Étape du jeudi 10 juillet : Arras > Reims

Étape du jeudi 10 juillet : Arras > Reims

Continuant son tracé dans le Nord-Pas de Calais, la sixième étape traverse la Somme, profondément touchée par les combats de la Première Guerre mondiale. De la course à la mer d'août-septembre 1914 à la bataille de la Somme de 1916 et celles de Picardie en 1918, le département est devenu un vaste champ de bataille mondial. Aujourd'hui, le circuit du souvenir relie les villes emblématiques et les traces encore visibles de cette guerre internationale. Le tour passe ensuite par l'Aisne et ses nombreux lieux de mémoire. Saint-Quentin, le Chemin des Dames rappellent les combats de 1914 à 1918. L'étape s'arrête dans la Marne, qui a donné son nom à deux batailles décisives. Le territoire témoigne encore de l'âpreté des combats. Son sol recueille le plus grand nombre de sépultures militaires de tous les départements français avec 164 145 tombes de soldats.

Ce diaporama présente la majeure partie des nombreux sites de la Première Guerre mondiale situés sur le parcours de cette sixième étape.

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Sixième étape, Jeudi 10 juillet 2014, Arras > Reims, 194 km.

Tracé de la sixième étape du jeudi 10 juillet, Arras > Reims, 194 km.

1-Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, Ablain-Saint-Nazaire.

Au lendemain du conflit, l’État français crée sur le plateau de Notre-Dame-de-Lorette, théâtre d’âpres combats en mai-juin 1915, ce qui sera la plus grande nécropole nationale française. 20 000 tombes individuelles y sont dressées et les corps de 22 000 autres soldats demeurés inconnus sont regroupés dans huit ossuaires, dont celui de la tour-lanterne. C’est la mémoire de ces « morts pour la France » que veillent quotidiennement de mars à novembre, les Gardes d’Honneur de Notre-Dame-de-Lorette.

© P. Frutier

2-Lieu Historique National du Canada de la Crête-de-Vimy, Vimy.

Symbolisant l’amitié entre le Canada et la France, les deux tours blanches du mémorial, érigées au coeur d’un parc ouvrant sur le Bassin minier, rappellent le sacrifice de 11 285 soldats canadiens portés disparus en France lors de la Grande Guerre. Elles se dressent à l’endroit où, à l’issue d’un assaut lancé le 9 avril 1917, les troupes à la feuille d’érable, réunies pour la première fois au sein d’un même corps d’armée, ont emporté la crête de Vimy marquant ainsi une page majeure dans l’histoire de la nation canadienne.

© P. Frutier

3-Cabaret-Rouge British Cemetery, Souchez.

À l’entrée de Souchez existait avant la guerre un établissement nommé le Cabaret Rouge. Si le lieu a disparu, il a laissé son nom au cimetière militaire que l’Imperial War Graves Commission crée en 1917 pour rassembler les dépouilles de 103 lieux d’inhumation du Nord-Pas de Calais. Situé entre la nécropole française de Notre-Dame de Lorette et le cimetière allemand de la Maison Blanche, ce cimetière est le reflet de l’esprit très britannique qui prévaut à l’organisation des cimetières du Commonwealth.

© P. Frutier

4-Nécropole Militaire Allemande de la Maison-Blanche, Neuville-Saint-Vaast.

La nécropole de la Maison Blanche est le plus vaste cimetière militaire allemand en France. Créé par les Français à la fin de la guerre, il regroupe les restes de 44 833 soldats tombés en Artois. Le VDK (Service d’entretien des sépultures de guerre allemandes) l’a réaménagé dans les années 1970. À l’entrée, une croix porte ces mots, inscrits en français : « Paix aux hommes de bonne volonté ». Ils rappellent l’une des missions du VDK : « La réconciliation par-dessus les tombes ».

© S. Dhote

5-Mémorial aux volontaires polonais et cimetière tchécoslovaque, Neuville-Saint-Vaast.

Pour combattre l’hégémonie de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie sur leur pays d’origine, des immigrés polonais et tchécoslovaques de la région parisienne vont s’engager dès 1914 dans l’armée française et participent en mai 1915 à la seconde bataille de l’Artois. Face au monument à la compagnie Nazdar qui marque l’entrée du cimetière tchécoslovaque, le mémorial polonais porte la parole de ses volontaires : « Za nasza wolnosc i wasza », « Pour notre liberté et la vôtre ».

© S. Dhote

6-Ruines de l’abbatiale de Mont-Saint-Éloi.

Sur le Mont Saint-Éloi se dressent deux tours mutilées, vestiges de l’église d’une puissante abbaye médiévale. Dès 1914, ces tours servent de postes d’observation à l’armée française en direction des positions allemandes sur le plateau de Notre-Dame de Lorette et la crête de Vimy. Elles sont alors prises pour cible par l’artillerie adverse. Classées monument historique en 1921 en l’état pour rappeler les ravages de la guerre, ces ruines sont aujourd’hui le départ d’une grande trouée paysagère qui débouche sur le mémorial canadien de Vimy.

