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Guerre et Pierre /1914//2014/

Guerre et Pierre /1914//2014/, fiction, 12m40, 2014.
© D.R.
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

« Guerre et Pierre » est un court-métrage réalisé en mars 2014 par 18 élèves de 3e faisant partie du club cinéma du collège Edgar Faure à Valdahon (Doubs). L’objectif était, en partant du recueil de lettres Les Poilus (Jean-Pierre Guéno) et du film Les Fragments d’Antonin (Gabriel le Bomin), de rendre hommage, pour commémorer le Centenaire, aux « Poilus » de la Grande Guerre et aux soldats de toutes les guerres.

Contexte

La volonté première est d’évoquer les guerres d’hier et d’aujourd’hui, posant les mêmes problèmes : à la fin du film, la relation entre l’héroïne et son père rappelle celle de Pierre avec sa femme, la même incommunicabilité, due à cette distance géographique entre les êtres que provoquent les guerres. Le choix de l’époque 1914-18 a nécessité des efforts scénaristiques (éviter par exemple les anachronismes), de trouver les décors et les tenues adaptés :

  • Une rencontre fortuite avec un dentiste de Valdahon, M. Mainier, a permis de trouver des dizaines de tenues militaires de la Grande Guerre, des casques jusqu’aux bottes, ainsi que de nombreux accessoires (armes, baïonnettes, même une mitrailleuse datant en réalité des années 30).
  • Les élèves, collègues et parents ont eux apporté des accessoires indispensables, comme le chapelet et le jeu de cartes datant des années 20, de nombreuses photographies. Une élève du club cinéma a, elle, amené le livret de famille et le document de mobilisation d’un arrière-grand-parent, Pierre Durande, soldat de la Première Guerre mondiale, mort dans les années 40. De cette découverte est née la décision de choisir cet homme comme héros de la fiction, en agrégeant à son identité une vie de soldat exécuté pour l’exemple.
  • Le décor aurait pu être créé de toutes pièces, mais plusieurs rencontres avec des majors et officiers du 13e régiment du génie de Valdahon ont permis de choisir une zone du camp, où une tranchée a été creusée pour des besoins d’entraînement. Ce lieu se trouve à moins d’un kilomètre du lieu du tournage du film Les Fragments d’Antonin, décor détruit pendant des tests d’explosifs. Les participants au tournage de Guerre et Pierre ont, avec l’aide de M. Mainier, conseiller technique, transformé cette crevasse en véritable scène de tranchée, en creusant et en habillant le décor de sacs de sable. 

Objectifs

Il a été nécessaire de réaliser un film au premier degré, sans ironie ou emphase qui aurait nui à l’adéquation avec le spectateur, un film qui ne soit ni une synthèse ni une représentation caricaturale. Les objectifs sont de :

  • Faire entrer les élèves dans la peau des soldats de cette époque et poser la question du souvenir et de la mémoire, avec le grand écart d’un siècle.
  • Faire connaître l’époque de la Grande Guerre, en évoquant sa réalité et ses différentes phases (attente, ennui, fraternisation, combat, rébellion, exécution).
  • Relier les guerres d’hier à celles d’aujourd’hui, signifier que, malgré les progrès technologiques, les conditions de vie, de souffrance et de séparation restent pérennes.
  • Créer des émotions, même contradictoires (de l’épique au pathétique, du guerrier à l’humain), pour que le film reste gravé dans les mémoires, avec l’aide de la mise en scène et l’apport musical.

Travail de documentation

Les élèves du club cinéma du collège Edgar Faure ont lu des Paroles de Poilus afin de s’immerger dans la réalité de cette époque. Avec ce recueil, les élèves ont pu repérer les thématiques essentielles de la Première Guerre mondiale.

