La sélection du Centenaire - du 29 décembre 2014 au 4 janvier 2015

La sélection du Centenaire - du 29 décembre 2014 au 4 janvier 2015

L'exposition "Délit Maille - Multitude" jusqu'au 12 avril 2015 au musée La Piscine, Roubaix.
© D.R.
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Le label CentenaireChaque semaine, la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale vous propose une sélection parmi les manifestations labellisées en France et dans le monde, fragments d’une saison culturelle à part entière. Expositions, conférences, spectacles, actions pédagogiques sont au rendez-vous et témoignent de la grande diversité des voix de cette commémoration. Consultez l’intégralité des manifestations sur l’agenda du Centenaire en ligne.

Exposition

Jours de guerre/Kriegszustand. Douai et Recklinghausen, 1914-1918

Cette exposition est organisée conjointement par les services d’archives de Douai et de Recklinghausen, ville de Rhénanie du Nord-Westphalie jumelée avec Douai depuis près de 50 ans. Les deux villes connurent bien sûr une situation très différente. D’un côté, Douai, à l’arrière du front, fut occupée d’octobre 1914 à octobre 1918. En tant que ville étape, elle a accueilli des milliers de soldats allemands qui allaient sur le front ou en revenaient. Les autorités allemandes firent en sorte que les troupes qui y stationnaient y vivent aussi normalement que possible : concerts, conférences, théâtre, cinéma et magasins réservés… Un chansonnier local a même pu dire que « Douai était un petit Berlin ». Les Douaisiens, en revanche, souffraient de restrictions, réquisitions et brimades... De l’autre côté, à Recklinghausen, pas d’occupation, pas de destructions, mais des conditions de vie épouvantables : la famine, des restrictions draconiennes, des réquisitions, la censure, les femmes obligées d’exercer les métiers les plus pénibles pour remplacer les hommes partis sur le front et enfin la grippe espagnole qui a fait plus de victimes que la guerre elle-même. L’exposition permet de comparer les situations et ainsi de souligner les différences, mais également de constater la permanence de l’état de guerre qui affecta durablement la population civile de part et d’autre du Rhin. Les points de vue français et allemand se répondent et des cartels ainsi qu’un catalogue bilingues prolongent cette confrontation.

Jusqu'au 2 février 2015
Lieu : Musée de la Chartreuse de Douai 130 Rue des Chartreux 59500 Douai
www.museedelachartreuse.fr
www.musenor.com

La Grande Guerre des Lorientais

Organisée par les Archives de Lorient. Cent ans après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, l’exposition est la première rétrospective consacrée à Lorient et à ses habitants au cours de cette période qui fut l’une des plus meurtrières de l’histoire. Éloignée du front, Lorient a néanmoins été très marquée, à commencer par l’engagement de ses habitants : avec 1 741 morts pour la France, c’est la ville la plus touchée du Morbihan. Ensuite, par son implication dans la guerre sous-marine et l’activité importante du port de guerre ainsi que par sa transformation en vaste hôpital ; toute une vie économique et sociale bouleversée. L'exposition présente plus de cent objets, documents, témoignages audiovisuels et sonores, beaucoup de photos et des images en relief stupéfiantes. Des collections peu ou jamais exploitées de la Ville et celles de familles de Lorientais particulièrement investies dans cette commémoration. Elle est aussi ouverte au regard des artistes : Marc Vioulès qui rend hommage à Joseph Julé, le dernier Poilu lorientais et les étudiants de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne, sous la direction de l’artiste Vincent Fortemps et de Pierre Collin, enseignant, qui livrent leur interprétation de la Grande Guerre par la gravure.