7-Mémorial à la 9e Division Écossaise et Point-du-Jour Cemetery, Athies.

Près de la route d’Arras à Douai se dresse, au lieu-dit le Point du Jour, un mémorial bâti comme un « cairn ». Suivant la tradition celtique, cet amas de pierres a été érigé en mémoire des morts de la 9e Division Ecossaise qui, au premier jour de la bataille d’Arras, a libéré le village d’Athies. Au Point du Jour Cemetery tout proche, reposent des hommes de la South-African Brigade que comptait alors cette division. Leurs tombes sont reconnaissables à leur emblème : le springbok, la fameuse gazelle sud-africaine.

© Commonwealth War Graves Commission

8-Faubourg d’Amiens Cemetery and Arras Memorial, Arras.

À partir de 1916, l’armée britannique est présente à Arras. Jusqu’à la fin du conflit, le Faubourg d’Amiens Cemetery accueille les soldats morts près de la cité. L’Arras Memorial garde les noms de 35 000 soldats britanniques, néo-zélandais et sud-africains dont beaucoup sont disparus lors de la bataille d’Arras en avril 1917. Durant ce « bloody April » (avril sanglant), le tiers de la flotte aérienne britannique est abattu. Les noms de ces 991 soldats du ciel disparus lors de la Grande Guerre sont inscrits sur l’Arras Flying Services Memorial.

© Chemins de mémoire 14-18 Nord-Pas de Calais

9-Carrière Wellington, Arras.

En diversion d’une offensive française prévue sur le Chemin des Dames, l’armée britannique lance le 9 avril 1917 une vaste attaque surprise devant Arras. Ce matin-là, près de 24.000 soldats regroupés dans d’anciennes carrières de craie souterraines au plus près des lignes allemandes, sortent de terre pour partir à l’assaut. En parcourant l’un des réseaux souterrains où ont vécu ces hommes, la Carrière Wellington invite aujourd’hui à comprendre la préparation et le déroulement de la bataille d’Arras.

© S. Dhote

10-Hôtel de Ville, beffroi et Places d’Arras.

Bombardée de 1914 à 1917, Arras n’est que ruines à la fin de la guerre. Les destructions valent à la cité d’être qualifiée de « ville martyre ». Comme pour tous les Monuments Historiques, le beffroi, l’hôtel de ville et les façades des maisons bordant les places, à défaut de pouvoir être restaurés, doivent être reconstruits « à l’identique ». Mêlant une structure de béton armé avec un parement de pierre, le beffroi peut ainsi renouer avec son allure d’antan et redevenir le fleuron du riche patrimoine arrageois retrouvé.

© E. Le Brun - Lightmotiv

11-Nécropole militaire allemande de Saint-Laurent-Blangy.

Créé en 1921 par les Français pour rassembler les restes des combattants allemands tombés dans le secteur sud du front d’Arras, la nécropole de Saint-Laurent-Blangy est aujourd’hui un cimetière où la nature exprime tous ses droits. Dès 1926, le Service d’entretien des tombes militaires allemandes a planté le terrain et l’a réaménagé en 1966, remplaçant les croix de bois par des croix métalliques. Ici reposent 31 939 soldats allemands de la Grande Guerre, dont 24 870 dans un vaste ossuaire.

© Chemins de mémoire 14-18 Nord-Pas de Calais

12-Mémorial Terre-Neuvien de Monchy-le-Preux.

Près de l’église de Monchy-le-Preux, un caribou en bronze brame en se hissant sur les ruines d’un poste fortifié allemand. Le 11 avril 1917, 2 jours après le lancement de la bataille d’Arras, le village est pris par l’armée britannique. Le 14, après un assaut meurtrier, quelques rescapés du Newfoundland Regiment (Régiment de Terre-Neuve) tiennent en échec pendant plus de 4 heures la contre-offensive allemande. C’est l’héroïsme de ces hommes venus de Terre-Neuve que rappelle encore aujourd’hui le caribou de Monchy-le-Preux.

© S. Dhote

13-Vis-en-Artois british cemetery and memorial, Haucourt.

Le 8 août 1918, renforcés par les troupes américaines fraîchement débarquées, les Alliés sous le commandement uniquement du général Foch lancent une offensive qui parviendra à percer en profondeur les lignes adverses amenant les Allemands à demander la fin des combats. Au Vis-en-Artois Memorial, placé sous la protection de Saint-Georges, sont inscrits les noms de 9 813 combattants anglais, irlandais et sud-africains portés disparus dans la Somme et l’Artois au cours de cette « Marche vers la Victoire ».

© Chemins de mémoire 14-18 Nord-Pas de Calais

14-Parc Mémorial Australien de Bullecourt.

