent, en marchant, un point invisible. Les moins gaies, les moins vaillantes avancent avec une douceur somnambulique, et semblent voir à travers les murailles. Presque toutes, elles ont échangé enfin leur petit mystère agaçant contre un noble secret. « Je n'ai jamais rencontré... », Colette

Alphonse et Marguerite, Frédéric Chémery, Le courrier du livre, 2014.

Résumé de l'éditeur : Le 11 octobre 1914 au matin, le sergent Robert Tailliez, 26 ans, est atteint d’une balle à la tête dans le combat de Champlon, aux confins des départements de la Meuse et de la Meurthe et Moselle. Sans nouvelles, Alphonse Chémery, son camarade du front hospitalisé à Dinard, lui écrit à son domicile. C’est Marguerite, veuve de Robert, qui lui annonce la nouvelle de sa mort. S’ensuit une correspondance ininterrompue de plus de huit cents lettres entre Alphonse et Marguerite, de décembre 1914 à février 1919. On y lit avec émoi la naissance et l’évolution de leur relation, avec la guerre en toile de fond, de leurs projets, les joies et les peines qu’ils se racontent, leurs inquiétudes, leurs frustrations, les anecdotes de la vie quotidienne à la Baule, Thiais et Saint-Étienne, les relations familiales, le souvenir des disparus, la morale et l’esprit religieux qui les imprègnent, des considérations sur la société́, les mœurs, la politique, etc. dans un dialogue vivant, fort et émouvant, au style inimitable.

 

Une femme dans la Grande Guerre, Madeleine Blocher-Saillens, Edition Ampelos, 2014.

Résumé de l'éditeur : Quel triste dimanche ! dès le 2 Août 1914, lendemain de la déclaration de guerre, Madeleine Blocher Saillens comprends que la période qui commence ne sera pas une joyeuse marche victorieuse mais une longue épreuve meurtrière. Qui mieux qu’une femme, croyante et féministe engagée qui deviendra la première pasteure baptiste française dans les années 30, pouvait avoir l’intuition de la folie des hommes et la décrire dans sa progression quotidienne telle qu’elle était ressentie à l’arrière ? Madeleine Blocher Saillens, femme de pasteur et fille du célèbre évangéliste Ruben Saillens analyse les nouvelles et l’impact de la guerre sur le quotidien des français avec l’intelligence d’une jeune femme aisée à la fibre sociale et la compassion d’une sœur de soldat et d’une mère de jeunes enfants.
Malgré un patriotisme fervent nous sommes loin du bellicisme fanfaron que la presse répandait à l’arrière, et sans douter de la victoire, elle se rend compte qu’ « elle sera durement achetée ! ce sera la banqueroute pour toutes les nations d’Europe. »

La Grande Guerre de Léon Moulenes, carnets d'un paysan de Xaintrie mobilisé dans la territoriale, Editions Anovi, 2014.

Résumé de l'éditeur : L. Moulènes, paysan modeste originaire d'une région située entre le Cantal et la Corrèze, est rappelé sous les drapeaux à 37 ans et engagé comme sergent fourrier à la territoriale. Ses carnets, dans lesquels il témoigne du quotidien de la guerre, sont retranscrits tels qu'ils ont été écrits. Ils sont enrichis d'extraits de sa correspondance, de croquis militaires et d'articles de presse.

Lettres de guerre, Jean de la Ville de Miremont, Cent jours, 2014, réédition.

Résumé de l'éditeur : voici les lettres de guerre de Jean de la Ville de Mirmont, telles qu'elles furent publiées confidentiellement après sa mort durant la première guerre mondiale. Cette correspondance débute le 28 juillet 1914 et se termine quatre mois plus tard avec sa mort le 28 novembre. Trois années après sa disparition, paraît à la fin de 1917 un petit ouvrage hors commerce édité aux bon soins de sa mère.  Jean de La Ville de Mirmont (né à Bordeaux en 1886) réussit après maintes tentatives à contracter un engagement pour la durée de la guerre. Il se retrouve au 57ème régiment d'infanterie de Libourne. Le 26 septembre, il part pour le front. Deux mois lui restent à vivre. Cet ouvrage se compose d'une quarantaine de lettres adressées à son père et à sa mère depuis Paris (28 juillet - 8 septembre), puis de Libourne jusqu'au 25 septembre. Une troisième partie consacrée au front débute par le carnet de route dans lequel il note son voyage dans un wagon à bestiaux puis enfin relate son expérience de combattant dans les tranchées. 

