L'écrivain Frédéric Mistral disparaît

L'écrivain Frédéric Mistral disparaît

Frédéric Mistral à son domicile, à Maillane, dans les Bouches-du-Rhône.
© Bibliothèque nationale de France
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Ma déco, mon ego

Dans son bureau de travail, une accumulation de cadres sur un papier peint damassé : les funérailles de Mistral semblent avoir été aussi sobres que son intérieur fut chargé! Et quelle mise en abîme! Le poète pose en redingote et chapeau provençal devant une statuette le représentant en redingote et chapeau provençal elle-même posée devant un portrait de lui en redingote et chapeau provençal.

La Provence en toutes lettres

Frédéric Mistral, un poète français de langue d’oc. En 1854, soixante ans plus tôt, il a fondé une école littéraire avec quelques ardents défenseurs de l’occitan et des traditions provençales : le « Felibrige ». Organisé en sections locales, ce vaste mouvement culturel marqué à droite se déploie de façon plutôt passéiste. En 1878, le « Felibrige » a son trésor : Mistral consigne à jamais les bases de l’identité linguistique du Midi dans Lou Tresor dou Felibrige, le dictionnaire franco-provençal de référence.

Mistral nobellisé

Mistral s’éteint dix ans après avoir reçu le prix Nobel de littérature, notamment pour son poème Mireille, ou plutôt Mirèio, pouèmo prouvençau, un long poème relatant l’amour impossible entre une jeune fille et un garçon plus jeune qu’elle. C’est une reconnaissance évidente de l’occitan comme langue d’expression littéraire à part entière.