Près de 10 000 hommes de l’Australian Imperial Force sont tués ou blessés lors des deux batailles de Bullecourt en avril et mai 1917 qui visent à percer la ligne Hidenburg. En 1993, dans le parc mémorial australien de Bullecourt, sera inaugurée pour leur rendre hommage la statue d’un soldat australien surnommé le « Digger », signifiant littéralement « celui qui creuse (pour se mettre à l’abri du feu ennemi) ». Ce nom rappelle la précarité des abris que les soldats ont dû se confectionner. Œuvre du sculpteur Peter Corlett qui a également réalisé le Cobber de Fromelles, ce soldat arbore les symboles des forces australiennes : un chapeau mou (slouch hat) sur lequel est accroché le badge du Rising Sun (soleil levant).

© S. Dhote

16-Ayette Indian and Chinese Cemetery, Ayette.

Dans le cimetière indien et chinois d’Ayette, reposent 80 travailleurs venus d’Orient qui ont trouvé la mort sur le front d’Artois et de la Somme. Pour pallier le manque de main-d’oeuvre, l’armée britannique recrute en Egypte, en Afrique du Sud, en Inde et en Chine des travailleurs volontaires. Ces hommes assurent des tâches logistiques dans les bases arrière du Littoral ainsi que le long du front. Au lendemain de la guerre, certains participeront également aux travaux de la Reconstruction.

© Chemins de mémoire 14-18 Nord-Pas de Calais

17-Hôtel de Ville de Bapaume.

En février 1917, l’armée allemande opère un repli stratégique sur une ligne de défense puissamment fortifiée : la Ligne Hindenburg. Les secteurs abandonnés ont été préalablement minés et piégés. Ainsi, le 25 mars 1917, l’hôtel de ville de Bapaume est détruit par une bombe à retardement une semaine après l’entrée des troupes australiennes dans la ville. Comme pour toutes les communes classées en « zone rouge », le nouvel hôtel de ville ne pourra être reconstruit qu’après de lourds travaux de déminage et de terrassement. Il sera inauguré en 1935.

© Chemins de mémoire 14-18 Nord-Pas de Calais

18-Louverval Military Cemetery and Cambrai Memorial, Doignies.

Le 20 novembre 1917, l’armée britannique lance devant Cambrai une vaste offensive au cours de laquelle l’infanterie sera appuyée, pour la première fois, par l’avancée combinée de 476 chars d’assaut « Mark IV ». Si les Tommies parviennent à percer en profondeur la ligne Hindenburg, ils ne résisteront pas à la contre-offensive allemande qui leur fera perdre le terrain chèrement conquis. À côté du cimetière militaire de Louverval, le Cambrai Memorial rend hommage à 7 000 hommes du Commonwealth disparus au cours de cette bataille de Cambrai.

© Chemins de mémoire 14-18 Nord-Pas de Calais

19-Grévillers British Cemetery and New-Zealand Memorial, Grévillers.

Le « New Zealand Memorial » de Grévillers célèbre la mémoire de 450 soldats néo-zélandais disparus en 1918. Le monument se dresse dans un cimetière où reposent 2 106 hommes. Plusieurs sont déclarés « morts de maladie » (« DOD », Died Of Disease), certains sans doute frappés par la grande épidémie de « grippe espagnole ». Entre le début 1918 et l’été 1919, cette épidémie mondiale, favorisée par les mouvements des troupes et des populations, fera entre 20 et 40 millions de morts, soit deux à trois fois plus que la guerre elle-même.

© Commonwealth War Graves Commission

21-La Chapelle du souvenir Français, Rancourt.

La Chapelle du Souvenir Français est le fruit d’une initiative privée : la famille du Bos, originaire de la région, voulut ériger un monument à la mémoire de son fils et de ses camarades de combat tués le 25 septembre 1916. Le souvenir Français, depuis 1937 gère le bâtiment et le mémorial.

© CDT Somme

22-Nécropole française de Rancourt.

Le cimetière de Rancourt est la plus grande nécropole française de la Somme (8 566 soldats 28 000 m²). Il atteste de la violence des combats des 3 derniers mois de l’offensive (sept-nov. 1916). Rancourt a aujourd’hui le triste privilège de regrouper sur son territoire 3 cimetières : français, britannique et allemand.

© CDT Somme

23-Façade de la mairie de Bouchavesnes, Bouchavesnes-Bergen.

Bouchavesnes est devenu un symbole après la guerre : Mr Wallem Haackon, qui voulait témoigner sa sympathie et son admiration à notre pays et venir en aide à une commune dévastée, a demandé au maréchal Foch de lui indiquer quel avait été, à son avis, le point culminant de la bataille de la Somme. Le maréchal, sans hésitation, désigna Bouchavesnes. C’est ainsi que Bergen en Norvège devint la généreuse marraine de la commune qui porte maintenant son nom. La façade de la mairie est ornée de deux médaillons : la ville de Bergen et le portrait de Monsieur Haackon.

 

24-Statue de Foch, Bouchavesnes-Bergen.

Située dans la rue principale du village, cette statue de bronze est tournée vers les lignes allemandes.

© Antoine Duflot

26-Historial de la Grande Guerre, Péronne.