  • La motivation des soldats (comme celle de Maurice Maréchal, dans les premières lettres).
  • L’acceptation de l’ennui, de la fatigue, du chaud et du froid.
  • La séparation d’avec les familles et l’attente de leurs colis.
  • La brève fraternisation avec les ennemis, comme une bulle d’air dans le quotidien des soldats.
  • La dénonciation des médias partiaux et des généraux aux décisions arbitraires.
  • Les exemples connus de soldats français et allemands fusillés pour l’exemple (Bersot et le pantalon rouge, les martyrs du Vingré comme Léonard Leymarie…).

Le film Les Fragments d’Antonin de Gabriel Le Bomin, fiction tournée avec Julien Boisselier, Niels Arestrup et Anouk Grinberg dans une tranchée créée à Valdahon, 6 ans plus tôt, a permis de mettre les élèves en phase avec les questionnements sur la souffrance du soldat, les chocs traumatiques et les conséquences après la guerre. Le film repose aussi sur le souvenir avec des analepses entre l’après-guerre et la guerre elle-même ; la séquence de mise à mort du soldat déserteur a servi de modèle pour l’exécution finale.

Pour compléter la culture des futurs scénaristes, de nombreux extraits de films évoquant la Première Guerre mondiale ont été visionnés : l’ouverture du Dictateur de Charlie Chaplin (pour ses travellings et son parti-pris comique), la scène d’explosion au ralenti de La Chambre des officiers de François Dupeyron (pour une scène coupée du scénario), la marche de Kirk Douglas vers ses soldats, le dialogue avec les généraux et la mise à mort finale en place publique des Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, l’analepse sur les tranchées du film Johnny s’en-va-t-en-guerre de Donald Trumbo.

D’autres extraits ont encore été vus pour réfléchir à la mise en scène à choisir, à l’exemple de l’ouverture du film Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg ou la séquence de guet-apens dans Full Metal Jacket de Stanley Kubrick : la caméra subjective, l’absence de contrechamp, les gros plans sur des visages sales, terreux et burinés, les travellings avants et latéraux pour suivre l’avancée des soldats…

En assemblant les idées, une trame scénaristique a été bâtie : une adolescente d’aujourd’hui, collégienne, se rappelle le passé de son arrière-grand-père, en découvrant une boîte de souvenirs. Ce synopsis a été étoffé des thèmes des lettres de poilus.

Choix du titre du film: Guerre et Pierre /1914//2014/

Les deux dates sont rapprochées par les barres slash, avec un parallélisme pour suggérer le lien entre deux époques et pour créer comme en logo l’aspect des tranchées (des lignes parallèles opposant et rapprochant les Allemands et les Français).

Le titre évoque bien sûr Guerre et Paix de Tolstoï, comme si Pierre était associé à la Paix, comme héros anti-guerre, pacifiste, ce qu’il est au final en faisant demi-tour pour sauver son ami. Une même tonalité tragique traverse les deux œuvres.

Les deux noms « guerre » et « Pierre » riment et ajoutent une dualité et une duplicité : 2 guerres, 2 vies du même Pierre (soldat et écrivant), 2 décors (de pierre et d’aujourd’hui), 2 héros (Pierre et Emilie), 2 fins (mort de Pierre et survie du père d’Emilie)…

Le graphisme du titrage apporte deux couleurs : rouge sang et gris pierre, ainsi qu’une calligraphie abîmée ou sous forme de texte tapé à la machine à écrire, comme un rapport de décision (celle de condamner à mort Pierre ?).

Mise en scène

Ce court-métrage amateur a été tourné à l’aide d’une caméra et d’un appareil réflexe, sur une demi-journée dans un appartement pour les séquences actuelles, et sur une journée dans une zone du camp militaire de Valdahon pour les séquences de la Première Guerre mondiale. Au total, une quinzaine d’acteurs ont été sollicités, la plupart ayant écrit et travaillé leur propre rôle.

