Espace pédagogique > Mobilisation de La Communaute Educative > Des élèves parisiens sur les traces des soldats britanniques dans la Somme

Des élèves parisiens sur les traces des soldats britanniques dans la Somme

© Collège Paul Valery
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Le projet conduit en 2016-2017 avec deux classes de 3ème du collège Paul Valéry dans le 12e arrondissement de Paris avait pour objectif de mettre en place un EPI (Enseignement pratique interdisciplinaire) autour des soldats britanniques et de la bataille de la Somme et d’emmener les élèves visiter les mémoriaux des champs de bataille de la Somme et du Pas-de-Calais.

L’idée première a donc été la construction d’un projet d’EPI autour des soldats britanniques et de la bataille de la Somme en collaboration avec les professeurs d’anglais. Les professeurs de français ont fait travailler leurs élèves sur La prose du Transibérien de Blaise Cendrars et leur ont demandé de raconter leur voyage à la façon de Blaise Cendrars dans ce livre.

En Histoire, le travail à réaliser était une présentation "powerpoint" de 10 diapositives regroupant le travail de recherche effectué en salle informatique sur la bataille de la Somme, les soldats britanniques et leurs colonies, le recrutement britannique ainsi que des informations prélevées durant le voyage : Historial de Péronne (équipement du soldat britannique, affiche de recrutement, présentation d’une eau forte d’Otto Dix), présentation de deux mémoriaux vus durant le voyage.

Les deux jours passés sur les champs de bataille de la Somme avec les classes de 3èmes A et D avaient pour objectif de faire réaliser aux élèves l’étendue de la bataille de la Somme, l’année de son centenaire, le but étant qu’ils réalisent l’ampleur de la mobilisation britannique, l’horreur de la bataille représentée notamment par le nombre de cimetières britanniques dans cette région.

Le premier jour, une visite de l’Historial de Péronne a été proposée afin que les élèves perçoivent la complexité de la guerre mais aussi en voient les détails notamment dans les affiches de propagande, les uniformes, les objets portés par les soldats. Puis, une visite de plusieurs lieux de commémoration a été faite: le trou de mine de Lochnagar Crater à la Boisselle (l’explosion de cette mine a donné le signal du départ de la bataille de la Somme le 1er juillet 1916), le mémorial sud-africain de Longueval (qui commémore la bataille du bois de Delville, appelé « devil wood » par les soldats sud-africains), le site de la bataille des Terre-neuviens à Beaumont-Hamel et enfin le mémorial de Thiepval, dédié entièrement aux soldats britanniques morts dans la Somme.

Le lendemain, le Mémorial de Lorette a été visité (regroupant un cimetière, des ossuaires, une chapelle avec les tombes de soldats inconnus de différentes guerres, et l’anneau de la mémoire, monument créé en 2014 par Philippe Prost où sont inscrits les noms de tous les soldats morts en Artois durant la Première Guerre mondiale quelle que soit leur nationalité). La fin des visites s'est achevée sur le Mémorial canadien de Vimy, monument majestueux qui surplombe la crête de Vimy (conquise par les soldats canadiens en 1917) de plus de 40 mètres et qui surplombe la plaine de Lens et tout le bassin houiller.

Sur chaque site, les élèves ont pu voir les traces laissées par la guerre qui célèbre pourtant ses cent ans : tranchées, trous de mines, zones encore dévastées par les obus. De nombreux panneaux indiquent toujours qu’il ne faut pas entrer dans certaines zones à cause des obus non explosés. La commémoration du centenaire de la bataille de la Somme par les Britanniques en juillet 2016 avait aussi laissé des traces. Les familles, les officiels avaient déposé de nombreux bouquets de coquelicots (fleur de l’armée britannique) mais aussi des mots, des photos de soldats, sur l’ensemble des monuments visités. Tout cela était très émouvant et rendait plus familier les morts de cette bataille.