Verdun. La plus grande bataille de l’Histoire racontée par les survivants, Jacques-Henri Lefebvre, Paris, éditions DACRES, 2014, 560 pages.

Résumé de l’éditeur : l’ouvrage de Jacques-Henri Lefebvre est une formidable et tragique découverte de ce qu’a pu être l’enfer de Verdun. Seule la force d’évocation des témoins directs, les survivants, rescapés de l’horreur absolue de la guerre, avec la puissance et le réalisme de leurs témoignages, permettent à ceux qui ne l’ont pas vécue, qui ne connaissent pas la guerre, aux générations actuelles et futures, d’essayer de comprendre, d’appréhender ce qu’ont pu être l’exceptionnel et le quotidien des souffrances de cette bataille tristement unique dans l’histoire. 

Saleté de guerre ! Marie Louise et Jules Puech - Correspondance 1915-1916, Notes et introduction de Rémy Cazals, éditions Ampelos, 2015.

Résumé de l'éditeur : Voici deux intellectuels dreyfusards, socialistes et pacifistes, de culture protestante, proches de Jaurès, avec leur franc-parler, leurs admirations et détestations, leurs problèmes de pacifistes patriotes enfermés dans la guerre. Jules, spécialiste de Proudhon et de Flora Tristan,  livre ses observations sur la vie des tranchées, les moments chauds à Verdun et dans la Somme, son contact avec la boue et les rats, les poilus et les officiers. De Paris, Marie-Louise, qui a été la première française professeure à l’Université de McGill au Canada,  raconte la préparation de la revue La Paix par le Droit, les problèmes d’ego au sein de l’équipe, ses démêlés avec la censure. Au contact des  pacifistes parisiens et internationaux (dont plusieurs prix Nobel de la Paix), elle donne à son mari, et aux lecteurs de ce livre, des informations passionnantes sur les coulisses du pouvoir, les missions internationales, les organisations féministes et pacifistes. Lecteurs du Canard Enchainé dès sa parution et de l’Humanité, les Puech se délectent (et leurs lecteurs avec eux) des discussions avec leurs amis ou adversaires politiques, députés et ministres autant que des anecdotes comme la lettre d’injures, venant du front et contenant des poux, destinée à Barrès grand embusqué jusqu’au-boutiste.

Cet ouvrage a reçu le label Centenaire.

La Retraite de Serbie, Octobre-décembre 1915, Louis Léopold Arthur Thomson, Paris, Éditions Non Lieu, 2016.

Au cours de l’automne 1915, la Serbie est envahie par les empires allemand et austro-hongrois alliés au royaume de Bulgarie. En trois mois, la Serbie est vaincue. Putnik, le général en chef de l’armée serbe, dirige la retraite de ses troupes vers l’Ouest, à travers les régions montagneuses du Kosovo, du Monténégro et d’Albanie, dont les imposants sommets déjà enneigés freinent le passage. La retraite se révèle alors très éprouvante : les soldats harassés et affamés doivent passer des cols à 2 500 mètres sous des températures extrêmes. Le roi Pierre Ier suit le convoi à bord d’un char à bœufs. L’exode fait plus de 240 000 victimes civiles et militaires.
Accompagnant l’armée serbe dans sa retraite, un médecin français, le Dr Louis Léopold Arthur Thomson, relate ces trois mois d’épreuves. C’est son journal que nous publions ici, du départ précipité de Šabac, où il était en poste, jusqu’à l’arrivée à Shëngjin (Saint-Jean-de-Medua, ville côtière du nord-ouest de l’Albanie), où la marine française prit en charge les restes de l’armée serbe en l’évacuant vers Corfou.
Publié une première fois en 1916, affublé d’une préface aux accents belliqueux et patriotiques, nous rééditons ce texte sobre et beau sur les horreurs de la guerre, accompagné d’un apparat critique et d’une série de photographies d’époque prises au cours de cet exode.
Le texte de L. L. A. Thomson est édité et présenté par les journalistes du Courrier des Balkans : Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Simon Rico.

Cet ouvrage a reçu le label Centenaire.

Histoire d'un sacrifice: Robert, Alice et la guerre, Nicolas Mariot, Seuil, 2017.

