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Initiations ? L’expérience de la guerre moderne (1853-2013)

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Du 30 juin au 5 juillet 2014, auront lieu à l’Historial de la Grande Guerre un colloque et une université d’été pour « jeunes chercheurs » (doctorants et Master 2). Le colloque, dont le thème sera « Débuts, commencements, initiations : les « premières fois » de la Grande Guerre » se tiendra du 30 juin au 2 juillet et l’université d’été du 30 juin au 5 juillet. Le colloque accueillera trente spécialistes de la Grande Guerre de renommée mondiale et l’école d’été sera l’occasion de recevoir à l’Historial pendant une semaine également trente jeunes chercheurs (doctorants ou masterants). En tout ce seront donc plus de soixante chercheurs du monde entier qui seront présents à Péronne.

L’université d’été se propose d’élargir chronologiquement la thématique du colloque à l’ensemble des guerres modernes depuis la guerre de Crimée jusqu’aux conflits du XXIème siècle.

Débuts, expériences primordiales, initiations, pratiques inaugurales, ces termes révèlent des enjeux différents, qui ne vont pas de soi, et qui ne se recouvrent qu’en partie. En articulant échelles individuelles et collectives, l’intention de ce colloque et plus largement de l’université d’été est de repenser la question des expériences de guerre mais aussi la manière dont les acteurs de ces conflits dits « modernes » les perçoivent, les endurent puis les « construisent » à partir d’une expérience originelle jugée le plus souvent fondatrice. Aussi, on s’efforcera lors de cette semaine de travail de réfléchir aux termes d’une comparaison à la fois synchronique et diachronique des expériences de guerre dans un continuum allant de la Guerre de Crimée aux conflits actuels. Il s’agit ainsi de proposer une histoire sociale et culturelle comparée et croisée des expériences de guerre, une histoire forcément ouverte sur les autres sciences sociales : anthropologie, psychologie et droit notamment. Derrière la question des « initiations » dans la guerre moderne, c’est bien une interrogation sur le « pouvoir des commencements » que l’université d’été à l’intention de déployer. Il s’agit également de remettre à sa juste place la Grande Guerre dans une histoire longue des conflits modernes et de ceux qui en firent la tragique expérience.

Les étudiants désireux de participer à l’école d’été sont invités à proposer une présentation synthétique d’une seule page de leur recherche en cours qui doit s’inscrire chronologiquement et thématiquement dans le cadre ci-dessus. Ils joindront un court CV d’une page également. S’ils sont sélectionnés pour l’école d’été, ils s’engagent à assister à l’ensemble des travaux de celle-ci et apporteront un « poster » (format A1) qui présentera de manière synthétique et illustrée leur recherche. Les organisateurs fourniront aux candidats retenu un tutoriel pour la réalisation des posters. Les langues de travail de l’école d’été sont le français, l’anglais et l’allemand. Les participants doivent maîtriser l’une de ces trois langues de manière active et au moins une des deux autres de manière passive. La limite d’âge pour candidater est fixée à 35 ans. Les candidats doivent obligatoirement être inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur, en thèse ou en master 2 (ou équivalent).

La sélection des candidats à l’école d’été se fera, pour 25 étudiants, sur la base des réponses à cet appel. Les boursiers Gerda Henkel du CIRHGG sélectionnés pour l’année 2014 complèteront la promotion des participants à l’école d’été. Pour le « call for poster » une attention toute particulière sera dévolue aux propositions relatives aux « autres fronts » que le seul front occidental.

Les propositions doivent être envoyées pour le 31 mars au plus tard.

Le programme prévisionnel complet est consultable en français et en anglais.

Comité d’organisation

Nicolas Beaupré (UBP Clermont-Ferrand, CIRHGG, IUF), Caroline Fontaine (CIRHGG), Franziska Heimburger (EHESS), Benoît Majerus (Université du Luxembourg), Nicolas Patin (Institut Historique Allemand, Paris), Manon Pignot (Université de Picardie-Jules-Verne, IUF), Emmanuel Saint-Fuscien (EHESS), Alexandre Sumpf (Université de Strasbourg), Gene Tempest (Boston University), Arndt Weinrich (Institut Historique Allemand, Paris).