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Loin des tranchées, la plage (3/3)

La plage de Port-Navalo (Arzon) photographiée lors de l’été 1918 par le préfet de l’Indre, Émile Pugeault
© Archives départementales du Morbihan, 74 Fi, Fonds Émile Pugeault.
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

La Grande Guerre n'a pas été une parenthèse au développement du tourisme, bien au contraire. C'est ce qui ressort, à travers l'exemple du tourisme balnéaire dans le Morbihan, d'une étude publiée dans l'ouvrage collectif Les Morbihannais à l'épreuve de la Grande Guerre. Chaque semaine au cours du mois d'août, retrouvez sur Centenaire.org un nouvel extrait de ces travaux menés par Yves-Marie Evanno et Johan Vincent.

La préparation de l’après-guerre

Du fait de la présence de touristes et du revenu de substitution procuré par les visiteurs exceptionnels, la guerre ne détourne pas les professionnels de leurs projets. Préparer l’après-guerre apparaît très vite comme une nécessité.

Continuer à investir dans le développement du tourisme

Certaines activités de l’économie balnéaire sont limitées par l’état de guerre, en particulier celles liées aux jeux d’argent. Dès le mois de septembre 1914, Quiberon abandonne son projet de reconstruction du casino, victime d’un incendie en 190769. Il n’existe pas à l’époque d’autres casinos avec jeux d’argent dans le Morbihan, les établissements connus sous la dénomination de « casino » ou de « kursaal » (comme sur la plage de Conleau ou à Port-Louis) étant des lieux de réunion pour se détendre, par la lecture, la danse ou le spectacle. Ces lieux n’en sont pas moins surveillés pour éviter tout débordement.

En revanche, de nombreuses communes poursuivent la dynamique de développement touristique d’avant-guerre, tout en prenant en compte le contexte particulier. Sur Belle-Île-en-Mer, le conseil municipal du Palais accorde en novembre 1914 le droit de placer des cabines de bain sur le terre-plein à Ramonet, contre une redevance d’un franc par an mais sans profit possible. Pour développer cette activité, il réclame toutefois la location de la plage70. À Damgan, un dégrèvement sur les cabines de bain est voté en 191671. En outre, les municipalités demeurent attentives à la création des nouvelles lignes ferroviaires, même au cours du conflit, afin de permettre le développement de leur attraction touristique. Le conseil municipal de La Trinité-sur-Mer se montre ainsi favorable à une ligne reliant la commune à Vannes, mais en passant par Auray, afin d’améliorer son succès d’un point de vue commercial comme pour la station balnéaire72.

Les particuliers sont également vigilants aux opportunités qui paraissent s’offrir à eux. À Saint-Gildas-de-Rhuys, l’un d’entre eux entame ainsi une démarche intéressante, prouvant que les habitants n’abandonnent pas l’idée de louer durant l’été. Il explique qu’il loge gratuitement des réfugiés dans une pièce faisant partie d’un logement loué pour la saison des bains. Dans ces conditions, il ne peut évidemment plus proposer à la location estivale ce logement. Alors que la saison s’annonce, il sollicite le préfet pour obtenir le renfort de trois internés civils du camp de Sarzeau afin de réparer une autre pièce de sa propriété, permettant ainsi le déplacement de ses réfugiés dans le nouveau local et la libération du logement destiné aux touristes73. Ce type de demande n’a rien d’incongru, au contraire. Pour faire face à la pénurie de main-d’oeuvre, de nombreux particuliers – principalement des artisans – contractent des « engagements de travail » à durée déterminée auprès des internés volontaires, qui sont alors rémunérés.

Les opérations immobilières restent également d’actualité. Les administrateurs de la société Penthièvre-Plage, MM. Gaillard, docteur à Plouharnel, Bary, banquier à Paris, et Maurice Buguel, notaire à Vannes, ne sont d’ailleurs pas mobilisés74. Entre 1900 et 1920, la société anonyme de Carnac-Plage réalise un nombre constant d’opérations foncières et ce, même lors des années de guerre : une à trois ventes par an, généralement par division de parcelles plus grandes75. L’activité de la Société anonyme de Penthièvre-Plage est relativement identique, bien que la société désireuse de lotir des terrains anciennement communaux soit de constitution plus récente (1910) : une à deux ventes par an76. Néanmoins, contrairement au cas de Carnac-Plage où des mutations sont indiquées en continue pour chaque année jusqu’en 1937, le folio cadastral montre qu’aucune opération n’est réalisée entre 1918 et 1921 (dates buttoirs comprises) et le faible rythme de vente est conservé après-guerre.