Construit par le Conseil Général en 1992, l’Historial, musée de la Grande Guerre est ancré dans le château médiéval : il est une transition harmonieuse entre les vestiges du passé et une audacieuse construction contemporaine. L’architecte Henri Ciriani le décrit comme : « un parcours symbolique de la guerre à la paix ». Il nous offre un regard comparatif et objectif des douloureuses expériences des trois principaux belligérants dans la chronologie historique. Les collections riches de 1 600 objets exposés et la qualité des expositions temporaires éclairent sur les dimensions historique, militaire et sociale du premier conflit mondial. Le Centre de Recherche de l’Historial regroupe d’éminents spécialistes universitaires venus du monde entier, qui ont été dès l’origine, associés à la création du musée. Le Centre a pour objet de promouvoir la recherche scientifique sur la Première Guerre mondiale.

© CDT Somme

27-Circuit du souvenir, Péronne, Rancourt, Longueval, Pozières, Thiepval, Beaumont-Hamel, La Boisselle, Albert.

Dans la Somme, le Circuit du Souvenir est un itinéraire reliant Péronne et Albert permettant de découvrir les principaux sites des Champs de Bataille de la Somme. Ce circuit du souvenir est reconnaissable aux panneaux arborant le coquelicot, fleur de la Somme devenue l’emblème du souvenir britannique.

© CDT Somme

29-Forteresse de Ham.

Ce fort (dont le château primitif date du XIIIe siècle, et où le prince Louis-Napoléon Bonaparte a été emprisonné de 1840 à 1846) fut dynamité par les Allemands le 19 mars 1917 lors de leur retrait sur la ligne Hindenburg. Il ne reste aujourd’hui du bel édifice que des ruines pittoresques dominant le cours paisible du canal de la Somme.

30-Fleuve Somme et vallée éponyme, Ham (et Péronne), Froissy, Frise, toute la vallée, Amiens, baie de Somme.

Le fleuve Somme, traversant le département éponyme d’est en ouest, fut un témoin important des violents combats de la Grande Guerre. Il servit de voie d’approvisionnement de vivres, de munitions et de matériaux. Une partie de son cours a été inscrit zone rouge dès l’armistice et a nécessité un grand travail de désobusage et de déminage. C’est d’ailleurs sur ses rives, à Froissy, que l’on peut encore aujourd’hui embarquer à bord du P’tit train de la Haute Somme, sur un chemin de fer à voie étroite construit en 1916 pour les besoins de la bataille. Les possibilités d’itinérance sur la voie d’eau et sur son chemin de halage sont aujourd’hui encore nombreuses : « Véloroute Vallée de Somme » sur 120 km de Péronne à la Baie de Somme en passant par Amiens ; Randonnée vers les belvédères de la vallée – ex : belvédère de Frise où a combattu Blaise Cendrars et où des tables d’interprétation permettent de mieux comprendre le conflit ; navigation fluviale facilitée par des agents présents aux écluses.

 

© H.P. Burger

36-Plateforme de tir du canon de Coucy, Coucy-Le-Château.

En 1915, dans les bois de la ville basse, près du centre de triage, l’armée allemande installe dans le plus grand secret un canon à longue portée, tirant des obus de 750 kg à 40 km. Les objectifs sont Compiègne, Villers-Cotterêts et Oulchy-le-Château, trois villes ravitaillant le front français. Cette pièce est opérationnelle dès avril 1915. Le 14 juin, des obus éclatent dans la ville de Compiègne, dans le château et le parc en déclenchant la panique. L’État-major français ordonne une reconnaissance aérienne. Quatre jours plus tard, Georges Guynemer, l’un des pilotes de guerre français les plus renommés, repère l’emplacement.

© Roi-Boshi

37-Château des Sires de Coucy et son donjon, Coucy-Le-Château.

La petite ville de Coucy-Le-Château est un poste parfait d’observation : du haut du donjon, la vue s’étend sur 40 km à la ronde, de Noyon à Chauny ; de Chauny à Compiègne et à Laon. Un peu à l’écart du feu menaçant du front du Chemin des Dames, la ville offre une relative sécurité. En 1916, l’armée allemande change de stratégie. Elle décide de consolider son système de défenses sur la ligne Hindenburg. Tandis que les travaux de construction se font sur la nouvelle position, elle met en place une politique de la terre brulée : elle détruit ou évacue tout ce qui pourrait être utile à l’armée française. Lignes téléphoniques et machines électriques sont démontées et transportées derrière les nouvelles lignes. Les terres autour de la Fère sont inondées. Ponts, passerelles, écluses, ouvrages d’art, communes sont détruits. La destruction de Coucy est programmée. Après l’évacuation des habitants, la ville est détruite et le donjon explose le 20 mars 1917 sous 28 tonnes de dynamite.

© CJ-DUB

38-Musée franco-américain du château de Blérancourt.

