L'avenir culturel de l'Alsace-Lorraine

L'avenir culturel de l'Alsace-Lorraine

Strasbourg porte sur ses façades les traces de sa germanisation.
© Haeckel / Ullstein Bild / Roger-Viollet
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

À partir d’un article publié dans le Jenaer Volksblatt le 18 avril 1914 se pose la question de la situation de l’Alsace-Lorraine.

Altdeutsche

Qui sont ces « Vieux-Allemands » qui semblent aller à contre-courant du mainstream ? Le terme désigne tout simplement des Allemands de souche qui ont immigré massivement du Reich vers l’Alsace et la Lorraine. Une majorité de fonctionnaires et d’ouvriers, pour remplacer les Français repartis en France. On parle de « Vieux-Allemands » par opposition aux Alsaciens et Lorrains devenus Allemands en restant sur place.

Deux cents ans d’appartenance étrangère

Il s’agit tout simplement de la période allant de 1648, date à laquelle les traités de Westphalie transfèrent au roi de France « les droits de l'empereur sur l'Alsace », à 1871 quand l’Alsace et la Lorraine ont été intégrées à l’Empire allemand, en application du traité de Francfort.

Germaniser

En Alsace, où l’on parle majoritairement allemand, la germanisation a surtout consisté en une « prussification » de la graphie et du dialecte, en même temps que l’on bannissait le français des écrits publics. La Moselle, où la langue officielle est le français, a subi la germanisation, surtout des noms de villages, comme une volonté de nier son histoire de territoire français. Là, l’immigration des bons patriotes allemands n’eut pas l’effet assimilateur attendu, les mariages mixtes donnèrent le jour à de bons petits bilingues attachés aux deux cultures.