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Concours franco-allemand Eustory 2017/19 : La Paix et la (Grande) Guerre

L'inscription définitive devra être complétée au plus tard le 10 février 2018
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Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Pour les deux dernières années du cycle du Centenaire, la Fédération des Maisons Franco-Allemandes et la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale ont souhaité poursuivre le travail de mémoire et d’histoire franco-allemand entrepris depuis 2014. Après les combats des tranchées puis un focus spécial sur Verdun, le thème proposé pour la fin du Centenaine est celui de la paix.

Le programme EUSTORY

La Fédération des Maisons Franco-Allemandes et la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, en étroite collaboration avec le Ministère de l’éducation nationale, proposent depuis 2014 dans le cadre de EUSTORY-France un concours d’histoire scolaire franco-allemand, en s’appuyant sur un consortium de partenaires dont le réseau des Goethe-Instituts, l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APHG), l’Institut Français en Allemagne et la fondation Körber.

La paix, thème du concours 2017-2019

La fin du cycle commémoratif du Centenaire de la Première Guerre mondiale apparaît propice à une réflexion pédagogique sur la question de la paix : la paix recherchée pendant la guerre, la paix à construire, la paix construite, fragile après-guerre ?

Dès avant août 1914, des institutions nationales et internationales, comme des personnalités de la vie publique et politique, se penchent sur la question d’une paix durable en Europe et dans le monde. Les « conférences de la paix » qui se tiennent à La Haye en 1899 et 1907 en sont l’expression, au même titre que les prises de position de dirigeants socialistes européens comme celles de Jean Jaurès.

Pendant et déjà avant le conflit, des voix de la société civile s’étaient également élevées pour dénoncer la guerre et/ou proposer un règlement pacifiste du conflit. La conférence des délégués socialistes de Zimmerwald (Suisse) en septembre 1915 s’inscrit dans ce sillon. Le 12 décembre 1916, les puissances centrales (Allemagne et Autriche-Hongrie) émettent des propositions publiques de négociations. Le parlement allemand vote une résolution de paix en juillet 1917. Le Saint-Siège poursuit dans cette voie le 1er août alors que certains partis socialistes tentent de réunir une conférence pour la paix à Stockholm. Les 14 points de Wilson dessinent quant à eux l’idée d’une « paix sans vainqueurs » en janvier 1918 « En 1917, on n’a peut-être pas été loin de la paix » comme le note Georges-Henri Soutou. En effet, après trois années de guerre, le contexte social et politique a changé.

Avec l’armistice du 11 novembre 1918 et l’ouverture de la conférence de la paix de Paris le 18 janvier 1919, c’est bien la question de la paix après la guerre qui est en jeu. De la Grande Guerre naît la société des Nations (SDN) et sans doute l’espoir d’un nouvel ordre européen fondé sur une union plus étroite des gouvernements et des peuples. En proie à une révolution après l’abdication de Guillaume II, l’Allemagne se dote d’une République et rejoint les démocraties occidentales tendant vers un horizon pacifique. Pourtant, le traité de Versailles du 28 juin 1919 a été un des principaux instruments de propagande du national-socialisme qui s’installe finalement en Allemagne en 1933.

Comment les dirigeants pouvaient–ils régler le conflit qui a fait tant de morts et de destruction ? Sur quelles bases, selon quels principes ? Les traités de paix dont accouchent les dirigeants pouvaient-ils maintenir une paix durable selon le vœu émis dans les 14 points de Wilson (janvier 1918) ? Ces questions, contemporaines du conflit, nous interrogent aujourd’hui sur la manière de faire la paix après la guerre.

Présentation du concours

Les élèves français et allemands sont invités à interroger ce passé de la paix à l’occasion de deux années scolaires. Le thème du concours portera dans un premier temps en 2017-2018 sur la paix dans la guerre, avant de se porter en 2018-2019 sur la question du règlement de la guerre.

Objectifs pédagogiques

Les concours d’histoire visent à éveiller chez les élèves français et allemands un intérêt pour leur histoire locale et familiale respective et d’inscrire des événements locaux dans un contexte international. Les élèves sont ainsi incités à la recherche et à la découverte, si possible avec l’aide des archives locales et en s’appuyant sur des sources primaires (rapports, témoignages, etc.), en interrogeant leur entourage familial, en prêtant attention à leur environnement immédiat (monuments historiques, musées, nom de rues, cartes postales, photos, etc.).

Les enseignant(e)s qui encadrent leur classe ou un groupe d’élèves sont invité(e)s à mener leur projet et leur travail pédagogique avec un groupe ou une classe partenaire allemand(e) afin de pouvoir échanger sur la thématique donnée et d’inclure dans le travail commun le point de vue du voisin européen.

Qui peut participer ?

Le concours d'histoire scolaire est un concours franco-allemand. Il est ouvert aux élèves français de la 4ème au baccalauréat du lycée général ou professionnel. Les élèves allemands participent de la 8. Klasse jusqu'à l'Abitur. Les contributions peuvent être réalisées de façon individuelle ou collective : soit par un groupe d'élèves, soit par une classe entière. Les contributions établies en tandem franco-allemand sont particulièrement bienvenues (un élève français peut coopérer avec un élève allemand, un groupe d'élèves français peut coopérer avec un groupe d'élèves allemand, une classe française peut coopérer avec une classe allemande).

Un séminaire d’enseignants français et allemands, ouvert aux établissements inscrits, se déroulera à Strasbourg en novembre 2017

> Pour prendre connaissance de l’ensemble du règlement, du calendrier et pour s’inscrire : eustory.fr