Après le retrait allemand de mars 1917, Anne Morgan et Anne Murray Dike, deux Américaines fortunées, font des ruines du château de Blérancourt le quartier général du Comité Américain pour les Régions Dévastées (CARD). L’objectif est d’aider la population à retrouver son autonomie. En 1919, le général Pétain remet aux deux Américaines la Légion d’honneur dans le château. En 1938, le pavillon sud est reconstruit pour abriter les souvenirs des volontaires américains de la Grande Guerre. Aujourd’hui, le château est devenu le musée national de la coopération franco-américaine entouré de son parc devenu les Jardins du Nouveau Monde.

© F.X. Dessirier

39-Canon de Crépy.

Cachés dans la forêt de Saint-Gobain, près de Crépy-en-Laonnois, au nord-est de Paris et 16 km derrière la ligne de front, deux monstres d’acier, en batterie à neuf cents mètres l’un de l’autre, commencent à pilonner la ville de Paris le 23 mars 1918 à 7 heures 15 du matin. Une troisième bouche à feu se joint à eux quelques jours plus tard. Les canons sont réglés sur le Palais de Justice sur l’île de la Cité dans le centre de Paris, pour une distance phénoménale de 121 km. Le site du Mont de Joie à Crépy-en-Laonnois n’a pas été choisi au hasard. Proche de la ligne de chemin de fer Laon-La Fère, il permet d’échapper aux observations aériennes, grâce au couvert forestier.

40-Carrières de Froidmont, Braye-en-Laonnois.

La carrière de Froidmont est située sur la commune de Braye-en-Laonnois. La creute de Froidmont comporte de nombreuses traces laissées pendant la Première Guerre mondiale par les Français, les Allemands et les Américains. Elle a servi de lieu de tournage au documentaire Apocalypse.

© Vifdor

41-Monument des crapouillots et le jardin de mémoire du Moulin de Laffaux, Laffaux.

Le monument de Laffaux, aussi appelé « monument des Crapouillots », a été érigé à la mémoire des artilleurs français de tranchées tombés pendant la Première Guerre mondiale. Il est situé au moulin de Laffaux, près de la Nationale 2. Le monument a la forme d’une torpille, celle tirée par le crapouillot et qui doit son nom à la courbe bien spécifique qu’elle empruntait et qui rappelait le saut d’un crapaud.

© CG Aisne

43-Fort de condé, Chivres-Val.

Le fort de Condé est une gigantesque construction militaire en pierre de taille camouflée sous 3 mètres de terre. Construit de 1877 à 1882 sur un point élevé à proximité du Chemin des Dames, il est quasiment le jumeau du fort détruit de la Malmaison, rendu célèbre par la bataille du même nom. Le fort est investi dès 1914 par les Allemands qui l’utilisent comme hôpital militaire pendant 3 ans.

© CI9f

45-Fort de la Malmaison, Chavignon.

Le Fort de la Malmaison, ancien fort de défense du système Séré de Rivières, qui contrôle l’accès ouest du Chemin des Dames, est au coeur de l’offensive française lancée le 23 octobre 1917. La préparation d’artillerie est massive et quand les troupes s’élancent, les défenses allemandes sont affaiblies. La victoire française est nette : les Allemands comptent 8 000 tués, 30 000 blessés et 11 500 prisonniers. Cette victoire ne peut faire oublier le dramatique échec de la bataille du Chemin des Dames au printemps, mais elle consacre une nouvelle stratégie reposant sur l’utilisation massive de matériels modernes (artillerie, chars) concentrés en un point précis du front.

© massu

46-Chapelle Sainte-Berthe, Filain.

Le panorama de La Royère, situé à l’emplacement d’une ancienne ferme rappelle l’offensive de La Malmaison d’octobre 1917 et l’engagement des troupes coloniales. De ce point de vue, il est possible d’apercevoir la Chapelle Sainte Berthe située en contrebas, dans la commune de Filain. Une plaque y évoque une bataille menée, non loin de là, par les soldats du 283e R. I le 23 octobre 1917.

© Bernard Pietrzykowski

47-Monument de la 26e Yankee Division, Braye-en-Laonnois.

Ce monument fut érigé courant 2008 devant l’entrée de la carrière de Froidmont, afin de rappeler ici la présence de la 26e Division US (dite « Yankee Division ») de février à mars 1918. Il y est également fait mention du célèbre chien Stubby, mascotte de cette division, et animal le plus décoré de la Première Guerre mondiale, le seul à avoir été promu sergent et qui fut reçu par le président des États-Unis en personne.

 

49-Chapelle-mémorial et cimetières français et allemands de Cerny-en-Laonnois.

Au centre du Chemin des Dames, se dresse le village reconstruit de Cerny-en-Laonnois. En 1914, Cerny-en-Laonnois compte près de 200 habitants, une cinquantaine de bâtiments et une sucrerie. C’est un village très ancien (lieu de naissance supposé de Saint-Rémi, évêque de Reims). Cerny est en plein coeur des premiers combats du Chemin des Dames. Il rassemble aujourd’hui des nécropoles (l’une française et l’autre allemande), une chapelle du souvenir, ainsi qu’un monument britannique en hommage aux « gars du Lancashire ». Une Lanterne des Morts, dont le feu symbolise, dans la nuit, les champs de bataille de la Grande Guerre est visible, à la fois, des cathédrales de Laon, Soissons et Reims.