  • Un film sur le thème du souvenir nécessite des allers-retours entre présent et passé. Comme le film joue la carte du premier degré, le montage cut est parfois choisi, mais aussi le fondu enchaîné, comme le fondu visuel entre les deux ballons et les médaillons, ou le fondu sonore pour la chanson de la Butte rouge. Ce choix s’est avéré utile pour signifier le rapprochement entre les époques.
  • La musique est aussi un élément de cohésion, à l’image du rock, anachronique pour la guerre 14-18, qui ponctue les actions à la sortie finale de la tranchée. La musique classique de Verdi dans les 4 premières minutes ajoute à l’atmosphère de cérémonial pour transporter le spectateur dans le passé. Les autres morceaux rock ont été créés aussi par les élèves, moins par effet de jeunisme que pour signifier la violence (rock signifie casser) ou l’aspect fatal du destin des héros. À ce propos, une petite incohérence, proche de l’anachronisme, a été volontairement faite : la chanson de la Butte Rouge a été écrite et jouée après 1920, mais la beauté du texte et son rapport étroit avec le récit ont conduit à ce choix, préféré à la chanson de Craonne et à la Marseillaise, qui étaient les choix de départ.
  • Pour les séquences de 1914, au lieu d’un noir et blanc ou un sépia caricaturaux, l’image a été colorée de manière à accentuer les traits des personnages et les couleurs de terre et le pierre ; en revanche, pour l’époque actuelle, seul un étalonnage a permis de créer une atmosphère qui ne soit pas trop colorée, avec un choix de décors et d’accessoires plutôt ternes.
  • Pour le rythme du film, dès l’écriture du scénario, comme il ne fallait pas multiplier les plans, ont été choisis des plans fixes pour les moments de pauses, d’attentes (pour la découverte de la boîte et les scènes calmes dans la tranchée…), puis des travellings et plans brefs pour les scènes d’action (pour la sortie des poilus et la marche vers l’exécution).
  • Les contrechamps ont été évités : quand Émilie veut lire la lettre sur le banc, il était important de valoriser les émotions de l’héroïne plutôt que l’action des footballeurs ; et, à part les 2 plans sur les Allemands qui agitent le drapeau blanc et tirent à la mitrailleuse, l’adversaire est quasi-invisible, cela permet de s’imaginer leur nombre important et leur potentielle menace (alors qu’il n’y avait que trois personnages allemands).

Personnages

Le court-métrage joue sur deux univers non opposés, mais complémentaires : le monde du passé dominé par les hommes, celui du présent par les femmes. L’opposition disparaît grâce au hors-champ, car les femmes du présent sont associées aux footballeurs et au père d’Emilie, comme les poilus sont reliés à leur femme et leur mère.

Émilie, héroïne du présent :

  • C’est une adolescente introvertie qui ne montre pas ses émotions, sauf aux plans finaux où elle pleure.
  • Elle est habitée par un sentiment de solitude ou d’isolement d’avec sa mère qu’elle rejette et d’avec ses ami(e)s qu’elle ne suit pas (elle marche à contresens du groupe quand elle longe les casiers, refuse d’aller voir les footballeurs).
  • Elle contrecarre l’absence de son père, soldat parti en guerre (ce qu’on comprend seulement dans la chute, ce qui est étayé dans chaque message envoyé par la fille), par les lettres de son arrière-grand-père, découvertes par hasard dans l’armoire parentale. Au point qu’une fusion se crée entre le père et le parent éloigné, Émilie craint la mort de l’un et de l’autre, ses larmes finales sont autant pour l’un que pour l’autre.

