Piste pédagogique 9 - être sensible à la différence d’état d’esprit du narrateur

Piste pédagogique 9 - être sensible à la différence d’état d’esprit du narrateur

Sans illustration

Il s'agit, à partir d’extraits évoquant la même situation mais à des moments différents, de rendre sensibles les élèves à la différence d’état d’esprit du narrateur.

Les compétences visées sont : adapter son mode de lecture à la nature du texte proposé et à l’objectif poursuivi/manifester par des moyens divers sa compréhension de textes variés.

Déroulement de la séance

Support : extrait de la permission à Verdun (p. 46 à 49) de « Il paraît ce n’est pas une blague… » à «je n’ai plus rien à faire, qu’à rentrer. Et c’est toujours ainsi : un moment vient, toujours, où l’on n’a plus rien à faire, qu’à rentre. » (l’enthousiasme initial et le désœuvrement progressif, le sentiment de ne pas être à sa place : incompris par les civils, éloigné de ses camarades qu’il a presque le sentiment de trahir).

Extrait p. 136-138 : amertume et vide intérieur après l’expérience des Éparges : « À mon tour enfin, je vais à Verdun. Comme l’autre fois, je prends un bain ; comme l’autre fois, j’entre chez le coiffeur de la rue Mazel. » à « Une fois de plus, je serai allé à Verdun. J’aurai revu, dans l’eau lumineuse de la rivière, les reflets bariolés des maisons ; et j’aurai, le soir venu, « rejoint mon corps » au cantonnement. »

Délimitez différents passages au sein de chacune de ces scènes. Analysez pour chacun d’eux la tonalité, repérez les signes de ponctuation forts et faibles pour respecter le rythme et les mots-clés à mettre en relief.

Prolongement

Écouter pour s’aider et/ou pour comparer les lectures enregistrées par des comédiens des Lettres de poilus.

>> Voir par exemple les lettres lues par Alain Delon sur le site de la radio RTL

 

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