© bodoklecksel

50-Monument du North Loyal Lancashire Regiment, Cerny-en-Laonnois.

Au bord de la D967 qui mène à Vendresse-Beaulne, à proximité du carrefour avec la D18, une colonne monumentale fut érigée en 1923 en l’honneur des soldats britanniques tombés lors de l’assaut de la sucrerie de Cerny-en-Laonnois en septembre 1914 lors de la Première Bataille de l’Aisne. Ces hommes appartenaient au 1er Bataillon Loyal North Lancashire. Une inscription surmonte le blason du régiment et rappelle les sacrifices accomplis par les troupes britanniques : « In memory of / the officers, warrant / and non-commissionned / officers and men / of the 1rst battalion / Loyal North Lancashire / regiment, who laid / down their lives / on active service / 1914- 1918 » (Transcription : En mémoire des officiers, des soldats et des hommes du premier bataillon loyal du nord Lancashire, qui sont tombés lors de leur engagement en 1914-1918).

© ADRT02

51-Monument « Ici fut Ailles », Chermizy-Ailles.

Le panorama de La Royère, situé à l’emplacement d’une ancienne ferme rappelle l’offensive de La Malmaison d’octobre 1917 et l’engagement des troupes coloniales. De ce point de vue, il est possible d’apercevoir la Chapelle Sainte Berthe située en contrebas, dans la commune de Filain. Une plaque y évoque une bataille menée, non loin de là, par les soldats du 283e R. I le 23 octobre 1917.

© Ruffigné-Mibonnier

52-Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames, Oulches-la-Vallée-Foulon.

Le Chemin des Dames fut le théâtre de batailles majeures en 1914, 1917 et 1918. La beauté du paysage d’aujourd’hui contraste avec la violence des affrontements du siècle dernier. Le musée de la Caverne du Dragon est un point de départ incontournable pour comprendre les événements qui s’y sont produits. Sous le front, cette carrière devenue caserne souterraine pendant la guerre, présente aux visiteurs de nombreuses galeries, témoins du passage des soldats. Chapelle, postes de secours et de commandement, no man’s land témoignent de façon émouvante de la vie de ces hommes, Français ou Allemands, ayant vécu, combattu et parfois cohabité dans l’obscurité du lieu.

© F. Marlot

53-Constellation de la douleur, Oulches–la-Vallée-Foulon.

Sur l’une des pentes rivant le musée de la Caverne du Dragon, Constellation de la douleur, une sculpture composée de neuf statues en bois brut calciné, oeuvre de Christian Lapie salue le courage des soldats africains tombés au cours de l’année 1917.

© F.X. Dessirier

55-Monument des Marie-Louise, Bouconville-Vauclair.

Érigé en 1927 « à la vaillance de la jeunesse française », le monument évoque la mémoire des jeunes recrues de 1814 qui portaient le nom de l'Impératrice (Marie-Louise) en y associant celle des Bleuets de la Grande Guerre, jeunes soldats de la classe 17. Le groupe en bronze, sculpté par Maxime Real del Sarte, représente un soldat de la garde impériale coiffé d’un shako ainsi qu’un poilu de 1914-1918 supportant tous deux une couronne de laurier en symbole de gloire. Ce monument commémore donc à la fois la bataille livrée par Napoléon sur le plateau de Craonne en mars 1814 et les combats de la Grande Guerre, cent ans plus tard, au même endroit.

© Yann Caradec

56-Abbaye de Vauclair, Bouconville-Vauclair.

Cette abbaye est fondée au début du 12e siècle par l’ordre des Cisterciens. Le monastère subit d’importantes dégradations dès le 16e siècle, au moment des guerres de Religion. Cependant une photographie aérienne, prise par un avion français en mars 1917 et conservée aux archives départementales de l’Aisne, montre que le bâtiment des convers et le dortoir sont toujours debout à cette époque. À quelques kilomètres des premières lignes du front, les troupes allemandes y élisent d’ailleurs domicile, protégés par le vallon encaissé. Toutefois, quelques jours après la prise de ce cliché de repérage, c’est l’artillerie lourde à longue portée des Français qui réduira à l’état de ruines ce grand bâtiment préservé jusqu’alors.

57-Monument des Basques, Craonnelle.

Un peu plus loin, l’obélisque du monument des Basques honore les combattants originaires des départements du Sud-Ouest de la France. La statue représente un paysan en costume traditionnel et coiffé d’un béret basque. Tournant le dos à l’ancien champ de bataille, le personnage regarde pour l’éternité vers son pays natal.

© H. Balesse

58-Nécropole française de Craonnelle.

Située sur une pente, au bord de la D18, entre Craonnelle et Craonne, cette nécropole, de 10 897 m², édifiée en 1920, contient 3 910 corps dont 1 884 en ossuaires. Ici reposent des hommes tués au Chemin des Dames, de 1914 à 1918. On trouve également vingt-quatre tombes de soldats britanniques, mêlées ici et là aux tombes françaises, dont seulement sept ont pu être identifiées, ainsi que celles de deux soldats belges.

