Notes de guerre 14-18, hommage musical à Romain Darchy

Notes de guerre 14-18, hommage musical à Romain Darchy

Média (élément appelé depuis la médiathèque)

« Double voix » entre musique et récit, ce concert-spectacle a pour but de donner un large écho au message universel dont témoigne le destin exceptionnel de Romain Darchy, un homme qui a traversé les deux guerres l’âme debout, jusqu’à abandonner son corps aux tortures allemandes en 1944. Ce spectacle est conçu par Karine Lethiec et l’historien Jean-Pierre Verney, en partenariat avec Concerto Communication, à partir des Archives Romain Darchy, des archives du Musée de la Grande Guerre et de la Ville de L’Aigle, en étroite collaboration avec la famille du combattant.

L’Histoire à hauteur d’homme

Dans le cadre des commémorations actuelles, il est bon que se fasse entendre la voix d’un homme qui, au milieu des hurlements de l’Histoire, relate son quotidien avec une simplicité terrible, à l’exacte mesure des événements. Ses Récits de Guerre sont la transcription de carnets remplis en lignes serrées de son écriture claire, qui nous parviennent grâce à la persévérance et à la minutie de sa petite fille, Véronique Onfray, et de l’éditeur Bernard Giovanangeli. Ils sont un témoignage exceptionnel, d’une portée documentaire et littéraire bouleversante : rarement a-t-on l’occasion de pouvoir entrer dans la grande histoire de cette façon, presque de plain-pied, de la considérer à hauteur d’homme.

« Plus mes notes montaient, et plus mon âme se sentait soulagée »

On y voit l’agent de liaison Romain Darchy ramper dans la boue de Verdun, pataugeant dans les trous énormes des “marmites” qui sont souvent les seuls abris contre la mort. Parfois dans le fond d’un “boyau” où des “poilus” se terrent pendant des jours entiers, une voix s’élève pour entonner un air, une rengaine… Rempart si ténu contre la terreur et l’horreur ! Et le miracle opère… Le désespoir se dissipe un peu, le courage renaît d’on ne sait quelle contrée de son âme ; les yeux se mouillent, ces larmes réchauffent le cœur et pendant ces minutes précieuses on oublie où l’on est.
« Et après, je mettais ma voix à l’épreuve, tout seul, j’avais peur de paraître heureux de mon sort, mais je dus reconnaître que plus mes notes montaient, et plus mon âme se sentait soulagée. » « Ce que j’aime, c’est la chanson lente et triste, celle qui s’accommode le mieux à mon âme. »

Programme musical

Johannes Brahms (1833-1897) - Geistliches Wiegenlied (Berceuse sacrée)
Maurice Ravel (1875-1937) - Trois beaux oiseaux de paradis (1914-1917)
André Caplet (1878-1925) - La Croix douloureuse, prière des armées en deuil (1917-18)
Claude Debussy (1862-1918) - Le Noël des enfants qui n’ont plus de maison (1915)
Belá Bartók (1881-1945) - Deux danses populaires roumaines (1915-16)
Gabriel Fauré (1845-1924) - Après un rêve op. 7 n°1 (1870-1878)
Philippe Hersant (né en 1948) - La descente aux profondeurs (extrait du cycle In die Ferne, 2011)
Claude Debussy (1862-1918) - Reflets dans l'eau (extraits des Images, 1905)
Chanson de Craonne (1915-1917)
Joseph Achron (1886-1943) - Mélodie hébraïque op. 33 (1911)
Frédéric Chopin (1810-1849) - Largo pour alto et piano, d'après la Sonate op.65 pour violoncelle et piano
Kurt Weill (1900-1950) - Youkali
Charles Gounod (1818-1893) - Air des bijoux (Faust)
Richard Strauss (1864 - 1949) - Im Abendrot
Chansons “de poilus” et patriotiques

Version spectacle (avec projection d'images d'archives)
Grand public ou scolaires
Intervenants
L’Ensemble Calliopée :
Shigeko Hata, soprano
Karine Lethiec, alto et direction artistique
Frédéric Lagarde, piano
Autres :
Jean-Pierre Verney, récitant
Gérard Charroin, récitant
Didier Bertrand, réalisation du montage documentaire