Étape du samedi 12 juillet : Tomblaine > Gérardmer

Étape du samedi 12 juillet : Tomblaine > Gérardmer

Au départ de Tomblaine, le Tour continue son tracé en Meurthe-et-Moselle pour atteindre le Haut-Rhin et les Vosges. Dans le cadre spectaculaire du Massif des Vosges, Allemands et Français, de 1914 à 1918, se sont affrontés sur ce front, dans une guerre de montagne, bien différente de celle menée dans les autres régions du front occidental. La grande proximité des lignes ennemies, les tranchées, les sapes, les abris, tout ici a été conditionné par les contraintes du climat et du relief. Aujourd’hui, leurs nombreux vestiges se découvrent à travers de passionnantes randonnées, le long de l’impressionnante barrière bétonnée qui s’étend sur une centaine de kilomètres, du Col de la Chapelotte jusqu’au Sundgau.

> retour au dossier consacré au Tour de France 2014

Huitième étape, Samedi 12 juillet 2014, Tomblaine > Gérardmer, 161 km.

Tracé de la huitième étape du samedi 12 juillet, Tomblaine > Gérardmer, 161 km.

1-Exposition Musée Lorrain-Été 1914 (Nancy et La Lorraine en Guerre), Nancy.

Les combats de l’été 1914 en Lorraine, représentent un moment clé et méconnu du premier conflit mondial. Les mois d’août et septembre 1914 marquent un basculement décisif : c’est à une guerre moderne d’un nouveau genre que doit s’adapter brutalement une société dont les systèmes de pensée restaient profondément ancrés dans la mémoire de la guerre de 1870 et l’annexion de l’Alsace-Lorraine. Par le biais de témoignages, d’oeuvres d’art, d’objets d’époque, l’exposition présente la manière dont soldats, civils et artistes ont perçu, et ressenti le début de la guerre.

© Service des Publics du Musée lorrain

2-Col du Léomont, Vitrimont.

La première victoire de la France en août 1914 s’est déroulée sur les pentes de cette colline. Aujourd’hui, au sommet de la Colline du Léomont, un monument rappelle les douloureux combats. Une table d’orientation permet aux promeneurs de pouvoir contempler le panorama sur 360°. Un chemin aménagé relie ce site à la Nécropole nationale de Frescati et à l’Espace Muséal Chaubet.

© Meurthe & Moselle Tourisme - ADT54

3-La Chapelotte, Badonviller.

Lieu où est abattu le premier Zeppelin de la Grande Guerre, le 22 août 1914, La Chapelotte est le dernier col situé entre le massif des Vosges et les plaines de Lorraine. Sa position stratégique en fait donc un lieu privilégié d’affrontement de la guerre de montagne. Mais ce site est surtout connu pour être le plus profond jamais atteint dans la guerre souterraine, de l’ensemble des fronts, à 120 mètres au-dessous de la surface. Cette guerre des mines a laissé de profonds entonnoirs toujours visibles au milieu des traces impressionnantes d’un champ de bataille parfaitement conservé. Au lieu-dit La Menelle, sur la commune de Pierre-Percée, le Centre d’Interprétation et de Documentation 1914-1918 (CID), présente des objets et conserve des archives sur l’ensemble de ce front oublié.

© Meurthe & Moselle Tourisme - ADT54

4-Les Deux Donon, Grandfontaine.

Lieux de combats s’inscrivant dans la bataille des frontières, le Grand et le Petit Donon sont le théâtre de violents affrontements les 20 et 21 août 1914. Si les traces laissées par ces combats ont aujourd’hui disparu, un impressionnant sentier de stèles gravées à la mémoire des combattants français et allemands réunis dans la mort y est encore visible en gravissant les pentes du Petit Donon. Ce sentier ajoute à la majesté des lieux un émouvant message mémoriel.

© Jl staub

5-Le Coquin, Celles-sur-Plaine.

Cette roche sommitale de la vallée de la Plaine va se retrouver en première ligne lors de la cristallisation du front, dès octobre 1914. Elle va dès lors devenir un observatoire majeur, face au champ de bataille de La Chapelotte. Cuirassé par les Allemands, qui vont aménager la roche en la couvrant d’une puissante carapace de béton, le Coquin est aujourd’hui un modèle de piton fortifié de la guerre de montagne et un impressionnant site touristique qui allie histoire et mémoire.

© Elring

6-Col mémoire de la Chipotte, Saint-Benoit La Chipotte.

Dernier contrefort des Vosges avant les plaines du sud lorrain, le massif de la Chipotte représente une excellente forteresse naturelle qui va voir s’opposer, entre le 25 août et le 11 septembre 1914, des troupes de plusieurs corps d’armées français et allemands. Pendant 17 jours, chasseurs à pieds et alpins, infanterie alpine et troupes coloniales résistent aux assauts allemands qui ont pour objectif le percement du massif. Le col et les collines boisées environnantes sont pris et repris plusieurs fois au prix de pertes considérables. Après le 12 septembre, la plus grande bataille des Vosges laisse place, comme à Ménil-sur-Belvitte, à une terre de nécropoles.

© Christian Amet

7-La Roche Mère Henry, Senones.

Plateau tabulaire surplombant la vallée du Rabodeau, c’est à proximité d’une roche observatoire importante dans le dispositif allemand que se cristallise la ligne de front à l’automne 1914. Soldats français, puis américains, et allemands s’opposent ainsi sur une étroite barre rocheuse qui va se transformer en un champ de bataille en « tuile romaine », où les Allemands accumulent d’impressionnantes et imprenables lignes successives de fortifications bétonnées, toujours visibles aujourd’hui et parcourues par un sentier de mémoire.

© PER tourisme de mémoire 14-18 / JL DELPAL

8-La Fontenelle, Ban-de-Sapt.

Observatoire important dans la guerre de montagne, La Fontenelle, hameau de la commune du Ban-de-Sapt, va être, au cours de l’été 1915, le champ de bataille emblématique du département des Vosges pendant la guerre de position. Plusieurs milliers d’hommes, français et allemands, s’opposent et meurent pour la conquête de cette colline aujourd’hui couverte par une nécropole et un monument-phare dû au sculpteur Emile-Just Bachelet. Les traces du champ de bataille, toujours visibles alentour, rappellent que le Ban-de-Sapt, à l’instar de Verdun, verra trois de ses hameaux « Morts pour la France » car jamais reconstruits. Leurs traces sont toujours visibles aujourd’hui, reliées par un sentier de mémoire.

  • Huitième étape, Samedi 12 juillet 2014, Tomblaine > Gérardmer, 161 km.
  • Musée Lorrain, Nancy.
  • Col du Léomont, Vitrimont.
  • La Chapelotte, Badonviller.
  • Une stèle gravée à la mémoire d'un combattant allemand, Les Deux Donon, Grandfontaine.
  • Le Coquin, Celles-sur-Plaine.
  • Nécropole du col mémoire de la Chipotte, Saint-Benoit La Chipotte.
  • La Roche Mère Henry, Senones.
  • La Fontenelle, Ban-de-Sapt.
informations
Diaporama (série d'images thématique)