59-« Ils n’ont pas choisi leur sépulture » (Plateau de Californie), Craonnelle.

Sur le plateau de Californie, cette sculpture en bronze de près de quatre mètres de haut, réalisée par Haim Kern, est inaugurée, le 5 novembre 1998, par le Premier Ministre, Lionel Jospin, accompagné du ministre de la Culture et de la Communication et du secrétaire d’État aux Anciens Combattants. Cette sculpture rend hommage à tous les anonymes du champ de bataille, pris dans les mailles de l’Histoire.

© A.S. Flament

60-Plateau de Californie, Craonnelle.

Le Plateau de Californie situé au coeur du Chemin des Dames est, tout comme Verdun, un lieu emblématique de la Première Guerre mondiale en France. Ce plateau est la partie orientale du Chemin des Dames, dominant le village de Craonne. Véritable forteresse naturelle au coeur du dispositif défensif allemand, le plateau de Californie resta un objectif stratégique jusqu’en 1918 : le plateau était traversé par des tunnels débouchant sur des cavernes fortifiées (comme la Caverne du dragon). Mais alors que Verdun a été rapidement érigé en symbole national de la victoire, le plateau de Californie et le Chemin des Dames ont été longtemps associés à l’échec cuisant de l’offensive Nivelle d’avril 1917 et aux mutineries de Craonne qui ont suivi. Le nom de Craonne, située au coeur de la bataille du Chemin des Dames, a été popularisé par La Chanson de Craonne qui reste associée aux mutins de 1917 de la Première Guerre mondiale. Après la guerre, le plateau fut classé en zone rouge : les cultures y sont interdites. On reboisa alors le plateau ; aujourd’hui encore, c’est une forêt domaniale exploitée par l’Office national des forêts.

© J.P. Gilson

61-Tour-observatoire du Plateau de Californie, Craonnelle.

Le Plateau de Californie au coeur du Chemin des Dames est, tout comme Verdun, un lieu emblématique de la Première Guerre Mondiale. Depuis 2013, une tour observatoire en bois, de 20 mètres de haut et librement accessible, offre une vue panoramique sur la vallée de l’Aisne. Elle permet une approche historique des paysages et rappelle l’importance de la prise des points hauts durant la guerre. Un phare bleu s’illumine la nuit en souvenir des soldats tombés sur le champ d’honneur.

62-Arboretum et ancien village, Craonnelle.

Craonne est occupé dès 1914 et détruit en 1917 par des bombardements massifs. Il est alors classé « zone rouge » et un « nouveau village » est construit en contrebas. L’ancien village accueille aujourd’hui un arboretum et une micro-balade.

© bodoklecksel

65-Stèle en souvenir du poète Guillaume Appolinaire, Bois des Buttes, La-Ville-aux-Bois-lès-Pontavert.

Près de La Ville-aux-Bois-lès-Pontavert, dans le bois des Buttes, se trouve une stèle en souvenir du poète Guillaume Apollinaire, qui sur les premières lignes du front est gravement blessé à la tête par un éclat d’obus le 17 mars 1916.

69-Reims : Ville martyre.

Au cours de la Première Guerre mondiale, Reims fut détruite à 80 % par les bombardements allemands. Le 19 septembre 1914, un bombardement mit feu à la charpente de la cathédrale Notre-Dame : l’énorme brasier fit fondre les cloches et les plombs de la verrière, et éclater la pierre. Martyrisée par 4 années de guerre, la cathédrale sera restaurée avec l’aide financière de généraux donateurs, en particulier de fondations américaines. L’office de Tourisme met en vente un Pass Mémoire incluant une visite audio-guidée dédiée à la reconstruction des années 1920-1930 ainsi que l’entrée dans 4 musées historiques de Champagne.

© Vassil

70-Fort de la Pompelle, Reims.

Aux portes de Reims, le Musée historique du Fort de La Pompelle est le plus important musée de la région consacré à la Guerre de 1914-1918. Il contient des vitrines exposant de nombreux objets ayant appartenu aux soldats, des collections de sabres, des mannequins revêtus des différents uniformes des armées française, allemande et alliées et notamment ceux du corps expéditionnaire russe. Le musée possède un riche patrimoine d’artillerie depuis le célèbre canon français de 754 jusqu’au « crapouillauts » (petits mortiers de tranchées) et présente également une salle consacrée à l’aviation. Pièce maîtresse du musée, la collection de 560 casques de l’armée impériale allemande, dite « collection Friese », est unique au monde par son importance et sa diversité.

© Gérald Garitan

71-Nécropole française de Sillery.

Ce cimetière fut créé en 1923 pour recevoir les corps des militaires français provenant de nombreux cimetières communaux des environs, ainsi que des cimetières provisoires aménagés tout au long de la Première Guerre mondiale, en arrière du front.

73-Observatoire du Mont Sinaï, Verzy.