Quatrième de couverture:Mobilisé en août 1914, Robert Hertz a entretenu avec sa femme Alice une correspondance quotidienne où se lit la flamme d'un engagement sans limites. Pour se hisser à la hauteur de son idéal patriotique, Robert se porte volontaire afin de quitter sa première affectation, éloignée des combats, et rejoindre le front, où il trouve la mort quelques semaines plus tard. La guerre de ce jeune sociologue - l'élève préféré de Durkheim - n'aura duré que huit mois. Les pages de ce livre constituent une longue promenade à travers la forêt de mots fébrilement jetés sur le papier par Robert et Alice Hertz. Elles donnent à lire le pas de deux d'un sacrifice, la fabrique épistolaire d'un martyre. « Aimée, ne crois pas que je gémis et que je doute. J'irai jusqu'au bout, si long que soit le chemin », écrit Robert fin octobre 1914. Un mois avant d'être tué encore, le serment est répété : « Nous avons fait voeu d'aller jusqu'au bout. Ce sera encore très long, très dur. » La correspondance creuse un tourbillon de « si je ne reviens pas... » Cette radicalisation intime est le coeur même du livre : il s'agit de tenter de comprendre pourquoi, à chaque fois qu'il reçoit une mise en garde, Robert passe outre et choisit de franchir un pas supplémentaire dans l'engagement sans retour. Il s'agit de prendre à bras-le-corps ce que veut dire « mourir pour des idées ».

© Seuil

Le cinquantième jour, Michel Ganivet , ed. Les Amis du Perche, 2014.

Quatrième de couverture: Le 16 juin 1914, Julia épouse Arthur. Le 4 août, « le cinquantième jour » de leur mariage, le jeune époux rejoint l’armée des mobilisés en marche depuis trois jours. La Première Guerre mondiale vient de l’engloutir, lui et des dizaines d’hommes de cinq villages du Perche unis en une même communauté de vie (Comblot, Corbon, Éperrais, Le Pin-la-Garenne et Mauves-sur-Huisne, communes du département de l’Orne).
Vu de ce micro-territoire, « Le cinquantième jour » rappelle en premier lieu ce que fut le premier semestre de 1914. Le Perche, la France, alimentent mille sujets de conversation. Ce qui se passe à Berlin, Vienne, Londres, Saint-Pétersbourg ou Sarajevo ? Échos bien lointains quand il faut se lever tôt et travailler dur ! Sans oublier, parfois, de se donner du bon temps. « On n’était pas riches, dit Julia, pas malheureux non plus ».
La guerre ? Cinq jours avant, d’autres jeunes mariés du même village partent encore en voyage de noces. « Le cinquantième jour » raconte l’irruption du séisme dans un espace rural, échantillon parfait de la campagne française du début du XXe siècle. Désormais, les cinq clochers vont se relayer pour sonner le glas.
Laisser parler, faire vivre et revivre les témoins, les acteurs, tel est l’angle choisi par Michel Ganivet, afin de raconter l’indicible. Issu d’une longue enquête, à la fois historique et journalistique, « Le cinquantième jour » retrace la Première Guerre mondiale vue « d’en bas » avec son cortège de héros insoupçonnés, de veuves courageuses et dignes, de parents effondrés, d’orphelins de père, autant de Français ordinaires qui, à la veille du conflit, ne demandaient qu’à vivre heureux.
Le récit couvre la période de 1914 à 1922, du « bonheur d’avant » à l’érection des monuments aux morts, « mémoire de pierre » livrée à la postérité. Un index de plus de cinq cents noms de personnes et de familles citées, achève l’ouvrage.

Ce livre a été labellisé par la Mission Centenaire.

© Amis du Perche

Louis Bouzat, Correspondance et photographies 1914-1920, Jean Georges, ebook gratuit "lire en ligne", avril 2017.

Résumé du livre: Ce document présente une sélection de cartes postales et de photos envoyées de 1914 à 1920 par Louis Bouzat à ses parents et à ses sœurs, essentiellement depuis le front oriental de la première guerre mondiale. Il parle de la vie quotidienne d'un militaire. La guerre apparaît sur quelques photos et en creux dans les textes. L'originalité de ce témoignage tient à la sorte de journal que constituent les textes des cartes mis bout à bout et à l'évocation des voyages du jeune Louis Bouzat au gré de ses affectations.

