En juillet 1914, Loyd George garde une position pacifiste

En juillet 1914, Loyd George garde une position pacifiste

Lloyd George, Chancelier de l’Échiquier britannique.
© Bibliothèque nationale de France
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Plutôt « socialiste »

Lloyd George accède en 1908 au titre de Chancelier de l’Échiquier, le ministre des Finances britannique. Il a un vrai programme de lutte conte la pauvreté à faire passer. Il veut mettre en place un système de retraite qu’il ferait financer par des taxes supplémentaires pour les plus riches, sur les droits de succession et le foncier. En 1911, il y ajoute un système d’assurance maladie et chômage. Ces mesures lui attirent la foudre des conservateurs et, en 1912, il est accusé de corruption et d’enrichissement par le journal Eye Witness. En matière de politique extérieure, Lloyd George est, comme beaucoup de ses compatriotes, un pacifiste déterminé.

Pas chauds pour y aller

Les Britanniques sont très divisés sur la guerre parce qu’ils se sentent menacés par une guerre civile en Irlande et des conflits sociaux aigus avec le syndicat du rail, les dockers, les mineurs, sans oublier les suffragettes. La City est très hostile à un conflit qu’elle considère comme une menace pour l’économie britannique. Catholique comme anglicane, les Églises anglaises prêchent pour la paix. En janvier 1914, on se félicitait qu’aucune armée britannique n’ait eu à verser son sang en Europe depuis cent ans. Enfin, l’opinion publique et une partie du gouvernement estiment que tout ça, c’est la faute des Serbes.