La Grande Traversée, été 1913

La Grande Traversée, été 1913

L'Olympia en 1913
© Radio France
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

La Grande Traversée propose de revenir sur le mouvement de modernité qui marque l'année 1913, date charnière avant le tournant vers la Grande Guerre. En plus des émissions dont les podcast sont disponibles sur cette page, une playlist des grandes chansons, poésies et opéras de 1913 est disponible.

Ambiance à l'Assemblée de 1913 (émission documentaire du 02 août 2013)

C’est peu dire que l’hémicycle est agité en cet été 1913. La culture parlementaire est au beau discours théâtral. Les députés se font pousser des barbes folles pour être croqués par les caricaturistes. Surtout, on vote la loi des trois ans, qui vise à allonger la durée du service militaire, alors que la guerre se prépare. Tandis que Jaurès se démène pour éviter le carnage.

La modernité, et après ? (débat du 02 août 2013)

Qu’est-ce que la modernité artistique en 1913 ? Un état d’esprit, celui de l’avant-garde, qui veut faire table rase du passé. C’est aussi le passage d’un art de la narration à un art de l’abstraction et ce, dans tous les domaines de la création, que ce soit la poésie, le roman, les arts plastiques et même la mode. Avec Jean Rouaud, écrivain ; Hélène Baty-Delalande, maitre de conférence en littérature à l’université Paris VII ; Marie-Paule Berranger, professeur de littérature française et comparée à l’université de Caen ; Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine à l’université paris I.

Dans le Paris de 1913 (émission du 1er août 2013)

L’architecture française a-t-elle raté l’art nouveau, qui fait rage à Bruxelles et dans l’Est de la France en cette fin de Belle Epoque ? Pas totalement. Mais le conservatisme architectural domine, depuis Haussmann. Notre balade dans Paris va permettre de s’en rendre compte, des Galeries Lafayettes au théâtre des Champs Elysées, en passant par l’agence centrale de la société générale, tous ces bâtiments de la même année mais qui racontent des réalités différentes. Et puis visiter Paris, c’est aussi faire un tour du côté des fortifs et des taudis, en attendant les logements sociaux.

Les valeurs de la jeunesse en 1913 (débat du 1er août 2013)

Qu’est-ce qu’être jeune en 1913 ? Les valeurs de cette classe d’âge sont portées par des idéaux qui n’ont plus la même résonnance aujourd’hui : ceux de patriotisme, de courage,  de sacrifice de devoir. Ces valeurs ont-elles contribué à une certaine acceptation par la jeunesse du massacre qui se préparait ? Avec Ludivine Bantigny, maître de conférence en histoire à l’université de Rouen, chercheur rattaché au centre d’histoire de Sciences-po Paris ; Stéphane Audouin-Rouzeau, historien, directeur d’études à l’EHESS, président du centre international de recherche de l’historial de la grande guerre de Péronne ; Dominique Kalifa, professeur d’histoire à Sciences-po Paris et à l’université Paris I.

Batailles intellectuelles (émission du 31 juillet 2013)

Alors que le catholicisme est ébranlé en France au début du XXe siècle avec les lois de séparation des églises et de l’Etat, voilà que notre pays connaît une vague de conversion juste avant 1914. D’où vient ce retour à l’ordre ? de quoi a-t-on peur ? Est-ce du progrès ? Est-ce le contrecoup de l’affaire Dreyfus ?  Ce documentaire tente de refaire le chemin des pensées et opinions collectives de l’époque, ainsi que des penseurs, de Peguy à Bergson.

Économie (débat du 31 juillet 2013)

Comment pense-t-on l’économie en 1913, alors que l’Europe vient de connaître une grande période de prospérité et d’innovation, portée par le deuxième révolution industrielle ? Comment s’opère, déjà, la mondialisation ? Comment les législations sociales s’adaptent-elles à des entreprises de plus en plus grosses, avec des salariés qui s’organisent. Avec Michel Margairaz, professeur d’histoire économique à  l’université Paris I. Responsable de la Mission historique de la Banque de France et du Conseil scientifique et historique de la Caisse des dépôts et consignations. Bernard Maris, professeur d’économie à l’université Paris VIII et membre du conseil général de la banque de France. Laure Quenouëlle-Corre, directrice de recherche au CNRS, spécialiste d’histoire bancaire et financière.

La Vie moderne (émission du 30 juillet 2013)

La vie moderne, en 1913, c’est quoi ? C’est l’automobile, c’est l’aviation, c’est le cinéma, ce sont les nouvelles techniques de vente, c’est la mode, ce sont aussi les scandales alimentaires, le tour de France… C’est surtout une société qui change et qui s’accélère, un présentisme qui fait, déjà, penser à aujourd’hui.

Les femmes en 1913 (débat du 30 juillet 2013)

La condition féminine en 1913 est à la veille d’un changement radical avec la première guerre mondiale et la démonstration que les femmes pouvaient s’occuper du pays, en l’absence des hommes. Mais avant cela, en 1913, Paris accueille un important congrès féministe. La perception que les femmes ont de leur corps est en train de changer. On assiste ainsi à la fin du corset et à la diffusion d’autres approches du corps dont les chorégraphies d’Isadora Duncan sont une illustration. Avec Geneviève Fraisse, philosophe et historienne de la pensée féministe ; Florence Rochefort, historienne, chargée de recherche au CNRS, spécialiste d’histoire des femmes et des féminismes ; Nicole G. Albert, chercheuse, spécialiste des écrivaines du début du 20e siècle.

Journées d'été (émission du 29 juillet 2013)

On s’est beaucoup écrit en cet été 1913. Des cartes postales, des lettres ont été envoyées d’un bout à l’autre de la France, et de l’étranger aussi. On s’est aussi décrit, dans des journaux intimes. Tous ces textes forment une histoire de cet été, dont les personnages sont parfois connus, comme Gide, Max Jacob, Apollinaire et d’autres, et parfois inconnus du grand public. Tous racontent leur vie et l’atmosphère de ces mois, disent l’insouciance et les petits soucis du dernier été d’une Europe en paix.

La France dans le monde en 1913 (émission du 29 juillet)

Alors que la France semble se partager le monde avec la Grande-Bretagne, quel est la place de notre pays dans la mondialisation en train de voir le jour ? Paris est-il le carrefour principal des arts et quelles sont les raisons de sa prédominance ? Quelle perception les artistes en France ont-ils de l’international ? Comment voit-on déjà le basculement du centre de gravité du monde vers les Etats-Unis ? Avec François Chaubet, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Nanterre, spécialiste de la mondialisation culturelle ; Christophe Ono-dit-Biot, directeur adjoint de la rédaction du magazine Le Point ; Christophe Charle, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris I ; Effie Rentzou, assitant professor en littérature française à l’université de Princeton, aux Etats-Unis.