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La "Wool War One" investit le Mémorial 14-18 de Notre-Dame-de-Lorette

© Alain Leprince
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Réalisé par l’artiste Délit Maille et 500 paires de mains anonymes du monde entier, Wool War One est une immense armée de soldats minuscules en laine. Un hommage original à cette génération sacrifiée pendant le premier conflit mondial. Après une tournée internationale, l'oeuvre participative est exposée au Mémorial 14-18 de Notre-Dame-de-Lorette (anciennement appelé Lens 14-14), du 15 septembre au 11 novembre.

Qu'est-ce que la Wool War One ?

Un projet hors du commun, réalisé par l’artiste Délit Maille et 500 paires de mains anonymes du monde entier, pour tricoter la Grande Guerre. Une installation artistique faite d’une immense armée de soldats minuscules. Sur plus de quinze mètres sont alignés ces 780 petits soldats tricotés, de toutes les nationalités, ayant combattus pendant le premier conflit mondial.

La Wool War One ne raconte pas la guerre comme dans les livres d’Histoire, elle raconte les histoires des hommes dans la guerre. Les inconnus, les oubliés, les pères, les frères, les copains, les maris, les fils…. Elle ne raconte pas la guerre à travers les faits et les dates mais elle raconte une véritable aventure humaine, d’il y a 100 ans et d’aujourd’hui. Les mains des petits-enfants, arrière-petits-enfants ont redonné vie par le tricot à toutes ces histoires anonymes qui ont façonné la Première Guerre Mondiale, pour rendre hommage à toute cette génération sacrifiée.

La Wool War One a voyagé partout dans le monde : elle est née au musée La Piscine à Roubaix, elle est allée au Grand Palais à Paris et jusqu’à Montréal, au musée des Beaux-Arts.

Présentation de l'exposition

L’oeuvre présente 780 petits soldats en uniforme de la première guerre mondiale,toutes nationalités confondues, alliés comme ennemis. Les soldats sont regroupés par nationalité, en rangs plus ou moins nombreux ; les poilus français sont les plus présents, les Chinois ou Terre-neuviens les moins nombreux (au moins cinq).

Les soldats sont présentés par rang de cinq ; les uns derrière les autres, ils forment une colonne de 15 mètres de long. L’oeuvre est volontairement posée au sol, sur un socle bas. Tous marchent dans une attitude qui paraît pesante : les mains dans le dos, les épaules voûtées. 

Les soldats ne sont pas armés ; ils ne portent que leur musette, sac à dos ou sacoches. A part le nez et les oreilles, les visages ne sont pas décrits. Les carnations sont respectées (la peau du tirailleur sénégalais est plus foncée) ainsi que quelques particularités culturelles (longue tresse du soldat chinois, moustache des soldats ottomans, barbe des soldats d’Inde). 

Un soldat est présenté isolé des autres, sur un socle haut et sous vitrine. De la même taille que les autres personnages, et en uniforme de poilu, il incarne le Soldat inconnu. Lui aussi est désarmé mais son visage est détaillé : les yeux, nez et bouche sont marqués.

Informations pratiques

Exposition du 15 septembre au 11 novembre 2018
Mémorial 14-18 Notre-Dame-de-Lorette
02 rue Pasteur 62153
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