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Les actes du colloque Les Serbes et la Première Guerre mondiale, 1914-1918

Actes du colloque Les Serbes et la Première Guerre mondiale, 1914-1918 (couverture)
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L’académie serbe des sciences et des arts vient de publier les actes du colloque Les Serbes et la Première Guerre mondiale, 1914-1918 qui s’est tenu à Belgrade du 13 au 15 juin 2014.

Ce colloque, qui a réuni à Belgrade une quarantaine d’historiens a permis de confronter les points de vue et de comparer les progrès historiographiques bien sûr serbes, mais également allemands, autrichiens, britanniques, français, grecs, hongrois, italiens, monténégrins, russes et tchèques.

Alors que le livre de Christopher Clark était encore dans tous les esprits, plusieurs intervenants ont, dans un premier temps, proposés des interprétations fouillées de « l’été 1914 » fondées autant sur une critique des sources connues que sur l’utilisation de sources qui le sont moins. On retiendra ici, parmi d’autres, l’intervention de Hartmut Pogge von Strandmann (University College, Oxford) sur les buts de guerre de 1914 (Developing Early War Aims in 1914), celle de Dusan Batakovic (Institut d’études balkaniques, Belgrade) qui propose une approche renouvelée du mouvement Jeunes Bosniaques et de la Main Noire (The Young Bosnia and the Black Hand) ou encore celle de Vaclav Stepanek (Université Masaryk, Brno) qui s’intéresse aux relations entre l’Autriche-Hongrie et la Serbie à l’aune des archives de la République tchèque (Failed Attempts to Improve Relations between Serbia and Austria-Hungary on the Eve of the First World War as reflected in Czech Archival Records).

La question de la « responsabilité » de la Serbie dans le déclenchement de la guerre a été abordée par Cedomir Antic (Université de Belgrade) dans une communication qui s’efforçait de faire le point sur les dernières interprétations en la matière (The Alleged Responsibility of the Kingdom of Serbia for the Outbreak of the First World War : recent Interpretations). On pourra noter à sa suite et comme l’avait écrit Jean-Jacques Becker dans son Année 14 qu’une guerre peut être évitée aussi longtemps qu’elle n’a pas été déclarée et que c’est bien le gouvernement austro-hongrois qui a déclaré, dans les conditions que l’on sait, la guerre à la Serbie.

Si « l’année 14 », comme on vient de le voir, a été particulièrement étudiée, une autre approche originale est apparue au fil des communications qui a permis d’effectuer des allers et retours fort intéressants du particulier au général ou du local à l’international. Retenons ici, entre autres une nouvelle fois, la communication consacrée au rôle de l’église orthodoxe serbe pendant la guerre par Radmila Radic, (The Serbian Orthodox Church in the first world war), celle d’Holger Afflerbach sur l’Italie (Italy’s Decision not to go to war in 1914), ou encore celle d’Elena Kostrikova sur l’aide apportée par la Russie à la Serbie (Russian Support tio Serbia in July 1914).

 

Serbian Academy of Sciences and Arts, Scientific Meetings, Volume CXLIX, Department of Historial Sciences, Book 36. The Serbs and the First World war, 1914-1918, Proceedings of the International Conference held at the Serbian Academy of Sciences and Arts, Belgrade, June, 13-15, 2014. Edited by Academician Dragoljub R. Zivojinovic, Belgrade, 2015, 474 pages, www.sanu.ac.rs. ISBN 978-86-7025-659-0