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Des élèves de Cachan sur les traces des Poilus du Front d’Orient

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Depuis 2013, des élèves du lycée Maximilien-Sorre de Cachan mènent un projet pluriannuel autour du souvenir de la Grande guerre, notamment sur les Poilus du front d'Orient.

Un travail de mémoire … oubliée

Au cours des quatre dernières années, des lycéens ont participé à des commémorations, notamment celles du 11 novembre, lors desquelles ils ont lu des textes de Poilus et ceux qu’ils avaient écrits eux-mêmes. Ils ont visité de nombreux lieux de mémoire, près de leur lycée (Musée de Meaux), mais aussi dans les Flandres (2014), à Verdun (2015) ou en Italie du Nord (2016). Ils ont organisé et animé un salon du roman de la Première Guerre mondiale (Cachan, 2016), ils ont lu et appris, assisté au spectacle « Parade fauve » au Hall de la chanson), visité l’exposition « Les horreurs de la guerre », au Louvre-Lens. Sur le Chemin des Dames, les élèves ont suivi les traces des centaines de milliers d’hommes qui, en 1917, ont perdu la vie. Ils ont visité la Caverne du Dragon et Craonne. De grandes ruptures géostratégiques ont lieu en 1917 : les Etats-Unis entrent en guerre, la Russie en révolution et, dans les Balkans, la Grèce se range aux côtés de l’Entente. 

C’est pour retrouver les traces de ces soldats souvent oubliés, de ce front moins présent dans la mémoire collective que les élèves du lycée de Cachan se sont rendus en Macédoine, un siècle après les faits. Un voyage qui a eu lieu du 3 au 7 mai 2017.

Sur le Front d’Orient

Thessalonique porte les traces de l’Antiquité grecque et byzantine, de la période ottomane ; mais la mémoire de la Première Guerre mondiale est comme effacée. Quelques bâtisses au charme suranné rappellent la présence de l’architecte Eli Modiano, formé à l’Ecole centrale de Paris. Le port de Salonique, bâti par les armées alliées, ne dit plus rien d’elles. La demeure des généraux français n’existe plus, seuls subsistent des entrepôts. Ensuite, direction Polycastro et son cimetière britannique ; et plus loin, le monument interallié. A Goumenissa, l’église et l’école servirent à l’époque d’hôpital militaire -mais rien ne le montre sinon, sur la place du village, une fontaine  et un joli monument rappelant le souvenir du soldat français. A Veria, perdue dans les herbes, en surplomb d’un stade où des enfants jouent au foot et au basket, la stèle funéraire d’une infirmière française : Pauline Graterolle. Elle se cache derrière les quelques stèles juives réchappées de la destruction nazie. 

De retour en ville, les élèves découvrent que les alliés ont réuni les sépultures de leurs soldats dans la grande nécropole militaire de Zeitenlick. Il reste donc un lieu où pleurer les morts et se souvenir : les croix du sacrifice, toutes religions mêlées. Plus tard le musée de la Guerre offre ses vitrines pleines de médailles et de revolvers disposés comme des collections de coléoptères. 

Le portail Cachan comme en 14, créé par les lycéens de Cachan, met en avant les projets pédagogiques réalisés autour du centenaire de la Grande Guerre.