Pour accéder au livre

© Jean Georges

Alban Butler, La Grande Guerre vue par les Américains, carnet de guerre du Capitaine Alban Butler de la First Division 1917-1919, Albin Michel mai 2017

Résumé du livre: Ce carnet inédit est le témoignage du Cpt. Alban Butler, de la mythique First Division, première unité américaine débarquée en France et engagée sur la zone de conflit. A travers une narration humoristique de l'horreur et de la réalité de la guerre, Butler sut remonter le moral des troupes et relater avec talent, en 100 dessins, l'essentiel de la participation de la division au premier conflit mondial, depuis son arrivée à Saint-Nazaire en juin 1917 jusqu'à son retour glorieux à New York en septembre 1919. Un hommage aux deux millions de soldats américains qui s'embarquèrent pour participer au conflit.

  • Journal de guerre, 1914-1918, Maurice Bedel, préf. de Philippe Claudel. Octobre 2013, Taillandier.
  • Journal de guerre d’un juif patriote, André Kahn, présenté par Jean-François Kahn et Axel Kahn. Janvier 2014, Taillandier.
  • Mémoires de la grande guerre, 1911-1915, Winston Churchill. Février 2014, Taillandier.
  • Nuit d’évasion – Souvenir d’un prisonnier allemand qui s’est fait la belle (1916-1919), Alexander Langsdorff. Mars 2014, Pierre de Taillac.
  • Lieutenant à 19 ans dans les tranchées, Henri Senthiles. Editions point de vues – Société historique et archéologique du Maine, septembre 2013.
  • Journal de guerre, Hans Carossa. Mars 2014 (réédition), Grasset.
  • Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918. Octobre 2013 (réédition), La Découverte/Poche.
  • Guerre à Mende. Albert Jurquet, Jean Guiloineau. Février 2014, Privat.
  • Lettres d’un pacifiste depuis les tranchées. Charles Patard, Isabelle Jeger. Février 2014, Privat.
  • Une guerre d'hommes et de machines, Désiré Sic. Alexandre Lafon, Colin Miège. Février 2014, Privat.
  • Femmes sur le pied de guerre, chronique d'une famille bourgeoise 1914-1918, Jacques Résal et Pierre Allorant. Avril 2014, presses universitaires du Septentrion.
  • Hommes sans visage, Stéphane Garcia (Postface), Henriette Remi. Slatkine, mars 2014.
  • Trois frères en guerre, Martin-Laval, Une famille de Marseille en 1914-1918, Serge Truphémus. Privat, mars 2014.
  • Carnets de route d'un officier d'Alpins, Georges Bertrand Vigne
  • La guerre ne tardera pas, un attaché militaire à Berlin aux prémices de la Grande Guerre, Jean-Noël Grandhomme, Isabelle Sandiford-Pellé
  • Sur la guerre 1914-1919, Rudyard Kipling.
  • Couverture de La guerre mondiale 1914-1918
  • Couverture du livre "Une femme dans la Grande Guerre"
  • Couverture du livre "L’enfer de Verdun"
  • Couverture du livre "Carnets d'un officier des Dragons Août-Septembre 1914 - Centenaire 14-18"
  • Couverture du livre "Lettres aux deux amies"
  • Ecrits pacifistes, de Jean Giono
  • «Mon cher petit Lou». Lettres à Lou de Guillaume Apollinaire
  • Couverture de "L'indicible guerre : Pierre Mac Orlan"
  • "Une Parisienne pendant la Grande Guerre" de Colette
  • "Alphonse et Marguerite" de Frédéric Chémery
  • Madeleine Blocher-Saillens, une femme dans la Grande Guerre, de Madeleine Blocher-Saillens
  • La Grande guerre de Léon Moulenes
  • Témoignage de Jean de la Ville de Miremont "Lettres de guerre"
  • Jacques-Henri Lefebvre, Verdun. La plus grande bataille de l’Histoire racontée par les survivants, Paris, éditions DACRES, 2014
  • Couverture de l'ouvrage Saleté de guerre ! sur la correspondance de Marie Louis et Jules Puech, 1915-1916
  • La Retraite de Serbie - octobre-décembre 1915, Louis Léopold Arthur Thomson
  • Couverture du livre
  • Couverture du livre
  • Couverture du livre
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informations
sources
Presses de l'université Paris-Sorbonnes
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