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L'Oise dans les collections de l'ECPAD

Église de Lassigny (Oise), avril 1917. Photographe : Paul Queste. Référence : PA 93 B 5157.
© ECPAD
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Les photographies

L’ECPAD détient au total près de six mille photographies prises dans l’Oise par des opérateurs de la Section photographique de l’armée (SPA). Ce nombre inclus également des images prises par des soldats dont les photographies ont été reversées à l’ECPAD via une procédure de don1.

De 1915 à 1919, plusieurs milliers de documents photographiques sont ainsi réalisés dans le département de l’Oise. Année après année, les opérateurs de la SPA suivent les innombrables destructions engendrées par la guerre, notamment lors de la retraite des forces allemandes en mars 1917, qui ont profondément marqué le sol et l’histoire du département. De nos jours encore, les traces visibles du conflit sont nombreuses.

La Section photographique de l’armée ayant été créée en avril 1915, il n’existe pas d’images des débuts de la guerre dans l’Oise, telles que l’avancée des troupes allemandes jusqu’à Senlis, la contre-offensive à partir de Nanteuil-le-Haudouin ou la fixation du front sur la Marne. Les premiers clichés datent de juillet 1915, juste après la bataille du plateau de Quennevières, alors que le front est stabilisé sur une ligne Lassigny-Tracy-le-Val et le restera jusqu’en mars 1917.

Pendant toute la durée de la guerre de position, le département de l’Oise n’est pas le centre de grandes opérations stratégiques. Une petite partie du département, la pointe nord-est, est occupée par l’ennemi. Dans les collections de l’ECPAD, les témoignages photographiques font évidemment défaut sur la vie sous domination allemande2.

Les fonds privés comportent en outre des documents d’une certaine rareté : des vues stéréoscopiques autochromes (portraits du général Mesple et de son cheval).

Les films

Les films et les rushes tournés par les caméramans de la SPCA dans l’Oise reflètent en grande partie les événements photographiés évoqués précédemment car les reporters travaillaient en équipe : l’ECPAD conserve cent soixante-treize films où des images de l’Oise ont été repérées3. Parmi les images animées recoupant les reportages photographiques on peut citer quelques exemples :

  • L’état-major du général Gamelin et des canons de 155mm à Ribécourt, filmés fin mars 1918 par l’opérateur Wéber (14.18 A 382) et photographiés par Ernest Baguet (SPA 56 Y) pendant l’offensive Michael.
  • L’Oise pendant l’offensive Michael : Rocquencourt, Rouvroy-les-Merles, Le Mesnil-Saint-Firmin, PC du général Demetz filmés en avril 1918 par Weber (14.18 B 257) et photographiés par Ernest Baguet (SPA 58 Y, mais les plaques sont manquantes).
  • Des embarquements de troupes et des cantonnements en avril 1918 à Catenoy, et Orvilliers-Sorel, filmés par Marcel Martel (14.18 A 343) et photographiés par Jacques Ridel (SPA 39 W).
  • Georges Clemenceau visitant le terrain d’aviation de Fouilloy, filmé par Costil (14.18 A 969) et photographié par Albert Moreau (SPA 289 M) en mai 1918.

Les archives de la SPCA sur l’Oise
Nombre de reportages : 270
Nombre de photographies : environ 6 000
Dont 44 autochromes (couleur)
Nombre de films : 173

Si vous souhaitez recourir aux images de l'ECPAD pour mener à bien vos projets culturels, vous pouvez consulter les images en médiathèque, commander les images ou commander une prestation.

1 En effet, l’ECPAD dispose d’un bureau des fonds privés, chargé de collecter les archives de particuliers qui possèdent des archives familiales ou des collections relatives à la vie des armées en temps de guerre ou de paix.
2 Des clichés pris en zone occupée seront peut-être retrouvés dans la série des contretypes (CT), après indexation.
3 Il y en a probablement davantage, certains films du fonds 14-18 n’étant pas encore légendés.