À Carnac-Plage, la fin de la guerre représente le réel départ commercial du lotissement, avec 5 à 10 ventes par an les bonnes années. Il n’y a donc pas cette coupure que connaîtront les deux lotissements lors de la Seconde Guerre mondiale. Le littoral n’étant pas une zone interdite, les transactions immobilières peuvent se poursuivre. Elles sont d’ailleurs plutôt un bon investissement dans un contexte de déflation du franc et donc des valeurs mobilières.

Entre prospection et promotion : créer le désir du département

La guerre constitue une incroyable période de mobilités. Propulsant des millions d’individus à des centaines de kilomètres de chez eux, elle impose la découverte de nouveaux paysages, d’autres cultures. Il semble que les promoteurs du tourisme prennent rapidement conscience de l’opportunité qui s’offre à eux de faire découvrir à ces populations les charmes de leurs régions. Quelques années plus tard, en avril 1940, alors que l’annonce de la guerre a entraîné l’arrivée de nombreux réfugiés, un journaliste fait cette judicieuse remarque : « Favorisons leur séjour. Ils s'attacheront mieux à une région qui est devenue, par force, leur petite patrie »77. Si la citation est certes hors de notre période d’étude, elle résume néanmoins parfaitement l’état d’esprit des promoteurs durant la Grande Guerre qui sont, pour la plupart, toujours les mêmes vingt ans plus tard : il faut profiter de l’occasion pour toucher un public qui pourrait revenir en villégiature après-guerre. En l’état de nos recherches, il nous apparaît toutefois difficile d’affirmer la réussite d’une telle entreprise, c’est pourquoi nous nous limiterons à la formulation d’hypothèses.

À cet égard, le cas de la famille de Rohan semble particulièrement intéressant. Leur croyance dans les potentialités du tourisme est ancienne. En 1906, on retrouve le duc et député Alain de Rohan-Chabot parmi les 167 adhérents de la première heure du Syndicat d’initiative du Morbihan78. C’est également à cette même période que la famille rénove le château de Josselin pour le rendre plus attractif79. Il n’est alors pas de surprenant de voir la duchesse proposer des visites du domaine aux « soldats blessés » en 1916, seulement quelques semaines avant la mort sur le front du duc Josselin de Rohan-Chabot, alors député en fonction80.

Dans cette optique, on comprendrait également mieux l’assiduité du Comité de secours de Vannes qui organise de nombreuses visites dans le département. En effet, sur les 19 membres enregistrés en 1916, au moins cinq sont des promoteurs convaincus de l’intérêt du tourisme81. Bien entendu, il serait abusif de déconsidérer la dimension solidaire de leur action en les soupçonnant d’une entreprise purement intéressée. Au contraire, et plus que n’importe qui, ces promoteurs de la « première génération » croient aux vertus bienfaitrices du tourisme qui ne peuvent qu’améliorer le moral des soldats convalescents. L’un n’empêchant pas l’autre, on peut légitiment se demander à quel point, par ce biais, ils ne préparent le terrain pour le tourisme d’après-guerre.

Enfin, pour mieux toucher cette population, il est également nécessaire de maintenir les publications relatives au tourisme. Tout au long du conflit, le Touring-Club de France édite sa revue mensuelle ; le Syndicat d’initiative du Morbihan maintient, de son côté, la parution de son guide annuel. Seules les contraintes des pénuries l’obligent à réduire le nombre de pages et à le distribuer, non plus gratuitement, mais contre la somme de 1,50 franc82. Ces années de guerre marquent en effet un tournant pour les guides nationaux qui se tournent, à plus ou moins court terme, vers le modèle économique payant. C’est le cas du Guide Michelin en 192083.

Faire revenir l’or dépensé grâce au tourisme

L’effort des promoteurs du tourisme est néanmoins contrarié par la forte concurrence des solidarités (quêtes, tombolas…). Les subventions traditionnellement accordées par les particuliers et les collectivités sont drastiquement réduites voire tout simplement supprimées. En témoigne la modique somme de 10 francs accordée par le conseil municipal de La Trinité-sur-Mer au Comité de propagande touristique, situé à Paris, afin « d’attirer chez nous l’Étranger et de mieux faire connaître la France »84. Partout en France, de nombreux syndicats d’initiative déplorent cette difficulté au Touring-Club de France et à l’Office nationale du tourisme (sous la direction du ministère des Travaux publics)85.