Pierre, héros du passé :

  • C’est un jeune soldat de seconde classe, entouré de soldats comme lui, motivés ou non par la guerre.
  • Il soutient ses compagnons soldats (« si on sort, on sortira ensemble »), il joue avec eux aux cartes, rit avec eux, il ne dirige rien, soumis comme les autres aux décisions d’en haut.
  • Il n’est pas héroïsé : c’est son supérieur qui est accusé de fraternisation et menacé d’être exécuté pour avoir désobéi, Pierre ne fait que réagir dans le feu de l’action, comme le brigadier refuse d’avancer et choisit de faire marche arrière (ce qui est considéré comme un acte de désertion en guerre), il agit de même, soutient, essaie de raisonner et se retourne à son tour, d’où cette séquence tragique d’exécution qui condamne non pas le supérieur mort, mais le soldat, arbitrairement. On aperçoit le général qui décide de la condamnation avec une gestuelle ridicule, et entre les deux, le capitaine, marionnette, qui répète ses paroles avec une sévérité non assumée ; d’où ce long plan (voir making-of) avec le capitaine tirant sur son soldat, dont le regard exprime moins la décision personnelle que celle, non voulue, des généraux.

Les personnages secondaires :

  • L’amie et la mère d’Émilie essaient de la sortir de sa torpeur, elles veulent communiquer avec l’adolescente mutique qui ne parle que dans la scène finale, cathartique, avec son père, par téléphone.
  • Les compagnons de Pierre : ce sont des supérieurs parfois amis (le brigadier) ou distants hiérarchiquement (le brigadier chef et le général – le brigadier-chef apparaissant comme proche lorsque Pierre est conduit vers le peloton d’exécution) ou des soldats distants dans la tranchée, mais soudés à lui pendant la fraternisation ou le combat final (les secondes classes, dont le peureux Baptiste qui est inquiet des événements à venir, sorte de Cassandre qui sait qu’il va se faire tuer après, ou encore le tirailleur sénégalais, silencieux, étranger, mais prêt à se battre comme les autres). 
  • Les Allemands sont peu présents, la mise en scène tend à les laisser hors champ ou à les fragmenter : on entend d’abord leur voix, on voit ensuite leurs pieds (échange de vins et cigarettes) puis leur buste (quand ils réagissent et tirent sur les Français avec la mitrailleuse).

Les substituts de personnages : aux personnages absents, hors-champ, correspondent des accessoires qui les remplacent :

  • Des documents de Pierre contenus dans la boîte, sorte de cercueil qui résume sa vie (lettres, photos, cartes postales, journaux, pendentif, pipe etc.)
  • De la photo de la femme de Pierre.
  • Du chapelet du brigadier-chef (prière et recueillement).
  • De la montre-gousset qui dissimule la photo de la mère d’un soldat.
  • Du téléphone, texto et appel, comme substitut du père d’Émilie : elle attend une réponse et fixe comme un totem cet accessoire.

Thématiques du film

Jeu sur les allers-retours entre présent et passé

Le film joue sur les oppositions entre les époques, certaines sont voulues pendant le tournage ou non : femmes / hommes, paix / guerre, intérieur / extérieur, introversion d’Émilie / extraversion des Poilus, temps sec et ensoleillé / météo humide (qui connotent un soleil impuissant au passé et un décor pathétique au présent)…

Ces couples antinomiques perdent leur rigidité à la fin du film où les oppositions disparaissent :

  • Le montage alterné entre passé et présent : un cut réunit Émilie et Pierre qui tiennent le portrait de la femme de Pierre, puis une série de cuts montre les deux héros marchant vers leur destinée dans le même mouvement de travelling avant / arrière.
  • Les musiques, surtout la musique rock qui monte en acmé pendant le climax du film.

Tout cela rapproche les deux époques, les lie, pour révéler le thème commun de la souffrance et de la solitude. Le cut long avec écran noir à la mort de Pierre resitue les deux époques, comme une première fin, avant de nous replonger, comme au début du film, comme une clôture de parenthèse, dans le présent, où l’apparente vie banale de l’adolescente révèle un trouble, puis un soulagement : Émilie est elle-même fille d’un soldat parti en guerre, dans une famille où l’on comprend alors la place prépondérante du devoir militaire.