Jusqu'au 18 février 2015
Lieu : Archives de Lorient Hôtel Gabriel Enclos du port 56100 Lorient
1418.lorient.fr

1914, c'est la guerre

Exposition organisée par la Communauté d'agglomération Ventoux-Comtat-Venaissin. Il y a 100 ans débutait le conflit le plus meurtrier de l'histoire. La guerre 1914-1918 embrasait l'Europe et entraînait le monde entier dans un bain de sang. Loin du front mais au cœur du drame, le Comtat Venaissin fut mis à contribution comme tous les autres départements français et paya un lourd tribut. Quels furent les liens entre le Comtat et le front ? Comment vivaient les Comtadins envoyés dans les tranchées ? Comment la vie s'organisait-elle pour ceux et celles restés chez eux ? Cette exposition permet de répondre à toutes ces questions en mettant en valeur correspondances, organisation de la vie à l'arrière, liens entre le Comtat et l'Allemagne...

Jusqu'au 21 février 2015
Lieu : C.I.A.P - PATRIMONIA place du 25 août 1944 84200 Carpentras
www.provence-ventoux-comtat.com

La Grande Guerre, Bayonne et le Pays Basque

Le rôle de Bayonne et du Pays Basque dans la Grande Guerre est méconnu. L’exposition apporte pour la première fois un éclairage sur les liens tissés entre ces terres paisibles, si éloignées du théâtre des batailles, et l’enfer des tranchées. Devenue base-arrière des combats, Bayonne et sa région assumèrent l’effort de guerre, tant par le sacrifice des hommes au « Champ d’Honneur » que par la mobilisation civile pour secourir les blessés et les populations martyres du front.

Jusqu'au 22 février 2015
Lieu : Musée Basque et de l'histoire de Bayonne 37 quai des Corsaires 64100 Bayonne
www.musee-basque.com

Fragments d'histoire(s) : L'Ardèche dans la Grande Guerre

Organisée par les Archives départementales de l'Ardèche. Dans les semaines qui ont suivi la mobilisation de l’été 14, la vie quotidienne est bouleversée et s’organise autour du conflit. Pour les femmes et les hommes de l’arrière, il s’agit d’accueillir les réfugiés puis les prisonniers de guerre, de soigner les blessés dans les hôpitaux militaires qui se multiplient sur le territoire, de soutenir l’effort de guerre en participant aux nombreuses journées de soutien et aux emprunts. Pour les combattants, héros anonymes des champs de bataille, il s’agit de défendre la patrie, survivre à l’indicible et rentrer dans leurs foyers. De l’été 1914 à l’automne 2014, cent années se sont écoulées… Entre mémoire et histoire, cette exposition invite le visiteur à se souvenir, à se questionner et à (re)découvrir cette page d’histoire à la fois héroïque et terrible.

Jusqu'au 27 mars 2015
Entrée libre, ouvert du lundi au vendredi

Lieu : Archives départementales de l'Ardèche Place André Malraux 07000 Privas
archives.ardeche.fr  www.ardeche.fr

Les Corses et la Grande Guerre

L'exposition met en lumière ce conflit qui marque un tournant dans l’histoire contemporaine européenne et régionale : s’il n’a pas engendré d’opération militaire sur le territoire, il est souvent dénoncé comme marquant la fin de la société traditionnelle insulaire corse. Elle évoque les hommes et les femmes impliqués à des degrés divers dans ce conflit en tant que témoins et acteurs de cette période de l’histoire et les bouleversements à court, moyen et long terme, que la Grande Guerre a entraînés ainsi que les modifications socio-économiques inéluctables qu’elle a impulsées dans la société corse et ce jusqu’à nos jours, nourrissant la mémoire collective et les imaginaires sociaux et politiques. Cette exposition se veut un lieu de réflexion et de compréhension qui parle de singularité et d’uniformisation, reliant des trajectoires individuelles à l’histoire régionale et aux grands événements internationaux fondateurs de l’entrée de l’Europe dans le XXe siècle. Ce projet est l’occasion de proposer une nouvelle lecture de la Grande Guerre en rendant compte des dernières avancées scientifiques sur ce sujet et de susciter une réflexion sur les notions de mémoire, de représentation et de construction politique autour d’un événement fondateur. La multiplicité de médias présentés (photographies, peintures, dessins, sculptures, audiovisuels, journaux, affiches, effets personnels, uniformes, armes, partitions, carnets, jouets, armes...) sont autant de vecteurs pour illustrer les dimensions globales, à la fois économiques, politiques, sociales, culturelles et anthropologiques, de ce conflit. Construite autour de quatre thématiques distinctes, Les Corses et la Grande Guerre présente plus de 600 objets.

