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La Classe : la Grande Guerre 100 ans après

La Classe, novembre 2014 (détail).
© D.R.
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Depuis plus de vingt-cinq ans, La Classe est une revue de référence pour tous les professeurs d’écoles élémentaires à la recherche de propositions pédagogiques inédites. Dans cette perspective, cent ans après le début de la Première Guerre mondiale, La Classe a souhaité faire comprendre aux élèves les enjeux et les conséquences de ce conflit sans précédent.

Pourquoi aborder la Grande Guerre ?

Aborder cette période de l’histoire nationale avec les élèves, c’est :

  • en premier lieu : parler de leurs ancêtres afin de lutter contre l’oubli, comprendre la vie des milliers de poilus et des gens de l’arrière, permettre de mieux saisir les conflits du XXe siècle ;
  • mais aussi : comprendre que la guerre ne peut être une fatalité, que la paix est un bien trop précieux à sauvegarder en permanence, qu’aucune guerre ne peut être « propre », que des intérêts multiples en sont souvent les enjeux ;
  • et surtout : appréhender la société à venir et penser la paix par la construction d’une Europe non plus solitaire mais solidaire.

En somme, s’astreindre à un devoir du souvenir dans une « mémoire partagée et assumée ».

Résumé d’une séance-type

La méthodologie adoptée est fonction du projet de la classe : travail ponctuel (quelques séances) ou étude s’inscrivant dans une progression structurée (sur un trimestre).

Phase de sensibilisation

Le point de départ de la séquence prendra la forme d’une réflexion collective sur un élément patrimonial ou environnemental. Comme par exemple :

  • le monument aux morts de la commune avec enquête sur les soldats disparus ;
  • les lieux des champs de bataille (l’IGN a édité une carte des conflits : Grande Guerre 1914-1918) ;
  • les témoignages de poilus (J’ai vécu la Première Guerre mondiale, dossier d’Okapi , Bayard Jeunesse, où trois poilus de 106, 107 et 109 ans ont raconté leur guerre en 2004) ;
  • les récits autobiographiques ou romancés pour enfants (Il s’appelait… le soldat inconnu d’Arthur Ténor, Folio Junior, Louis, soldat de la Grande Guerre du CIDEM,…) ;
  • de courts extraits de romans (Le feu d’Henri Barbusse, Les croix de bois de Roland Dorgelès, Ceux de 14 de Maurice Genevoix, Les champs d’honneur de Jean Rouaud…) ;
  • des ouvrages de littérature destinés à la jeunesse et proposés par le site Eduscol du ministère de l’Éducation nationale ;
  • des bandes dessinées, comme celles de Tardi (Des Hommes dans la Grande Guerre, Casterman) ;
  • des œuvres cinématographiques (du plus anecdotique Charlot soldat au plus tragique avec quelques passages du film Les Sentiers de la gloire…) ;
  • des documentaires et vidéos d’archives : Apocalypse 14-18, bien que plutôt réservé aux adultes, peut être visionné partiellement. Un livre destiné aux enfants et tiré de ce film a été publié chez Flammarion.

La démarche se voudra interdisciplinaire : expression écrite et orale, histoire des arts, culture humaniste, éducation civique et morale…

> Télécharger le dossier « La Grande Guerre 100 ans après » de la revue La Classe

Phase d’exploitation (CM2)

Fiche n° 3

Objectif général : connaître les grandes différences sociales d’une époque à une autre (à un siècle d’intervalle).

Compétences :

  • Être capable de pointer des éléments spécifiques d’une époque.
  • Être capable de lever certains anachronismes.

Fiche n° 4

Objectif général : connaître la période et le lieu d’un événement historique.

Compétences :

  • Être capable de saisir une chronologie.
  • Être capable de situer certains pays.

Fiche n° 5

Objectif général : identifier les causes et enchaînements de la guerre.

Compétences :

  • Être capable de synthétiser un ensemble de données.
  • Être capable d’émettre un avis critique.

Fiche n° 6

Objectif général : saisir l’univers quotidien des poilus.

Compétences :

  • Être capable d’appréhender la vie quotidienne des soldats.
  • Être capable d’exprimer remarques et émotions circonstanciées.

Prolongements possibles

La stratégie pédagogique combinant plusieurs disciplines, l’enseignant pourra, par exemple, travailler le domaine lexical (argot des tranchées), poétique (« la Colombe blessée »), artistique (cartes et caricatures de Hansi), réflexif (ateliers philo sur les guerres).