Montée dramatique: du lyrisme au tragique

Le film tente en 11 minutes d’évoquer plusieurs réalités de la guerre. Le scénario écrit par les élèves a cherché une progression, un crescendo, de la découverte lente de la boîte à la fraternisation douce avec les ennemis, avant le climax de la sortie de tranchée et la mise à mort de 3 des héros du film (Pierre, son ami de seconde classe et le brigadier). D’où la volonté de passer, sans brutalité, mais plutôt avec une logique tragique, d’une tonalité à une autre :

  • La tonalité lyrique est omniprésente avec l’importance des émotions et la révélation des secrets de famille, à la lecture des lettres intimes. Chacun apprend sur soi et évolue dans ce double parcours initiatique : du soldat de seconde classe au héros tragique, de la jeune lectrice introvertie à l’adolescente liée à son père. 
  • La tonalité épique surgit en pleine scène de guerre face à un ennemi invisible, après un bref face-à-face amical entre personnalités françaises et allemandes assez semblables (comme une scène de reflet), jusqu’à une lutte à mort. Le film fait comprendre alors que l’ennemi est moins chez les adversaires que dans ses propres rangs.
  • La tonalité pathétique baigne la seconde partie du film : sans comprendre immédiatement pourquoi, le spectateur compatit pour cette fille solitaire qui s’isole du monde qui l’entoure, de la même manière qu’il s’attache à ces quelques poilus tremblant avant la sortie de la tranchée, comme ce soldat avec lequel Pierre échange deux répliques identiques (« Si on sort, on sortira ensemble. ») qui scellent leur destin commun.
  • La tonalité tragique est reliée au pathétique : la notion de « mort » parcourt le film, à travers les yeux des soldats, dans l’expectative, comme les trois secondes classes qui se parlent à demi-mots et attendent des messages de l’extérieur, en vain (le visage du tirailleur sénégalais résume cette résignation). C’est une guerre sans héros surhumain, juste des hommes acceptant ou non leur destin : Pierre pleure en marchant vers la mort, comme son supérieur préfère mourir tué au combat, après un repli, plutôt qu’après une décision de tribunal militaire. Pierre révèle une part d’héroïsme tragique en secourant ses deux amis et surtout en fixant l’œil de la caméra et du destin, symbolisé par les deux baïonnettes et la voix-off qui hurle la sentence militaire, quasi-divine.

Ce que dénonce le film

L’objectif principal n’a pas été de dénoncer, de réaliser une œuvre polémique, anti ou pro-militariste. En tournant au cœur du camp d’un régiment militaire de Valdahon, avec des tenues portées par des soldats un siècle avant nous, la crainte de paraître pro-guerre a été soulevée, mais elle a été oubliée.

  • C’est moins la guerre 14-18 que toutes les guerres, et surtout leur caractère répétitif, qui est dénoncé, grâce au plan final qui annonce qu’Émilie a un père soldat à distance, dans un pays en guerre.
  • La zone de guerre, la tranchée, est montrée avec nuance, en révélant la réalité de l’ennui et de l’isolement d’avec les familles. Surtout, c’est un lieu de l’arbitraire où la mort est parfois donnée par des généraux qui imposent des règles inhumaines.
  • Les médias aussi sont dénoncés dans un plan coupé au montage où le caporal-chef, pipe et journal à la main, évoque ce que les journaux exagèrent à l’arrière.
  • La solitude humaine est au centre du film, à toutes les époques, en temps de guerre ou de paix, touchant hommes et femmes, à l’image de Pierre et d’Émilie, isolés dans leur attente.  

Conclusion

Ce court-métrage amateur montre, par sa mise en scène, sa bande originale et surtout son écriture scénaristique, sa capacité à évoquer la Première Guerre mondiale, sans la caricaturer à outrance, avec un souci de couleur locale permis par le choix du décor, des accessoires et des tenues prêtées pour l’occasion. 

Pour se rendre compte de la production du film, un making-of de 43 minutes a aussi été réalisé.

D’autres documents complémentaires ont été filmés :