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L’Héraklès Archer de Toulouse

Avril 1917 - l'équipe de France militaire
© ECPAD
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

En hommage aux rugbymen tombés lors de la Première Guerre mondiale, la Fédération française de rugby a decidé en 1922 de leur consacrer un monument.

Les premiers pas en 1922

Après la Première Guerre mondiale, le comité de la Fédération française de rugby des Pyrénées a envisagé de consacrer un monument à la mémoire d’Alfred Mayssonnié, joueur de rugby et premier rugbyman tombé lors de la guerre. Rapidement, le projet évolue, il s’agit également de rendre hommage à l’ensemble des rugbymen morts pendant les combats de la Première Guerre mondiale. Une souscription est lancée. Son président Paul Voivenel sollicite le sculpteur Antoine Bourdelle, né à Montauban et ancien étudiant de l’école des Beaux-arts de Toulouse. Celui-ci accepte de vendre au prix du bronze un exemplaire d’une de ses sculptures. Cette dernière représente le sixième des douze travaux d’Héraklès (Hercule chez les Romains), où celui-ci doit abattre de ses flèches les oiseaux du lac Stymphale. Au travers de la figure d’Héraklès sont symbolisés l’effort et le courage nécessaires à tous les sportifs.

Alfred Mayssonnié et la réalisation du monument

Xavier, Adrien, Alfred Mayssonnié, dit "Maysso" est né le 10 février 1884 à Lavernose en Haute Garonne. Demi de mêlée, il est le premier rugbyman international toulousain. En 1910, il participe au premier match du tournoi des 5 nations auquel fut invité le XV de France contre l’Ecosse. Stratège de son équipe, il remporte le premier titre de champion de France du Stade Toulousain en 1912. Le 6 septembre 1914, lors de la bataille de la Marne, il tombe mortellement blessé à Osches dans la Meuse.

Bourdelle est également chargé de l’ensemble du monument. Il dessine une structure sobre constituée de huit colonnes sans base ni chapiteaux. Réalisée en béton, elle évoque un temple antique. Au centre, est installé Héracklès Archer et à côté, la stèle portant le buste de Mayssonnié. Le monument est inauguré le 19 avril 1925. Une autre stèle comportant le portrait de Voivenel, réalisée après sa mort en 1975 par Joseph Andrau, est venue compléter le monument.

L’Héraklès Archer de Toulouse aujourd’hui

Dans un jardin public arboré que les Toulousains appellent le jardin de l’Héraklès, jouxtant le canal de Brienne, à l’intersection de l’Allée de Barcelone et de la partie terminale du Boulevard Lascrosse, on peut admirer ce monument. Sur l’Héraklès Archer, apparaissent les signatures de l’artiste et du fondeur, Alexis Rudier, ainsi que deux petits bas-reliefs, l’un montrant Hercule luttant contre l’Hydre et l’autre, contre le lion de Némée. Par contre aucune inscription ne figure sur le socle. Sur le bronze de Mayssonnié, Bourdelle y a apposé sa signature et le nom du rugbyman, sur le support on peut lire : « À Mayssonnié ses camarades ». Le sculpteur Andrau a signé la stèle qu’il a réalisée et qui est dédiée « Au docteur Paul Voivenel inspirateur de ce monument ».

Hérakles dans l'atelier de BourdelleLe 11 novembre

Devenu lieu de mémoire, chaque 11 Novembre, de nombreux clubs sportifs viennent s’y recueillir. En 2016, une cérémonie en l’hommage des rugbymen morts à la guerre est organisée au pied du monument  par le Comité de rugby Midi-Pyrénées en partenariat avec l’Inspection académique de la Haute-Garonne.

Elle se déroulera en présence d’une délégation nationale de la Fédération française de rugby (FFR), du XV du Pacifique, des élèves des Pôles Espoirs de Toulouse et du collège Condorcet de Nailloux (31).

Informations pratiques

11 novembre - 9h30
76 Allée de Barcelone
31555 - Toulouse