Sur le bord de la crête, une casemate situe l’observatoire crée après la libération de Reims en 1914, d’où le Général Gouraud observait les positions allemandes.

© Hans Briaire

74-Nécropole française de Chambrecy.

Le plus grand cimetière italien situé sur le front français. Sont inhumés ici les soldats italiens qui se sont engagés comme volontaires dans l’armée française, tombés en Argonne et sur le front de Champagne.

© John-Foley / ChdlM

75-Chapelle russe, Saint-Hilaire le Grand.

Cette chapelle commémorative est dédiée aux 6 100 soldats russes tombés en France. Bâti en 1937, l’étonnant édifice, entouré d’un petit cimetière orthodoxe, surprend par ses murs blancs et ses bulbes or et bleu. Sont inhumés dans le cimetière militaire attenant un millier de soldats russes appartenant aux brigades venues combattre sur le front français à partir de 1916. Derrière le cimetière, à l’orée du bois, a été construit en rondins un monastère orthodoxe, niché au milieu des pins et des bouleaux. Chaque année à la Pentecôte, un pèlerinage commémore leur mémoire.

© CDT Marne
  • Sixième étape, Jeudi 10 juillet 2014, Arras > Reims, 194 km.
  • Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, Ablain- Saint-Nazaire.
  • Lieu Historique National du Canada de la Crête-de-Vimy, Vimy.
  • Cabaret-Rouge British Cemetery, Souchez.
  • Nécropole Militaire Allemande de la Maison-Blanche, Neuville-Saint-Vaast.
  • Mémorial aux volontaires polonais et cimetière tchécoslovaque, Neuville-Saint-Vaast.
  • Ruines de l’abbatiale de Mont-Saint-Éloi.
  • Mémorial à la 9e Division Écossaise et Point-du-Jour Cemetery, Athies.
  • Faubourg d’Amiens Cemetery and Arras Memorial, Arras.
  • Carrière Wellington, Arras.
  • Hôtel de Ville, beffroi et Places d’Arras.
  • Nécropole militaire allemande de Saint-Laurent-Blangy.
  • Mémorial Terre-Neuvien de Monchy-le-Preux.
  • Vis-en-Artois british cemetery and memorial, Haucourt.
  • Digger du Parc Mémorial Australien de Bullecourt.
  • Ayette Indian and Chinese Cemetery, Ayette.
  • Hôtel de Ville de Bapaume.
  • Louverval Military Cemetery and Cambrai Memorial, Doignies.
  • Grévillers British Cemetery and New-Zealand Memorial, Grévillers.
  • La Chapelle du souvenir Français, Rancourt.
  • Nécropole française de Rancourt.
  • Façade de la mairie de Bouchavesnes, Bouchavesnes-Bergen.
  • Statue de Foch, Bouchavesnes-Bergen.
  • Historial de la Grande Guerre, Péronne.
  • Mémorial franco-britannique de Thiepval, Thiepval.
  • Forteresse de Ham.
  • Fleuve Somme et vallée éponyme, Ham (et Péronne), Froissy, Frise, toute la vallée, Amiens, baie de Somme.
  • Plateforme de tir du canon de Coucy, Coucy-Le-Château.
  • Château des Sires de Coucy et son donjon, Coucy-Le-Château.
  • Musée franco-américain du château de Blérancourt.
  • Canon de Crépy.
  • Carrières de Froidmont, Braye-en-Laonnois.
  • Monument des crapouillots et le jardin de mémoire du Moulin de Laffaux, Laffaux.
  • Fort de condé, Chivres-Val.
  • Fort de la Malmaison, Chavignon.
  • Chapelle Sainte-Berthe, Filain.
  • Entrée de la carrière de Froidmont où se situe le monument de la 26e Yankee Division, Braye-en Laonnois.
  • Chapelle-mémorial et cimetières français et allemands de Cerny-en-Laonnois.
  • Monument du North Loyal Lancashire Regiment, Cerny-en-Laonnois.
  • Monument « Ici fut Ailles », Chermizy-Ailles.
  • Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames, Oulches-la-Vallée-Foulon.
  • Constellation de la douleur, Oulches–la-Vallée-Foulon.
  • Monument des Marie-Louise, Bouconville-Vauclair.
  • Abbaye de Vauclair, Bouconville-Vauclair.
  • Monument des Basques, Craonnelle.
  • Nécropole française de Craonnelle.
  • « Ils n’ont pas choisi leur sépulture », Haim Kern, (Plateau de Californie), Craonnelle.
  • Plateau de Californie, Craonnelle.
  • Tour-observatoire du Plateau de Californie, Craonnelle.
  • Arboretum et ancien village, Craonnelle.
  • Stèle en souvenir du poète Guillaume Appolinaire, Bois des Buttes, La-Ville-aux-Bois-lès-Pontavert.
  • Cathédrale de Reims.
  • Fort de la Pompelle, Reims.
  • Nécropole française de Sillery.
  • Observatoire du Mont Sinaï, Verzy.
  • Nécropole française de Chambrecy.
  • Chapelle russe, Saint-Hilaire le Grand.
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