Jusqu'au 28 mars 2015
Lieu : Musée de la Corse, Citadelle de Corte 20250 Corte
www.musee-corse.com

Délit Maille - Multitude

Exposition réalisée avec la participation de FedEx International, la Société des Amis du Musée et l’Association pour la Mémoire des Chemins de Fer. Aidée par 500 tricoteuses des cinq continents, la plasticienne Délit Maille a mis en marche une armée de laine de plusieurs centaines de soldats minuscules, dérisoires, fragiles. En parallèle à cette installation silencieusement évocatrice, sera présenté son travail « décalé » sur le camouflage, véritable art né durant la Première Guerre mondiale.

Jusqu'au 12 avril 2015
Lieu : Musée La Piscine 23 rue de l’Espérance 59100 Roubaix
www.roubaix-lapiscine.com

Catherine Poncin,  « 1418. Échos, versos et graphies de batailles »

Cette exposition est présentée aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis. Accueillie en résidence aux Archives départementales pendant plusieurs mois, la photographe Catherine Poncin a traité le thème de la Grande Guerre par une voie détournée. Sa démarche « de l’image par l’image » consiste à s’emparer d’images préexistantes et à les transformer pour en produire de nouvelles. Elle a choisi de travailler sur deux collections des Archives : un corpus de cartes postales éditées ou écrites entre 1914 et 1918 et une série de photographies contenues dans les dossiers dits de « dommages de guerre ». À partir de cette matière première numérisée, brute de scan, elle a produit des œuvres plastiques qui montrent et disent la guerre sur un mode sensible et poétique. Pour lier l’image au son, le passé au présent, elle a aussi recueilli les paroles d’habitants de la Seine-Seine-Saint-Denis, invités à lire des fragments des textes écrits aux versos des cartes postales et interrogés sur le sens qu’ils donnent aux chiffres 14 et 18. Ce « cadavre exquis » tel qu’elle l’a intitulé, a été composé musicalement par Jean-Louis Dhermy. L’exposition, mise en scène avec la collaboration de Myriam Barchechat et produite par la galerie Les filles du calvaire, est accompagnée d’un livre d’artiste publié aux éditions Filigranes, avec des textes de Michel Poivert, professeur d’histoire de l’art à l’université Paris I, et Guillaume Nahon, directeur des Archives départementales.

Jusqu'au 10 juin 2015
Du lundi au vendredi, de 10h à 17h
Lieu : Archives départementales de la Seine-Saint-Denis 18 avenue du Président Salvador Allende 93000 Bobigny
archives.seine-saint-denis.fr

Que reste-t-il de la Grande Guerre ? 

Produite par le Conseil Général de la Meuse, réalisée en partenariat avec le Conseil Régional de Lorraine, l’Union Européenne, le Mémorial de Verdun, le Centre Mondial de la Paix, des libertés et des droits de l’Homme. Le Centre propose une exposition pour comprendre le conflit de 1914-1918 et son impact sur le XXe siècle. De la Première Guerre mondiale, il reste de nombreux objets et ossements enfouis lors des bombardements que les sols continuent à livrer aujourd’hui encore. Mais il reste aussi de nombreuses évolutions techniques et sociales, les bases de la médecine moderne, et des milliers d’images. L’exposition, réalisée sur plus de 600m², propose au visiteur de découvrir le conflit et son impact sur le XXe siècle à travers un parcours interactif, réalisé à partir de collections inédites que complètent des documents audio et vidéo. Elle se découvre en cinq étapes : « une génération détruite », « les évolutions techniques et sociales », « des centaines de milliers d’images », « Verdun symbole de la Première Guerre mondiale » et « un monde transformé ».

Jusqu'au 11 novembre 2018
Ouverture tous les jours, de 10 h à 18h
Lieu : Centre Mondial de la Paix Place Monseigneur Ginisty 55100 Verdun
cmpaix.eu