L'Académie française crée deux nouvelles récompenses en 1914

L'Académie française crée deux nouvelles récompenses en 1914

Jean Aicard, académicien, occupe le fauteuil 10 parmi les immortels.
© Bibliothèque nationale de France
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Look immortel

Il pose, la main sur la couture du pantalon, le regard clair porté vers le lointain. Son immortalité est en marche. Sa tenue est conforme. C’est écrit dans l’article II d’un arrêté du Consulat du 13 mai 1801 : « Habit, gilet ou veste, culotte ou pantalon noirs, ornés de broderies en feuilles d'olivier en soie vert foncé, chapeau à la française (bicorne). » Son épée, offerte par l'amicale des anciens élèves du lycée de Toulon, est l’héritage de l’appartenance des académiciens à la Maison du roi. Gravée des symboles de sa vie et de son œuvre, elle doit bien être accrochée quelque part. Mais où ?

Grand Aicard

Il a soixante-six ans, une tête de pirate et l’accent du Sud. Pour la photographie officielle, le romancier Jean Aicard est tout imprégné de sa fonction. L’Académie française l’a élu cinq ans plus tôt, au septième tour, au fauteuil 10, celui du poète François Coppée. Ce dernier, Aicard l’a bien connu. C’était dans les années 1870, lorsque tous deux faisaient partie du groupe d’artistes « Les Vilains Bonshommes », avec Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Fantin-Latour et les autres.