Or le financement du développement touristique préoccupe les parlementaires. En juin 1917, une disposition est prévue sur la taxe de séjour dans les stations hydrominérales et climatiques (termes alors utilisés pour caractériser les stations thermales et les stations balnéaires reconnues) dans un article de la loi sur les crédits provisoires applicables au troisième trimestre. La question de la mise en place d’un classement comme station de tourisme doit notamment éviter les atermoiements qui interviennent depuis la mise en place de la cure-taxe de 1910. En effet, les conseils municipaux de chaque station balnéaire ou hydro-minérale jugent la perception d’une nouvelle taxe comme propice à faire fuir le visiteur, même si elle a pour objet le financement du développement du tourisme, de la modernisation des logements et de l’embellissement des lieux. Ainsi, durant le congrès des Plages de l’Océan, tenu à La Rochelle en 1912, les quatre stations de Biarritz, Arcachon, Royan et Les Sables d’Olonne s’entendent pour appliquer cette taxe dans des conditions comparables et le même jour, pour que la taxe de séjour ne soit pas une source de concurrence déloyale. Lors de la séance du 30 juin 1917 au Sénat, cette disposition est toutefois disjointe au texte et réservée pour une étude approfondie future. Il ne semble pas qu’elle soit revenue aux débats avant que ne soit faite la proposition de loi concernant l’extension et l’aménagement des villes, dont l’examen ne débute qu’en décembre 191886.

L’atermoiement parlementaire n’empêche pas les conseils d’administration du Touring-Club de France et de l’Office national du tourisme de décider, de leur côté, les 25 et 28 juin 191787, d’accorder des subventions exceptionnelles en raison de

« l’extrême importance que présente […] la valeur économique du tourisme ou plus exactement de l’industrie des voyages. Alors qu’après les hostilités, nos industries et nos commerces auront besoin d’un laps de temps relativement long pour reconstituer leur personnel et leur outillage, une seule des richesses de France n’aura rien perdu de sa valeur et sera, au contraire, un gage de prospérité immédiate : c’est son capital de beauté […]. C’est pour favoriser la visite de nos sites et de nos monuments par LES CENTAINES DE MILLIERS D’ÉTRANGERS dont la venue chez nous est certaine, qu’il importe, dès à présent de prendre des mesures efficaces »88.

Le président du conseil d’administration du Comité national du tourisme, Fernand David, également ministre de l’Agriculture, accorde 50 000 francs de subvention, dont la distribution revient à la charge du Touring-Club de France, afin de permettre aux syndicats d’initiative de retrouver un certain pouvoir financier et ainsi de préparer l’après-guerre89. Le ministre des Travaux publics, Georges Desplas, renforce la pression sur les administrations pour qu’ils accordent en priorité et « aussi largement que possible » des subventions aux syndicats d’initiative90. Quelques mois plus tard, en novembre 1917, le préfet du Morbihan publie une circulaire pour relancer les municipalités et les inviter à soutenir le développement de l’industrie touristique91. Au cours de l’année 1917, le syndicat d’initiative du Morbihan bénéficie d’une subvention de 500 francs par le Touring-Club de France, de 1 500 francs par le conseil général du Morbihan, de 20 francs par le conseil municipal du Faouët et de 25 francs par celui d’Auray92. Mais les conseils municipaux de Groix, de Lorient, de Sarzeau, de Quiberon, refusent93. Le conseil municipal de Sarzeau rétorque d’ailleurs que seul un petit nombre d’étrangers peut circuler librement en France à cette date.

Le président du Touring-Club de France prévient les présidents des syndicats d’initiative de Vannes et de Carnac : les sommes recueillies doivent servir à l’organisation d’un programme d’aménagement, pour le confort ou l’agrément des touristes, et non pas au financement de la publicité. L’objectif final est le relèvement du pays. En effet, la publicité doit s’inscrire dans un plan d’ensemble national, discuté entre l’Office national du tourisme, le Touring-Club de France et les compagnies de chemin de fer94. Les 500 francs accordés au syndicat d’initiative du Morbihan sont ainsi dévolus à la réouverture du bureau de renseignements pour la saison 191895.

