Le front d'Orient de la Grande Guerre

Le front d'Orient de la Grande Guerre

Retrouvez dans ce dossier une sélection d'articles en lien avec le front d'Orient de la Première Guerre mondiale. Lorsqu'à la fin de l'année 1915, les Alliés décident de venir en aide aux armées serbes c'est presque naturellement qu'ils décident de débarquer à Salonique pour y installer un camp fortifié qui va devenir la base logistique de l'Armée d'Orient. Bientôt ce sont 400 000 soldats français, britanniques, serbes puis russes et italiens qui s'installent dans la région marécageuse de Zeitenlick. Mais ce nouveau front dit de Salonique est bien éloigné du front occidental et Joffre se désintéresse de ce théâtre d'opération annexe pourtant sous commandement français. Ravitaillements aléatoires, casernements rudimentaires, manque d'artillerie et de munitions, difficultés sanitaires, en fait pendant des mois, pour compenser, les combattants deviennent des travailleurs, assèchent les marais, créent des potagers, d'où le féroce surnom de « Jardiniers de Salonique » clamé par Clemenceau. Pourtant, c'est bien ce front secondaire qui va provoquer bien plus rapide­ment que prévu l'armistice du 11 Novembre. Dobropolje, Sokol, Monastir, Doïran, Skra-di-legen, Uskub, à partir du 15 septembre 1918, l'armée d'Orient toutes nations confondues part à l'attaque, les lignes ennemies s'effondrent en quelques jours et, le 29 septembre, le gouvernement bulgare ne peut que signer un armistice à Salonique. Cette offensive victorieuse et pour beaucoup inattendue de l'Armée d'Orient précipite la défaite des puissances centrales.