Le développement du tramway à Paris en 1914

Le développement du tramway à Paris en 1914

Un des derniers tramways hippomobiles, de la fameuse ligne Saint-Sulpice - Auteuil.
© Bibliothèque nationale de France
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Tous derrière et lui devant

Ce petit cheval blanc est le symbole d’un temps révolu. Au tournant du siècle, un lobby hygiéniste s’insurge contre « le bruit et l’odeur » causés par la traction animale dans Paris. Alors, les nombreuses compagnies de transport rivalisent d’imagination pour remplacer peu à peu le cheval : on voit circuler des tramways à vapeur, à air comprimé, funiculaires ou encore électriques. La dernière ligne hippomobile intra-muros cesse son activité en 1913 mais le cheval persiste encore dans les faubourgs.

Tous en tram

Le tramway connaît à cette époque son plus grand développement, toutes sortes de compagnies transportent dans Paris et sa proche banlieue une clientèle en augmentation constante. On s’installe à bord de voitures à deux classes : la première, sièges en cuir; la seconde, sièges en bois. Le repos dominical poussant les Parisiens vers les bords de Marne ou Versailles, le trafic explose pendant le week-end. Des innovations en matière de propulsion des tramways, la plus efficace et la plus sûre est sans conteste l’électrification mais c’est aussi la plus coûteuse. Les compagnies vont utiliser longtemps d’autres modes de traction. En 1914, la CGO, dont parle l’article, prend de l’avance en électrifiant totalement son réseau et en améliorant le confort des passagers.