Si rien n’était prêt quand la Grande Guerre est intervenue, l’activité touristique n’a pas disparu pour autant, sans doute à la – bonne – surprise des professionnels. Il n’est alors pas surprenant de constater que lorsque débute la Seconde Guerre mondiale, de nombreux contemporains s’attendent à voir arriver des touristes. Les autorités morbihannaises réclament ainsi l’assurance que la saison 1940 ne sera pas perturbée par les réquisitions en faisant directement référence aux années 1914-1918 :

« durant les dernières années de la guerre précédente, un mouvement touristique assez important s’était manifesté dans [la] région. On peut logiquement penser que de nombreuses personnes seront désireuses de quitter les villes et profiter du bienfait des stations organisées pour les recevoir »96.

D’une certaine manière, la Première Guerre mondiale inscrit le tourisme dans une nouvelle perspective : celle d’une activité économique sur laquelle doit s’appuyer la France. Elle confirme le mouvement amorcé précédemment, avec la cure-taxe (future taxe de séjour) et les classements patrimoniaux perçus aussi comme une manière de sensibiliser le public97. L’Office national du tourisme invite d’ailleurs les préfets à reconstituer les conseils départementaux d’hygiène et les commissions des Sites et Monuments naturels, dans le cas où ils auraient été dissous durant la guerre98. Le conflit aura aussi des influences plus larges, en privilégiant un tourisme moins élitiste. D’un côté, les Français, par la force des choses pour beaucoup d’entre eux, découvrent de nouvelles régions et l’opportunité de voyager. De l’autre, faute de pouvoir assurer la sécurité du voyage des élites sud-américaines vers l’Europe, certaines stations balnéaires perdent une partie de leur clientèle qui se détourne vers des destinations de l’hémisphère Sud99. Si le Morbihan est peu concerné par la pratique élitiste internationale du tourisme, le département ne bénéficie pas moins du mouvement plus général du tourisme de masse qui débute.

Tant au niveau local qu’au niveau national, le tourisme devient un argument économique majeur. L’Office national du tourisme réalise en 1919 une enquête pour connaître les prix des hôtels dans toute la France, afin de renseigner les étrangers venus visiter le pays100. Le conseil municipal de Carnac s’appuie en 1919 sur l’argument d’une guerre qui « a créé à la France une situation économique et financière des plus précaires » pour réclamer la réouverture de la ligne de tramway La Trinité-sur-Mer/Étel dès le 1er juillet101. En 1920, le chèque voyage est proposé en France : il permet aux étrangers d’échanger leurs devises avant leur voyage, en toute sécurité, et fonctionne comme tout chèque ordinaire, avec paiement à vue. L’objet est bien, toujours, de « procurer des crédits sur l’étranger et [de contribuer] à améliorer le cours du change en facilitant le voyage des étrangers en France. […] Il favorisera, par-là, notre relèvement économique », à commencer par celui du Morbihan.102

69 Arch. mun. de Quiberon, délibération municipale, 31 septembre 1914.

70 Arch. mun. du Palais, délibération municipale, 22 novembre 1914. 

71 Arch. mun. de Damgan, délibération municipale, 13 février 1916. 

72 Arch. mun. de La Trinité-sur-Mer, délibération municipale, 18 mars 1917. 

73 Arch. dép. du Morbihan, S 647, lettre d’un particulier de Saint-Gildas-de-Rhuys au préfet du Morbihan, 25 mai 1916. 

74 Arch. mun. de Saint-Pierre-Quiberon, délibération municipale, 7 janvier 1917. 

75 Arch. dép. du Morbihan, 3 P 981 et 3 P 988, registres de matrices cadastrales des propriétés non bâties de Carnac, 1893-1914 et 1913-1970. 

76 Arch. dép. du Morbihan, 3 P 2951 et 3 P 2953, registres de matrices cadastrales des propriétés non bâties de Saint-Pierre-Quiberon, 1891-1914 et 1913-1963. 

77 « Le tourisme et la guerre », L'Ouest-Eclair (éd. Morbihan), n°15849, 3 avril 1940, p. 2. Sur ce point voir EVANNO, Yves-Marie, « La belle-saison… », art. cit. 

78 « Liste des membres » in Syndicat d’initiative du Morbihan, Guide du Morbihan, Vannes, Imprimerie La Folye Frères, 1906 ; Arch. dép. du Morbihan, 8 M 134, Journal officiel de la République française, 4 mars 1906, p. 1 450. 

