Étape du mercredi 9 juillet : Ypres > Arenberg Porte du Hainaut

Étape du mercredi 9 juillet : Ypres > Arenberg Porte du Hainaut

Dès le mois d’août 1914, le Nord-Pas de Calais se retrouve au coeur des premiers combats. Il le reste jusqu’en novembre 1918. C’est ici que s’installe, face aux Allemands, une très grande partie des troupes du Royaume-Uni et de son empire. De leur présence et de leurs affrontements demeure aujourd’hui un patrimoine riche et méconnu : nécropoles militaires, mémoriaux et vestiges en sont des témoins, poignants et silencieux. En invitant à la découverte de ces sites, les Chemins de mémoire de la Grande Guerre en Nord-Pas de Calais qui jalonnent en partie cette cinquième étape du Tour de France permettent à la fois de comprendre ces pages majeures de l’histoire européenne et mondiale et de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui, venant parfois des antipodes, reposent désormais dans la région.

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Cinquième étape, Mercredi 9 juillet 2014, Ypres > Arenberg Porte du Hainaut, 155,5 km

Tracé de la cinquième étape du mercredi 9 juillet 2014, Ypres > Arenberg Porte du Hainaut, 155,5 km.

1-In Flanders Fields Museum, Ypres.

En octobre 1914, le Front se fige à quelques kilomètres d’Ypres en formant un saillant dans les lignes allemandes. La riche cité flamande verra ainsi se dérouler à ses portes 5 batailles successives pour lesquelles seront mobilisés des soldats venus du monde entier. Aujourd’hui, dans la Halle aux Draps reconstruite à l’identique, le Musée « in Flanders Fields » propose au visiteur de suivre le parcours d’un soldat ou d’un civil de l’époque pour mieux comprendre l’histoire de cette « Grande » Guerre.

© Zeisterre

2-Mémorial de la Porte de Menin, Ypres.

Située sur les remparts, la Porte de Menin ouvre sur la route que plusieurs centaines de milliers de soldats alliés ont suivi en partance pour l’immense champ de bataille que formait le « Saillant d’Ypres ». Depuis 1928, le Last Post y est joué chaque soir à 20 heures. Au pied des panneaux portant les 55 000 noms que compte le mémorial, cette sonnerie aux morts retentit à la mémoire des soldats de l’Empire britannique morts sur le Saillant au cours de la Première Guerre mondiale.

© Johan-Bakker

3-Monument aux morts de Tourcoing.

Sur la place qui porte aujourd’hui son nom, la Victoire sur son cheval « conduit les héros vers la gloire et l’immortalité ». Le monument aux morts est un grandiose hommage de Tourcoing à ses 2 531 enfants tombés lors des combats de 14-18. À côté du nom des soldats, sont repris ceux de 177 civils morts pendant l’occupation. La libération de la ville le 17 octobre 1918 aura ainsi mis fin aux pénuries, réquisitions, travaux forcés, prises d’otages et déportations qu’ont connus les Tourquennois pendant ces quatre années.

© Chemins de mémoire 14-18 Nord-Pas de Calais

4-Monument à Eugène Motte, Roubaix.

Près de l’ancienne poste, un monument rend hommage à l’industriel et homme politique roubaisien Eugène Motte. Héritier de la dynastie textile Motte-Bossut, il reçoit en 1915 l’ordre de l’occupant allemand de produire du tissu destiné à la fabrication de sacs de tranchées. Le monument cite le refus qu’il oppose alors au gouverneur Hoffman : « Nous ne pouvons accepter le rôle de collaborateurs de l’ennemi. Vous pouvez réquisitionner nos biens, vous ne pouvez réquisitionner nos personnes ».

© Chemins de mémoire 14-18 Nord-Pas de Calais

5-Monument aux Fusillés lillois, Lille.

4 hommes debout dos à un mur : le monument des Fusillés lillois immortalise les membres dirigeants du Comité Jacquet quelques instants avant qu’ils ne soient exécutés dans les fossés de la citadelle de Lille. Tout comme Léon Trulin gisant à leurs pieds, Eugène Jacquet, Georges Maertens, Ernest Deceuninck et Sylvère Verhulst ont animé dans Lille occupée un réseau destiné à transmettre aux Alliés des informations sur l’armée allemande. Arrêtés, ils seront condamnés à la peine capitale et fusillés le 22 septembre 1915.

© P. Morès

6-Fort de Seclin.

Le 1er août 1914, Lille est déclarée « ville ouverte » avant d’être occupée à partir d’octobre. Les forts et fortins constituant la ceinture défensive de la Capitale des Flandres sont alors investis par les Allemands comme casernes, dépôts ou encore hôpitaux, à l’instar du Fort de Seclin situé non loin du Front. Durant la Seconde Guerre mondiale, à nouveau occupé, l’ouvrage est le théâtre de l’exécution de résistants. Patiemment restauré par la famille Boniface depuis 1996, le Fort abrite aujourd’hui un Musée de l’Artillerie.

© P. Morès

7-Mémorial Néo-Zélandais du Quesnoy, Le Quesnoy.

Le 4 novembre 1918, la ville du Quesnoy est libérée par les troupes néo-zélandaises qui parviennent à franchir les fortifications érigées par Vauban à l’aide d’une échelle de bois. C’est cette scène qui figure sur le New Zealand Memorial apposé sur les remparts, au pied duquel pousse une fougère, emblème de la nation néo-zélandaise. 90 ans après l’Armistice, la libération de la cité Quercitaine demeure l’une des grandes pages de l’intervention dans le premier conflit mondial de la Nouvelle-Zélande.

© S. Dhote
  • Cinquième étape, Mercredi 9 juillet 2014, Ypres > Arenberg Porte du Hainaut, 155,5 km
  • In Flanders Fields Museum, Ypres.
  • Mémorial de la Porte de Menin, Ypres.
  • Monument aux morts de Tourcoing.
  • Monument à Eugène Motte, Roubaix.
  • Monument aux Fusillés lillois, Lille.
  • Fort de Seclin.
  • Mémorial Néo-Zélandais du Quesnoy, Le Quesnoy.
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