79 MOISAN, Bertrand, « Le canton de Josselin à la veille de la Grande Guerre : ‘‘Une canton traditionnel rural en mouvement’’ », in Coll., Le Morbihan et les Morbihannais en 1914- 1918, Vannes, Société polymathique du Morbihan, 2015, p. 5-18. 

80 Archives du Val-de-Grâce, A 184, historique de l’hôpital complémentaire n°52, [1er septembre 1916]. Josselin est le fils d’Alain de Rohan-Chabot, décédé en 1914. 

81 C. Marin-Paradis, F. André, L. Lebert et A. de Limur sont membre du syndicat en 1906. Quant à E. Brébion, il est membre fondateur et commissaire général, en 1922, du Comité d’action et de propagande touristique du Morbihan. « Liste des membres » in Syndicat d’initiative du Morbihan, Guide du Morbihan, op. cit. ; Arch. dép. du Morbihan, 8 M 134, statut du Comité, 31 décembre 1922. 

82 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, le président du Syndicat d’initiative du Morbihan au préfet, 10 septembre 1917. 

83 FRANCON, Marc, Le Guide Vert Michelin. L’invention du tourisme culturel populaire, Paris, Éditions Economica, 2001, p. 5. 

84 Arch. mun. de La Trinité-sur-Mer, délibération municipale, 10 juin 1917. 

85 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, circulaire du Touring-Club aux présidents des syndicats d’initiative du Morbihan, août 1917. 

86 Journal officiel de la République française. Débats parlementaires, Sénat, séance du 30 juin 1917. La proposition de loi concernant l’extension et l’aménagement des villes, qui sera à l’origine de la loi du 24 septembre 1919 réorganisant complètement la perception de la taxe de séjour, débute lors de la séance du 27 décembre 1918. 

87 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, circulaire du Touring Club aux présidents des syndicats d’initiative du Morbihan, août 1917. 

88 Ibid. 

89 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, extrait de la séance du Conseil d’administration du Comité national du Tourisme, séance du 28 juin 1917. 

90 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, circulaire du ministre des Travaux Publics aux préfets, 8 août 1917. 

91 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, circulaire préfectorale aux maires du département, du 21 novembre 1917. 

92 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, délibération municipale du Faouët, 9 décembre 1917 ; délibération municipale d’Auray, 13 janvier 1918 

93 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, délibération municipale de Groix, 20 décembre 1917 ; délibération municipale de Lorient, 12 décembre 1917 ; délibération municipale de Sarzeau, 2 décembre 1917 ; Arch. mun. de Quiberon, délibération municipale, 30 décembre 1917. 

94 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, copie de la lettre du président du Touring-Club de France aux présidents des syndicats d’initiative de Vannes et de Carnac, sans date [1917]. 

95 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, lettre du président du Syndicat d’initiative du Morbihan au préfet du Morbihan, 10 novembre 1917. 

96 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 132, mesure à envisager pour permettre l’ouverture et la marche de la saison touristique en 1940. 

97 À savoir les lois du 21 avril 1906 protégeant les sites et les monuments naturels, et celle du 31 décembre 1913 protégeant les Monuments historiques 

98 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, circulaire de l’Office national du tourisme aux préfets, du 17 août 1920. 

99 BERNARD, Nicolas, BOUVET, Yvanne et DESSE, René-Paul, Géohistoire du tourisme argentin, du XIXe siècle à nos jours, Rennes, PUR, 2014, p. 53-54. 

100 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, lettre du président du conseil d’administration de l’Office national du tourisme au préfet du Morbihan, 23 septembre 1919. 

101 Arch. mun. de Carnac, délibération municipale, 27 avril 1919. Ce sera fait plus tardivement, en 1922 (délibération municipale du 30 juillet 1922). 

102 Arch. dép. du Morbihan, 8 M 131, lettre du directeur de l’Office national du tourisme au préfet du Morbihan, du 10 juillet 1920. Si le principe était connu des Templiers à l’époque médiévale et a été repris par la London Credit Exchange Company en 1772 puis par Thomas Cook en 1874, le système moderne des traveller’s cheques, ou chèques de voyage (avec contre-signature), a été inventé en 1891 par Marcellus F. Berry, employé d’American Express Company.